Catégorie : Ecologie

Faire du réemploi une politique publique 

Une autre manière de penser les déchets : l’expérience du SMICVAL

— Par l’association Les Vélos Marin Martinique —

En métropole, plus précisément en Gironde, le SMICVAL a développé une manière de traiter les “déchets” à travers le SMICVAL Market, fondé sur un principe à la fois simple et profondément transformateur: considérer que ce qui est déposé par les habitants n’est pas nécessairement un déchet, mais une ressource disponible pour un nouvel usage. Les citoyens y déposent du mobilier, de l’électroménager, des jouets, des matériaux, des outils ou des objets du quotidien, comme dans une déchetterie classique. mais la différence est décisive: ces objets ne disparaissent pas. Ils restent accessibles à d’autres personnes, qui peuvent librement venir les récupérer. Il ne s’agit plus d’organiser la disparition des objets, mais leur circulation; non plus de gérer un flux sortant, mais de maintenir une continuité matérielle, sociale et humaine.

Dans le cadre de nos activités au sein de l’association Les Vélos Marin Martinique, nous avons pris contact avec le SMICVAL. Nous avons pu échanger avec Monsieur Denis Colamonico, chargé de projet, à la suite d’un courrier que nous lui avions adressé, également transmis à l’ADEME Martinique.

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Transition écologique : Bilan de 10 ans d’actions des intercommunalités

Intercommunalités de France publie un nouveau focus dressant l’état des lieux actualisé en 2025, dix ans après leur mise en place, des plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET), qui sont Ies documents socles de la planification écologique territoriale. À l’appui de résultats d’enquêtes et d’exemples concrets, la publication montre également la diversité des politiques sectorielles couvertes par les PCAET des intercommunalités. Elle fait également le bilan du tout nouveau fonds territorial climat, qu’Intercommunalités de France appelle à pérenniser.

Parmi les enseignements de l’étude, il apparaît que les plans climat-air-énergie territoriaux ne sont pas un document sectoriel, mais ils englobent de plus en plus de nombreuses politiques centrales de l’intercommunalité (mobilités, énergie, déchets, habitat, biodiversité, alimentation, eau, aménagement…). L’intercommunalité est donc l’échelle appropriée pour décliner la planification écologique au niveau local.

Parmi les enseignements clés de l’étude :

  • 552 intercommunalités obligées ont adopté leur PCAET (73 %),

  • 97 intercommunalités l’ont adopté sur la base du volontariat,

  • 76 % de la population vit dans un territoire couvert par un PCAET,

  • 54 % des intercommunalités dotées sont déjà dans la seconde moitié de la période d’exécution de leur PCAET, avec un nombre important en 5e année,

  • Sur le mandat 2020-2026, le nombre d’actions lancées a doublé par rapport au mandat précédent, selon l’enquête d’Intercommunalités de France et France urbaine,

  • Les politiques les plus couvertes par les PCAET sont l’énergie, les mobilités et les déchets.

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Ciné-débat : (Re)penser l’alimentation locale en Martinique

Jeudi 12 mars à 18h, au Téyat Otonom Mawon – Croix-Mission (FdF)

Le T.O.M.accueille une soirée Ciné-Débat ouverte à toutes et tous autour d’une question essentielle pour l’avenir du territoire :

Comment revaloriser l’agriculture et l’alimentation locale en Martinique ?

La rencontre s’ouvrira avec la projection du documentaire « (Re)Nourrir la Martinique », réalisé par Caroline Chartrain, Amèle Solse et Chloé Lambert. Cette série documentaire explore un paradoxe bien connu de l’île : héritière d’une organisation coloniale tournée vers l’exportation, la Martinique possède des terres riches mais dépend encore largement des importations pour se nourrir. Entre monocultures intensives – notamment de banane ou de canne à sucre – et produits venus de l’Hexagone, la question de l’autonomie alimentaire reste au cœur des débats.

