Les 4 et 5 juillet 2026, les jardins de l’Habitation Clément, au François, s’ouvriront à quarante-trois auteurs et à tous les amoureux du livre, dans un cadre patrimonial unique.
UN SALON ANCRÉ DANS LE PATRIMOINE MARTINIQUAIS
En deux jours, auteurs, lecteurs et passionnés de littérature se retrouveront pour partager, débattre et célébrer le livre sous toutes ses formes. Au programme, séances de dédicaces, échanges, conférences et tables rondes, lectures publiques en plein air sur les abords ombragés de l’étang.
Quarante-trois auteurs seront présents, couvrant l’ensemble des genres littéraires : romans, essais, livres de jeunesse, poésie, récits historiques… Une invitation à traverser les univers, des plus intimes aux plus universels.
INVITÉE D’HONNEUR : GISÈLE PINEAU
Cette édition 2026 a l’insigne honneur d’accueillir Gisèle Pineau comme invitée d’honneur. Romancière guadeloupéenne de renommée internationale, lauréate de nombreux prix littéraires, Gisèle Pineau est l’une des voix les plus puissantes et les plus singulières de la littérature antillaise contemporaine. Son oeuvre, traversée par la mémoire, l’identité et la condition des femmes, résonne avec une force particulière dans l’espace caribéen.
« Écrire, c’est toujours un voyage vers l’autre, un acte de mémoire et d’espérance.
A l'affiche, Agenda culturel de la semaine, Yékri
Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…
Le centre pénitentiaire de Guyane au cœur de la lutte contre l’expansion des factions armées brésiliennes
Nouvelle-Calédonie, les provinciales : un scrutin sous tension après la crise
La Cour suprême américaine lève une protection juridique contre l’expulsion de 350 000 Haïtiens
Chlordécone : 80 % de la population contaminée en Martinique et en Guadeloupe
Santé mentale des jeunes de l’Hexagone aux Outre-mer | Institut Montaigne
Deux crèches de Rémire-Montjoly visées par des plaintes pour maltraitance
« Nos chambres, ce sont des fours », à Paris les jeunes étudiants ultramarins souffrent face à la chaleur
A l'affiche, Cinéma
« Shana’, un film de Lila Pinell
Madiana : Jeudi 2 à 14h
Avec Eva Huault, Noémie Lvovsky, Inès Gherib
17 juin 2026 en salle | 1h 20min | Comédie dramatique
Synopsis
Tout public avec avertissement
Shana traverse les galères du quotidien avec une énergie débordante et le soutien de sa bande de copines. Lorsque sa grand-mère décède, elle hérite d’une bague censée protéger du mauvais œil. Shana a bien besoin de ce coup de pouce. D’autant qu’avec la sortie de prison de son compagnon toxique, les mésaventures s’accumulent !
La presse en parle :
Public par Sarah Lévy-Laithier
Sensible et trash, doux et cash.
Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Une comédie réussie, autour d’un personnage de poissarde solaire.
Cahiers du Cinéma par Olivia Cooper-Hadjian
Sur le format long, la gouaille de ce personnage larger than life risquait de dévorer le récit, qui aurait pu se limiter à un «Shana-show» anecdotique. Or Lila Pinell complexifie le portrait en rendant justice à ce qui, chez la vingtenaire, ne se voit pas à l’œil nu et contredit l’impression d’impudeur qu’elle dégage.
CinemaTeaser par Justin Kwedi
Après « L’Épreuve du feu » d’Aurélien Peyre, on apprécie de voir le cinéma français se pencher avec une tendresse dénuée de clichés sur ces figures de jeunes femmes assumant caractère entier, excentricité vestimentaire et cœur d’artichaut.
A l'affiche, Agenda culturel de la semaine
Agenda culturel… des jours qui viennent
📅Jeudi 2 juillet
🕘19h
🎬 🎥 📽️ 🎞️ « L’Illusion de Yakushima », un film de Naomi Kawase
📌Madiana
Par Naomi Kawase
Avec Vicky Krieps, Kan’ichirô, Ojiro Nakamura
17 juin 2026 en salle | 1h 52min | Drame
Synopsis
Tout public avec avertissement
Corry est française et vit au Japon. Elle partage sa vie avec Jin et s’occupe d’enfants en attente de greffe cardiaque à l’hôpital de Kobé. Alors que la culture Japonaise a du mal à accepter le don d’organe, Corry se bat au quotidien pour faire évoluer les mentalités et trouver plus de donneurs. Quand Jin disparait un jour sans laisser de trace, elle tente de le retrouver, mais doit aussi mener une course contre la montre pour que la greffe de son jeune patient aboutisse…
.
