les 6 & 8 décembre à la CTM et sur le campus.

Le mois de décembre 2016 marquera les 55 ans de la disparition de Frantz Fanon. Cet anniversaire donnera lieu à une série de manifestations organisées par la Collectivité Territoriale de Martinique en collaboration avec l’association KM2-Krey Matjè Kréyol Matinik ( Association d’Ecrivains Martiniquais). Olivier Fanon et Mireille Fanon-Mendès France, les enfants du psychiatre et militant anticolonialiste, ainsi que Mourad Yelles, professeur des universités en littératures maghrébines et comparées à l’INALCO, seront les invités d’honneur de ces manifestations dont le temps fort aura lieu, le mardi 6 décembre en soirée, à l’Hôtel de la CTM, à Plateau Roy (FDF,Cluny).
Comme il se doit, le campus universitaire de Schoelcher apportera sa contribution à cet hommage à travers l’organisation, jeudi 8 décembre de 18h à 19h30, à l’amphithéâtre Frantz-Fanon, d’une rencontre-débat ouverte à tous, où Mourad Yelles et le sociologue martiniquais André Lucrèce, sous le titre « Aliénation et dépossession : actualité de Frantz Fanon », considéreront la portée et la permanence de la pensée fanonienne. Pour sa part, la bibliothèque universitaire présentera dans ses locaux une exposition des ouvrages et travaux de et sur Frantz Fanon ; dores et déjà, nous vous proposons ci-dessous quelques repères dans ce vaste champ bibliographique.


Le 26 septembre, le
Cinquante ans après la disparition de Freinet, son mouvement est toujours vivant !

La nomination d’une enseignante métropolitaine pour un cours sur l’histoire de l’esclavage suscite un tollé et vire à la querelle identitaire.
Le mercredi 21 septembre 2016, un élève a balancé son sac à la tête d’un enseignant du lycée. Résultat : des contusions sous-orbitaire, une cervicalgie musculaire et une ITT de 7 jours.

Le SNES appelle à la grève contre la réforme des collèges le 8 septembre prochain.
Lettre ouverte de Corinne Mencé-Caster (ex-Présidente de l’Université des Antilles au 1er septembre 2016)
Après le lycée Schœlcher, L’Amep, c’est autour du Lycée agricole du Robert qui tente par tous les moyens de se débarrasser de l’infirmière en poste depuis 16 ans, en dépit de ses bons et loyaux services, et c’est peu dire !
Oui, un feuilleton. Je frémis en pensant que ce lycée pourrait disparaître, lui qui fait partie de notre patrimoine. A partir du moment où chaque jour on s’attend à quelque chose de nouveau, on peut parler de feuilleton. Avant, avant-hier la maternité ; avant-hier Tartenson ; hier Acajou ; jeudi 16 juin (selon France-Antilles) Bellevue / Joseph-Gaillard.
La question du lycée Schoelcher, au travers de sa reconstruction et de son déplacement transitoire, est l’objet d’âpres discussions, de contradictions voire de tensions entre la communauté scolaire, le rectorat et la collectivité territoriale de Martinique. Les tensions qui persistent entre les forces politiques rivales au sein de la CTM prévalent sur la recherche d’une solution valable, rendant plus difficile un choix consensuel par les élèves, les parents et les syndicats.
Une enquête judiciaire ouverte en avril 2014 cherche à savoir où sont passés 10 millions de subventions. Trois professeurs ont déjà été sanctionnés.
Après des semaines de mobilisation, d’annonces et de contre-annonces, de changement de recteur, la ministre de l’éducation vient d’annoncer le passage en REP+, l’éducation prioritaire renforcée, de l’ensemble de l’académie de la Guyane. Cette décision tente d’apporter des réponses à la situation catastrophique de l’éducation.
L’année 2016 ouvre une nouvelle décennie pour le Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage (CNMHE). Créé en 2006, à la suite de la loi du 10 mai 2001 déclarant l’esclavage atlantique et dans l’Océan indien crime contre l’humanité, les trois comités qui se sont succédés, présidés par Maryse Condé puis Françoise Vergès et moi-même, ont ouvert des voies de réflexion mais aussi permis des réalisations très concrètes.
« Il n’est plus possible de fermer les yeux »
Le problème du transfert du lycée Schœlcher est arrivé maintenant au niveau étatique. Cette information nous a été donnée de façon si naturelle que l’on pense que cette ingérence est normale. Il n’en est rien.
Cette étude dévoilée mercredi 18 mai met en lumière un problème social souvent passé sous silence en France. Après avoir soumis 770 000 Français de toutes régions, âgés de 16 à 25 ans, à plusieurs tests, les responsables du programme au sein de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) ont découvert que près d’un jeune sur dix éprouve des difficultés de lecture et 4,3 % sont en situation d’illettrisme. Cette cellule rattachée au ministère de l’Éducation a profité de la Journée défense et citoyenneté pour mener cette étude. La fréquence des difficultés est plus prononcée dans les départements du Nord, entourant l’Ile-de-France ou plus encore en outre-mer et les garçons sont plus concernés que les filles.
— Tribune de Daniel Boukman —
Nostalgique de mes quelque quarante années d’enseignement, j’ai cru trouver, en participant à l’opération “Lire et faire lire“, initiée par l’écrivain Alexandre Jardin, l’occasion de revivre cette belle émotion de transmettre qui fut si longtemps la mienne. Il s’agit, à condition d’avoir atteint un âge certain, de se rendre dans une école, maternelle ou primaire, afin d’y lire aux enfants des histoires censées leur plaire. Las ! Que ne me suis-je méfiée ! Au portail où je me présente on me crie sans aménité aucune : « Tirez le verrou ! », et d’ores et déjà je me sens Petit Chaperon Rouge car résonne en moi la comptine « Tirez la bobinette et la chevillette cherra ». Bref on me confie une petite troupe à asseoir dans une quelconque salle. Forte de mon expérience passée, je me lance imprudemment… et n’irai pas bien loin ce jour-là. Des chérubins à moi confiés, d’aucuns se roulent par terre, d’autres me bombardent de feuilles mortes préalablement glanées dans la cour, les plus audacieux tentent de m’arracher le livre où dorment les si beaux contes qui ne demandaient qu’à se réveiller pour leur plaisir.