Politiques

Certaines causes portent en elles l’épreuve de vérité…

… sur ce que valent les valeurs qui nous relient.

taubira_chris— Par Christiane Taubira —

Il est des annonces qui, plus que les couleurs et saveurs printanières, promettent, pardon, permettent de retrouver l’urgence des combats qui vaillent. Maintenant que se ferme la parenthèse d’un douloureux égarement, que la Constitution va demeurer la résidence de nos valeurs, des principes qui régissent la République, des symboles qui nous font tenir ensemble, de nos droits et de nos libertés imprescriptibles, des règles qui s’imposent à chacun d’entre nous pour rendre possible la vie commune, bref maintenant que la Loi fondamentale redevient le cadre de notre appartenance, nous revoilà libres ensemble. Libres de renouer avec la Politique d’abord, cette obligation et cette ardeur à penser la manière de partager un destin. Renouer avec la Gauche ensuite, autour de cette idée extraordinairement moderne de l’égalité, de l’exigence d’une citoyenneté accomplie, d’où découlent nos libertés, nos droits, nos obligations. Renouer aussi avec ce qui fait la force de la France, par ses terroirs qui attestent un génie millénaire dans la vie matérielle comme dans la créativité immatérielle à travers ses langues, ses musiques, chants et danses, ses spécialités et sa gastronomie, ses architectures, ses arts, ses artisanats… Avec cette force aussi qu’elle tient de celles et ceux qui lui offrent sa présence dans le monde, sa présence au monde.

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Réforme constitutionnelle : amère victoire !

ref_constituLe président de la République feint de découvrir aujourd’hui l’échec cuisant de la réforme constitutionnelle. Il en profite subrepticement pour jeter le bébé -l’indépendance de la justice – avec l’eau saumâtre du bain sécuritaire : l’état d’urgence et la déchéance de nationalité.

A grand renfort de communication, le président de la République annonce la fin du processus constitutionnel. Sa posture victimaire ne trompera personne : l’échec était inévitable tant le projet constitutionnel dit de protection de la nation portait atteinte à nos principes démocratiques.

La déchéance de nationalité, jadis obsession de la droite décomplexée, était une réponse honteuse aux dramatiques attentats de novembre 2015. Révélant les failles idéologiques d’une partie de la représentation nationale, prompte à jongler avec la nationalité et l’apatridie, cette mesure inefficace et stigmatisante n’a pas résisté à une opposition déterminée.
La constitutionnalisation de l’état d’urgence, combattue ardemment par citoyens, militants et juristes, en a heureusement fait les frais. Le gouvernement est freiné dans sa fuite en avant sécuritaire : l’enracinement de cet état d’exception dans notre constitution aurait porté un coup supplémentaire à l’Etat de droit.

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Pour une vraie politique de salubrité publique

— Par Pierre-Alex Marie-Anne —

climat_rechauffLe réchauffement climatique se caractérise notamment sous nos latitudes par une recrudescence des épidémies liées à la prolifération des moustiques : dengue, chikungunya, et maintenant zika.
Cette situation est lourde de conséquences, en premier lieu pour la santé de nos concitoyens et bien entendu pour notre économie où le tourisme tient une place déterminante.
Paradoxalement, il ne semble pas que les pouvoirs publics aient pris la mesure de l’importance de cette menace.
Pourtant les textes sont formels quant à la responsabilité qui incombe, s’agissant de la protection de la salubrité publique, aussi bien au représentant de l’État, chargé d’arrêter et de faire appliquer le règlement sanitaire départemental, complété en tant que de besoin par les dispositions subséquentes du Code de la santé publique, qu’aux maires, responsables au premier chef sur le terrain, de sa mise en oeuvre.
Or le constat que chacun peut faire est que dans ce domaine on est loin du compte : les décharges et dépôts sauvages de détritus de toute nature envahissent nos routes et nos quartiers, les épaves de véhicules hors d’usage prolifèrent à l’infini, les eaux stagnantes des rivières, canaux et ruisseaux sont partout visibles, tout ceci au grand bénéfice des moustiques qu’ils soient tigres ou non et des rongeurs de toute espèce qui se régalent de la saleté ambiante de la soi-disant île aux fleurs!

