55 search results for "Emmanuel Argo"

Á pli tà, Adieu, adiós, adeus, Auf Wiedersehen, arrivederci, Sayōnara, Zàijiàn, Sala kakuhle, Jacob Desvarieux

Par Emmanuel Argo* —

Le Zouk est un genre musical créé par Kassav que l’on trouve maintenant sur Wikipédia.

En 2019, le groupe Kassav a fêté ses 40 ans à guichet fermé dans l’une des plus grandes salles de spectacle européenne à Paris-La Défense Aréna, belle consécration d’un succès mondial mérité. A l’instar d’autres célébrités, le groupe s’est produit également au stade de France.

Son cocréateur, Jacob Desvarieux, vient de nous quitter et nous ne manquerons pas ici de lui rendre hommage, non seulement pour ses talents de musicien mais aussi pour avoir su fédérer les régions de la Caraïbe, celles des autres outremers français pour mettre en valeur notre identité culturelle à travers le monde : de Pointe à Pitre à Fort de France, de Cayenne à Saint Denis, Paris, Marseille, de Washington à Toronto en passant par Rio, de Lomé à Douala en passant par Dakar, Ouagadougou , de Johannesburg à Maputo, de Moscou à Tokyo ou Shangaï en passant par Bruxelles, Lisbonne, Montreux et Rome . Au cours de mes voyages et missions, dans des accents et langues aussi différents les uns que les autres, j’ai entendu que l’on parlait de Kassav, de Zouk et de Jacob Desvarieux et si les paroles étaient difficiles à prononcer dans certaines langues, en revanche les mélodies étaient parfaitement mémorisées, interprétées et appréciées.

  Lire Plus

Afrique du Sud : Un héritage qui impose des devoirs

Par Emmanuel Argo*

Le 14 juillet dernier, la France, pays des droits de l’homme, a commémoré l’événement majeur qui initierait notre république. Lors du concert qui a précédé le feu d’artifice, la cantatrice sud-africaine, Pretty Yendi a chanté les plus célèbres airs d’opéra. Au même moment, pillages et émeutes faisant des victimes – plus de 117 à ce jour – se propageaient en Afrique du Sud mettant à mal une paix bien fragile, cette paix que Nelson Mandela, aimait à encourager en disant : ‘‘Together we stand, divided we fall’’, et réussi à construire sur les décombres d’un passé ensanglanté par les violences de l’apartheid.

Jacob Zuma, son frère de lutte et dignitaire de la nation zouloue, était alors rangé aux côtés de ce premier président noir élu par le peuple sud-africain qu’il qualifiait de Rainbow nation – nation Arc-en-ciel-. Jacob Zuma a donc lui-même contribué à l’émergence d’une nouvelle nation tout en se démarquant de l’opposition fratricide entre l’ANC et la nation zouloue représentée par l’Inkata, préférant ainsi la voie de la sagesse du prix Nobel de la paix, Nelson Mandela.

  Lire Plus

Les RUP : Une opportunité pour les oubliés d’Albion ?

Par Emmanuel Argo —

Dorénavant, un fait est acquis, la Grande-Bretagne veut faire cavalier seul au regard de ce qu’elle considère comme ses meilleurs atouts : ses universités avec leurs pôles Recherches et Développement, cf. (laboratoire britannique Astra Zeneca) , le « soft power » inhérent à sa langue, la finance, la diplomatie, la cyber sécurité, ses fondements démocratiques…

D’ici 2030, elle espère devenir le cœur de la finance mondiale en tant que Global Broker, c’est-à-dire le courtier de la planète, dépassant ainsi les USA, la Chine et l’Inde. Dans cette perspective, il est évident que la Grande-Bretagne veut avoir les coudées franches et n’avoir aucun compte à rendre à l’U.E. La gestion de la pandémie du Covid 19, la présidence du G7 et la co-présidence de la Cop 26 de cette année 2021 sont pour les britanniques les premiers tests sensibles de l’ère post-Brexit. Dans un de mes articles publié les 10 et 27 avril 2018 dans des journaux Français et étrangers et qui portait ce titre : « Boris Johnson : Après le Brexit, le Commonwealth ? » j’indiquais que, face aux alarmistes européens, la Grande-Bretagne en s’émancipant de l’U.E.,

  Lire Plus

Boris Johnson: Après le Brexit, le Commonwealth ?

