— Par Mélanie Rostagnat —
Amélioration de la situation sanitaire, ouverture des hôtels, restaurants et plages pour les fêtes de fin d’année, davantage d’avions… Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin ou Saint-Barthélemy attendent avec impatience le retour des vacanciers de métropole.
« Les Antilles françaises sont une destination sûre, idéale pour se relaxer pour les fêtes de fin d’année », répète à l’envi François Baltus-Languedoc, directeur général du Comité Martiniquais du Tourisme. Alors que de nombreuses îles paradisiaques restent encore inaccessibles aux touristes français, la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy pourront accueillir dès le 15 décembre (1) les visiteurs en provenance de la métropole, avec un contexte sanitaire nettement moins anxiogène que dans l’Hexagone.
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Partout sur ces îles, les hôtels et restaurants devraient être ouverts dès la semaine prochaine (le 15 décembre pour les restaurants de Martinique), tout comme les plages et les centres nautiques. La propagation de l’épidémie de Covid-19 ayant fortement diminué ces dernières semaines, les vacanciers pourront profiter des paysages sublimes de l’archipel et de sa douceur de vivre.

En Martinique et en Guadeloupe, les choses évoluent avec la crise du coronavirus sans qu’on n’y prête attention , car les Antillais rétifs à se projeter dans l’avenir à l’aide de l’analyse prospective , ne se rendent pas compte que le pouvoir économique qui a pour objet d’influencer, d’encadrer, de limiter ou de contrôler le jeu des acteurs économiques appartient plus que jamais au premier chef à l’Etat français.
REPORTAGE Des décennies de négligence dans la réparation de fuites sur le système d’alimentation et de profonds conflits financiers entre communes pénalisent aujourd’hui des milliers de Guadeloupéens. Le Covid-19 est venu rappeler à l’Etat la précarité de la situation.
Le 1er novembre 2020 , afin de lutter contre la propagation du virus Covid-19, la Martinique, comme l’Hexagone, a été placée dans une situation de confinement , et puis le 25 novembre dernier, sur décision du ministère de l’outre-mer, il a été procédé à la réouverture des commerces dit « non essentiels ». Mais le hic c’est que demeure en l’état, les restrictions de circulation, et subsiste la fermeture des bars et des restaurants. C’est là dans ce contexte que nous considérons que l’onde de choc de la
La crise du Covid-19 fera inévitablement plonger l’économie martiniquaise et guadeloupéenne en récession en 2020. Les premiers indicateurs disponibles – hausse des inscriptions au chômage ou au chômage partiel – témoignent déjà d’un ralentissement inédit de l’activité, et qui devrait s’aggraver en 2021.
En Martinique et Guadeloupe, la problématique de la dette et des déficits, on connaît déjà à travers la situation financière très dégradée des collectivités locales. Ainsi les deux-tiers des communes des deux îles sont dans une très mauvaise passe financière en raison notamment d’une masse salariale importante qui a augmenté de 14% en trois ans, selon la direction générale des finances publiques . La dette fournisseurs, fiscale et sociale des communes se creuse également, car début 2020 , elle avoisinait les 185 millions d’euros en Guadeloupe et un peu plus de 150 millions d’euros en Martinique .
A l’heure où la pandémie du Covid 19 ne cesse de nous mettre à l’épreuve, on oublie parfois la crise intellectuelle qu’une Martinique, voire dans une moindre mesure, une Guadeloupe mal à l’aise est en train de subir. L’intérêt des intellectuels pour le fonctionnement de l’économie et pour la prospective ( AU SENS DE PENSER LA MUTATION DU FUTUR ) , s’est dissout en France et s’est révélé mort né aux Antilles . On n’entend pas les économistes de l’université des Antilles. Pourquoi sont-t-ils muets sur les grands sujets économiques inhérents à la Martinique et à la Guadeloupe ?
Cher Père Noël,
La Guadeloupe et la Martinique ont entamé depuis les années 1970 un mouvement de vieillissement aussi massif que rapide et les choses vont aujourd’hui en s’accélérant. Selon les prévisions, 40 % de la population auront plus de 60 ans à l’horizon 2040 et les jeunes de moins de 20 ans ne seront plus que 22 %.