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Hollande renonce à la déchéance de nationalité

decheance_nationaliteLe chef de l’Etat a annoncé à la sortie du conseil des ministres ce mercredi qu’il renonçait à convoquer le congrès. La déchéance de nationalité ne sera pas dans la constitution.

Face à l’impossibilité de mettre d’accord les deux chambres sur la question de la déchéance de la nationalité et de la constitutionnalisation de l’Etat d’urgence, le président de la République renonce à sa réforme constitutionnelle. Il s’est exprimé à la sortie du conseil des ministres, après avoir reçu dans la matinée les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il en a profité pour dénoncer « l’attitude de l’opposition ».

Il a déclaré que l’Etat d’urgence était efficace mais ne pouvait être permanent. « J’ai décidé de clore le débat constitutionnel mais je ne dévierai pas des engagements que j’ai pris pour assurer la sécurité de notre pays et pour protéger les Français contre le terrorisme, c’est mon devoir et c’est ma responsabilité, je l’assumerai jusqu’au bout et avec la force nécessaire » a annoncé François Hollande. « Je constate aujourd’hui, quatre mois après, que l’Assemblée nationale et le Sénat ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur un même texte et qu’un compromis paraît même hors d’atteinte sur la définition de la déchéance de la nationalité pour les terroristes, je constate aussi qu’une partie de l’opposition est hostile à toute révision constitutionnelle, qu’elle porte sur l’état d’urgence ou même sur l’indépendance de la magistrature, je déplore profondément cette attitude », a dit François Hollande.

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Le lycée Schoelcher doit disparaître

— Par Yvon Joseph-Henri —

lycee_scholecher_mortTRIBUNE — Le lycée Schœlcher doit disparaître, non parce que je le souhaite, mais parce qu’à y bien réfléchir, il est déjà mort.

Pour ceux qui s’en souviennent et pour les autres, à peine arrivé au lycée à la rentrée 2000-2001, indigné de son état de vétusté, j’ai été l’artisan majeur de sa reconstruction, entraînant avec moi le SNES et les autres syndicats minoritaires de l’établissement (UNSA, CSTM-UGTM). Le Président Alfred Marie-Jeanne voulait déjà raser le lycée, disait-il, mais il a accepté tout de même que l’étude de sa reconstruction se fasse. Nous voulions un lycée de transit, mais nous, syndicats, n’en avons jamais fait un préalable tout comme nous n’avons jamais fait de l’esthétique un préalable. En même temps, force est de reconnaître que Messieurs Soumbo (élu à l’époque, président de la commission éducation à la Région Martinique) et Marie-Jeanne (alors Président de la Région) ne voulaient pas de lycée de transit que justifiait pourtant l’état de l’ensemble des établissements de la Martinique. Il ne restait donc plus que l’opération à tiroirs que nous acceptâmes : on détruisait les grands bâtiments du fond (anciens dortoirs de l’internat), on relogeait la communauté scolaire qui les occupait dans des préfabriqués à étages sur l’esplanade des logements des personnels qu’on détruisait.

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Une utile fréquentation

— Par Christian Louise-Alexandrine —

daniel_bensaidEn France et ailleurs dans le monde, les amis de Daniel Bensaïd (dont je ne suis point) évoqueront sans aucun doute ses soixante-dix ans, puisqu’il est né le 25 mars 1946.

Décédé en janvier 2010, ce révolutionnaire français, professeur de philosophie à l’Université, est à l’évidence un adepte du « marxisme sans sottises » si l’on en juge par son souci permanent de tenir un discours cohérent, à partir des écrits et des pratiques de Marx, Lénine, Trotski, Blanqui, Péguy, Benjamin et de la plupart des penseurs soucieux de proposer une critique informée du fonctionnement et des méfaits du capitalisme et de proposer des politiques d’émancipation en se plaçant systématiquement du point de vue des dominés.

En Martinique, en 2016, et ceci depuis une trentaine d’années, le nationalisme culturel et son frère jumeau le nombrilisme interdisent de convoquer un penseur comme Bensaïd par ceux qui veulent comprendre ce qui se passe dans le monde, et donc dans ce pays..

