— Par Sarha Fauré —
Frédéric Mitterrand, figure marquante du monde culturel français, s’est éteint jeudi 21 mars à l’âge de 76 ans, emporté par un cancer contre lequel il luttait depuis plusieurs mois, a annoncé sa famille à l’Agence France-Presse. Neveu de l’ancien président François Mitterrand, il a laissé derrière lui un héritage riche et varié, façonné par une vie passionnément dédiée à l’art sous ses multiples formes.
Né le 21 août 1947 dans le 16e arrondissement de Paris, Frédéric Mitterrand a rapidement embrassé le monde du cinéma, un monde qui lui a offert ses premiers pas dans la lumière à l’âge de douze ans dans le film « Fortunat ». Son parcours, fait d’une multitude de vies professionnelles et d’engagements variés, a dévoilé un homme aux multiples facettes. Cinéphile émérite, exploitant de salles de cinéma, producteur et animateur d’émissions télévisées, écrivain, réalisateur, il a exploré chaque recoin du monde de la culture avec passion et curiosité.
Sa carrière dans les médias a été marquée par des émissions emblématiques telles que « Étoiles et toiles », où il partageait sa passion pour le cinéma avec le public français.

— Par Jean Samblé —
Alors que la négociation assurance-chômage s’est terminée depuis moins de trois mois, le gouvernement a déjà annoncé une nouvelle réforme pour en durcir les effets. Ce serait la cinquième depuis 2017, soit quasiment une tous les ans. Aucune d’entre elles n’a pu faire l’objet d’évaluations sérieuses. A l’heure où la simplification est à la mode, force est de constater que ce principe ne vaut pas pour les demandeurs d’emploi, dont les droits sont de plus en plus illisibles.
ous envisagez de prendre prochainement votre retraite et vous souhaitez faire le point sur votre situation personnelle et vos droits ? L’Assurance retraite, l’Agirc-Arrco et la MSA organisent conjointement cette nouvelle édition des Rendez-vous de la retraite du 23 au 29 mars 2024 afin de répondre à toutes vos questions.
— Une chronique de Jean-Pierre Maurice —
— Par Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Hector Élisabeth , Danielle Laport, Philippe Palany (Atelier des Socios) —
La thèse du spillover, qui suggère que le travail influence les comportements civiques et les orientations électorales, est explorée par le chercheur, Thomas Coutrot, dans «
Madame Pierre est séparée de Monsieur Dubois avec lequel elle a eu un enfant que le père a reconnu. Les deux parents ont l’autorité parentale. Madame Pierre possède déjà une carte nationale d’identité (CNI) pour l’enfant et s’étonne que son ex-compagnon puisse de son côté demander un passeport dans le but de voyager. Elle souhaite savoir si cette pièce d’identité peut être remise au père seul sans qu’elle ne consente à cette démarche.
Les Français majeurs résidant au Canada et au Portugal peuvent sous conditions, à compter du 1
Dans mon dernier livre, La Guadeloupe, la Martinique au temps du Covid-19, j’évoquais dans ces pays l’érosion persistante des contenus civilisationnels. Parmi ceux-ci, le déclin du statut du livre : fermeture de librairies, dont l’excellente Librairie Alexandre, parmi bien d’autres, disparition des revues, Études Guadeloupéennes, et la revue CARE du Centre Antillais de Recherches et d’Études, en Martinique, les revues Carbet et celles qui vont suivre, comme Archipelago, dédiée à la Caraïbe ou Chemins Critiques, revue Haïtiano-Carïbéenne, sans parler de la revue Textes, Études et Documents qui était une production de l’université des Antilles. L’exception étant celle qui a pu survivre, à savoir Les Cahiers du Patrimoine.
Ce mardi 20 février 2024, la Martinique pleure la perte de l’éminent photographe
paru dans
La Fédération Guadeloupéenne de la Ligue des Droits de l’Homme a appris avec émotion la mort de Robert Badinder, avocat, ancien ministre de la Justice, ancien Président du Conseil Constitutionnel.
— Par Jean Samblé —
Depuis quelques années, les Antilles françaises, constituées principalement de la Guadeloupe et de la Martinique, font face à des défis démographiques majeurs, marqués par une dépopulation croissante et un vieillissement rapide de la population. L’évolution démographique de ces territoires insulaires soulève des préoccupations quant à leur avenir socio-économique et appelle à des mesures urgentes.