À travers la parole d’agriculteurs, de transformateurs et de citoyens engagés, le film met en lumière celles et ceux qui œuvrent déjà à transformer ce modèle. En imaginant d’autres manières de produire, de consommer et de partager l’alimentation, ces acteurs tracent les contours d’une souveraineté alimentaire martiniquaise, essentielle pour l’environnement, l’économie locale et les liens sociaux.

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Changement climatique, an nou fey * !

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Depuis le début de l’année 2026, nous observons qu’à travers le Monde, les phénomènes climatiques sont de plus en plus fréquents, avec des évènements très intenses. Nous tenterons de vous exposer ce qui a attiré notre attention. Pendant 40 jours consécutifs il a plu de manière continue sur l’Hexagone entre le 14 janvier et le 22 février 2026 : il s’agit de la série de jours de pluie la plus longue mesurée en France depuis le début des mesures en 1959.

Depuis mi-janvier, les tempêtes Goretti, Ingrid, Nils, Pedro se sont succédés dans un flux perturbé. La Bretagne, le quart Sud-Ouest, et le pourtour méditerranéen sont en première ligne en matière de pluviosité.

À l’échelle du pays, l’hiver 2025 – 2026 figurera parmi les 10 hivers les plus pluvieux depuis 1959. Dès le 1er janvier, il est tombé l’équivalent d’un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, sur un large quart Sud-Ouest et sur le pourtour méditerranéen.

Actuellement l’hiver New-Yorkais force les autorités à interdire tous les déplacements dans la ville la plus peuplée des États-Unis qui fait face à une forte tempête de neige si forte que les gratte-ciels de la mégalopole ont disparu dans le blizzard ; tandis que des rafales glacées ont secoué les mouettes qui tentaient de voler au-dessus de l’East River.

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Du rutabaga honni au topinambour chic : la revanche des légumes racines

— Par Anne Parizot (*) —

Longtemps associés aux privations et à la honte alimentaire, topinambours, rutabagas ou panais refont surface dans les assiettes gastronomiques et les paniers bio. Leur retour raconte moins une mode qu’une recomposition de notre mémoire et de nos hiérarchies alimentaires.

On les disait tristes, fades ou dépassés, les topinambours, rutabagas, panais ou crosnes font leur retour sur les étals, dans les paniers bio et sur les menus gastronomiques. Associés aux souvenirs de guerre et de pénurie, ils questionnent notre apport à l’alimentation. Comment des légumes associés à la contrainte alimentaire sont-ils devenus emblèmes d’une cuisine désirable et responsable ?

L’histoire des légumes varie selon les périodes : longtemps méprisés par l’élite jusqu’à la Renaissance, certains ont alors connu un engouement, lié au changement de statut social des légumes, à la transgression des prescriptions médicales, à l’influence italienne et à l’acclimatation de produits venus d’Espagne.

Des légumes longtemps méprisés par l’élite

Historiquement, ces légumes constituaient une base ordinaire de l’alimentation européenne du début du Moyen Âge à l’époque moderne. Leur robustesse, leur capacité de conservation en faisaient des ressources fiables face aux aléas climatiques et aux pénuries.

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Au Salon de l’agriculture, les Amap défendent une autre façon de produire et de manger

— Collectif (*) —

Au cœur des débats du Salon international de l’agriculture, les Amap illustrent concrètement comment citoyens et agriculteurs peuvent co-construire une agriculture plus durable. Un modèle fondé sur la coopération, le partage des risques et l’engagement bénévole.

L’importance des échanges citoyens pour mettre en œuvre une agriculture durable est au cœur du programme de conférences du Salon international de l’agriculture. Les interrogations sur le “comment mieux manger ?” ou sur le “comment produire autrement ?” continuent de retenir l’attention.

Une des solutions à ces questionnements : l’entrepreneuriat collectif à travers les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). La finalité de l’Amap est la distribution hebdomadaire de paniers de produits agricoles frais, sous réserve d’un pré-paiement de la production par les membres adhérents. La coopération amapienne se matérialise par un engagement contractualisé de consommateurs bénévoles dans l’activité de production et de vente directe de produits alimentaires locaux. Elle repose sur le désir des membres d’interagir et de servir leur collectif.

