— Par Roland Sabra —
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Josiane Cueff, entourée de Steeve Zébina et de Frédéric Thaly présentait lundi 03 octobre pour la saison 2011-2012 le programme du CMAC que l’on peut par ailleurs télécharger ou voir en vidéo sur Madinin’Art. On sent et on devine plus qu’on ne voit la touche de la nouvelle directrice de la scène nationale. Il faut dire que la compétence de l’équipe qui l’entoure n’est plus a démontrer, d’autant plus que celle-ci a fonctionné, sans capitaine pendant de longs mois et qu’elle a de ce fait dû conquérir des espaces d’autonomie qu’il serait mal venu de vouloir lui contester. Même s’il s’agissait de remonter face au vent il faudrait de s’appuyer sur ce vent. Ce qui ne semble pas être de circonstance et c’est tant mieux. Un programme dans l’air de la maison, c’est à dire avec un air musical très prononcé, une touche de danse, un zeste de théâtre et quelques grains de épars de cinéma? C’est à propos du cinéma que quelques remarques viennent à l’esprit





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Apparues dans les années 70 aux États-Unis, les gender studies ont profondément renouvelé l’étude des rapports homme/femme en posant que la différence de sexe est une construction sociale. Si ce courant n’a guère d’équivalent en France, en revanche la notion de genre a fini par s’imposer dans les études féministes et de nombreux enjeux de société.




En dehors d’autres outils sans doute de grandes valeurs, les haïtiens disposent, de façon légitime et légale, de deux langues – le créole et le français – pour investir pleinement leur imaginaire. A l’instar des vrais bilingues se permettant de passer d’un territoire linguistique à l’autre sans failles, notamment sur le plan oral, je m’autorise un exercice similaire dans ce texte (ainsi commandé), dépourvu pourtant de tout esprit démagogique et de toute sensibilité au quota. En ce sens, je ne saurais ignorer mon adhésion aux concepts et notions largement mis en valeur par Robert Berrouët-Oriol dans ce lumineux ouvrage collectif (autres collaborateurs : Darline Cothière, Robert Fournier et Hugues St-Fort), d’une extrême rigueur méthodologique, qu’il a coordonné : L’aménagement linguistique en Haïti : enjeux, défis et propositions
— par Roland Sabra —
Le hasard a fait que j’ai pu voir les œuvres de trois metteurs en scène lors d’un séjour récent à la Havane. Leur manière d’aborder des questions concernant l’identité cubaine – de nouveaux rapports avec les traditions afro-cubaines, la discussion sur l’identité sexuelle et les possibilités artistiques d’un renouveau des sources de la pensée révolutionnaire – a révélé l’importance grandissante de la pratique théâtrale en tant qu’espace de réflexion sur les rapports entre l’individu et la société cubaine en général.