— Par Emmanuel Argo —

Dans The Sunday Express du 18 mars 2018, Boris Johnson ventait le Commonwealth représentant et pariait sur son émergence économique. En s’émancipant d’une Europe qui peine à se remettre en question, à l’heure où les nouveaux centres de décisions économiques se déplacent vers l’Asie-Pacifique, BoJo sait où Londres se situe pour sans doute devenir l’une des places financières les plus libérales.

Dans cet écrit, Emmanuel Argo voit dans le Brexit, non une « posture anti européenne, mais plutôt un mouvement protectionniste, anti immigration ».

Selon un article du Ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, paru le 18 mars 2018 dans le The Sunday Express, le forum sur le Commonwealth qui se tiendra à Londres du 16 au 18 avril 2018 aura une ampleur sans précédent par rapport à celui qui s’est tenu en 2007 en Ouganda.  Cf. Commonwealth summit.

Ainsi les Britanniques font-ils le pari que le Brexit leur ouvre la voie sur un nouvel avenir largement prometteur, grâce à l’existence du Commonwealth, cette organisation inter-gouvernementale à la fois historique et économique qui rassemble les anciennes colonies de l’empire britannique.

  Lire Plus

Et si le noir était un blanc comme un autre….

— Par Emmanuel Argo —

France, le 12 juin 2020, par Emmanuel Argo, afro-caraïbéen né à la Martinique, auteur du concept de la NégroÉvolution, agressé et blessé 2 fois par des racistes en 2000 et 2015 sur la voie publique, en France continentale. Il est actuellement Conseiller municipal d’un petit village du centre de la France.

Á cause de l’assassinat de Georges FLOYD, afro-américain, par un policier blanc : une protestation mondiale et sans précédent contre la banalisation du racisme et de la négrophobie.

Il y a deux nuances de « noir » : celle de ceux qui réussissent et qu’on croise à l’université, à la banque, à l’hôpital, dans un centre de recherches… et celle de ceux qui galèrent, concentrés dans le métro, dans le quartier et à la ceinture des métropoles pour ne pas s’éloigner des poubelles à vider, tard dans la nuit ou très tôt le matin. C’est surtout la couleur de ces derniers qui détonne par rapport au blanc caucasien, la couleur de l’authenticité.

Depuis des siècles, l’idéologie occidentale conquérante a établi que la couleur universelle de référence était le blanc : quiconque est blanc, du haut de cette supériorité de façade, peut juger, représenter l’ordre, l’intelligence, l’autorité, le pouvoir, au nom d’une évolution d’un degré supérieur.

  Lire Plus

L’Europe doit mettre enfin un terme à son partenariat archaïque avec l’Afrique et les outremers.

Lettre aux candidats aux élections européennes de 2019

— Par Emmanuel Argo(*), Lucien Cidalise Montaise(**), Victor Truxillo(***) —

Attaquée de l’extérieur comme à l’intérieur de son propre espace, l’Union Européenne s’affaiblira sans remise en question et adaptation aux défis actuels, d’autant que, de sa vocation fédératrice initiale, elle est devenue, pour beaucoup, à la fois une banque sélective, un arbitre, un censeur, un bouc émissaire voire une chimère.

Accusée de gestion opaque, de complicité avec les lobbies, imposant des règles de concurrence qui affaiblissent ses membres, se mêlant de tout, s’immisçant partout, il semble que le projet d’unir des nations autrefois ennemies ait laissé place à un système déconnecté des peuples, une machine qui divise face aux enjeux : climatiques, économiques, technologiques, sociaux, culturels et politiques annoncés. Parions à regret que, lors des élections prochaines, l’absentéisme l’emportera et les ententes politiques de circonstance n’y changeront rien.

Dans ses velléités de diriger l’Europe, Emmanuel Macron, qui sent le vent venir, anticipe le sujet pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Ceci, d’autant que la crise des gilets jaunes en France est aussi celle d’une société européenne en revendication.