Or, le site internet danielbensaid.org qui permet de découvrir l’ampleur de la production intellectuelle du « militant philosophe », sera d’une fréquentation très utile pour celui qui, tout en n’étant pas un révolutionnaire, souhaite un changement social réel à la Martinique.,

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Le style AMJ. Pourquoi l’approuvent-ils en majorité ?

Tribune — Par Christian Louise-Alexandrine —

amj

Ils ?

Je veux dire les acteurs principaux du champ politique et du champ journalistique martiniquais.

Un exemple récent.

Le 6 décembre 2015, c’est le premier tour pour les élections à la CTM.

La liste conduite par AMJ, chef du MIM obtient 11,75 des inscrits.

Arithmétiquement, cela signifie que 88.25 % des citoyens ne partagent pas analyses politiques du MIM qui, il ne faut pas l’oublier, avait fait liste commune avec le RDM, le CNCP et le PCM.

Ces quatre organisations, plus ou moins secrètes1, après une alliance naturelle et normale avec un groupe politique qui partage avec elles les mêmes valeurs (respect de l’ordre marchand, défense de l’entreprise privée dans sa recherche légitime du maximum de profit dans une société où le salariat, rapport social dominant, est bien accepté par le plus grand nombre), gagnent au second tour en parvenant à mobiliser 26,91% des inscrits.

Arithmétiquement, indubitablement,73.09 % des citoyens de ce pays ne sont pas particulièrement intéressés, impressionnés, par le discours d’AMJ et ses alliés.

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#TousUnisContrelaHaine : une campagne choc pour lutter contre le racisme

actes_menaces_racistes-1VIDÉO – Avec six spots mettant en scène des agressions racistes et antisémites, le gouvernement lance ce dimanche une campagne de sensibilisation pour dénoncer les préjugés et provoquer une prise de conscience.

«Le racisme, l’antisémitisme, les actes antimusulmans, ça commence par des mots, ça finit par des crachats, des coups, du sang». C’est sur ce message que se terminent six vidéos mettant en scène des agressions racistes ou antisémites. À la veille de la journée mondiale pour l’élimination de la discrimination raciale, le gouvernement a lancé une campagne choc intitulée #TousUnisContrelaHaine pour dénoncer les préjugés et provoquer une prise de conscience.

Ici une tête de porc sur la grille d’une mosquée. Là, un jeune Noir roué de coups. Là encore, un tag «mort aux Juifs» sur une porte de synagogue. Inspirées de faits réels, ces séquences de trente secondes sont toutes construites de la même manière: une agression filmée avec un smarphone, avec en fond sonore une conversation, relayant des clichés racistes couramment véhiculés sur la communauté concernée. Jusqu’à ce qu’une voix s’élève et leur lance: «Vous êtes sérieux là?

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19 mars 1962 : cessez-le feu en Algérie

cessez-le-feu_19-03-62Le choix de la date du 19 mars 1962 c’est le choix du cessez-le-feu censé mettre à huit ans de conflit en Algérie. La veille, le gouvernement français avait signé les accords d’Evian pour céder au gouvernement provisoire algérien ses pouvoirs. Un double référendum allait bientôt confirmer cette décision. Le 8 avril, les Français de métropole approuvent le choix du général de Gaulle. Le 1er juillet, les Algériens se prononcent eux aussi pour l’indépendance. Le 5 juillet, l’indépendance est officiellement proclamée en Algérie. Le problème est que le 19 mars à midi le cessez a été tout relatif.
Les combats ont continué ?

Ce cessez-le-feu est très loin d’être respecté par tous. Les massacres continuent et redoublent même de violence. Principales victimes les pieds-noirs et les harkis, touchés par les représailles du FLN. Les luttes de pouvoir côté algérien entre fractions du FLN ont également fait couler beaucoup de sang. L’OAS en réaction à la politique du général de Gaulle, multiplie les attentats après le cessez-le-feu. L’Organisation est responsable de plusieurs centaines d’assassinats de Français et d’Algériens.

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Jeunes de Martinique et Guadeloupe : une situation existentielle en clair-obscur.

