— Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue, Montréal —
Le romancier martiniquais Patrick Chamoiseau a publié un article qui doit être lu avec la meilleure attention, « Si nous restons à patauger dans l’imaginaire colonial, la guerre des langues restera en vigueur » (Madinin’Art, 3 septembre 2023). Il s’agit d’un texte intéressant à plusieurs égards et il est tout à fait indiqué que l’un des plus talentueux écrivains de la Caraïbe offre en partage sa réflexion sur des questions linguistiques. Pour mémoire, il y a lieu de rappeler que des écrivains et intellectuels martiniquais de premier plan ont auparavant réfléchi, avec compétence et de manière fort pertinente, sur les langues en contact dans l’aire caribéenne, sur la langue créole, la créolité, la « décréolisation », etc. Du romancier et essayiste Édouard Glissant au linguiste Jean Bernabé, du romancier et lexicographe Raphaël Confiant au philosophe et romancier Alfred Alexandre, l’apport des écrivains et intellectuels martiniquais tant à la littérature qu’à la créolistique mérite d’être revisité et il contribue à enrichir notre réflexion.
Parue dans la revue « Carnets » (Deuxième série, 13/2018) de l’Association portugaise d’études françaises, l’étude trop peu connue d’Adelaide Gregório Fins, « Créolité et voix de résistance chez Édouard Glissant » explore une thématique-clé de l’œuvre d’Édouard Glissant en ces termes : « Édouard Glissant évoque dans Le discours antillais (1997) la nécessité de revenir à la langue créole, ou plus exactement, à une voix française créolisée.<p> Lire Plus


Le grand tout
À la mémoire de
Face au risque de voir annuler la décision faisant du créole la langue officielle de la Martinique au côté du français, l’écrivain antillais offre une réflexion sur la notion de « langue officielle » et souligne la nécessité d’accepter que les imaginaires sont multilingues
Le rêve de nos amours…
I- Introduction
Emé kriyé anmwé anba twant-kat dègré
Peu de temps après la parution de notre article «
Tentation
L’univers littéraire a subi une perte douloureuse en ce 17 août, avec l’annonce du décès de Pierre Alferi, un écrivain aux multiples facettes, à l’âge de 60 ans. Poète, romancier, essayiste, traducteur, et même peintre, Alferi était reconnu pour sa singularité au sein de la littérature contemporaine française. Cette nouvelle, communiquée par les éditions P.O.L, a été accueillie avec une profonde tristesse par la communauté littéraire. Toutefois, les circonstances exactes de son décès n’ont pas été rendues publiques.
Entrevue exclusive avec Jean-Claude François
L’animal en moi
An gran-nonm ka gadé
Enseignante et nouvelliste, E.J. Levy fait une entrée fracassante en littérature avec cette formidable aventure romanesque, amoureuse et féministe. Son héroïne a réellement existé jadis, sous les traits du Dr James Miranda Barry, et on l’imagine aisément se réincarner sur grand écran.
Michela Murgia, éminente romancière italienne, s’est éteinte le 10 août 2023 à l’âge de 51 ans, laissant derrière elle un héritage profondément ancré dans la littérature, le féminisme et l’engagement politique. Originaire de Cabras, en Sardaigne, Murgia a marqué la scène culturelle italienne contemporaine grâce à son extraordinaire capacité à aborder des questions sociales et politiques à travers des récits captivants. Son départ a laissé un vide irréparable dans le paysage littéraire italien et dans les débats publics.
— Par Robert Berrouët-Oriol, 

L’aménagement du créole dans l’école haïtienne à l’épreuve des errements épistémologiques des « créolistes » fondamentalistes
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L’aménagement du créole dans l’École haïtienne à l’épreuve de l’amateurisme