📅 Vendredi 3 juillet
🕖 19h – 23h
Animation Mascottes
📍 Plateau sportif de la Salle des Fêtes Basse-Pointe
Au programme : 🎭 mascottes, 🎤 Cédric Toulon, 💃 GWOUP231, 🎧 DJ Step One, restauration et bien d’autres surprises !
👨👩👧👦 Venez en famille ou entre amis pour une soirée festive qui lancera les grandes vacances dans une ambiance conviviale.
Autres, Littératures, Manifestations culturelles
Le salon littéraire de Martinique : 2ème édition
Les 4 et 5 juillet 2026, les jardins de l’Habitation Clément, au François, s’ouvriront à quarante-trois auteurs et à tous les amoureux du livre, dans un cadre patrimonial unique.
UN SALON ANCRÉ DANS LE PATRIMOINE MARTINIQUAIS
En deux jours, auteurs, lecteurs et passionnés de littérature se retrouveront pour partager, débattre et célébrer le livre sous toutes ses formes. Au programme, séances de dédicaces, échanges, conférences et tables rondes, lectures publiques en plein air sur les abords ombragés de l’étang.
Quarante-trois auteurs seront présents, couvrant l’ensemble des genres littéraires : romans, essais, livres de jeunesse, poésie, récits historiques… Une invitation à traverser les univers, des plus intimes aux plus universels.
INVITÉE D’HONNEUR : GISÈLE PINEAU
Cette édition 2026 a l’insigne honneur d’accueillir Gisèle Pineau comme invitée d’honneur. Romancière guadeloupéenne de renommée internationale, lauréate de nombreux prix littéraires, Gisèle Pineau est l’une des voix les plus puissantes et les plus singulières de la littérature antillaise contemporaine. Son oeuvre, traversée par la mémoire, l’identité et la condition des femmes, résonne avec une force particulière dans l’espace caribéen.
« Écrire, c’est toujours un voyage vers l’autre, un acte de mémoire et d’espérance.
Les chroniques de Jean-Marie Nol
L’impasse du récit assimilationniste
De la question de la vision paradoxale des Guadeloupéens et Martiniquais sur l’avenir ? Autres
L’Histoire humaine, ce construit axiologique
— Par Camille Loty Malebranche —
L’homme est un esprit en accomplissement dont la mission est l’autoconstruction par des valeurs. Les valeurs sont les briques constitutives de l’édifice humain. L’animal humain ne commence son humanisation qu’en intégrant les valeurs morales, intellectuelles, spirituelles qui le font personne humaine. Quand les excentricités matérialistes se substituent aux valeurs ontologiques proprement humaines, c’est toute l’orientation sociale de l’homme qui est déviée de sa vérité et frappée de déshumanisation. Une société en crise est avant tout une société en crise de valeurs, une société aux valeurs fausses.
L’histoire n’est que la somme des représentations du monde et de la place de l’homme dans le monde mis en place à travers la projection de soi des sociétés tout au long de l’action. L’histoire est l’engramme des générations qui construisent le monde, le monde étant la représentation et l’action des hommes ajoutées à l’univers. C’est aussi une téléologie collective vers une entéléchie temporelle des sociétés humaines. Là où la métaphysique et la spiritualité courent à l’eschatologie comme accomplissement supraterrestre et extratemporel parce que visant à l’éternité, l’histoire est la menée politique des vœux humains en vue d’un aboutissement terrestre et temporel des sociétés.
Festivals
Festival culturel de Fort-de-France : une 55e édition entre création martiniquaise et ouverture caribéenne
Le Festival culturel de Fort-de-France ouvre sa 55e édition sous le thème « Diaspora Nègre ». Organisée par la Ville de Fort-de-France et le Sermac, la manifestation se déroulera pendant près d’un mois, jusqu’au 25 juillet, avec une programmation répartie sur plusieurs sites de la capitale : le parc culturel Aimé-Césaire, le Grand Carbet, la Savane, Tropiques Atrium, le kiosque Guédon, ainsi que plusieurs centres culturels de quartier.
Cette édition accorde une place importante à la création martiniquaise. Selon les organisateurs, près de 70 % de la programmation est portée par des artistes du territoire. Ce choix s’inscrit dans une volonté de soutenir les productions locales tout en maintenant des échanges avec d’autres scènes de la Caraïbe. Des artistes originaires notamment de Guadeloupe, d’Haïti et de Cuba participent ainsi au festival.
