— Par Dominique Daeschler —
De retour au pays Martinique après dix ans d’exercice professionnel en métropole, Denis Kimboo est frappé par la perte du « vivre ensemble » et de la fraternité. L’urbanisation, la consommation à outrance, le chômage ont changé les donnes de la société. Le jeune se trouve souvent sans repaires face à la violence. De son expérience en formation continue des adultes où il a beaucoup planché sur la conception et la mise en œuvre de modules spécifiques, Denis Kimboo a retenu la nécessité de « l’apprentissage de l’autre ».
Entouré d’enseignants en souffrance, souvent agressés, sans solution face à des jeunes en déshérence, le voilà qui retrousse ses manches. De son enfance où la notion de « famille élargie » chère à Philippe Ariès et de coup de main font sens, il retient le partage et les codes de solidarité. Dans ses interventions en politique de la ville il voit les deux côtés : l’institution qui tente de réguler face à la famille déglinguée dans une société malade. Il ya urgence à agir. Réflexe de formateur : créer un dispositif qui mette en avant la réflexion de groupe pour les enfants, apprendre de façon ludique (rôle primordial de l’image en mouvement) et expérimenter rapidement.<p> Lire Plus

Julie Ostan-Casimir est

Madame la Présidente, chère collègue,
Projet pédagogique départemental en arts visuels
Présentation :
La grande manifestation de célébration de la Journée internationale de la langue et de la Culture créoles organisée par l’association « Tous Créoles ! » a tenu toutes ses promesses dimanche dernier 25 octobre à Rivière-Pilote.
Déjapouyonn, kwéyol sé an zouti ki ka sèvi nou pou lyennen épi anlo moun ka palé’y oliron latè : sépa selman Matnik, Gwadloup épi Giyan étila yo ka palé kwéyol, ni plis di 9 milyon moun ka palé kwéyol bokoté nou kon tel Ayti étila kwéyol sé lang ofisyel, Sentlysi, Dominik ki paka palé fwansé. Plilwen nou ni Lareynyion, Moris épi Séchel. Nou ka konpwann ki kwéyol sépa lang an réjyon Lafwans selman, sépa an lang réjyonal sé an lang ki minoritè pis pa ni anpil moun ka palè’y atè Lafwans .
« Tous Créoles ! » s’étonne qu’une polémique ait pu aboutir au report d’une opération pédagogique initiée par le lycée Joseph-Pernock du Lorrain, initialement prévue ce lundi 19 octobre 2015.
Sous l’égide du Centre International Recherches Echanges Coopération Caraïbes Amériques (CIRECCA), animé par l’écrivain Daniel Boukman, l’atelier d’étude du créole martiniquais 2015 – 2016 ouvre ses portes.
Le conflit qui a secoué l’établissement privé catholique n’a pas défrayé la chronique à cause de son ampleur ou de sa durée, mais au contraire du fait de sa rareté et de questions liées aux particularités de ce type d’établissements, à leurs rapports avec l’inspection académique d’un côté, et avec la hiérarchie de l’église de l’autre.
Lorsque après avoir enseigné en ZEP l’auteur est muté dans le lycée prestigieux d’un quartier chic, il découvre à quel point l’école est gangrenée par l’argent. Quand on a été élevé dans l’idée que l’école française se devait d’être publique, gratuite et méritocratique, c’est un vrai choc culturel.
La Fondation Clément organise le 1er forum des métiers du patrimoine, à l’occasion de la 32ème édition des journées européennes du patrimoine qui auront lieu les 19 et 20 septembre 2015 sous l’égide du ministère de la Culture. Avec un focus sur les métiers qui préservent le patrimoine de demain, ce forum s’insère dans la thématique nationale “Le patrimoine du XXIème siècle, une histoire d’avenir”.
Dans une des cinq classes de l’école publique Ange-Guépin, située dans le quartier populaire de Malakoff à Nantes, qui met en pratique la méthode Freinet.
En Martinique, l’École publique nous a été conquise par le Conseil général présidé à l’époque par Marius Hurard, l’illustre avocat qui fut également maire de Saint-Pierre et député. Cette conquête arrive bien avant que les militants de la Ligue de l’Enseignement, au nombre desquels Jean Macé, Jules Ferry, Léon Gambetta, Jean Jaurès, Joseph Combes… n’obtiennent en France l’Ecole de la République : l’Ecole publique gratuite obligatoire et laïque (soulignons bien le rude combat de la Ligue de l’Enseignement dans une France où l’instruction était considérée comme un luxe, donc non accessible à tous).
Dans notre précédente lettre ouverte, nous proposions à nos parlementaires de déposer un amendement à la loi de Modernisation de l’Outre-Mer, portant sur la création d’un Conseil Territorial des Jeunes. Une proposition qui s’inspire du livre blanc de la jeunesse (consultable sur notre site internet : lajenesdouvan.com) que nous avons présenté à l’ensemble des élus régionaux en Mai 2014.
( Y compris sur ce site 😳 )
Le Conseil constitutionnel avait jugé en juin 1999 la charte européenne contraire au principe que « la langue de la République est le français ».
Le mot « laïcité » a été élu mot de l’année 2015 par un jury de spécialistes lors du Festival du mot, à la Charité-sur-Loire (Nièvre).
Ils sont là, à tourner au-dessus de l’actualité qui les laisse dans la désespérance de l’indifférence, à épier la moindre occasion de sortir leur sifflet rouillé pour critiquer, fustiger, incendier. Ces donneurs de leçons se découvrent brusquement des dons de lucidité retrouvée sur la perception d’un pays. Brusquement, voilà qu’ils auraient découvert que gérer un pays uniquement sur la base de la distribution d’aides sociales et de billets d’avion n’était pas une vision moderne du développement, ni une volonté politique affichée de contribuer au progrès dans le respect et pour la dignité de leurs compatriotes.