  Lire Plus

La réparation : pour en finir avec le passé

— Par Emmanuel Argo*- Lucien Cidalise Montaise* —
Durant 3 siècles, des pays européens ont pratiqué la déportation de millions d’africains à des fins économiques. En France, l’abolition de l’esclavage a été votée en 1848. L’année suivante, l’indemnisation des colons est votée. Près de 12 millions de francs d’indemnités leur sont allouées, la moitié immédiatement versée et l’autre, sous forme d’une rente sur 20 ans. Des réparations, oui, mais à ceux qui se sont fait des fortunes grâce à l’esclavage, c’est-à-dire aux colons-békés-esclavagistes dont le pouvoir économique est renforcé.
En mai 2001 la loi dite ‘‘Taubira’’, du nom de la députée de Guyane, fille de descendants d’esclaves, a reconnu la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. La loi ne prévoit pas de réparation. Dès 2005, le Mouvement International pour les Réparations -MIR-, animé par Garcin Malsa et le Collectif des filles et fils d’Africains déportés -COFFAD-, entre autres, ont assigné l’État français en portant une demande de réparation et d’indemnisation financière devant plusieurs juridictions de tribunaux. Le 7 novembre 2018 la demande a été rejetée par la Cour de cassation de Paris dans l’indifférence générale.

  Lire Plus

Kofi Annan, NégroÉvolutionniste de la paix,nous a quittés

— Par Emmanuel Argo* —

Nègre créole né d’Afro-descendants issus d’esclaves déportés aux Caraïbes françaises, j’ai rencontré pour la première fois Kofi Annan à Londres en 2005. C’était à l’occasion du Sommet du G8 qui devait se tenir à Gleneagles, en Angleterre, alors que le premier Ministre britannique Tony Blair avait mis la question africaine à l’ordre du jour en créant the Commission for Africa – la Commission pour l’Afrique. Cette initiative s’appuyait sur le programme intitulé Global Compact créé par Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, premier nègre(comme d’aucuns l’ont pensé ou dit, avec stupéfaction, à l’époque) à occuper ce poste de coordination des nations du monde dans la plus haute institution internationale.

Pour la petite histoire, il faut savoir qu’en France, à une tout autre échelle et bien auparavant, Gaston Monnerville, petit-fils d’esclaves né en Guyane française, colonie qui hébergea longtemps des bagnards, aurait pu occuper lui aussi une fonction suprême. Devenu Président du Sénat élu par ses pairs, Gaston Monnerville était le deuxième personnage de l’État selon la Constitution française, en droit d’occuper le poste de Président de la République française si ce dernier était empêché ou si le poste venait à être vacant.

  Lire Plus

La suppression du mot « race » dans la Constitution…

Après la suppression du mot « race » de la Constitution française, les réalités économiques et sociétales changeront-elles pour autant ?

–Par Emmanuel Argo¹ & Lucien Cidalise Montaise² —

Le contexte politique est absorbé par ce qui est appelé « la crise migratoire ». L’Europe doit sortir d’une impasse qui repose sur les désaccords des membres de l’Union Européenne à accueillir des migrants. La France, comme à son habitude, est en équilibre sur cette question : assumer ce qui fait les valeurs universelles de sa République, et tenir compte de partis politiques dont le fonds de commerce est pour certains « la peur migratoire », cette angoisse à accueillir une « horde noire » de mendiants affamés que l’on dit prête à tout et pas catholiques, c’est sûr.

Ainsi, après avoir dit qu’il n’est pas question « d’accueillir toute la misère du monde » puisque « la France n’est pas un Eldorado« , après avoir rendu visite au défenseur papal, que nous apprécions des victimes de la pauvreté dans le monde, il fallait trouver l’action symbolique qui puisse concilier deux positions contraires et poursuivre cet exercice d’équilibriste politique.

  Lire Plus

Qui était Winnie Mandela ?

— Par Emmanuel Argo & Lucien Cidalise Montaise (*)

En ce moment la cause des femmes est à la une. Parler de Winnie Mandela, reconnaître sa valeur et sa détermination de résistante qui lui ont valu le titre de mère de la nation de la nouvelle Afrique du Sud, c’est montrer que, les femmes sont de véritables et authentiques forces dans le monde. Comme aussi chez nous.

Madame Madikizela-Mandela, plus connue par son prénom de Winnie, était la seconde épouse de Nelson Mandela. Elle vient de nous quitter le 2 avril 2018 à l’âge de 81 ans. De leur union sont nées deux filles, Zenani et Zindzi. 

Le 11 février 1990, Winnie est venue accueillir son mari, Nelson Mandela, qui sortait de prison après 27 ans de privation de liberté. Mais c’est Zindzi, la cadette, que le monde entier a découvert officiellement pour la première fois aux côtés de son père lors des cérémonies de l’investiture présidentielle à Prétoria le 10 mai 1994 tandis que Winnie, l’épouse, était tenue à l’écart,dans le parterre des officiels.