Le thème retenu cette année, « Diaspora Nègre », sert de fil conducteur à la programmation. Il interroge les héritages culturels issus de la diaspora africaine et leurs expressions dans les sociétés caribéennes. Musique, théâtre, danse et rencontres publiques abordent cette question à travers des approches artistiques et historiques variées.
Cinéma
« Vivaldi et moi », un film de Damiano Michieletto
📌Madiana à 14h | 🕘18h à Tropiques-Atrium
Avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia Sacchi
Titre original Primavera
Synopsis :
Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l’institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant que violoniste. Jusqu’au jour où l’arrivée d’un nouveau maître de musique, Antonio Vivaldi, vient bousculer sa vie et celle de l’Ospedale.
La presse en parle :
Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Vivaldi et moi, en salles ce mercredi, est un hommage vertueux, plein de maestria, aux musiciennes de l’Ospedale della Pietà, à Venise, du temps du compositeur Antonio Vivaldi, tout à la fois professeur et mentor.
L’Obs par Xavier Leherpeur
Derrière le titre factuel et sommaire (celui de la version originale, « Primavera », était plus allégorique), cette fiction brodée autour de l’auteur des « Quatre Saisons » dresse avant tout le portrait d’une jeune orpheline qui, sous l’égide du maître, trouve l’occasion de s’émanciper de sa condition.
Yékri
L’éphéméride du 30 juin
Molière (Jean-Baptiste Poquelin) fonde l’Illustre Théâtre le 30 juin 1643
L’Illustre Théâtre est une troupe de théâtre créée par un acte d’association signé devant notaire le 30 juin 1643 à Paris. Composée de dix comédiens, six hommes et quatre femmes, dont Madeleine Béjart et le jeune Jean-Baptiste Poquelin, futur Molière, elle n’eut qu’une existence éphémère. Elle donna des représentations de janvier 1644 à la fin du mois de mars 1645, d’abord au Jeu de paume des Métayers, sur la rive gauche de la Seine, puis au théâtre de la Croix-Noire, sur la rive droite. Cet échec entraîna la dispersion de la troupe, dont les débris furent recueillis en 1646 par la troupe de Charles Dufresne.
Deux saisons, deux lieux
Le 30 juin 1643, Jean-Baptiste Poquelin et neuf autres Parisiens, dont les trois aînés de la fratrie Béjart (Joseph, Madeleine et Geneviève) s’associent par-devant notaire pour constituer une troupe de comédiens sous le titre de l’« Illustre Théâtre ». Ce sera la troisième troupe permanente à Paris, avec celle des « grands comédiens » de l’hôtel de Bourgogne et celle des « petits comédiens » du Marais.
Ecologie
Vagues de chaleur : l’Europe entre dans l’ère du climat invivable
— Par Júlia de Freitas Sampaio (*) —
Nous ne sommes qu’en juin, mais l’Europe subit déjà sa deuxième vague de chaleur extrême en deux mois. Les températures ont dépassé les 44 °C dans plusieurs régions du continent. Des alertes canicule sont désormais en vigueur dans plusieurs pays, dont six au niveau rouge, le plus extrême. La France a placé 72 de ses 96 départements en alerte rouge. Au moins 40 personnes se sont noyées en tentant d’échapper à la chaleur.
En Espagne, les températures ont atteint un pic de 45,1 °C, avec 101 décès liés à la chaleur recensés rien qu’au mois de mai, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré pour ce mois. Le Royaume-Uni a battu son record historique de température pour le mois de juin. Les villes ferment les écoles, les réseaux électriques sont mis à rude épreuve et les hôpitaux signalent une forte augmentation des urgences liées à la chaleur. Mais rien de tout cela n’aurait dû être une surprise.
Une nouvelle norme européenne
L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement sur Terre, à un rythme environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale, et les scientifiques alertent depuis des décennies sur le fait que le changement climatique d’origine humaine allait rendre les vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses.