Les Amap pour permettre aux exploitants de rester maître de leurs choix

En 2022, 375 Amap sont recensées rien qu’en Île-de-France, soit plus de 21 000 familles de bénévoles en partenariat avec environ 400 fermes.

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Backlash climatique : les États-Unis sabordent 20 ans de régulation et défient la science

— Par Christian de Perthuis (*) —

En abrogeant l’“Endangerment Finding”, socle juridique de la régulation des gaz à effet de serre depuis 2009, l’administration Trump rouvre une bataille climatique et judiciaire majeure. Un tournant qui fragilise la politique environnementale américaine… sans enrayer l’accélération mondiale de la transition.

L’abrogation de l’Endangerment Finding (qu’on peut traduire par “constat de mise en danger”), annoncée depuis la Maison-Blanche, le 12 février 2026, marque un retour en arrière de près de vingt ans. Ce texte de l’EPA réunit en effet les éléments scientifiques permettant l’application d’une décision de la Cour suprême des États-Unis datant de 2007, qui appelait l’Agence environnementale américaine (EPA) à inclure les six principaux gaz à effet de serre parmi les rejets atmosphériques qu’elle a mission de réguler.

Nouvelle illustration du backlash climatique de l’Amérique trumpienne, cette abrogation promet de multiples contentieux juridiques qui remonteront sans doute jusqu’à la Cour suprême, dont la décision de 2007 n’a pas été abrogée.

Aux origines du “backlash”

Titre d’un livre de Susan Faludi paru en 1991, l’expression “backlash” a connu son heure de gloire aux États-Unis dans les années 1990.

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Tourisme régénératif : la leçon de Marcel Mauss pour réinventer le voyage

— Par Élodie Manthé (*) —

Et si le tourisme de demain ne se mesurait plus à l’intensité des expériences consommées, mais à la qualité des liens tissés ? En relisant Essai sur le don de Marcel Mauss, une autre voie apparaît : voyager non plus comme un client, mais comme un partenaire engagé dans un échange durable.

Dans un article récent, je m’intéresse aux travaux de l’anthropologue Marcel Mauss dans son Essai sur le don de 1925, une œuvre majeure qui éclaire la dimension sociale et symbolique des échanges et qui nous permet d’ouvrir une troisième voie pour résoudre ce dilemme. Selon cette analyse, le tourisme moderne – qui traverse une phase de désillusion – doit dépasser les solutions purement transactionnelles pour s’ancrer dans une dynamique plus humaine et équilibrée. En s’appuyant sur deux exemples extrêmes d’échange étudiés par Mauss – le potlatch et le kula –, l’article propose un outil précieux pour décrypter les excès du tourisme contemporain.

Le potlatch, pratiqué sur la côte nord-ouest de l’Amérique et décrit au XIXᵉ siècle, consiste à accumuler des biens pour les détruire ou les distribuer de manière ostentatoire, affichant ainsi pouvoir et prestige.

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Restaurer la mangrove, protéger le littoral : une matinée d’engagement citoyen

🌿 Samedi 21 février : Opération « Coup de pousse pour la mangrove » à Sable Blanc

🌊 Roots of the Sea – Rasin Lanmè

Une jeunesse martiniquaise engagée pour la mer et le littoral

Roots of the Sea – Rasin Lanmè est une Organisation Non Gouvernementale (association loi 1901 reconnue d’intérêt général) fondée en juillet 2020 en Martinique.

Créée par de jeunes Martiniquais profondément attachés à leur territoire, l’association est née d’un constat simple : les écosystèmes marins et côtiers de l’île subissent des pressions croissantes (pollution, artificialisation du littoral, dégradation des mangroves, changement climatique). Face à cette urgence écologique, Roots of the Sea agit pour promouvoir un engagement environnemental durable, ancré localement et accessible à tous.

L’association développe des actions concrètes de terrain tout en menant un important travail de sensibilisation et d’éducation à l’environnement.

🎯 Ses missions

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Forum environnemental sur la Martinique de demain.