— Par Jean-Marie Nol —

obscur_clairTribune —De ce qui suit, il n’existe aucune statistique fiable, et on ne peut le comprendre que par ce qu’on entend, partout, où qu’on soit et à qui qu’on parle.
La Martinique et la Guadeloupe peuvent encore croire qu’elles sont un formidable lieu d’attraction pour le tourisme surtout depuis la désaffection d’autres destinations touristiques pour cause de terrorisme ; elles attirent en effet un plus grand nombre de touristes (Pour les vacanciers en quête de dépaysement total et surtout de chaleur, ce sont les DOM qui, cette année encore, se placent en tête des destinations sur Abritel.fr : Guadeloupe en tête avec des réservations en hausse de 23 %, suivie de la Martinique (+9 %) et de la Réunion (+15 %)… Mais ces gens-là ne font que passer, dans le pays quoique de plus en plus de retraités métropolitains de la classe moyenne s’y installent ! La réalité est tout autre dans un autre domaine ; la Martinique et encore plus la Guadeloupe se vident de leurs meilleurs jeunes, alors que dans le même temps ne reste pour beaucoup que la « lie » (les oisifs et les violents ) .

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Le boxeur Jean-Marc Mormeck entre au gouvernement

jean-marc_mormeckL’ancien champion du monde WBA-WBC des lourds-légers a été nommé délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer.
Source AFP

Lors du dîner annuel du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer (Crefom) à Paris, Manuel Valls a annoncé la nomination de l’ancien boxeur Jean-Marc Mormeck au poste de délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer. Jean-Marc Mormeck, ancien champion du monde WBA-WBC des lourds-légers et retraité des rings depuis un an, est membre du Créfom, où il préside la commission sport et égalité des chances.
« Les combats il sait les mener »

Manuel Valls a salué en lui « un exemple d’abnégation et de travail ». « Je connais la profondeur de ses convictions et son attachement aux valeurs républicaines. Il était à mes côtés lors du lancement du plan national contre le racisme. Je sais que nous pourrons compter sur lui dans les prochains combats, et les combats il sait les mener, en faveur des Outre-mer ». La délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outremer est un organisme installé auprès du Premier ministre, qui a pour mission d’aider le gouvernement à définir les politiques relatives aux Français d’outre-mer installés en métropole.

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Guadeloupe: les élus demandent des renforts

gwada_policeDes élus de Guadeloupe tirent la « sonnette d’alarme » sur la violence dans leur département, réclamant, dans une lettre ouverte au premier ministre, des renforts de forces de l’ordre après le septième homicide depuis le début de l’année et une série d’agressions par armes à feu. Les maires de Pointe-à-Pitre et de Sainte-Anne, Jacques Bangou et Christian Baptiste, membres du parti progressiste démocratique guadeloupéen (PPDG classé à gauche), ont expliqué, dans leur courrier envoyé mardi, « tirer la sonnette d’alarme dans une Guadeloupe gangrénée par la désagrégation de la cellule familiale, les faits de délinquance et la violence désormais ordinaire ».

Ils ont demandé au premier ministre « d’octroyer en urgence 70 postes permanents supplémentaires aux forces de sécurité ». « 70 ? Insuffisant et un chiffre flou! », a déclaré le syndicat majoritaire, Unité SGP Police FO, qui réclame de longue date des renforts. « Nous évaluons à minimum 150, le nombre de policiers supplémentaires nécessaires », a indiqué son secrétaire départemental Patrice Abdallah. « Les commissariats de Basse-Terre et de Capesterre-Belle-Eau sont à la limite du nombre normal de fonctionnement.

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C’est indéniable , les femmes ont pris le pouvoir en Guadeloupe et non en Martinique , alors quelles en sont les causes et conséquences pour l’avenir ?