A l'affiche, Agenda culturel de la semaine, Yékri
Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…
Le centre pénitentiaire de Guyane au cœur de la lutte contre l’expansion des factions armées brésiliennes
Nouvelle-Calédonie, les provinciales : un scrutin sous tension après la crise
La Cour suprême américaine lève une protection juridique contre l’expulsion de 350 000 Haïtiens
Chlordécone : 80 % de la population contaminée en Martinique et en Guadeloupe
Santé mentale des jeunes de l’Hexagone aux Outre-mer | Institut Montaigne
Deux crèches de Rémire-Montjoly visées par des plaintes pour maltraitance
« Nos chambres, ce sont des fours », à Paris les jeunes étudiants ultramarins souffrent face à la chaleur
A l'affiche, Cinéma
« Shana’, un film de Lila Pinell
Madiana : Jeudi 2 à 14h
Avec Eva Huault, Noémie Lvovsky, Inès Gherib
17 juin 2026 en salle | 1h 20min | Comédie dramatique
Synopsis
Tout public avec avertissement
Shana traverse les galères du quotidien avec une énergie débordante et le soutien de sa bande de copines. Lorsque sa grand-mère décède, elle hérite d’une bague censée protéger du mauvais œil. Shana a bien besoin de ce coup de pouce. D’autant qu’avec la sortie de prison de son compagnon toxique, les mésaventures s’accumulent !
La presse en parle :
Public par Sarah Lévy-Laithier
Sensible et trash, doux et cash.
Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Une comédie réussie, autour d’un personnage de poissarde solaire.
Cahiers du Cinéma par Olivia Cooper-Hadjian
Sur le format long, la gouaille de ce personnage larger than life risquait de dévorer le récit, qui aurait pu se limiter à un «Shana-show» anecdotique. Or Lila Pinell complexifie le portrait en rendant justice à ce qui, chez la vingtenaire, ne se voit pas à l’œil nu et contredit l’impression d’impudeur qu’elle dégage.
CinemaTeaser par Justin Kwedi
Après « L’Épreuve du feu » d’Aurélien Peyre, on apprécie de voir le cinéma français se pencher avec une tendresse dénuée de clichés sur ces figures de jeunes femmes assumant caractère entier, excentricité vestimentaire et cœur d’artichaut.
Yékri
L’éphéméride du 29 juin
Annexion du Royaume des Pomare par la France le 29 juin 1880
En 1842, la reine, Pomare Vahine IV règne sur Tahiti, Moorea et les Tuamotu, Raivavae et Tubuai. Le clan Pomare a réuni ce royaume grâce au soutien des Européens, implantés en Polynésie orientale depuis la fin de XVIIIe siècle. La royauté a succédé à un système clanique, toujours représenté par des chefferies. Les missionnaires protestants arrivés d’Angleterre exercent une influence importante sur la population. bouleversent les modes de vie ancestraux. La reine représente le pouvoir exécutif. Le « code Pomare » en vigueur depuis 1819 est fortement marqué par les codes de lois européens et la bible.
Les crises politiques et religieuses ont marqué profondément le début du règne de Pomare vahine IV. La secte des mamaia a affaibli la religion protestante. La gestion du royaume est rendue difficile par la présence de plus en plus nombreuse d’étrangers. Les chefs mécontents sont favorables à l’appui des grandes puissances. Les consuls Pritchard et Moerenhout sont devenus les artisans de la prise de contrôle des affaires du royaume par les étrangers.
Poésies
“Alea jacta est !” & « Nomade’s land »
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
“Alea jacta est !”
L’envie de remonter le temps
comme on remonterait un fleuve
en ramant à contre-courant
n’est certes pas une idée neuve…
Croire en reculant qu’on avance,
refusant de devenir vieux,
vouloir une seconde chance
en espérant faire un peu mieux…
On prend les mêmes, on recommence,
on dit je t’aime à qui l’on pense,
on veut retomber en enfance
en retrouvant son innocence…
Mais à cela, hélas, la science
nous apporte son désaveu…
Car, en dépit de tous nos vœux,
rebrousser chemin ne se peut !
Vivre est une drôle de danse
qui nous consume de son feu,
de hasard un genre de jeu
dans lequel on a peu confiance
car dès que les dés sont jetés
on sait qu’on ne pourra rejouer
mais jusqu’au bout nous faut aller…
“alea jacta est !”
Politiques
Il sagit d’imposer, non pas de quémander, la réparation des crimes commis par les colonialistes.
— Tribune du CNCP —
Oui ! Vous avez bien vu. Il s’agit de soldats exhibant fièrement des têtes d’Africains qu’ils ont décapités lors de leurs invasions coloniales.