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Il est de plus en plus documenté que le changement climatique touche toutes les régions du monde. Le moment est venu pour organiser le grand soir d’un forum environnemental, afin d’oser rêver grand ensemble !!!

Les calottes glaciaires polaires fondent et le niveau des océans monte. Certaines régions sont confrontées à des précipitations et des phénomènes extrêmes et de plus fréquents sur le plan météorologique, comme ce qui se passe actuellement en France continentale ; tandis que d’autres doivent faire face à des vagues de chaleur et à des sécheresses de plus en plus intenses. Afin de faire face à tous ces changements, sommes-nous prêts ?

Il semble que nous payons déjà lourdement les principales conséquences de nos fourberies. En effet, après avoir consulté différents membres de la société civile, il en ressort que nous devrions agir rapidement pour restructurer notre relation avec la Nature plutôt que de chercher à l’affronter : car c’est un combat que nous perdrions d’avance. Notre territoire connaitra un grand bouleversement qui nous obligera à tirer les leçons du passé, en cherchant à lier : environnement avec économie et santé.

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La Chine, moteur de la décarbonation des économies du Sud

— Par Mary-Françoise Renard (*) —

De la coopération Sud-Sud aux obligations “pandas”, Pékin transforme la transition énergétique en levier d’influence géopolitique. Derrière les panneaux solaires et les batteries, c’est un projet de leadership mondial qui se dessine.

L’image d’une alliance entre grands pays du Sud global lors de la rencontre Xi Jinping, Vladimir Poutine et Narendra Modi pendant la réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin en septembre 2025, est un message aux pays du monde occidental : il existe une alternative au multilatéralisme. L’importante délégation chinoise à la COP 30 en novembre 2025, au Brésil, et l’organisation dans ce cadre, d’un évènement sur la coopération Sud-Sud relatif au climat, illustre l’un des principaux vecteurs de cette coopération. La Chine est devenue le premier investisseur mondial dans les énergies renouvelables.

Cette stratégie vise à servir l’ambition chinoise de devenir la première puissance économique mondiale en 2049. Elle doit notamment lui permettre de jouer un rôle majeur dans la définition des normes et des standards internationaux.

Une stratégie offensive pour concurrencer l’Occident

L’affaiblissement des économies occidentales lors de la crise financière de 2007 a été concomitante de la volonté des pays du Sud de monter en puissance dans la gouvernance mondiale.

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Trimovies 2026 : Les lycéens invités à filmer les nouveaux gestes du tri !

Inscriptions sont ouvertes jusqu’au 3 mars.

5e édition de Trimovies : la Cacem mobilise les lycéens autour des nouveaux enjeux du tri

Le tri sélectif s’est progressivement imposé dans notre quotidien. Nous trions davantage que les générations précédentes, et les plus jeunes adoptent ces réflexes de plus en plus tôt. Pourtant, il reste essentiel de rappeler pourquoi ces gestes sont si importants et comment ils participent concrètement à la protection de notre environnement.

C’est dans cette dynamique que la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (Cacem) organise la 5e édition de Trimovies, un concours audiovisuel inter-lycées destiné à sensibiliser les jeunes au tri des déchets à travers la création vidéo.

Le tri : un geste simple, un impact réel

Le tri des déchets consiste à séparer les déchets selon leur nature afin de permettre leur recyclage ou leur valorisation. L’objectif est de réduire au maximum la part des déchets ménagers résiduels, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent pas être recyclés et qui finissent enfouis ou incinérés.

Chaque geste de tri produit des effets concrets :

  • Éviter le gaspillage : un emballage correctement trié devient une matière première.

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Et si des bactéries électriques faisaient baisser la facture de l’eau ?

— Grégory Bataillou (*) —

En France, le coût du traitement de l’eau (ou « assainissement collectif ») représente 40 % de son prix de vente. Un ménage paie en moyenne 260 euros par an juste pour l’assainissement… dont plus de 35 euros directement imputable à la consommation d’énergie des stations d’épuration. Au vu de la volatilité du prix de l’énergie, de nouvelles solutions émergent pour réduire drastiquement la consommation énergétique des stations de traitement. Des solutions qui utilisent des bactéries électriques !