La grève générale de la Guyane et des Antilles françaises a commencé dans le département d’outre-mer de la Guyane le 24 novembre 2008, la Guadeloupe le 20 janvier 2009, et s’est étendue à l’île voisine de la Martinique le 5 février 2009. Les revendications principales de cette « grève contre la vie chère » étaient une baisse des prix jugés abusifs de certains produits de base, comme le carburant et l’alimentation, ainsi qu’une demande de revalorisation des bas salaires. Le Monde diplomatique rapporte à cette époque « une situation de monopole, comme celui de la Compagnie maritime d’affrètement – Compagnie générale maritime (CMA-CGM), qui pratique des tarifs abusifs sur les conteneurs en provenance de la métropole. Huit familles békées contrôlent des chaînes de supermarchés et l’import-export. Le Groupe Bernard Hayot (GBH) par exemple est classé cent trente sixième fortune française. Entre 2007 et 2008, les produits de première nécessité se sont envolés : + 48 % pour le lait, + 87 % pour les pâtes, + 59 % pour le beurre, etc. ».
Voici la liste des 120 revendications initiales du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) déposée le 20 janvier 2009 :
En février 1974, Basse-Pointe, Martinique, devient le théâtre d’une grève des ouvriers de la banane marquée par des événements tragiques. Deux hommes perdent la vie, témoignant de la dure réalité de l’histoire sociale de la région. Ilmany Sérier, 55 ans, père d’une vingtaine d’enfants, décède le 14 février lors de violents affrontements entre les ouvriers et les gendarmes sur le plateau de Chalvet. Ce décès provoque une émotion considérable, avec des accusations de meurtre portées contre les gendarmes et un renforcement du sentiment anti-colonial. (Illustration :
Un vent de changement souffle sur le paysage sportif français alors que la commission d’enquête de l’Assemblée nationale dévoile un rapport percutant sur les dysfonctionnements dans le milieu sportif. Daté du 23 janvier 2024, ce document expose les réalités inquiétantes et persistantes des actes racistes, homophobes, ainsi que des violences sexistes au sein des stades français, tout en mettant en lumière les défaillances systémiques de l’État et des fédérations dans la lutte contre ces fléaux.
Le samedi 20 janvier, le gardien de l’AC Milan et de l’équipe de France, Mike Maignan, a été confronté à une nouvelle vague d’injures racistes et de cris de singe lors d’un match contre l’Udinese, marquant un triste chapitre dans la lutte contre le racisme persistant dans le football italien. Au lendemain de cet incident, Maignan a pris la parole sur les réseaux sociaux, utilisant la plateforme X (ex-Twitter) pour diffuser un message percutant appelant à une responsabilité collective et à un changement systémique.
À l’initiative du militant associatif toulousain Salah Amokrane et de l’historienne Naïma Huber Yahi, un collectif réunissant des militants et ex-marcheurs comme de nombreuses personnalités issues de la recherche, du milieu associatif, des sphères artistique et culturelle mais aussi politique, a rédigé une tribune — relayée dans Le Monde le 3 décembre 2023 —, demandant aux pouvoirs publics de développer une politique mémorielle ambitieuse à l’égard des quartiers populaires. Quarante ans après la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983, leurs auteurs constatent l’urgence à construire un récit collectif de l’histoire de France incluant le parcours des populations issues des diasporas pour donner ainsi à comprendre la diversité de la société française. Cet appel, présenté vendredi 1er décembre 2023 au Musée national de l’histoire de l’immigration en clôture d’un riche programme autour de la commémoration du 40e anniversaire de la Marche, convie notamment les pouvoirs publics à soutenir les initiatives des acteurs culturels et associatifs pour valoriser l’histoire et la mémoire des quartiers populaires, et œuvrer à l’apaisement d’une société polarisée.
Dans une décision très attendue, la Cour de cassation a confirmé la condamnation du magazine « Valeurs actuelles » pour un article jugé raciste, intitulé « Obono l’Africaine ». Cette confirmation, rendue publique ce mercredi, marque un tournant significatif dans la lutte contre le racisme et envoie un message fort à la société française.