Et puis, il se trouve encore des crapules qui déblatèrent sur de prétendus «aspects positifs de la colonisation», qui continuent à cracher la fable que celle-ci aurait amené la «civilisation» à des Peuples «sans histoire». Il se trouve encore des mystificateurs qui veulent nous convaincre que les représentants d’un État, toujours resté colonial et impérialiste, pourraient nous concéder quelques justes réparations pour les crimes qu’il a jadis commis et qu’il continue à perpétrer aujourd’hui !
Eh bien non ! C’est par une bataille mondiale et sans concession de tous les Peuples victimes qu’il s’agit d’imposer la Réparation des crimes commis par les barbares colonialistes.
Le 22 juin 2026, le tribunal d’appel de Paris a confirmé le non-lieu concernant le scandale de l’empoisonnement de la population au chlordécone. Nous sommes en face d’un Etat qui a accordé aux grands planteurs bananiers une dérogation leur permettant de semer des produits interdits en Europe et dont la dangerosité était connue, provoquant une catastrophe sanitaire qui concerne 92 % de notre population.
Écrits
La foyalaise. (3)
La foyalaise (3)
— Par Myrna Nérovique —
La foyalaise rêvait de Vladymyr, un jeune homme qu’elle ne connaissait point encore. Le fantasme de ses nuits, de ses pensées, de son cœur…
Dieu seul sait, comme elle l’aimait.
Elle devait encore se rendre chez le médecin généraliste, à cause de sa pathologie physiologique : son début de cancer, notamment.
Mariam occupait encore ses pensées. Elle le savait. Une ex à lui, qui vivait en Espagne ; elle n’en doutait parfois, pas du tout.
Les enfants foyalais lui avaient dit de prendre garde, face à cette femme, qu’ils pensaient venimeuse et Saritane écoutait toujours les enfants et la jeunesse, en général. Pourtant, Mariam semblait très avenante et très gentille, dans la délicatesse de son cœur exquis.
La vérité sort de la bouche des enfants… D’ailleurs, Marimar, Muñeca Brava, Rosalinda, étaient des feuilletons qu’elle suivait jeune. Car, Saritane était chrétienne et aimait les enfants. Son rêve était de devenir Maman. Non, Sarita n’était pas une imbécile. Saritane savait que Vladymyr l’aimait, mais elle connaissait vraiment le monde d’aujourd’hui.
Elle marchait encore. Était-ce devant elle, l’ancien local de France-Antilles ?
Yékri
L’éphéméride du 28 juin
La Guadeloupe devient une colonie française le 28 juin 1635
L’histoire de la Guadeloupe, à la fois région d’outre-mer et département d’outre-mer (numéro 971) français, fut marquée comme l’histoire de la Martinique et l’histoire de la Jamaïque par la déportation massive, à partir des années 1670, d’esclaves noirs africains, ancêtres de l’immense majorité de la population actuelle, phénomène qui a marqué également dès 1640 l’histoire de la Barbade puis vers 1700 l’histoire de Saint-Domingue.
Population indigène Karukera
Selon les données archéologiques, les premiers signes d’occupation de la Guadeloupe datent d’environ 300 av. J.-C.. Ces peuples de Taïnos y développèrent essentiellement l’agriculture, et auraient été exterminés par des peuples plus belliqueux : les Caraïbes1. Ces derniers nommèrent l’île Caloucaera (Karukera), mot voulant dire « l’île aux belles eaux ». Ces communautés sont celles qu’ont rencontrées les premiers Européens débarqués sur l’île.
Arrivée des premiers Européens en Guadeloupe
21 jours après avoir quitté les îles Canaries, au cours de son deuxième voyage, Christophe Colomb aperçoit une première terre : La Désirade, qu’il baptise ainsi Desirada, tant la vue d’une terre fut désirée par l’équipage.
Musiques
Festival d’Art Sacré : le programme des rendez-vous
Le Festival d’Art Sacré se poursuit dans plusieurs communes de Martinique, notamment à Fort-de-France, Bellefontaine, Le Carbet, Saint-Pierre, Le Morne-Vert, Le Lorrain, Sainte-Marie, Les Trois-Îlets et Le Vauclin.
Après un premier week-end consacré au patrimoine religieux du Nord Caraïbe, place aux concerts, conférences, spectacles et expositions. Certaines manifestations sont gratuites, d’autres payantes, avec la possibilité de soutenir le festival par un don.