— Par Jean-Marie NOL —

En cette veille de la journée internationale de la femme du 8 Mars , l’inexorable montée en puissance des femmes en Guadeloupe est une réalité qui s’impose actuellement à l’ensemble de la société guadeloupéenne . les femmes mènent la danse en Guadeloupe .En Martinique ,elle piétine aux portes du pouvoir . Dans les deux cas , elles concilient pourtant savoir et pouvoir . Partout, elles sont désormais plus influentes et plus diplômées que les hommes.De plus , elles occupent actuellement des positions fortes au sein des organismes ou se situent les lieux de pouvoir (politique , économique et culturel ) . On peut citer pour la Guadeloupe en politique, Georges Pau Langevin (ministre ) ,Lucette Michaux – Chevry (présidente de l’agglomération du sud et ancienne ministre ) ,Josette Borel Lincertain (présidente du conseil Général ),Marie Luce Penchard (maire de Basse-Terre et ancienne ministre ) ,Gabrielle Louis- Carabin (maire du moule et député ) ,et bien d’autres …!!! ,et dans le secteur économique ,Colette Koury (présidente de la CCIG),Marie-Paule Bélénus-Romana(directrice générale de la SEMSAMAR, dont la condition sociale est digne d’un dirigeant homme de multinationale avec un salaire de 1 million d’euros par an !

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«Pourquoi j’ai quitté le cabinet El Khomri»

— Propos recueillis par Cyprien Boganda —
jacquemainProche conseiller de la ministre du Travail, Pierre Jacquemain a choisi de claquer la porte mi-février, pour marquer son désaccord avec le projet de loi El Khomri. Pour la première fois, ce jeune homme issu de la gauche radicale (il a été collaborateur de Clémentine Autain), raconte les raisons de sa démission.

Quel poste occupiez-vous auprès de la ministre du Travail ?

Pierre Jacquemain : J’étais en charge de sa stratégie publique: je préparais ses discours et ses entretiens avec la presse. J’étais sa « plume », si vous voulez… J’ai été recruté par Myriam El Khomri en mai 2015, à l’époque où elle était secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville. C’est une militante de gauche que j’ai toujours respectée. Elle a fait un excellent travail en tant que secrétaire d’Etat, elle s’est battue pour obtenir des arbitrages favorables et mener une politique digne de ce nom. C’est pourquoi lorsque, trois mois plus tard, elle m’a proposé de la suivre au ministère du Travail, je n’ai pas hésité.

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Loi Travail: La pétition contre la réforme El Khomri récolte plus d’un million de signatures

loi_travailUne pétition en ligne lancée contre la réforme du travail a déjà récolté un million de signatures en deux semaines. Un record en France. Le texte intitulé « Loi travail : non merci ! » a été lancé sur change.org vendredi 19 février par des militants associatifs et syndicalistes, et notamment la féministe Caroline de Haas.

La pétition devance ainsi celle contre la directive européenne sur le secret des affaires (plus de 512.000 signatures) et celle demandantla grâce présidentielle pour Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari violent (près de 436.000 signatures).
Réponse de la ministre

Le texte demande à la ministre du Travail Myriam El Khomri de renoncer à ce projet de loi, contesté jusqu’au sein du PS. La semaine dernière, la ministre avait répondu aux contestataires sur le site de la pétition.

Face aux interrogations sur le succès rapide de la pétition, le directeur de Change.org en France, Benjamin des Gachons, a assuré que « la question de la vérification des signatures est au cœur de notre modèle ».

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Pour un autre Code du travail (document intégral)

— Collectif —

code_du_w_newUn autre Code du travail est possible, qui soit à la fois plus simple, plus court, plus protecteur et mieux adapté à notre temps. Pour démontrer ceci, le groupe de recherche PACT, « pour un autre Code du travail » , s’est attelé à la rédaction d’un projet complet de Code du travail.

L’avant-projet de loi El Khomri est présenté comme le modèle sur lequel un nouveau Code du travail doit être écrit. Or, ce projet ne simplifie rien. Le livre sur le temps de travail qu’il refond augmente même en volume. Seuls sont allégés les droits, pourtant déjà bien fragiles, des salariés. Cette pente-là est bien connue, c’est celle sur laquelle le droit du travail glisse depuis une trentaine d’années. Notre projet vise à démontrer que cette pente n’a rien d’une fatalité et qu’un autre Code du travail est possible, qui soit à la fois plus simple, plus court, plus protecteur et mieux adapté à notre temps.