Les technologies d’épuration des eaux usées sont connues de longue date et très matures. Leur principe est relativement simple : il s’agit de soustraire (ou mieux, d’éliminer) les polluants de l’eau, du plus gros au plus petit. Dans ces étapes, celle dite d’aération est une étape clef… mais c’est également la principale consommatrice d’énergie !

Traitement de l’eau – comment ça marche ?

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Caraïbes : l’effondrement silencieux des récifs coralliens

— Par Sabrina Solar —

Longtemps considérés comme des écosystèmes parmi les plus riches et les plus productifs de la planète, les récifs coralliens des Caraïbes sont aujourd’hui confrontés à un déclin rapide et généralisé. Une évaluation scientifique de grande ampleur, rendue publique en décembre 2025 par le Global Coral Reef Monitoring Network, révèle une perte historique : depuis 1980, près de 48 % de la couverture en coraux durs a disparu dans la région. Cette synthèse, issue du travail de plus de 200 chercheurs mobilisés dans 44 pays et territoires, repose sur l’analyse de données collectées sur près de 14 000 sites suivis sur plus de quatre décennies. Elle constitue à ce jour le panorama le plus complet de l’état de santé des récifs caribéens, qui couvrent environ 24 230 km², soit près de 10 % des récifs coralliens mondiaux.

L’étude met en évidence une dégradation progressive, ponctuée d’effondrements brutaux liés à des épisodes de blanchissement massif. Ces crises, survenues notamment en 1998, 2005 et 2023, correspondent à des périodes de stress thermique extrême. La température moyenne de la surface de la mer dans les zones récifales caribéennes a augmenté de plus de 1 °C depuis le milieu des années 1980, à un rythme particulièrement rapide.

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Le dysfonctionnement de la commande publique dans l’économie martiniquaise…

— Par Florent Grabin, préseident de l’association écologique P.U.M.A. —

M Etienne DESPLANQUES, Préfet de la Martinique a le plaisir d’inviter à la Préfecture le jeudi 12 février 2026, les entreprises du BTP, afin de présenter la :dynamisation de la construction de logements sociaux neufs et à la réhabilitation du parc ancien’’. (…Cet évènement visera à identifier les leviers permettant au secteur du BTP de répondre aux appels d’offres des bailleurs sociaux

La rencontre s’articule autour de trois séquences :

  • Les constats,

  • Les prévisions pour 2026,

  • Les appuis et l’accompagnement nécessaires pour réussir le pari de la relance de la production de logements sociaux’’. Tels sont les termes de l’invitation reçue.

En même temps, le Président de l’exécutif de la Collectivité Territoriale de la Martinique (CTM), M Serge LETCHIMY a invité le même jour et à la même heure, dans le ‘’cadre de la dynamique de développement économique de la Martinique’’ à la CTM. Cette rencontre étant dédiée à la présentation des projets structurants et des dispositifs d’accompagnement portés par la CTM’’.

N’étant pas dotés de l’ubiquité de nos dirigeants, nous avons fait le choix de nous rendre à la réunion de la Préfecture, d’autant que, pour la CTM, il ne s’agira pas de travaux, encore moins d’opérations ou de réalisations… Que des projets derechef !!!

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Climat, alimentation : pourquoi les supermarchés français décrochent

Un retard structurel des supermarchés français face aux exigences climatiques et alimentaires européennes

— Par Jean Samblé —

La grande distribution occupe une position stratégique au cœur du système alimentaire européen. En tant qu’intermédiaire entre producteurs et consommateurs, elle influence non seulement les pratiques agricoles et industrielles, mais aussi les habitudes alimentaires de millions de citoyens. À ce titre, les supermarchés disposent d’un levier considérable pour contribuer à la lutte contre le changement climatique et à la transition vers des régimes alimentaires plus durables. Pourtant, les résultats de l’étude Superlist Environment Europe révèlent une situation préoccupante pour les enseignes françaises, qui apparaissent globalement en retard par rapport à leurs homologues européens.