La crise économique qui frappe le pays en cette période de pandémie de la Covid-19 rend les Martiniquais très majoritairement pessimistes quant à la situation économique et sociale de la Martinique surtout en cette période de confinement et de dégâts climatiques . Les chiffres sont alarmants. On sent en effet une vive inquiétude quant à l’augmentation de la pauvreté. Aujourd’hui, le pays Martinique protège plus que d’autres les plus pauvres, et ce du fait du modèle social français. Ce modèle est plus coûteux que d’autres dans le monde , mais il protège mieux et évite la plus grande pauvreté à un grand nombre, notamment parmi les familles et les personnes âgées. L’utilisation des fonds publics est une nouvelle fois au coeur des interrogations en Martinique après les dernières intempéries .
Voilà maintenant plusieurs jours qu’une grève a débuté au Crédit agricole. la banque verte de la Guadeloupe est paralysée par un mouvement social. La quasi-totalité des agences sont depuis fermées et l’intersyndicale affiche un taux de grévistes de 70 %. L’intersyndicale avance un chiffre d’une quinzaine d’agences fermées sur les 19 du département, en raison de cette mobilisation pour exiger des garanties de maintien de l’emploi et d’acquis sociaux.
Vous vous mariez ou vous souhaitez changer de contrat de mariage ? Une jurisprudence vient rappeler que même dans un régime de séparation de biens, la contribution aux charges du mariage est une règle obligatoire à laquelle les époux ne peuvent déroger. La contribution aux charges du mariage est l’obligation qu’ont les époux de participer à l’ensemble des dépenses de la vie courante : dépenses de logement, nourriture, habillement, santé, éducation des enfants, loisirs…
C’est désormais une évidence : une autre agriculture est souhaitable et attendue.
Trois jours de retrait de la part des conducteurs de la Régie des Transports de Martinique, rien n’est proposé pour palier au manquement sur 21 lignes.
David Cayla est économiste à l’université d’Angers et membre du collectif des Économistes atterrés. Il a publié en 2018 « L’Économie du réel » (De Boeck Supérieur). Son prochain livre « Populisme et néolibéralisme » paraîtra le 27 octobre chez le même éditeur.
Alors que les fraudes sur les paiements en ligne et sans contact devraient bondir de 20% en 2021, l’UFC Que Choisir dévoile dans une enquête que les clients des établissements bancaires sont de moins en moins remboursés en cas de fraude. L’association de défense des consommateurs français s’inquiète car la situation ne cesse de s’aggraver : au total, 30% des victimes de fraudes n’ont pas été remboursées cette année, contre 26% l’année précédente.
Halte au feu ! Il est vrai que cette fois-ci la consigne de la classe politique française était claire: “ les terroristes on va les terroriser ”. Ça m’a rappelé des souvenirs! … Pour l’heure, nous n’en sommes pas là.
Autonomie ou indépendance, la question du changement politique des institutions de la Martinique et de la Guadeloupe devra nécessairement être tranchée par le peuple en son temps. Mais pour l’instant , nous vivons un étrange moment, à travers la France et l’outre-mer qui doit nous interpeller avec acuité sur une autre problématique plus d’actualité … des gens meurent plus que jamais de maladies vicieuses comme la covid 19 ; d’autres, que rien ne préparait à ces tourments, voient venir le chômage, la pauvreté, la faim, même ; des secteurs économiques stratégiques entiers sont en passe de s’effondrer.
La crise du coronavirus va créer une rupture et transformer en profondeur l’économie de la Martinique et de la Guadeloupe ainsi que nos modes de vie, si bien que rien ne sera plus jamais comme avant. Nous sommes à la veille d’une vraie secousse et disons-le net « Au bord du gouffre ». C’est en somme ce que pense la plupart des économistes et spécialistes concernant l’impact de la crise sanitaire actuelle liée au Covid- 19 sur l’économie de la Martinique et de la Guadeloupe . D’ailleurs, la France est déjà entrée en récession selon une étude de la Banque de France annonçant une chute du PIB à 9% à fin 2020 . Les répercussions en Martinique et Guadeloupe se font déjà ressentir. Le tourisme est à l’arrêt. L’inactivité hôtelière sera difficilement rattrapable selon les principaux acteurs de la filière et la reprise ne s’annonce pas sans difficulté. Le tourisme est totalement sinistré en Martinique et Guadeloupe et les productions agricoles sont en berne et plus que jamais sous perfusion des aides et subventions publiques .
Nationalités Français, Néo-Zélandais
Les Nations unies ont été récompensées par le comité Nobel, ce vendredi. Le PAM, né en 1962, a permis de nourrir des dizaines de millions de personnes depuis sa création. La pandémie a encore renforcé son indispensabilité.
Professeure à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste de l’histoire des théories économiques, Annie L. Cot rappelle que la recherche économique se modifie depuis que l’économie dialogue avec les autres sciences sociales.