Suzanne Césaire, femme-plante, cœur-colibri, la dissidente qui dit non à l’ombre

Suzanne Césaire

Suzanne Césaire

“Il est maintenant urgent d’oser se connaître soi-même, d’oser s’avouer ce qu’on est, d’oser se demander ce qu’on veut être.”
Suzanne Césaire (Tropiques, N°1. avril 1941)

La direction de Tropiques Atrium Scène nationale a dédié ce 1er trimestre au centenaire de Suzanne Césaire. Il se clôture par la création d’Hassane Kassi Kouyaté :
Suzanne Césaire fontaine solaire, jouée les 11 et 12 décembre à 20h.
Avec Nicole Dogué, Martine Maximin, Astrid Bayiha

Nous avons le plaisir de vous inviter à la rencontre avec :

Daniel Maximin, écrivain, responsable de la publication des Écrits de dissidence de Suzanne Césaire (Éditions du Seuil. 2009 et 2015)
Lilian Pestre de Almeida, universitaire brésilienne, professeure de littératures francophones, spécialiste et traductrice entre autres de Aimé et Suzanne Césaire, de Léon Damas et René Depestre.

Samedi 12 décembre à 16h
Salle Frantz Fanon

Les écrits de Suzanne Césaire (1915-1966), réduits en quantité et dans la durée (sept articles dans la revue Tropiques de 1941 à 1945), sont une pièce centrale du patrimoine culturel des Antilles, qui éclairent les grandes questions qui traversent l’histoire contemporaine intellectuelle et littéraire des Antilles, dont elle a contribué à l’édification, avec la ténacité puissante de la plante et le jaillissement vif du délicat colibri.
Ses textes manifestent avec force l’entrée des cultures antillaises dans la modernité politique et culturelle de l’après-guerre, la rupture brutale avec le carcan des traditions doudouistes et assimilationnistes, et l’ouverture à tous les vents artistiques des Amériques, d’Europe et d’Afrique. Suzanne Césaire a joué un rôle déterminant dans la genèse de la poétique des écrivains de sa génération, autour de la revue Tropiques, et pour Aimé Césaire lui-même selon son propre témoignage, Elle symbolise une lignée d’écriture féminine qui aura une place majeure aux Antilles.

Dialogue autour de sa personnalité, sa pensée, son action et ses écrits :

– sa vision de l’identité antillaise. (“Qu’est-ce que le Martiniquais ? – L’homme-plante”)
– sa vision de la nature antillaise (“L’incendie de la Caraïbe souffle ses vapeurs silencieuses, aveuglantes pour les seuls yeux qui savent voir”)
– sa vision de la poésie. (“Bambous, nous décrétons la mort de la littérature doudou.”)
– sa vision de la dissidence (“Il est maintenant urgent d’oser se connaître soi-même, d’oser s’avouer ce qu’on est, d’oser se demander ce qu’on veut être.”)

Infos : 0596 70 79 29 – www.tropiques-atrium.fr