— Par Dominique Celma —
3 000 manifestants à Fort-de-France, 800 000 à Paris (350 000 d’après les forces de l’ordre). C’est bien là le triomphe de la démocratie dans notre république Laïque!
Mais quelle démocratie ? Nous étions pendant des décennies habitués à des manifestations de masse pour obtenir de nouvelles libertés, de nouveaux droits ou pour nous opposer à ce qu’on nous les enlève tel l’énorme manifestation menée par les tenants de l’école privée il y a déjà 30ans.
30 ans plus tard des foules se mobilisent pour refuser à d’autres, une minorité, d’avoir accès aux droits dont eux bénéficient sous couvert de morale ou de convictions religieuses. Il s’agit bien de refus de droits : droit d’accéder aux lois, protections et obligations qui régissent la vie de deux individus qui choisissent de partager leur quotidien, leur vie et d’avoir un projet commun.
Trouvant inspiration dans le Nouveau Testament j’interroge : Vous les 3 000 Martiniquais rassemblés à Fort-de-France et vous les 800 000 Français à Paris il n’y a donc parmi vous aucun qui ne soit divorcé, aucun qui n’ait pratiqué l’avortement, aucun issu d’une famille monoparentale, aucun qui ait des enfants en dehors du mariage, aucun qui soit né en dehors du mariage et qui bénéficie des même droits que les enfants légitimes de son père ou de sa mère, aucun qui soit contre la peine de mort.






















Il y a au moins deux manières de concevoir l’esthétique. D’un côté on peut voir dans l’esthétique une théorie de l’art, un domaine du savoir s’interrogeant sur les conditions de production et de réception de l’œuvre d’art. D’un autre côté, la notion d’esthétique peut renvoyer à l’ensemble des idées à partir desquels un artiste ou un groupe d’artistes exprime leur conception de l’art.
Les résultats provisoires de l’étude sur le recensement de 2008 menée par Maks Banens et Éric Le Penven montrent une concentration des couples de même sexe dans les villes ; plus celles-ci sont importantes, plus le pourcentage de couples homosexuels est élevé. Dans l’agglomération parisienne, 7,4 couples sur 1.000 sont de même sexe, soit 19.000 couples. À Paris intra-muros, 2,4 % des couples sont homosexuels. Plus la ville est petite et moins le pourcentage de couples homosexuels est élevé. Avec des exceptions. Comme à Montpellier où, pour 1.000 couples, 6,8 sont de même sexe. « Pour les couples de lesbiennes, Montpellier est la première ville de France », relève Maks Banens, avec 2,7 couples de femmes pour 1.000, contre 2,4 pour 1.000 à Paris.
