— Par Sébastien Roselé, en Guyane —
Les orpailleurs clandestins s’activent sous la couverture végétale opaque de la forêt amazonienne pour tromper la gendarmerie.
En dix jours, deux affaires sont venues rappeler qu’il y a de l’or en Guyane et que des trafics réels ou présumés gravitent autour. Il y a d’abord ce major […] de la gendarmerie de 52 ans, chef d’une toute petite brigade située à une heure et demie en voiture de Cayenne. L’homme a été mis en examen et écroué la semaine dernière. La justice le soupçonne d’avoir fermé les yeux sur les pirogues de ravitaillement des orpailleurs clandestins en échange d’une rémunération. Lui nie tout et explique qu’il laissait passer seulement les embarcations de son indic contre de précieux renseignements. La cour d’appel examinera ce lundi sa demande de remise en liberté.
Et puis il y a cette autre affaire presque incroyable. Près de 150 kilos d’or extraits du tribunal de Cayenne en toute discrétion – même la préfecture n’était pas au courant – et rapatriés dans l’Hexagone. L’information a filtré le 25 octobre. En fait, l’or est sorti du greffe du tribunal guyanais, mais il a été transféré dans les locaux d’une société guyanaise, seule capable de transformer l’or mêlé de mercure en or pur.<p> Lire Plus




Avertissement : ce texte est daté. Il est nécessaire de le rappeler à un moment où l’on fait semblant d’oublier qu’il n’y a pas de texte sans contexte, pour alimenter une chasse aux sorcières dont est victime entre autres un célèbre trublion. Il l’avait bien cherché diront les braves gens, depuis le temps… Qu’on puisse distinguer un sujet de l’énoncé du sujet de l’énonciation est toujours un scandale. Le texte ci-après a été publié une première fois en février 1973 de façon anonyme, cela se pratiquait à une époque où le culte de l’Ego se faisait plus discret, par exemple dans la revue « Silicet » de l’École freudienne, et d’autres moins prestigieuses. Il se présentait comme « matériaux pour l’intervention » dans une brochure tirée à 500 (!) exemplaires. C’était un supplément au n° 7 de la revue « La stratégie du refus ». Il ne me semble pas avoir mal vieilli, c’est pourquoi…


Il y a sans doute de plus grands malheurs que le chômage pour des gens qui peuvent travailler. Personne ne croit qu’il existe dans notre pays de solution miracle qui permette de résoudre ce problème dans des délais prévisibles. C’est dire qu’aucun chômeur martiniquais conscient ne se fait d’illusion. Mais il y en a qui n’en dorment pas. Parmi les femmes notamment. Elles se battent tous les jours pour en sortir. Elles dépensent certaines semaines plus que les ASSEDIC ne leur versent d’indemnité. Elles cherchent depuis 7 mois, de Dillon à Terres Sainville, en passant Redoute et Chateauboeuf, un local pour exercer un métier qu’elles connaissent, qu’elles ont pratiqué pendant vingt ans pour la plus grande satisfaction de leur clientèle et…de leur employeur. Ou elles n’en trouvent pas.<p> 






Ce n’est qu’un début… Pourquoi les bourses plongent-elles? On connait l’origine de la crise actuelle : la déréglementation et/ou le détournement des règles des activités de crédits dans le monde de la finance. Les banques pour échapper à ce qui restait de réglementation en ce qui concerne l’octroi de crédits, notamment dans l’immobilier, ont créé des succursales, des sociétés annexes, qui démarchaient les plus pauvres et leur refourguaient des crédits, en dehors de tout contrôle, dont elles savaient qu’ils étaient irrécouvrables. Ce qui à leurs yeux n’étaient pas bien grave puisqu’elles avaient la claire intention de s’en débarrasser au plus tôt. Elles les ont donc soit dissimulé hors bilan, soit revendus, cachés dans des paquets beaucoup plus présentables, à d’autres banques ou des compagnies d’assurances. Elles se sont donc arnaquées entre elles. Dès lors comment faire confiance à une consœur qui se fait si facilement rouler tout en roulant les autres? Le marché interbancaire, marché sur lequel les banques se refinancent mutuellement à court terme se tarit. Aucune ne veut prêter à une voisine dont on risque d’apprendre dans les heures qui suivent la faillite et donc l’impossibilité de recouvrer la créance.<p> 

