— Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue —

La politique linguistique éducative doit être, en Haïti, au cœur de la refondation du système éducatif national
Faut-il maintenant, en Haïti, « réformer » ou refonder le système éducatif national ? La politique linguistique éducative doit-elle être au centre de la refondation du système éducatif national ? Ces questions majeures ont été abordées par notre article paru dans Le National le 6 septembre 2018, « La question linguistique en Haïti et la « réforme » du système éducatif national ». Plusieurs correspondants nous ayant demandé de mieux préciser notre vision, nous le faisons volontiers en tenant compte d’un article fort intéressant paru le 13 septembre 2018 dans Le National, « La réforme de l’éducation, un chantier réalisable selon Guy Étienne » qui nous vaut également aujourd’hui de revenir sur le sujet.
L’article « La réforme de l’éducation, un chantier réalisable selon Guy Étienne » consigne que « Le directeur du collège Catts Pressoir, Guy Étienne, soutient qu’il est urgent pour le ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) de lancer la réforme du système scolaire haïtien. D’importantes interventions dans la formation des maîtres et la modernisation du curriculum sont, selon lui, des mesures qui ne devraient plus attendre. »

Misié Mona mizisien fè moun Matinik monté mòn
— Par Daniel M. Berté —
— Par Robert Berrouët-Oriol —
Ya plu de brè-man-dan lakay misié Awman an komin Dianman






An flè wouj félisitaj
L’article de Pierre-Yves Roy, «
Sitiyasion kritik, YO gaté Matnik
On meurt énormément en mon île
Republié à l’occasion des 50 ans du Syndicat de la magistrature.
Pou pen ou partajé
L’idée selon laquelle seul le créole doit être aménagé en Haïti est défendue par une petite minorité de bilingues créole français, bien scolarisés en français, la plupart du temps non linguistes et plus ou moins liés à l’Académie créole. Cette idée, disons-le tout net, exprime un aveuglement volontaire chez ceux des bilingues haïtiens qui nient avec légèreté le caractère bilingue de notre patrimoine linguistique biséculaire. Est-il aujourd’hui utile de démontrer l’inanité de l’aveuglement volontaire chez ceux qui confondent la juste et nécessaire défense du créole et le mirage de l’unilatéralisme créolophile ? Pareil aveuglement créolophile doit-il avoir préséance sur l’Histoire, sur la sociologie et les sciences du langage ainsi que sur l’impératif de l’aménagement simultané des deux langues officielles du pays ?
Lé moun ki goumen rèd
Sur nos terres brisées aux mille souffrances