Malgré les réjouissances, elle était triste et des afro- américains et caribéens parmi lesquels Camilla Cosby épouse de l’acteur afro-américain, David Dinkins ancien maire de New-York, Harry Belafonte chanteur ou Colin Powell ancien Secrétaire d’État et moi-même, E.

  Lire Plus

Qu’est-ce qu’on attend pour agir ?

— Par Emmanuel Argo(1)

La traite des êtres humains prend plusieurs formes, les plus courantes étant la prostitution, l’esclavage et le travail forcé …
Le 14 novembre 2017, toujours victimes de notre faculté d’oubli, de notre indifférence ou immergés dans nos propres difficultés, nous découvrons, abasourdis par la nouvelle, que des libyens pratiquent le commerce d’êtres humains pour l’esclavage, profitant d’une manne d’hommes, de femmes et d’enfants qu’ils retiennent sur leurs côtes afin d’éviter leur traversée jusqu’en Europe. Kadhafi n’était-il pas maintenu au pouvoir pour ces mêmes services ? La pratique sévit toujours, seulement cette fois-ci c’est peut-être une affaire d’échelle et comme nous sommes conditionnés à ne réagir que sur le fait probant du quantitatif, là, nous nous offusquons !
Mais ce n’est pas tout. Sans l’accréditation de cette information par Amnesty international dont personne n’oserait remettre en question la crédibilité, nous sommes « autorisés » à exprimer notre révolte. L’information tous azimuts qui nous tient seconde après seconde informés sur l’état du monde nous oblige à hiérarchiser les horreurs alors, qu’au même titre que la Shoa, les goulags et autres génocides européens, africains, asiatiques… la marchandisation des êtres humains est un crime contre notre humanité et nous sommes d’autant responsables que nous ne pouvons pas dire cette fois-ci : je ne savais pas.

  Lire Plus

« Dossier 137 », un film de Dominik Moll

📅Mardi 31 mars 🕘18h45 📍 T.O.M. Croix Mission FdF | ⭐⭐⭐⭐ |

Par Dominik Moll, Gilles Marchand
Avec Léa Drucker, Guslagie Malanda, Mathilde Roehrich | 19 novembre 2025 en salle | 1h 55min | Policier
Synopsis :
Le 8 décembre 2018, lors d’une manifestation de gilets jaunes à Paris, Guillaume Girard, 20 ans, est grièvement blessé à la tête par un tir de flash-ball. Sa mère, Joëlle, porte plainte à l’IGPN où la déposition est prise par Stéphanie Bertrand. Les Girard vivent à Saint-Dizier, ville d’origine de Stéphanie, sans qu’ils se connaissent. Joëlle raconte avoir été séparée de son fils et de Rémi, le petit ami de sa fille, ensuite arrêté et détenu à Fleury-Mérogis.
Stéphanie examine vidéos et témoignages. Elle repère cinq hommes en civil, identifiés comme policiers de la BRI, et reçoit des confidences sur le chaos opérationnel du jour. Son enquête est critiquée, notamment par son ex-mari policier. Lors d’un passage à Saint-Dizier, elle croise par hasard Joëlle, qui connaît sa mère.
Une vidéo filmée depuis l’hôtel Prince de Galles par une femme de chambre, Alicia Mady, révèle que Guillaume n’était pas agressif et qu’il a été visé par deux policiers alors qu’il fuyait, l’un lui donnant même un coup de pied au sol.

  Lire Plus

Le marché de la traduction créole en Haïti : repères historiques et méthodologiques

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Montréal, le 21 mars 2026

De toute évidence, il existe un rapport de complémentarité entre connaissances préexistantes et acquisition de connaissances nouvelles à partir de sources extérieures au texte : mieux le traducteur connaît le sujet, moins il a besoin de faire appel à des sources extérieures. Néanmoins, dès que la traduction devient un tant soit peu technique, le recours à des sources extérieures d’information complémentaire est extrêmement fréquent, même quand le traducteur travaille dans sa spécialité. C’est pourquoi on peut considérer l’acquisition de connaissances extérieures (« recherche documentaire » ou « recherche terminologique ») comme partie intégrante du processus de traduction. (« Les outils documentaires du traducteur », par Daniel Gile, Palimpseste, revue de traduction, numéro 8, 1994)

