— Par Philippe Artières —
Dans cet entretien, le poète et écrivain martiniquais Edouard Glissant revient sur sa pratique poétique qu’il lie de manière fondamentale avec ses engagements politiques et principalement l’anticolonialisme. Dire le paysage, conter l’histoire, et écrire en présence de toutes les langues du monde sont quelques-unes des fonctions qu’assigne Glissant à la poésie. Le poète du « chaos-monde », dit-il, fait œuvre de libération et doit contribuer à changer les imaginaires.
Notes de la rédaction ( Terrain)
Cet entretien a été réalisé à Paris le 2 juin 2003.
Edouard Glissant est né en Martinique en 1928. En 1945, il entre en même temps en poésie et en politique. Il rédige ses premiers poèmes et soutient la campagne de son aîné Aimé Césaire, poète de la négritude. Il vient vivre à Paris en 1946 et suit à la Sorbonne les enseignements des philosophes Bachelard et Hypolite ainsi que des études d’ethnologie au musée de l’Homme. Il fait alors la connaissance de son compatriote Franz Fanon qu’il retrouvera lors de son engagement aux côtés du peuple algérien. Glissant signera le manifeste des 121.

Henning Mankell, né le 3 février 1948 à Stockholm et mort le 5 octobre 2015 à Göteborg1, est un romancier et dramaturge suédois, tout particulièrement connu comme auteur d’une série policière ayant pour héros l’inspecteur Kurt Wallander du commissariat d’Ystad, une ville de Scanie, près de Malmö, dans le sud de la Suède. Mankell a également publié des ouvrages de littérature d’enfance et de jeunesse.
LA VIE EN NOIR – Laird Hunt, du nom de jeune fille de sa mère, aime à raconter les histoires du point de vue des femmes. Neverhome est le troisième du genre. De passage à Paris, l’auteur américain qui a vécu et étudié dans la capitale française, raconte dans un excellent français pourquoi les femmes lui sont une source d’inspiration infinie. Neverhome ou l’histoire d’une métamorphose, celle d’une héroïne qui ose tout. Qui ose vivre libre.
Madame Kora Véron a publié mercredi 30 septembre dans l’édition électronique de
Poinsettia Fridland, femme d’une quarantaine d’années, vit en recluse à Goyave, petite commune de la Guadeloupe. Ses parents s’y sont réfugiés à la suite d’un drame dont Poinsettia ignore tout.
20 ans après la mort de son créateur Hugo Pratt, Corto Maltese revient pour une nouvelle aventure concoctée par Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero. Retour sur la vie du plus célèbre marin de bande dessinée que ses voyages ont confronté aux soubresauts du siècle.
Face à un monde qui se défait devant nous, la pensée du poète, essayiste, romancier martiniquais, Edouard Glissant n’a jamais été aussi vive et fondée.
Le jeune romancier retrace dans ses livres le parcours des déracinés pour lesquels l’exil est une nécessité.
Une nouvelle maquette, surgissement de l’exofiction, et malgré tout, pas mal d’ouvertures sur le monde tel qu’il va mal.
Ce roman d’anticipation explore les nouvelles formes de contestation,
entre intime et collectif.
Théâtre



Dans la maison du père, de Yanick Lahens. Coll. «SW Poche», Sabine Wespieser éditeur, 9 euros. Le premier roman de la Haïtienne Yanick Lahens [première parution en 2000] suit l’émancipation par la danse d’une jeune fille de bonne famille.
Nous reconnaissons que nos brèves années ne sauraient mesurer avec justesse l’éternité de votre engagement envers la jeunesse martiniquaise.
Héritage L’écrivain Alain Borer (1), qui vient de présider le Printemps des poètes, a consacré trente ans de sa vie à la fouroyance du poète (1854-1891).
— Par Marie-José Sirach —
Ce qui est écrit change à chaque instant, anthologie poétique. Le Castor Astral, 315 pages, 12 euros.
« Les Grands », de Sylvain Prudhomme, un roman qui raconte l’histoire
de la Guinée-Bissau à travers
un groupe de musiciens mythique, vient de recevoir le Prix de la porte dorée*.
Au moment où le Président de la république vient d’annoncer son intention d’engager la procédure de ratification de la charte européenne datant de 1992, faisant obligation aux États signataires (dont le France) de reconnaître les langues régionales et minoritaires, le sociologue Martiniquais Pierre Pastel* nous fait découvrir, en quelques clichés, le créole dans sa lutte pour éviter l’étouffement face au français et face à la mondialisation culturelle.