Pour démontrer ceci, le groupe de recherche PACT, « pour un autre Code du travail » s’est attelé à la rédaction d’un projet complet de Code du travail.

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Repolitisons ce pays. C’est urgent

— Par Christian Louise-Alexandrine —

lutte_des_classes_des_placesQuand la lutte des places fait rage dans une société qui fut éminemment conflictuelle – et l’est toujours, bien sûr au grand dam des dirigeants politiques qui veulent l’ignorer – c’est peut–être le signe que les membres de cette société enfin pacifiée ont décidé de rechercher dans la paix sociale tant rêvée, les solutions aux graves problèmes que tous ont intérêt à voir être résolus.
Créer des emplois stables, offrir aux salariés des CDI payés décemment, garantir à tous les citoyens un revenu minimum décent, éliminer la pauvreté, réduire les inégalités, faire baisser le taux de chômage, combattre le chômage de longue durée, prévoir une formation continue pour tous, tout cela, et bien d’autres choses comme des soins de qualité pour tout le monde, des logements décents pour tous, un système éducatif performant, semble être des horizons d’attente qui pourront être atteints si, TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE on décidait de s’y mettre.
Nous sommes « Tous citoyens » « Tous martiniquais », » Tous créoles » et tout ce que tout un chacun voudra bien être.

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CTM : « Quand le mort saisit le vif… « 

— Tribune de Justin Daniel —

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« Quand le mort saisit le vif : Nouvelles catégorisations et confusion des esprits à propos de la CTM » | Il y a quelques mois, en pleine campagne pour l’élection de l’assemblée de Martinique, nous avons publié un bref article intitulé Confusion des catégories et perte de repères.() Il s’agissait alors d’attirer l’attention sur la mobilisation par les protagonistes d’un certain nombre de notions inappropriées et sources de confusion multiples, pour rendre compte des changements induits par la création de la collectivité territoriale de Martinique (CTM). De tels comportements pouvaient être aisément expliqués : toute campagne électorale donne lieu à des excès de langage et à des approximations qui nourrissent les échanges politico-symboliques. Il était dès lors permis de penser que l’installation de la CTM à partir du 18 décembre 2015 aurait permis de clarifier les choses.

Force est d’admettre, plus de deux mois après le lancement du processus, qu’il n’en est rien. Non seulement la phase d’apprentissage institutionnel, identifiée comme cruciale pour la réussite de la réforme, s’annonce plus longue et se révèle plus laborieuse que prévu, mais surtout de nouvelles catégorisations aussi dénuées de sens que nuisibles, fleurissent à propos de la CTM.

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Lycée Schoelcher :  » Un peu de respect monsieur le Conseiller! »

— Lucien CIDALISE-MONTAISE, ancien président de l’Ordre des architectes —

(Reprise d’un aticle publié initialement le 25-05-2011 dans Madinin’Art)

Le projet de reconstruction du Lycée Schoelcher connaît depuis quelque temps de nombreux rebondissements. Pour. Contre. Enjeux culturels, financiers, urbains etc…. mais aussi sécuritaires etc…. Tout cela pourrait faire espérer que l’architecture, art bienfaiteur, méconnu et vilipendé, serait devenue aujourd’hui un enjeu essentiel de notre vision du futur.
Ceux qui en font, les architectes, revendiquent ce droit à débat. Mais pour l’heure, nous sommes interpellés par deux questions : la présentation du projet de reconstruction du Lycée Schoelcher, réalisé sous l’égide de la Région Martinique, oeuvre de notre ami et confrère Gustavo Torres et la déclaration d’un conseiller régional mettant en cause l’oeuvre présentée en insistant sur l’aspect « copier – coller » . Je dis bien copier – coller!
Passons rapidement sur le regard biaisé de notre critique. L’architecte est tenu – si talentueux qu’il soit – de respecter des contraintes urbanistiques, techniques et autres, mais non architecturales qui font que les neufs bâtiments conservés occupent les mêmes emplacements.