La traduction vers le créole haïtien s’apparente souventes fois au parcours du combattant traversant les yeux fermés le champ miné des bonnes intentions. L’idée selon laquelle un locuteur ne commet pas de « fautes » grammaticales ou orthographiques en créole est répandue chez nombre de sujets parlants bilingues créole-français. Il est tout aussi avéré que depuis nombre d’années des locuteurs dépourvus de la moindre formation académique en traduction s’improvisent « traducteurs » vers le créole : ils se déclarent « compétents » du seul fait qu’ils sont de langue maternelle créole… Une telle autoproclamation, verbalisée comme un indéboulonnable axiome, exprime et alimente l’amateurisme qui est l’une des caractéristiques du marché de la traduction créole en Haïti.

  Lire Plus

« How to have sex », un film de Molly Manning Walker

Mardi 10 février  18h45📍 T.O.M. – Croix Mission, Fort-de-France
👥 Par Molly Manning Walker 🎭 Avec Mia McKenna-Bruce, Lara Peake, Enva Lewis 📅 Sortie : 15 novembre 2023 ⏱️ Durée : 1h31 🎬 Genre : Drame

🏆 Prix Un Certain Regard – Festival de Cannes 2023

📝 Synopsis
Afin de célébrer la fin du lycée, Tara, Skye et Em s’offrent leurs premières vacances entre copines dans une station méditerranéenne ultra fréquentée. Le trio compte bien enchaîner fêtes, cuites et nuits blanches avec des colocs anglais rencontrés sur place. Pour Tara, ce voyage a la saveur électrisante des premières fois… jusqu’au vertige. Face au tourbillon de l’euphorie collective, est-elle vraiment libre d’accepter ou de refuser chaque expérience qui se présente à elle ?

La presse en parle :
Ouest France par Thierry Cheze
L’héroïne au visage poupin (Mia McKenna-Bruce, une révélation !) entraîne la comédie teen vers une mélancolie saisissante.

Positif par Ariane Allard
Ce récit d’apprentissage, à la fois simple et subtil, se vit comme une expérience immersive assez radicale, l’adolescence et ses excès ayant rarement été saisis de façon aussi énergique et… titubante.

  Lire Plus

Voyage féérique au Macoutistan, le « pays » du grand poète et romancier Gary Klang…

—  Par Robert Lodimus —
     Le 27 février 2025, les parents, les collègues et les lecteurs de Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d’Argent, alias Frankétienne, l’ont accompagné à sa dernière demeure avec une profonde tristesse. L’enfant de « Ravine-Sèche » allait célébrer sa quatre-vingt-neuvième année d’existence le 12 avril prochain, dans une capitale en lambeaux, méconnaissable, pariatisée, livrée pieds et mains liés, – comme le Fils de l’Homme à Hérode Antipas –, aux lycanthropes d’Hadès et de Perséphone, le dieu et la déesse des enfers. Franck Étienne a traversé, – pour reprendre le jargon utilisé dans le vaudouisme –, sans avoir accompli son rêve : obtenir le prix Nobel de littérature. Peut-être, entrera-t-il dans l’histoire à l’instar de l’écrivain suédois nobélisé à titre posthume en 1931, Erik Axel Karlfeldt, – quoique celui-ci l’eût refusé de son vivant en 1918 –,  pour son ouvrage Cor d’Automne (Höstorn), paru pour la première fois en 1927. Car, dans bien des cas, la mort n’est pas arrivée à gommer l’opiniâtreté des « obsessions subjuguantes ». Et puis, « mieux vaut tard que trop tard !»

  Lire Plus

Antilles françaises : l’avertissement vénézuélien

Le droit international est mort : alors quels enseignements tirer pour les Antilles françaises du retour de la politique du Big Stick des USA dans la caraïbe et notamment au Venezuela ?

— Par Jean-Marie Nol —

L’intervention militaire américaine au Venezuela, annoncée comme une « attaque de grande envergure » ayant conduit à l’enlèvement du président Nicolas Maduro ainsi que de son épouse, marque un tournant brutal et sans ambiguïté dans la géopolitique régionale. Elle signe le retour assumé de la diplomatie de la force dans la Caraïbe, renouant avec une tradition interventionniste ancienne des États-Unis, théorisée au début du XXe siècle par Theodore Roosevelt sous le nom de politique du Big Stick autrement dit du « gros bâton » . Derrière les discours officiels invoquant la lutte contre le narcotrafic, la défense des droits humains ou la restauration de la démocratie, se dessine une réalité plus crue : celle du rapport de force, de la captation des ressources stratégiques et de la sécurisation des zones d’influence dans un monde redevenu ouvertement impérial, et surtout contrer l’influence chinoise dans la zone de l’Amérique du Sud .

