— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Le président du conseil régional Ary Chalus a présenté ce jeudi un plan de relance de 500 millions d’euros sur deux ans . Objectif: répondre aux attentes des acteurs économiques les plus touchés par la pandémie tout en convainquant les autres des vertus de la solidarité du conseil régional. Dans la morosité pandémique actuelle, il est utile de rappeler le rôle primordial que joue la bonne santé de l’économie dans la prospérité d’une collectivité. On le voit bien aujourd’hui avec les mesures sanitaires liées au Covid-19 qui, pour légitimes qu’elles puissent être, ralentissent voire bloquent des pans entiers de l’activité économique. Les conséquences sont souvent dramatiques pour certains secteurs, comme l’hôtellerie-restauration et l’événementiel.
Ce Plan de relance, il faut le souligner voté à l’unanimité des élus, représente la feuille de route pour la refondation économique, sociale et écologique du pays Guadeloupe selon Ary Chalus. Qu’en est-il, par comparaison, de la Martinique ? La question nécessite tout d’abord une brève mise au point.
Cette initiative de relance avec une belle unité à la clé de la classe politique guadeloupéenne tranche singulièrement avec la situation ubuesque de la collectivité territoriale de Martinique empêtrée dans une « Guerre picrocholine » qui, il faut bien l’avouer, n’a rien de bon pour l’avenir économique de la Martinique
Nonobstant les querelles intestines, les élus du conseil régional de Guadeloupe proposent donc des mesures concrètes pour financer de nouvelles infrastructures et à destination de toutes les entreprises notamment du BTP .

L’eau, source de toute vie serait à en croire les déclarations éclaboussantes de nos dirigeants, tant politiques qu’associatifs, au cœur de leurs préoccupations ; il n’en est malheureusement rien ! L’exemple de la tragi-comédie qui se déroule autour du problème de la réparation de la casse de Séguineau au LORRAIN en fournit une première démonstration ; au rythme où vont les choses, il y a fort à parier que les malheureux habitants de la Martinique devront tirer la langue au prochain carême, pour s’abreuver au précieux liquide. Mais plus édifiant encore est le silence assourdissant de ces mêmes, on ose à peine dire responsables, à propos de l’annonce faite par le Ministre des outre-mer, dans son communiqué de Presse du 6 novembre dernier, de la création par la Loi d’un Syndicat Unique de gestion de l’Eau et de l’Assainissement en Guadeloupe, d’ici Septembre 2021. Ce syndicat, regroupant toutes les collectivités intervenant dans la gestion de l’eau (communautés d’agglomération,Région et Département) se fixe pour objectif d’être :« le gage d’une gestion solidaire, mutualisé et collégiale », autrement dit, tout ce que les citoyens de notre territoire attendent avec impatience depuis des années .
Croissance, production locale , commerce extérieur, emplois industriels, niveau scolaire : une rupture nette est intervenue en 2013-2014. Jusqu’à cette date, la Martinique faisait jeu égal avec la moyenne de la zone Outre-mer , voire mieux.
Depuis 2000, la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) impose aux communes de plus de 3.500 habitants (1.500 en Ile-de-France) de disposer d’ici à 2025 de 20% de logements sociaux, un taux relevé à 25% en 2014, sauf pour des communes qui justifient d’une situation locale particulière. Or, d’après ses calculs, même si elle constate une très légère amélioration sur la période 2017-2109, la Fondation Abbé Pierre pointe de très nombreux manquements à ces obligations.
Amélioration de la situation sanitaire, ouverture des hôtels, restaurants et plages pour les fêtes de fin d’année, davantage d’avions… Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin ou Saint-Barthélemy attendent avec impatience le retour des vacanciers de métropole.
En Martinique et en Guadeloupe, les choses évoluent avec la crise du coronavirus sans qu’on n’y prête attention , car les Antillais rétifs à se projeter dans l’avenir à l’aide de l’analyse prospective , ne se rendent pas compte que le pouvoir économique qui a pour objet d’influencer, d’encadrer, de limiter ou de contrôler le jeu des acteurs économiques appartient plus que jamais au premier chef à l’Etat français.
REPORTAGE Des décennies de négligence dans la réparation de fuites sur le système d’alimentation et de profonds conflits financiers entre communes pénalisent aujourd’hui des milliers de Guadeloupéens. Le Covid-19 est venu rappeler à l’Etat la précarité de la situation.
Le 1er novembre 2020 , afin de lutter contre la propagation du virus Covid-19, la Martinique, comme l’Hexagone, a été placée dans une situation de confinement , et puis le 25 novembre dernier, sur décision du ministère de l’outre-mer, il a été procédé à la réouverture des commerces dit « non essentiels ». Mais le hic c’est que demeure en l’état, les restrictions de circulation, et subsiste la fermeture des bars et des restaurants. C’est là dans ce contexte que nous considérons que l’onde de choc de la
La crise du Covid-19 fera inévitablement plonger l’économie martiniquaise et guadeloupéenne en récession en 2020. Les premiers indicateurs disponibles – hausse des inscriptions au chômage ou au chômage partiel – témoignent déjà d’un ralentissement inédit de l’activité, et qui devrait s’aggraver en 2021.