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Un meilleur monde martiniquais est à notre portée

— Par Maurice Laouchez —

maurice_laouchez-2Pendant que d’admirables optimistes nous répètent qu’un autre monde est possible, mais sans jamais en définir de crédibles contours, le pessimisme est de rigueur chez la plupart des observateurs et acteurs de notre vie ensemble.
Les risques naturels, les menaces terroristes, le chômage, les drogues, les agressions contre les personnes, les tracasseries administratives, etc. la liste est longue des fléaux auxquels nous devons effectivement faire face. Alors que les autorités monétaires assurent aux banques des volumes d’argent sans précédent dans l’histoire moderne, le surendettement du secteur public conduit la plupart des Collectivités à diminuer leurs dépenses.
Cependant, si chacun y met du sien, et en attendant qu’un jour les difficultés structurelles soient enfin traitées, il est possible de vivre mieux. C’est juste une question de volonté réelle de progrès et de respect mutuel. Deux chantiers essentiels peuvent être ouverts immédiatement, et menés à bien en moins de six mois, avant la prochaine rentrée scolaire. Ils peuvent rendre concrètement meilleur, rapidement, notre monde martiniquais.

Premier chantier : la place du travail dans la vie de ceux qui en ont un

Le fonctionnement actuel de la plupart des pays est directement hérité du XIXe siècle : tout le monde arrive au travail à la même heure, repart à la même heure, et reste pendant toutes ces heures à la disposition des chefs.

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Hollande-Valls toujours plus à droite : L’Etat justifie les contrôles au faciès

— Par Michaël Hajdenberg —

controle_facies-3L’État français, condamné pour cinq contrôles au faciès, a décidé de se pourvoir en cassation. Mediapart a pris connaissance du mémoire qui vient d’être transmis à la Cour, dans lequel il est jugé légitime de ne contrôler que les Noirs et les Arabes au motif qu’ils ont plus de chances d’être étrangers et donc sans papiers. Pour la première fois, l’État valide ainsi le principe même du contrôle au faciès, à l’encontre d’une jurisprudence nationale et internationale constante sur le sujet.

Pour l’État, il ne s’agit plus de minimiser les contrôles au faciès, ou seulement de contester au cas par cas la démonstration qui en serait faite. Mais d’assumer. Oui, explique le représentant de l’État dans un mémoire en justice que Mediapart a pu consulter, il est légitime de contrôler les Noirs et les Arabes si l’on cherche de possibles infractions à la législation sur les étrangers. Il serait donc logique de les arrêter et de les fouiller tandis qu’on laisse les Français blancs non suspects poursuivre leur chemin.

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Une dangereuse dérive sécuritaire

— Communiqué de LDH Guadeloupe & Amnesty International Guadeloupe —

ldh_amesty_971Lors d’un débat organisé au lycée Faustin FLERET de Morne-à-l’Eau, un lycéen de 16 ans, inscrit en 1ère, a prononcé quelques phrases que le professeur, sans lui permettre, semble-t-il, de développer sereinement son analyse, a considérées comme favorables au djihad (selon les témoignages, il aurait, en fait, rappelé que de tels débats n’avaient pas eu lieu lors d’interventions des forces françaises en Afrique causant de nombreuses victimes, et émis un avis nuancé sur le djihad). Suite à la communication qui lui en a été faite, le Parquet de Pointe-à-Pitre a diligenté une enquête : une perquisition à son domicile n’a abouti à la découverte d’aucun élément suspect, l’adolescent a été placé en garde à vue pendant 35 heures puis a été déféré à l’audience du mardi 23 février du Tribunal Correctionnel de Pointe-à-Pitre. Ses avocats ont soulevé une exception d’inconstitutionnalité. L’affaire a été renvoyée. L’opinion publique s’en est émue. Ses camarades du Lycée ont déclenché un mouvement de grève.

La LDH Guadeloupe observe

• qu’en milieu scolaire, des débats de ce type sont organisés sous la responsabilité de l’enseignant ;
• que le lycéen, comme tous ses camarades, a été invité à donner son avis ;
• que la production de cet avis aurait dû normalement donner lieu à une argumentation pédagogique, éducative de l’enseignant et non pas à un signalement auprès de sa hiérarchie administrative puis à une dénonciation à la justice ;
• qu’ainsi, le lycéen a été piégé par ses éducateurs ;

• que l’enseignant et tous ses supérieurs hiérarchiques (Proviseur et Recteur) ont manqué à leur devoir premier d’éducateurs.