  Lire Plus

Netanyahu : Le monstre de Frankenstein

— Par Robert Lodimus —

« Si Dieu n’existe pas, tout est permis.  

(Fiodor Dostoïevski, Les Frères Karamazov)»

  C’est vrai que ce sujet épineux incite à la plus haute réserve et à la plus grande précaution. Les agissements politiques des enfants d’Abraham envers les habitants de la Bande de Gaza – il faut le dire clairement – souvent non conformes aux conventions et traités internationaux,  sont toujours au-dessus de tout blâme. Nous ne parlons même pas de sanction. Les Israéliens comptent autour d’eux des alliés puissants. Leurs richesses économiques et financières se déploient à la grandeur de la planète. Les Juifs, établis sur tous les continents, n’arrivent plus à comptabiliser leur  argent,  leurs mobiliers et leurs immobiliers. Et par-dessus tout, comme si cela ne suffisait pas, « l’Éternel » aurait même fait d’eux – selon les Écritures – les premiers et principaux héritiers du « Paradis ». Ils sont donc – contrairement à vous et à moi – les  « enfants légitimes » de la « Création ».

Les États-Unis, le Canada, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, pour ne citer que ceux-là, révèrent Israël comme les Frères de l’Instruction Chrétienne nous apprenaient, enfants,  à vénérer Jean-Marie de La Mennais, encenser  le catholicisme rétrograde et son « mensonge théorisé » – pour reprendre  les termes que Jean-Pierre Rioux(1) a utilisés dans un contexte différent – et à abhorrer les Indiens.

  Lire Plus

L’éphéméride du 13 juin

Découverte de l’Île de la Jeunesse par Colomb le 13 juin 1494
Naissance de Virginie Despentes le 13 juin 1969

L’île de la Jeunesse (en espagnol : Isla de la Juventud) (île des Pins jusqu’en 1978) est la plus grande île cubaine après l’île de Cuba, et la sixième plus grande des Caraïbes. Comme c’est depuis 1830 un lieu de détention et de relégation (lieu dit de « rééducation » depuis 1960) et le site de la prison de Presidio Modelo, elle est considérée comme une municipalité spéciale administrée directement par le gouvernement central de Cuba, et non comme une province du pays.

Géographie
L’île de la Jeunesse est située à 100 km environ au sud-ouest de l’île de Cuba, dont elle est séparée par le golfe de Batabanó (en), et se trouve presque directement au sud de La Havane et de Pinar del Río. Elle s’étend sur environ 55 km du nord au sud et sur 65 km d’est en ouest.

Histoire
On connaît peu la civilisation pré-colombienne de l’île, mais une série de grottes près de la plage de Punta del Este ont préservé 235 anciennes peintures réalisées par la population indigène.

  Lire Plus

L’éphéméride du 9 juin

Act Up-Paris est créée le 9 juin 1989

Act Up-Paris (AUP) est une association militante de lutte contre le sida, issue de la communauté homosexuelle, créée le 9 juin 1989 par Didier Lestrade, Pascal Loubet et Luc Coulavin, suivant le modèle américain, né deux ans plus tôt. Ce modèle a essaimé essentiellement dans le monde occidental (New York, Philadelphie, Bâle, etc., en France : Paris et Toulouse), chaque association bénéficiant d’une totale autonomie, et se caractérise par un certain nombre de techniques activistes relatives tant à la visibilité de la lutte engagée qu’au mode de fonctionnement interne du collectif (prise de décision au consensus par exemple).

Origines et objectifs
Les objectifs d’Act Up consistent :

à alerter les médias sur l’épidémie de sida, à faire pression sur les personnalités politiques pour améliorer l’image et la prise en charge des malades quels que soient leur genre, leur sexualité ou leur inclusion dans la démocratie représentative (toxicomanes, prisonniers, étrangers en situation irrégulière, personnes prostituées) ;
suivant le modèle américain des Principes de Denver, à partager, transmettre, reprendre et réinvestir dans le réel le savoir des malades.