🎼 Concerts
Dimanche 28 juin
- 15 h : Bèlè Légliz – Église du Lamentin
- 17 h : Concert lyrique et classique – Cathédrale de Saint-Pierre
- 18 h : Concert spirituel des artistes – Paroisse Saint-Christophe (Fort-de-France)
Vendredi 3 juillet
- 18 h 30 : Creole Spiritual – Cathédrale Saint-Louis, Fort-de-France
Dimanche 12 juillet
Les chroniques de Jean-Marie Nol
Pourquoi la Guadeloupe doit sauter dans le train de l’intelligence artificielle ?
— Par Jean-MArie Nol —
Le gouvernement a dévoilé, mardi 16 juin à Bercy, son plan pour équiper l’administration d’outils IA. En 2026, 65 % des collectivités locales qui ont eu recours à l’IA ont utilisé des IA génératives. « Facile d’accès, tout au moins pour réaliser des tests et faire les premiers pas, l’IA générative est très logiquement le système qui progresse le plus en 2026 dans les collectivités pionnières avec plus de 70 % d’utilisation. Dévoilé à la veille de l’ouverture du salon Vivatech, le plan gouvernemental prévoit notamment la généralisation à l’ensemble de la fonction publique d’Etat de l’« assistant IA », un agent conversationnel qui était expérimenté depuis 2025 auprès de 10 000 agents volontaires. Développé par la direction interministérielle du numérique, ce chatbot de l’administration s’appuie sur les modèles de la société française Mistral AI, tandis que les données sont hébergées par Outscale, la division cloud de Dassault Systèmes. Le Premier ministre a détaillé plusieurs annonces sur le développement de l’intelligence artificielle, dont un investissement de 655 millions d’euros. Des outils d’IA seront créés pour transformer l’action publique, comme un chatbot santé public et un assistant conversationnel unique.Ces
Arts Plastiques
Patrimoine et artisanat
Le Marché des Potiers revient au Village de la Poterie
Les 27 et 28 juin, le Village de la Poterie, aux Trois-Îlets, accueille la 2ᵉ édition du Marché des Potiers. Pendant deux jours, artisans et céramistes mettront à l’honneur les métiers de la terre à travers des démonstrations, des ateliers et une exposition-vente.
Installée depuis 1783, la Poterie des Trois-Îlets est l’une des plus anciennes entreprises de Martinique. Ce site historique, autrefois consacré à la fabrication de briques, tuiles et poteries, est aujourd’hui un lieu vivant où se côtoient artisans, commerçants et ateliers de création. Il abrite également l’une des plus anciennes briqueteries encore en activité en France.
Au programme
🎨 Exposition-vente de créations en terre cuite
👐 Démonstrations du savoir-faire des potiers
🧱 Ateliers d’initiation pour enfants et adultes
🌀 Animation immersive avec les Hommes d’Argile
L’événement est organisé par le Village de la Poterie, en partenariat avec les artisans du site, dont Audel Alexandre, Meilleur Artisan 2024.
Cinéma
» La Vénus électrique », un film de Pierre Salvadori
Par Pierre Salvadori, Benoît Graffin
Avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche
12 mai 2026 en salle | 2h 02min | Comédie, Romance
Synopsis
Tout public
Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…
La presse en parle :
Culturopoing.com par Michaël Delavaud
Comédie (très) mélancolique ou tragédie amusante, chacun tranchera, donc. Mais « La Vénus électrique », petit chef-d’oeuvre à la fois limpide et profond, ne jouant jamais avec facilité sur les cordes sensibles de son spectateur, émeut tout autant pour ce qu’il raconte que pour son cinéaste qui, creusant son sillon depuis maintenant plus de trente ans, ne s’est jamais fourvoyé.
Yékri
L’éphéméride du 27 juin
Entrée en résistance de la garnison de Balata, le 27 juin 1943.
Un épisode décisif dans le ralliement à la France libre du général de Gaulle de ces milliers de jeunes martiniquais déterminés à combattre Hitler et le nazisme.
Durant les deux semaines allant jusqu’au 14 juillet 1943, plusieurs dirigeants politiques, dont le maire de Fort-de-France Victor Sévère, organisent la résistance au régime de Vichy, représenté par l’Amiral Georges Robert. La rébellion des 220 soldats du camp de Balata, parmi lesquels 22 tirailleurs sénégalais, sous la direction du Commandant Henri Tourtet amènera à la création du Bataillon de marche antillais n°5. L’unité participe aux combats de Royan, près de La Rochelle, où son chef sera tué.
