— Par Selim Lander —
Prière aux grincheux de s’abstenir ! Comme son nom l’indique, ce cirque qui n’en est pas vraiment un ne débarque pas du Canada, et contrairement à ce que l’accent des trois bonshommes qui s’agitent sur la scène pourrait laisser penser, mais d’une lointaine planète – peut-être de l’étoile alpha II du Centaure, va savoir ? – où la rigolade et la fantaisie sont les principales règles de la vie politique. Puristes de l’art circassien, abstenez-vous itou, car vous ne verrez aucun numéro époustouflant, rien qui puisse accélérer les battements de votre cœur. Nous sommes dans le domaine du « presque rien » dont au sujet duquel j’ai déjà eu à vous causer mais pas tout-à-fait du « n’importe quoi » et c’est ce « pas tout-à-fait » qui fait toute la différence ! Réussir un spectacle avec presque rien – ou si peu ! – c’est possible en effet tant que l’on ne fait pas « tout-à-fait » n’importe quoi ! La preuve avec ces Kouglistanais. Lire Plus










Dans l’une des séquences de Captain Fantastic (au titre bien mal choisi), on entend une petite fille de huit ans rappeler que le free speech est un droit constitutionnel aux Etats-Unis. Rien n’illustre mieux le principe que ce film qui dénonce le consumérisme et le laxisme de l’éducation moderne, qui pointe du doigt la laideur des obèses, ridiculise les croyances des adeptes du christianisme et qui va jusqu’à bafouer le tabou du respect dû aux morts en montrant un père et ses enfants dansant, après l’avoir déterré, autour du cadavre de la maman bien-aimée en train de se consumer sur le bûcher qu’ils viennent d’allumer, avant de se conformer aux dernières volontés de la défunte en jetant ses cendres dans la cuvette des toilettes d’un aéroport. A-t-on jamais vu un film qui invoque les fondements juridiques de la démocratie américaine pour s’attaquer aussi directement à des valeurs de la classe moyenne aussi intangibles que la Bible ou le capitalisme ?














