
Le prix Nobel 2001 vient de s’éteindre. Il était vigoureusement haï dans le milieu littéraire, mais le méritait-t-il ? Réponses dans une grande enquête du « New Yorker » traduite par « BoOks ».
Prix Nobel de littérature en 2001, l’écrivain britannique V.S. Naipaul vient de mourir. A cette occasion nous republions les extraits de cette grande enquête du « New Yorker », qui avait été traduite par nos épatants confrères de « BoOks » en 2013.
Le snob public, le salaud magnifique était très en vue lorsque j’ai interviewé V.S. Naipaul en 1994, et tout se passa exactement comme je m’y attendais. Une femme au teint pâle, sa secrétaire, m’a fait entrer dans le salon de son appartement londonien. Naipaul m’a scruté, tendu la main, puis corrigé avec mépris une heure durant.
Je ne savais rien, déclara-t-il, de son lieu de naissance, l’île de Trinidad. Je possédais une sentimentalité progressiste caractéristique. C’était une société de plantation. Connaissais-je quoi que ce soit à son œuvre ? Il en doutait. Sa vie d’écrivain avait été extrêmement pénible. Mais son grand roman, «Une maison pour Monsieur Biswas», n’avait-il pas été unanimement salué à sa sortie?,



An flè wouj félisitaj
L’article de Pierre-Yves Roy, «
Sitiyasion kritik, YO gaté Matnik
Lé vakans ka rivé
On meurt énormément en mon île
Republié à l’occasion des 50 ans du Syndicat de la magistrature.
Pou pen ou partajé
L’idée selon laquelle seul le créole doit être aménagé en Haïti est défendue par une petite minorité de bilingues créole français, bien scolarisés en français, la plupart du temps non linguistes et plus ou moins liés à l’Académie créole. Cette idée, disons-le tout net, exprime un aveuglement volontaire chez ceux des bilingues haïtiens qui nient avec légèreté le caractère bilingue de notre patrimoine linguistique biséculaire. Est-il aujourd’hui utile de démontrer l’inanité de l’aveuglement volontaire chez ceux qui confondent la juste et nécessaire défense du créole et le mirage de l’unilatéralisme créolophile ? Pareil aveuglement créolophile doit-il avoir préséance sur l’Histoire, sur la sociologie et les sciences du langage ainsi que sur l’impératif de l’aménagement simultané des deux langues officielles du pays ?
Lé moun ki goumen rèd
Sur nos terres brisées aux mille souffrances

À Lyon se sont tenues pendant une semaine Les assises internationales du roman. Comme tous les ans, ce festival a accueilli une cinquantaine d’écrivains prestigieux venus du monde entier. La nouveauté de cette édition : un week-end consacré à la langue française.
Ebé Bondié !
L’architecture un peu raide de la Salle Frantz Fanon à Tropiques-Atrium ne s’y prêtait pas et pourtant la soirée « Poésie Pays » a bal(l)adé le public du coté du café-concert. Poésie Pays, est une déclinaison de ces soirées proposées et mises en scène par Guy Régis Jr, metteur en scène, dramaturge et comédien haïtien, accompagné de Wooly Saint Louis Jean, grand interprète de la chanson créole et de Daphné Ménard, chanteur ténor et comédien diseur. Chaque semaine, à Port-au-Prince, sont organisées des soirées au cours desquelles auteurs, comédiens, chanteurs, lecteurs viennent se retrouver et, tour à tour, partager avec les autres, poèmes et chansons. Guy Régis Jr en maître de cérémonie, au pied de la scène, Wooly Saint Louis Jean, guitare sur les genoux assis sur le proscenium et Daphné Ménard à la voix angélique, au milieu du plateau ont pris par la main la salle pour l’emmener visiter ou revisiter les plus beaux poèmes de la littérature haïtienne contemporaine du côté de Georges Castera, Syto Cavé, Lyonel Trouillot, James Noël, Pierre Richard Narcisse, Frankétienne, Gary Augustin mais aussi, assurés qu’ils sont d’une identité conquise dans la lutte, du coté de Brassens, Brel, Victor Hugo, Gainsbourg.
Labitasion Duchamps an gérè désidé
Sé an ti mòso tè