L’étude, menée par le think tank néerlandais Questionmark en partenariat avec plusieurs organisations environnementales, compare 27 grandes enseignes issues de huit pays européens selon deux critères principaux : l’alignement de leurs plans climat avec les objectifs de l’Accord de Paris et leur capacité à orienter leurs ventes de protéines vers davantage d’aliments d’origine végétale. Cette double approche permet d’évaluer non seulement les engagements affichés, mais aussi la cohérence des stratégies mises en place pour réduire l’empreinte carbone du secteur alimentaire.

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Les sargasses en Martinique : vivre avec l’invivable

Quand les sargasses deviennent une expérience vécue
Par Rodolf Étienne

Après le temps de l’analyse scientifique et celui des réponses politiques, reste la réalité vécue par les habitants. Odeurs persistantes, santé fragilisée, habitat dégradé, activités perturbées : la crise des sargasses s’invite dans le quotidien et marque durablement les territoires. Ce troisième volet donne voix aux riverains et aux travailleurs exposés, pour comprendre ce que signifie réellement vivre avec un phénomène devenu permanent.

La crise dans nos foyers

Ce troisième volet interroge la parole, parole du territoire, parole des habitants, parole des travailleurs exposés. Non pas pour opposer émotion et raison, mais, plus simplement, pour nous rappeler à une évidence trop souvent oubliée : celle que la politique publique ne vaut que par ses effets sur les vies réelles, sur le quotidien des uns et des autres.

Après la science, après les politiques publiques, il nous reste à considérer ce que les chiffres ne disent pas. Ce que les cartes satellites ne montrent pas. Ce que même les plans nationaux peinent à mesurer : la vie quotidienne, altérée, déformée, parfois brisée par les sargasses.

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Les sargasses en Martinique : gouverner l’urgence, construire l’avenir

Quand la crise nous impose de repenser collectivement l’avenir

Par Rodolf Étienne

Face aux échouements massifs de sargasses qui touchent régulièrement la Martinique, la réponse ne peut plus se limiter à l’urgence.

Entre coûts économiques croissants, enjeux sanitaires et défis environnementaux durables, la crise des sargasses impose désormais de repenser l’action publique et la gouvernance des territoires littoraux.

Quand science et politique se rencontrent

Après avoir compris ce que sont les sargasses, d’où elles viennent et pourquoi elles prolifèrent, une question s’impose avec force : que fait-on, concrètement, face à ce phénomène ?

Depuis 2011, la Martinique et ses îles voisines sont confrontées à une situation inédite : une pollution naturelle d’origine globale, aux effets locaux massifs, récurrents et durables. Cette situation met à l’épreuve les politiques publiques classiques, pensées pour des crises ponctuelles, et non pour un risque environnemental chronique.

Le phénomène des sargasses agit comme un révélateur : révélateur des limites de l’action publique, des tensions entre État et collectivités, des inégalités territoriales, mais aussi des capacités d’innovation, de coopération et d’adaptation. Ce deuxième volet propose une analyse critique et structurée des réponses institutionnelles mises en place, de leurs réussites comme de leurs insuffisances, et ouvre des pistes pour une gouvernance plus efficace, plus juste et plus durable.

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Les autres armes de la violence !!!

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Depuis quelques temps, la Martinique est gangrenée par un des maux du siècle : la violence !!! De nombreuses familles se retrouvent en infinie détresse, voire, parfois, en deuil. Certains de nos jeunes et parmi eux des adolescents n’hésitent plus à franchir le pas de l’usage des armes à feu et, en tuant, brisent des vies. Ç’est totalement inacceptable. Bien sûr, nos instances sont sur le pont en permanence pour tenter d’enrayer cette effroyable situation.

En analysant plus finement le sujet, nous pouvons observer qu’on ne retient de cette violence que ce qui est visible et suscite les plus grandes émotions. Cependant, une forme de violence plus sournoise existe et ronge sévèrement notre société : nous voulons parler de la violence administrative et institutionnelle. Oui, elle est présente et fait des ravages sur l’île, car telle une tumeur invisible, elle n’est que très difficilement détectable.