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25 ème anniversaire de la mort de Sonny Rupaire

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25 fevrier 1991

Sonny Rupaire, le père de la poésie de langue créole, décède. L’aphorisme:

« Jou nou ké mété ajounou pòkò  vwè jou »

est assez significatif de son engagement politique.

Sonny Rupaire (Soni Ripè) est né le 7 novembre 1940 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Son enfance est tôt marquée par le décès de sa mère en 1947 : un passage initiatique à une sensibilité à fleur de peau, autant dire un coup d’ « état de poésie » permanent. Les études secondaires au Lycée Carnot de Pointe-à-Pitre (1953) puis l’École Normale (à Pointe-à-Pitre, 1959) sont pour lui l’occasion de la fraternité partagée, et surtout le lieu de révélation du poète ; ainsi, il participera pour la première fois aux Jeux Floraux en 1955. Ces jeux étaient à l’époque une véritable institution qui récompensait les meilleurs poètes de l’archipel guadeloupéen.

À la fin de ses études en 1961, Rupaire prend son premier poste comme instituteur à Saint-Claude (Guadeloupe). Par insoumission, il refuse de faire la guerre d’Algérie dans le camp des forces coloniales françaises et il rejoint – à la frontière marocaine, ayant passé par l’Europe de l’Est – l’A.L.N.

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La dignité n’est pas dans le dico!

— Par Lucien Cidalise Montaise —
cireurLa prestation télévisée de M. Monplaisir, 1er Vice Président de l’Assemblée de la Collectivité de Martinique, le Dimanche 21 Février 2016 à Martinique 1ere, face à un journaliste faire valoir qui ne se cache pas ou qui ignore qui il est, a été stupéfiante et m’oblige à poser ces questions au Service Public qui se nomme Martinique 1ere et aussi à l’interviewé ! Oser annoncer, alors que son Président Marie-Jeanne prétendait aux lendemains des résultats électoraux pour la constitution de la nouvelle collectivité, qu’il était « le président de tous les Martiniquais ! », ce talentueux représentant de commerce, mais surtout de la finance gourmande :
-Ne répond pas à la question brûlante d’actualité, mais posée une Seule Fois, concernant les tragiques évènements de Chalvet où des crimes ont été commis avec la complicité des forces de l’ordre colonialiste .
– Affirme doctement que «  cela !  ne se reproduise   plus ! ».Cela ! Quel mépris pour Ilmany et Marie-Louise !
– Répand la nouvelle de l’arrivée prochaine de ses parrains politiques, Sarkozy et Juppé , candidats de droite à l’élection présidentielle française qui approche à grands pas.

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Calais : Les bulldozers ne font pas une politique !

— Collectif —

bouteur_calaisUne fois de plus, l’unique réponse qu’envisagent les pouvoirs publics face à la situation dans le Calaisis, c’est l’évacuation d’un camp de réfugiés, et leur dispersion. On feint de s’attaquer aux causes réelles du problème ; mais en réalité, en s’en prenant aux victimes condamnées à se disperser dans la peur, cette politique ne fait que le déplacer et l’aggraver. Cette « solution » n’en est pas une.

Aux huit organisations qui ont adressé une lettre ouverte à Bernard Cazeneuve pour lui demander de surseoir à l’évacuation programmée d’une grande partie de la « jungle » de Calais, le ministre de l’Intérieur vient d’adresser une réponse qui est une fin de non-recevoir : il justifie sa décision à coups de propos incantatoires sur le respect des droits fondamentaux des migrants et le bien-fondé de politiques qui ne varient pas depuis des années, malgré leur échec évident ; et il rappelle aux associations leur « partenariat » avec l’État comme pour les impliquer dans la politique qu’elles contestent. Dans la foulée, la préfecture du Pas-de-Calais vient de publier un arrêté ordonnant aux occupants de la zone sud du bidonville, dite « la Lande », de quitter les lieux mardi 23 février au plus tard.

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