En Martinique et Guadeloupe, la problématique de la dette et des déficits, on connaît déjà à travers la situation financière très dégradée des collectivités locales. Ainsi les deux-tiers des communes des deux îles sont dans une très mauvaise passe financière en raison notamment d’une masse salariale importante qui a augmenté de 14% en trois ans, selon la direction générale des finances publiques . La dette fournisseurs, fiscale et sociale des communes se creuse également, car début 2020 , elle avoisinait les 185 millions d’euros en Guadeloupe et un peu plus de 150 millions d’euros en Martinique .
A l’heure où la pandémie du Covid 19 ne cesse de nous mettre à l’épreuve, on oublie parfois la crise intellectuelle qu’une Martinique, voire dans une moindre mesure, une Guadeloupe mal à l’aise est en train de subir. L’intérêt des intellectuels pour le fonctionnement de l’économie et pour la prospective ( AU SENS DE PENSER LA MUTATION DU FUTUR ) , s’est dissout en France et s’est révélé mort né aux Antilles . On n’entend pas les économistes de l’université des Antilles. Pourquoi sont-t-ils muets sur les grands sujets économiques inhérents à la Martinique et à la Guadeloupe ?
Cher Père Noël,
La Guadeloupe et la Martinique ont entamé depuis les années 1970 un mouvement de vieillissement aussi massif que rapide et les choses vont aujourd’hui en s’accélérant. Selon les prévisions, 40 % de la population auront plus de 60 ans à l’horizon 2040 et les jeunes de moins de 20 ans ne seront plus que 22 %.
La crise économique qui frappe le pays en cette période de pandémie de la Covid-19 rend les Martiniquais très majoritairement pessimistes quant à la situation économique et sociale de la Martinique surtout en cette période de confinement et de dégâts climatiques . Les chiffres sont alarmants. On sent en effet une vive inquiétude quant à l’augmentation de la pauvreté. Aujourd’hui, le pays Martinique protège plus que d’autres les plus pauvres, et ce du fait du modèle social français. Ce modèle est plus coûteux que d’autres dans le monde , mais il protège mieux et évite la plus grande pauvreté à un grand nombre, notamment parmi les familles et les personnes âgées. L’utilisation des fonds publics est une nouvelle fois au coeur des interrogations en Martinique après les dernières intempéries .
Voilà maintenant plusieurs jours qu’une grève a débuté au Crédit agricole. la banque verte de la Guadeloupe est paralysée par un mouvement social. La quasi-totalité des agences sont depuis fermées et l’intersyndicale affiche un taux de grévistes de 70 %. L’intersyndicale avance un chiffre d’une quinzaine d’agences fermées sur les 19 du département, en raison de cette mobilisation pour exiger des garanties de maintien de l’emploi et d’acquis sociaux.
Vous vous mariez ou vous souhaitez changer de contrat de mariage ? Une jurisprudence vient rappeler que même dans un régime de séparation de biens, la contribution aux charges du mariage est une règle obligatoire à laquelle les époux ne peuvent déroger. La contribution aux charges du mariage est l’obligation qu’ont les époux de participer à l’ensemble des dépenses de la vie courante : dépenses de logement, nourriture, habillement, santé, éducation des enfants, loisirs…
C’est désormais une évidence : une autre agriculture est souhaitable et attendue.
Trois jours de retrait de la part des conducteurs de la Régie des Transports de Martinique, rien n’est proposé pour palier au manquement sur 21 lignes.
David Cayla est économiste à l’université d’Angers et membre du collectif des Économistes atterrés. Il a publié en 2018 « L’Économie du réel » (De Boeck Supérieur). Son prochain livre « Populisme et néolibéralisme » paraîtra le 27 octobre chez le même éditeur.
Alors que les fraudes sur les paiements en ligne et sans contact devraient bondir de 20% en 2021, l’UFC Que Choisir dévoile dans une enquête que les clients des établissements bancaires sont de moins en moins remboursés en cas de fraude. L’association de défense des consommateurs français s’inquiète car la situation ne cesse de s’aggraver : au total, 30% des victimes de fraudes n’ont pas été remboursées cette année, contre 26% l’année précédente.
Halte au feu ! Il est vrai que cette fois-ci la consigne de la classe politique française était claire: “ les terroristes on va les terroriser ”. Ça m’a rappelé des souvenirs! … Pour l’heure, nous n’en sommes pas là.
Autonomie ou indépendance, la question du changement politique des institutions de la Martinique et de la Guadeloupe devra nécessairement être tranchée par le peuple en son temps. Mais pour l’instant , nous vivons un étrange moment, à travers la France et l’outre-mer qui doit nous interpeller avec acuité sur une autre problématique plus d’actualité … des gens meurent plus que jamais de maladies vicieuses comme la covid 19 ; d’autres, que rien ne préparait à ces tourments, voient venir le chômage, la pauvreté, la faim, même ; des secteurs économiques stratégiques entiers sont en passe de s’effondrer.