Prenons le cas, dans les entreprises et administrations, du harcèlement moral et du burn-out aussi appelé syndrome d’épuisement professionnel : voilà deux conséquences très concrètes du phénomène regrettable de souffrance au travail que seule la violence de l’être humain a pu provoquer.

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Les sargasses en Martinique : comprendre pour agir

Quand une crise écologique devient un enjeu de santé publique et de territoire
Par Rodolf Étienne

Depuis plus d’une décennie, les échouements massifs de sargasses rythment la vie du littoral martiniquais. Loin d’un simple désagrément saisonnier, le phénomène révèle un basculement écologique global aux conséquences sanitaires, environnementales et sociales durables.

Comprendre les mécanismes scientifiques à l’œuvre est aujourd’hui indispensable pour passer de la réaction à l’anticipation.

Une crise devenue structurelle

Cela fait maintenant plus de dix ans que la Martinique et ses îles voisines vivent au rythme d’arrivages massifs de sargasses. Dès lors, ce qui aurait pu être un épisode écologique ponctuel s’est transformé au fil du temps en une crise durable, multiforme, touchant autant la santé publique que l’environnement, l’économie ou l’habitat.

À chaque nouvelle saison, les mêmes images nous reviennent : plages envahies, odeurs suffocantes, habitants évacués, écoles fermées, pêche à l’arrêt, électroménager rongé par la corrosion. Et derrière ces images, il existe une réalité scientifique complexe, aujourd’hui encore partiellement comprise.

Les sargasses ne sont pas « un fléau naturel » au sens commun du terme : elles sont le produit d’un basculement écologique global, à l’interface du climat, de l’océanographie, des apports anthropiques, des dynamiques biologiques.

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Loi sur l’exploitation des hydrocarbures en outre-mer

« Pour la Guyane, ce serait moins un levier d’émancipation qu’une nouvelle forme de dépendance »

Une ribune collective  a été publiée dans Le Monde le 28 janvier 2026, signée par des responsables d’ONG environnementales, de collectifs citoyens et de représentants des peuples autochtones. Elle s’inscrit dans le débat parlementaire autour d’une proposition de loi examinée au Sénat le 29 janvier 2026, visant à lever l’interdiction de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures dans les territoires d’outre-mer, interdiction issue de la loi Hulot de 2017.

Les auteurs dénoncent une proposition de loi qui, sous couvert de développement économique, reproduirait des logiques extractivistes anciennes, renforçant la dépendance économique et politique de la Guyane et des autres territoires ultramarins, au détriment de l’environnement, de la démocratie locale et de la transition écologique.

  1. Un mirage économique

    • Les gisements pétroliers en Guyane sont hypothétiques, comme l’a montré l’échec des explorations de TotalEnergies en 2019.

    • Les bénéfices annoncés sont jugés largement surestimés et mal répartis : la Guyane supporterait les risques environnementaux pour une part marginale des recettes fiscales (environ 6 %).

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Bienvenue dans un monde en faillite hydrique

— Par Kaveh Madani (*)

 

Le monde utilise aujourd’hui tellement d’eau douce, dans un contexte de changement climatique, qu’il est désormais en situation de “faillite hydrique”. Par là, il faut comprendre que nombreuses régions ne sont plus en mesure de se remettre des pénuries d’eau à mesure que celles-ci deviennent de plus en plus fréquentes.

Environ 4 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent dans des conditions de grave pénurie d’eau (c’est-à-dire sans accès à une quantité d’eau suffisante pour répondre à tous leurs besoins) pendant au moins un mois par an. En réalité, beaucoup plus de personnes subissent les conséquences du déficit hydrique : réservoirs asséchés, villes englouties, mauvaises récoltes, rationnement de l’eau, incendies de forêt et tempêtes de poussière dans les régions touchées par la sécheresse.