  Lire Plus

Voyage féérique au Macoutistan, le « pays » du grand poète et romancier Gary Klang…

— Par Robert Lodimus —

Le 27 février 2025, les parents, les collègues et les lecteurs de Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d’Argent, alias Frankétienne, l’ont accompagné à sa dernière demeure avec une profonde tristesse. L’enfant de « Ravine-Sèche » allait célébrer sa quatre-vingt-neuvième année d’existence le 12 avril prochain, dans une capitale en lambeaux, méconnaissable, pariatisée, livrée pieds et mains liés, – comme le Fils de l’Homme à Hérode Antipas –, aux lycanthropes d’Hadès et de Perséphone, le dieu et la déesse des enfers. Franck Étienne a traversé, – pour reprendre le jargon utilisé dans le vaudouisme –, sans avoir accompli son rêve : obtenir le prix Nobel de littérature. Peut-être, entrera-t-il dans l’histoire à l’instar de l’écrivain suédois nobélisé à titre posthume en 1931, Erik Axel Karlfeldt, – quoique celui-ci l’eût refusé de son vivant en 1918 –, pour son ouvrage Cor d’Automne (Höstorn), paru pour la première fois en 1927. Car, dans bien des cas, la mort n’est pas arrivée à gommer l’opiniâtreté des « obsessions subjuguantes ». Et puis, « mieux vaut tard que trop tard !»

  Lire Plus

« Ernest Cole, photographe », un film de Raoul Peck

Mardi 14 janvier – 19h à Topiques-Atrium
Par Raoul Peck
Avec Lakeith Stanfield, Raoul Peck
Titre original Ernest Cole: Lost and Found | 25 décembre 2024 en salle | 1h 46min | Documentaire

Synopsis
Tout public
Ernest Cole, photographe sud-africain, a été le premier à exposer au monde entier les horreurs de l’apartheid. Son livre House of Bondage, publié en 1967 alors qu’il n’avait que 27 ans, l’a conduit à s’exiler à New York et en Europe pour le reste de sa vie, sans jamais retrouver ses repères. Raoul Peck raconte ses errances, ses tourments d’artiste et sa colère au quotidien, face au silence ou la complicité du monde occidental devant les horreurs du régime de l’Apartheid. Il raconte aussi comment, en 2017, 60 000 négatifs de son travail sont découverts dans le coffre d’une banque suédoise.

La presse en parle :
Les Inrockuptibles par Jean-Baptiste Morain
Le documentaire admirable et déchirant de Raoul Peck est comme le pendant tragique de son portrait de James Baldwin : un film sur un loser génial qui aurait dû devenir riche et célèbre.

CinemaTeaser par Emmanuelle Spadacenta
Ainsi, Raoul Peck raconte-t-il la grande Histoire des spoliations de l’art noir, à travers un film mystérieux et mélancolique.

  Lire Plus

En Haïti le Fonds national de l’éducation, haut-lieu de la corruption, tente de s’acheter une impunité « à vie » à Radio Magik9

Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue —

Funambulisme – « Mot dérivé de funambule, avec le suffixe -isme. Art du cirque, danseurs et acrobates marchant sur une corde tendue et pouvant s’aider d’un balancier ».

Funambule – « Acrobate qui évolue sur une corde tendue à une certaine hauteur » (OrtoLang, Centre national de ressources textuelles et lexicales, CNRS, France).

Le Fonds national de l’éducation (FNE), haut-lieu de la corruption et du népotisme dans le système éducatif haïtien, mène depuis peu une nouvelle campagne sur les ondes de plusieurs stations radio de Port-au-Prince et d’ailleurs. De l’avis de certains observateurs, cette nouvelle campagne se distingue par son amplitude nationale et par l’insistante mention de l’étendue des soi-disant domaines d’intervention du FNE dans le secteur de l’éducation en Haïti où sont scolarisés plus de 3 millions d’enfants. L’on observe que cette nouvelle campagne du FNE se déploie à l’aune d’une explicite et intrépide affabulation dont l’objectif est : (1) de tenter une fois de plus d’obtenir la confiance du public quant à l’action du FNE en général et suite à la perquisition effectuée dans ses locaux le 4 juin 2024 par l’Unité de lutte contre la corruption ; (2) de tenter encore une fois de justifier la légitimité de l’action du Fonds national de l’éducation : cette justification est d’autant plus nécessaire que la direction du Conseil d’administration du FNE est assurée, selon la loi, par le ministre en titre de l’Éducation nationale ; et (3) de faire le plaidoyer du rôle du FNE comme principale sinon exclusive institution haïtienne de financement du système éducatif national.

