— Par Selim Lander —
Dans une vie de cinéphile, on n’a pas souvent l’occasion de voir un film tel que Fièvres de Hicham Ayouch qui commence par de l’horreur pure et simple dans une « cité » de la banlieue parisienne, s’éclaire progressivement grâce à l’apparition d’un Orphée noir, se dénoue grâce dans une crise cathartique et se termine presque paisiblement par un meurtre… libératoire.
Soit donc Benjamin, un adolescent de 13 ans envoyé à son père, Karim, qui ne le connaissait pas. Karim (Slimane Dazi) est un être meurtri (on ne saura pourquoi que très tardivement), sans volonté, qui s’est réfugié chez ses vieux parents, un couple de musulmans pratiquants habitant dans un « grand ensemble » (à Noisy-le-Sec pour ceux qui connaîtraient). On n’est pas dans la misère, plutôt dans une toute petite bourgeoisie pour ce qui est des grands-parents, le père n’étant par contre qu’un (très triste) prolétaire. À ce propos une parenthèse : s’il y a une bonne chose dans le cinéma, c’est qu’il nous permet de voyager sans bouger de notre fauteuil. Hier, les RCM nous proposaient My Father’s Land qui mettait en scène des sous-prolétaires (ayant l’air) heureux sous le soleil des Bahamas. Lire Plus




Par la troupe de l’ADAPACS : Marie ALBA, Rachid ARAB, Laurence AURRY, Michel DURAL, DAOUÏA, Michel HERLAND, Gina LORANS, Patricia RAFFRAY




Nous écrivions ce qui suit après avoir assisté à une représentation de la pièce lors du festival d’Avignon en 2014 à la chapelle du Verbe incarné. La première représentation au Théâtre municipal, jeudi 19 mai, devant un public enthousiaste qui a offert une standing ovation aux deux comédiens, dans une version qui nous a semblé un peu changée, tirée par moments vers la comédie musicale, confirme la réussite de leur projet.