Les signes de faillite hydrique sont partout, de Téhéran, où les sécheresses et l’utilisation non durable de l’eau ont épuisé les réservoirs dont dépend la capitale iranienne, alimentant les tensions politiques, jusqu’aux États-Unis, où la demande en eau a dépassé les capacités du fleuve Colorado, une source cruciale d’eau potable et d’irrigation pour sept États.

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Aux urnes citoyens !!!

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

En cette période préélectorale, différentes manœuvres électoralistes et autres boules puantes sont mises à jour par ceux qui n’ont pas compris où se trouve l’intérêt général, afin d’éviter la ruine de notre potentiel. Tout ce qui est structurant est attaqué : eau, électricité, transport, économie, vie sociale etc. Ce temps est propice à réclamer à nos dirigeants le bilan de leur gestion publique, afin de pouvoir se déterminer lors du vote de mars 2026.

Face aux grandes promesses, en tant qu’électeurs, nous devrons être très vigilants et bien décrypter les communications et les programmes de chaque liste afin de ‘’Pa pran dlo mousache pou let’’ !!!

L’histoire nous rappelle comment différentes situations sont à l’origine de la condition persistante du ‘’diviser pour mieux régner’’ : ce qui débouche sur de nombreux conflits. Notre origine nous a toujours été racontée par celui qui nous a mis en esclavage, en colonisation, en décolonisation, départementalisation, régionalisation avant d’arriver au statut actuel qu’est la CTM (Collectivité Territoriale de la Martinique).

Un adage africain reconnait que : ‘’tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur’’, il est donc urgent et impératif que la proie mette tout en œuvre pour rétablir les faits.

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Peut-on sauver nos élu.e.s de la noyade ?

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Réunie le lundi 5 janvier 2026, l’Assemblée de Martinique a adopté à l’unanimité ‘’une délibération ouvrant la voie à la création et à la mise en œuvre d’une autorité unique en matière d’eau et assainissement’’.

Faut-il laisser prospérer nos politiques dans cette voie ?

Selon nos élu.e.s, cette autorité unique devrait permettre de :

renforcer la gouvernance du service public ;

améliorer la continuité et la qualité du service rendues aux usagers ;

favoriser la solidarité entre communes et bassins ;

mutualiser les moyens humains, techniques et financiers en plus d’une meilleure coordination des acteurs.

Ces fondements sont connus de tous nos dirigeants et peuvent être appliqués sans difficulté ! Dans ces conditions cette délibération prouve l’échec politique en matière de gestion de l’eau. Certains de nos politiques chérissent l’idée de se voir occuper des postes qui, à terme, pourraient les plonger dans une exploitation abyssale ; avec cette vague de submersion politique, il conviendrait de sauver la Martinique de la noyade politicienne. Autrement cette lecture laisserait sous-entendre qu’il y aurait un deal secret à exploiter !

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Que faut-il espérer pour 2026 ?

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

De nombreux combats vitaux pour la planète et ses habitants auront lieu en 2026. Vous pourrez compter sur PUMA pour vous fournir informations et analyses ainsi que tribunes concernant la Martinique.

Chères lectrices, chers lecteurs, qui lisez nos articles et chers Directeurs de ‘’Madinin-art’’ qui nous hébergez, en ce début 2026 qui s’ouvre nous vous souhaitons une excellente année. Celle que nous laissons derrière nous a été marquée par de nombreux aléas environnementaux du fait du réchauffement climatique.

La Planète change : surexploitation des ressources, pollution, expansion de la population humaine et changement climatique sont en train de transformer la nature et, avec elle, notre société. ‘’Nous nous dirigeons vers un chaos climatique’’, c’est ainsi que débute le rapport publié le 29 octobre 2025 par un collectif de scientifiques issu de tous les continents : ‘’Les signes vitaux de la Planète sont en train de clignoter en rouge’’ et les ‘’conséquences ne sont plus des menaces lointaines mais sont déjà présentes’’.

‘’Chaque dixième de degré supplémentaire de réchauffement climatique entraîne une augmentation disproportionnée des catastrophes liées aux phénomènes météorologiques extrêmes et expose un nombre croissant de personnes à un stress thermique intolérable’’ précise le rapport.  

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