Cette épopée est célébrée par l’État qui n’a pas toujours été aussi honnête envers l’histoire. Les jeunes Guadeloupéens, Guyanais et Martiniquais, qu’ils fussent militaires ou civils engagés volontaires dans les rangs des Forces françaises libres, ont longtemps été ignorés par l’armée, dans un silence confinant au mépris. Les plus hautes autorités politiques avaient, il est vrai, donné le ton à la fin de la guerre.
Arts Plastiques, Danses, Expositions, Peinture
L’Art Gonds Tout et Ti Guy Nèg’Mawon sont en Guadeloupe
Du 26 au 28 juin 2026, la PooL Art Fair Guadeloupe réunit au Terminal de croisière de Pointe-à-Pitre de nombreux artistes venus de la Caraïbe, de France et de l’international. Ce grand rendez-vous artistique confirme son rôle de salon majeur pour la création contemporaine caribéenne, en offrant un espace de visibilité, de rencontre et de dialogue entre artistes, publics, collectionneurs et professionnels de l’art.
La Martinique y affirme une présence particulièrement remarquable avec les artistes de L’Art Gonds Tout, représentés au stand D0. Marc Barbot, Valérie Biegel, Dami, Chantal Nottrelet, Hélène Jacob, Claire Taïna, Dolly Soraya, Michèle Laune et Isabel Tronçon y présentent leurs œuvres, témoignant de la diversité et de la vitalité de la création martiniquaise.
Leur présence collective met en lumière une scène artistique martiniquaise plurielle, sensible et ouverte sur le monde.
Ti Guy Nèg’Mawon, figure singulière de la performance artistique martiniquaise qui accompagne les artistes de l’Art Gonds Tout, donne à cette participation une force symbolique particulière. Corps enduit d’argile, posture sculpturale, mémoire du marronnage, puissance de la parole : son intervention fait dialoguer le geste, la matière et l’histoire.
Arts de la scène, Théâtre
« War and Breakfast » : plus que deux soirées !
–_ Par Selim Lander –– Guillaume Malasné et son atelier de théâtre amateur présentent pendant trois soirées consécutives à partir du jeudi 25 juin au théâtre du Lycée Schoelcher un montage de trois courtes pièces de Mark Ravenhill issues du recueil War and Breakfast. Des pièces montées pour la première fois par Ravenhill à l’heure du breakfast lors du Festival d’Edimbourg en 2007, d’où le titre du recueil repris dans l’adaptation de Guillaume Malasné. Quant à la guerre, elle est omniprésente dans ces histoires, pas la grande guerre cantonnée au loin, mais la guerre intime, d’abord, celle que l’on peut se livrer au sein d’un couple ; la guerre civile sans nom, celle qui enferme les privilégiés derrière les murs de lotissements cadenassés (gated communities) pour les protéger de la violence du dehors ; la violence aveugle des terroristes enfin.
Après un premier tableau, celui du couple, où Malasné a choisi de faire succéder plusieurs comédiennes face à l’unique homme de la distribution, les deux suivants sont traités sur le mode choral et cela est fait de telle sorte que l’on croirait que ces pièces ont été écrites pour être jouées ainsi, ce qui n’est pourtant pas le cas.
Politiques
Viva Venezuela:
— Par Gary Klang —Echos d'éco, Sociologie
En Martinique, le don textile,est aussi une chaîne de solidarité locale
— Par Jean-Christophe Rilos (*) —
Depuis plusieurs semaines, une campagne nationale invite les citoyens à déposer leurs textiles, linges de maison et chaussures usagés en point de collecte. Son message est simple : même usés, abîmés ou dépassés, les textiles peuvent encore avoir une seconde vie.
Sur le principe, cette campagne répond à un objectif nécessaire. La filière textile doit être mieux connue. Le geste de tri doit être encouragé. Trop de vêtements finissent encore dans les déchets ménagers alors qu’ils pourraient être réemployés, réparés, recyclés ou valorisés.
Mais en Martinique, cette communication nationale produit aussi un effet inattendu. Depuis sa diffusion, plusieurs habitants nous interrogent : « Qui est Refashion ? » « Faut-il désormais donner à Refashion ? » « Est-ce que Refashion remplace l’ACISE Insertion Environnement ? »
Ces questions ne traduisent pas un rejet. Elles révèlent une confusion.
Une histoire de proximité
Elles rappellent surtout une réalité essentielle : en Martinique, la collecte textile n’est pas née d’une campagne nationale. Elle s’est construite dans le temps, à partir d’une initiative locale, sociale et solidaire, historiquement liée à l’aide aux personnes sans domicile, aux familles en grande précarité et aux publics fragiles.
