— Par Mathieu Coulis(*) & Meryem El Jaouhari(*) —
C’est l’herbicide le plus utilisé au monde. C’est aussi un mot qui génère, dès qu’il est prononcé, d’intenses passions. Le glyphosate est utilisé en agriculture pour tuer les « mauvaises herbes », et ainsi limiter leurs effets négatifs sur les cultures. Ses effets sur l’homme et l’environnement restent eux sujets à débat dans la communauté scientifique. Dans la sphère politique, le récent renouvellement de son autorisation par l’UE a relancé les controverses.
Un impact du glyphosate sur la biodiversité difficile à étudier in situ
On parle beaucoup des effets du glyphosate sur la santé, mais son impact sur les écosystèmes et la biodiversité reste peu étudié. Pourtant ceux-ci peuvent être préoccupants : notre étude récente menée en Martinique a ainsi permis de montrer une diminution de la biodiversité de 21 % en moyenne dans les parcelles de banane fréquemment traitées avec du glyphosate.
Ce terrain est favorable à l’étude des conséquences du glyphosate sur la biodiversité car le climat tropical humide de la Martinique favorise la prolifération des mauvaises herbes dans les parcelles et beaucoup d’agriculteurs utilisent de ce fait le glyphosate dans leurs champs.

L’EAU, ce vaste sujet… Nous reviendrons vers vous avec plusieurs articles. L’Eau est une ressource naturelle dont la gestion est l’objet de forts enjeux géopolitiques. D
— Par Sabrina Solar —
Les PFAS, polluants présents notamment dans le revêtement des poêles de cuisson, se glissent absolument partout. Crédit : GMVozd / iStock.
La Martinique fait face à des défis majeurs en matière de sécurité de l’eau, exacerbés par les changements climatiques et les pressions croissantes résultant de l’activité humaine. Cette île des Caraïbes, réputée pour sa beauté naturelle et sa biodiversité, est confrontée à une série de menaces qui mettent en péril sa ressource en eau et son équilibre écologique. Dans ce texte, nous explorerons en détail les différentes facettes de ces défis, leurs causes profondes et les actions potentielles pour y faire face.
Communiqué officiel – 5 avril 2024
Bison : une histoire de l’Amérique (1/2)
— Par Sabrina Solar —
Le monde est confronté à une crise alimentaire d’une ampleur ahurissante. En 2022, selon les estimations alarmantes des Nations unies, chaque jour a vu l’équivalent d’un milliard de repas jeté à la poubelle à travers la planète. Cette gabegie insensée représente près d’un cinquième de toute la nourriture disponible, une tragédie mondiale décriée par les experts comme un échec environnemental majeur.
— Par Sabrina Solar —
— -Communiqué de presse —
Dix-huit ans après le dépôt d’une première plainte qui a abouti à un non-lieu en janvier 2023, le combat pour réparer l’empoisonnement des Antilles françaises au chlordécone continue. Ce pesticide, largement utilisé dans les bananeraies entre 1972 et 1993 en Guadeloupe et en Martinique, demeure au cœur d’une nouvelle action en justice lancée le jeudi 21 mars.
— Par Sabrina Solar —
Au cœur de la luxuriante forêt amazonienne, parmi les murmures des feuilles et le chant des cours d’eau, se dresse Prospérité, un havre de paix où réside le peuple autochtone Kali’na depuis des temps immémoriaux. Pour eux, la terre n’est pas seulement un endroit où vivre, mais une part intégrante de leur identité, de leur histoire, et de leur spiritualité. Cependant, leur mode de vie est menacé par le projet ambitieux de la Centrale Électrique de l’Ouest Guyanais (CEOG), une entreprise colossale qui cherche à s’approprier les terres ancestrales des Kali’na au nom du progrès.
Dans un contexte où les impacts du changement climatique se font de plus en plus ressentir à travers le globe, les gouvernements sont confrontés à un double défi : atténuer les émissions de gaz à effet de serre pour ralentir le rythme du changement climatique et préparer les sociétés aux conséquences actuelles et futures. Cette réalité est mise en lumière de manière approfondie par le rapport annuel de la Cour des comptes, publié le mardi 12 mars, qui se consacre presque entièrement à l’aspect crucial de l’adaptation au changement climatique.
— Par Sabrina Solar —
— Par Sabrina Solar —
Les pesticides, devenus omniprésents dans notre alimentation et notre environnement, constituent un défi mondial majeur. Larissa Mies Bombardi, chercheuse brésilienne exilée en Europe, dévoile dans son dernier ouvrage, « Pesticides – Un colonialisme chimique », les rouages complexes de cette problématique qui transcende les frontières nationales.
On reparle donc du chlordécone.
Le mini-marché mensuel de l’association Ypirangai est de retour une semaine avant les jours gras
Le 29 janvier dernier, Nestlé Waters, leader mondial du marché de l’eau minérale, a admis avoir enfreint la réglementation française en utilisant des traitements interdits sur certaines de ses marques emblématiques, dont Perrier, Vittel, Hépar et Contrex. L’entreprise a informé les autorités françaises en 2021 de l’utilisation de techniques interdites telles que les ultraviolets et les filtres au charbon actif, justifiant ces pratiques par la nécessité de garantir la sécurité alimentaire de ses eaux.
Le Haut Conseil pour le climat (HCC) a dévoilé, le jeudi 25 janvier, un rapport crucial en pleine agitation du monde agricole. Alors que les agriculteurs expriment leur désarroi face aux faibles revenus, à la concurrence déloyale des importations et aux contraintes administratives, le HCC propose des préconisations majeures pour l’agriculture et l’alimentation afin de relever les défis climatiques.
600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité en Afrique Sub-Saharienne, soit 43 % de la population. Les Nations unies ont placé cette problématique au cœur de l’un de leurs objectifs du développement durable : assurer un accès universel à une énergie propre, durable et abordable d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) promeut le développement de mini-réseaux isolés pour électrifier des communautés souvent éloignées des réseaux électriques nationaux. Ce serait, développe l’Agence Internationale de l’Énergie, l’option la moins coûteuse pour plus d’un tiers des futures connexions en Afrique Subsaharienne d’ici à 2030. Mais une Afrique électrique reste un vrai défi.