  Lire Plus

La Martinique entre flammes et désespoir : pour un nouveau modèle de société

La crise en Martinique : derniers soubresauts d’un corps social en état de décomposition avancée, ou destruction créatrice pour un futur possible ?

— Par Jean-Michel Salmon, Maître de conférences en économie, Faculté de Droit et d’Economie de la Martinique. —

Cette nuit, ce n’est pas seulement le torchon qui a brûlé entre les parties prenantes de ce qu’il convient d’appeler, au-delà de la vie chère, la crise politique. Si la Martinique s’est de nouveau retrouvée en flamme, ce n’est pas celle des Jeux Olympiques…

Cette fois c’est sur l’avenue Maurice Bishop à Fort de France que le feu s’est propagé, juste devant les bâtiments de l’IEDOM et de l’Atrium… Quel symbole : les institutions respectivement économique et culturelle, par excellence, de ce pays !

Oui, la maison brûle.

Mais dès que l’incendie sera éteint (quand ? comment ?), va-t-on reconstruire à l’identique, ou tirer les vraies leçons, en mettant les vraies questions sur la table ?

Le RPPRAC, depuis plusieurs semaines, demande audience au Ministre chargé des Outre-mer – qui ne le sait pas ? Mais ce dernier semble prendre plaisir à prolonger un temps certain où il lui oppose une fin de non-recevoir quant à cette demande.

  Lire Plus

La lexicographie créole et la question des emprunts lexicaux aux langues du bassin Caraïbe

— Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue —

Le journaliste et opérateur culturel Mingolove Romain anime tous les samedis l’émission « DEKABÈS » sur les ondes de Radio Méga 1700 AM à Miami. Cette émission est retransmise en direct, en Haïti, par Radio Explosion 96.5 FM aux Gonaïves et Radio Rendez-Vous 100.9 FM à Jacmel. À l’émission du 8 juin 2024 il a reçu en entrevue le linguiste-terminologue Robert Berrouët-Oriol qu’il a invité à aborder différents aspects du thème général de l’entrevue, « Evolisyon lang kreyòl la ak gwo defi ki drese yo, sitou nan leksikografi kreyòl la ». Le « DEKABÈS » du 8 juin 2024 est maintenant accessible en différé sur le Web (cliquer ICI). Les questions fort pertinentes du journaliste et opérateur culturel Mingolove Romain ont ouvert la voie à des échanges éclairants sur l’ensemble des sujets traités et que les lecteurs du présent article peuvent désormais apprécier par l’écoute de l’entrevue. En présentant Robert Berrouët-Oriol aux auditeurs, l’animateur de l’émission a rappelé sa contribution à la conceptualisation et à la mise en route de la coopération terminolinguistique entre le Québec et Haïti.

  Lire Plus

« Moi, Tonya », un film de Craig Gillespie

Dimanche 17 mars à 21h sur OCS Max
Par Steven Rogers
Avec Margot Robbie, Allison Janney, Sebastian Stan
Titre original I, Tonya
21 février 2018 en salle | 2h 00min | Biopic, Comédie, Drame

Synopsis :
En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d’avoir planifié et mis à exécution l’agression…

La presse en parle :
Femme Actuelle par La rédaction
On a adoré ce biopic explosif à la fois burlesque et tragique porté par Margot Robbie et son interprétation triple axel.

20 Minutes par Caroline Vié
Le réalisateur de « The Finest Hours » n’a pas choisi un format classique, ce qui rend ce biopic passionnant.

CNews par La rédaction
Dans une mise en scène au montage impétueux et haché, « Moi, Tonya » fait usage d’un ton bourré d’ironie. L’écueil du mélodrame est ainsi évité pour livrer un récit agité, qui fait le portrait d’une femme meurtrie et belliqueuse.

CinemaTeaser par Emmanuelle Spadacenta
Gillespie offre à ce conte de fées raté un écrin normcore, aussi immoral que sophistiqué : comme la survivante qu’elle est, Tonya Hardmg en sort presque grandie.

  Lire Plus