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par Roland Sabra
Edito du 13/09/2007
« Sept magazine » depuis quelques numéros présente la photo de celui qui signe l’éditorial du journal. L’édito dans un journal informe du positionnement de la rédaction. C’st toujours intéressant de découvrir l’idéologie sous-jacente véhiculée par un journal. Dans le numéro 14– du 1 » &u 19 septembre Pierre-Edouard Picord intitule son texte « La paille et la poutre.. » et il commence par évoquer divers articles parus dans la presse française qu’il appelle « presse nationale »(sic) et qui relèvent d’ « une campagne [qui] sous couvert de dénoncer la contamination des terres antillaises par le chlordécone [a pour] objectif de mobiliser l’opinion contre les indemnisations promises par le gouvernement. »
L’argument est grossier qui consiste à menacer les populations d’une coupure du cordon ombilical d’avec « Mamam fwans » si elles écoutent ceux qui remettent en question un type de développement qui maintient dans la dépendance. Mais Pierre-Edouard Picord n’en a cure son boulot dans son papier est de défendre les intérêts économiques de ce qu’il appelle pudiquement la filière banane sans jamais s’interroger sur le contenu sociologique et économique de cette réalité.





Chers Greg et Marie-Pierre :


« Entre les autres et moi le silence s’amplifie » dit il. Alors face à ce vide tétanisant il dévide de sa bouche la bobine interminable du ruban de la langue. Blanc ruban comme les blancs du discours que celui-ci souligne à vouloir masquer ceux-là. Hildevert Lorsold aussi seul en scène qu’il l’est face aux mots, comme nous tous qui avons toujours ce vieux rêve adamique d’un isomorphisme parfait entre les mots et les choses. Retour fusionnel dans le giron de « lalangue », vers un temps sans temps morts, en un lieu sans coupure. Il est donc seul en scène et tout commence par ce « bonjour » délesté d’épaisseur, déraciné de toute glaise, aussi consistant que les bulles de savon qui envahissent le plateau. La langue n’est pas un nomenclature. Les animaux et les choses ne sont pas présentés devant Adam pour être nommées tout uniment. Apprendre par cœur un dictionnaire franco-anglais ne fait pas accéder à la maîtrise écrite ni parlée de la langue de Shakespeare.
Carnets d’Avignon.
Par LAURE GARCIA et CLAIRE JULLIARD
Il est des histoires dont l’intérêt ou la nouveauté résident dans la façon dont elles sont racontées plutôt que dans ce qu’elles racontent. C’est le cas du récit d’enfance « Le cœur à rire et à pleurer » de Maryse Condé que tente d’adapter à la scène Alain Courvaud avec Martine Maximin accompagnée du clarinettiste Antoine Bory.






Aimé CÉSAIRE est l’homme public le plus important de l’histoire du 20e siècle martiniquais : il réalise à la fois l’aspiration profonde du peuple à l’assimilation et installe en son sein le ferment contraire, l’anti-assimilationnisme, le sentiment national martiniquais. Son influence dépasse la Martinique; sa démarche a aussi contribué’ à la prise de conscience nationale en Guadeloupe et en Guyane.