Festivals
Festival de Fort-de-France 2026 : avant-première
Les ateliers du Sermac ouvrent le Douvan Festival
Avant l’ouverture officielle du 55e Festival culturel de Fort-de-France, le 1er juillet, le Douvan Festival met à l’honneur les ateliers du Sermac tout au long du week-end au Parc culturel Aimé-Césaire.
Musique, danse, théâtre, arts plastiques, mode et expression corporelle rythmeront ces trois journées, avec des restitutions proposées par les stagiaires des différents centres culturels.
Samedi
Les plus jeunes seront à l’honneur avec deux ateliers d’expression corporelle destinés aux enfants de 3 à 6 ans (14 h et 17 h, sur inscription).
Tout au long de l’après-midi, le public pourra également assister aux restitutions des ateliers :
- guitare (14 h) ;
- danse Bharatanatyam enfants (15 h) ;
- danse Bharatanatyam adultes (18 h) ;
- musique assistée par ordinateur (19 h).
Fêtes patronales
Case-Pilote célèbre ses marins pêcheurs
Du 26 au 28 juin, l’Association des marins pilotins organise la Fête des marins pêcheurs à Case-Pilote. Pendant trois jours, le public est invité à découvrir les métiers de la mer, les savoir-faire locaux et les traditions maritimes.
Un marché entre terre et mer
Les vendredi et samedi, le port accueillera un marché réunissant marins-pêcheurs, agriculteurs et apiculteurs. Plusieurs partenaires, dont l’Asso-Mer, la SNSM et la Marine nationale, proposeront des animations autour de la préservation du milieu marin et des métiers de la mer. Les visiteurs pourront également monter à bord d’un bâtiment de la Marine nationale.
Le samedi à 8 heures, une démonstration de coup de senne permettra de découvrir les techniques de pêche ainsi que les espèces présentes sur le littoral.
Faire connaître les métiers de la pêche
Présente durant la manifestation, France Travail participera à la valorisation du métier de marin-pêcheur, un secteur confronté au renouvellement des générations et aux enjeux économiques et environnementaux. L’association souhaite également sensibiliser le public à l’importance de la production locale et aux perspectives offertes par les métiers de la mer.
Politiques
Viva Venezuela !
— Par Gary Klang —
Si je republie cet article aujourd’hui, c’est parce que j’en ai marre d’entendre critiquer Chavez et Maduro; marre d’en entendre dire du mal par des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent; marre des menaces de Trump; marre de lire dans les journaux français et américains tant de sottises concernant ce pays. Comme nous avons pu le constater, Michel Butor et moi, les seuls invités de langue française dans le cadre de ce festival de poésie : le président Chavez était aimé de son peuple pour lequel il avait créé, entre autres, des restaurants à bon marché pour les plus démunis. Quel gouvernement français, belge ou américain l’a jamais fait ?
C’est mon ami Enrique Hernandez D’Jesus qui m’invita à ce festival. Je l’avais rencontré au Mexique – autre pays frère – lors d’une rencontre de poésie, où m’avait convié un autre grand ami et poète, Marco Antonio Campos. D’entrée de jeu, j’étais certain qu’Henrique et moi étions liés pour la vie et que je le reverrais un jour. De fait, on s’est revus en juin 2012 à ce festival organisé en son honneur.
Danses, Musiques
Le Gros-Morne et Sainte-Marie au rythme du bèlè
Plongez dans l’univers du tanbou bèlè avec Stella Gonis et Laël Varasse
Une immersion au cœur des traditions martiniquaises
Figure incontournable du bèlè martiniquais, Stella Gonis consacre depuis plus de vingt ans sa vie à la transmission de cet héritage culturel. Chanteuse, danseuse, tanbouyée et pédagogue passionnée, elle propose, durant tout le mois de juillet, une Master Class exceptionnelle aux côtés du percussionniste Laël Varasse.
Cette initiative invite petits et grands à découvrir ou approfondir la pratique du bèlè, expression artistique emblématique de la Martinique où se rencontrent musique, danse, chant et transmission.
Stella Gonis, une ambassadrice du bèlè
Originaire des Mornes des Esses, à Sainte-Marie, Stella Gonis grandit au rythme des tambours et des chants traditionnels qui animent sa campagne natale.
Elle fait ses premiers pas dans la chorale Le Chœur du Morne des Esses, où elle évolue d’abord comme choriste avant de devenir soliste. Soucieuse de perfectionner son art, elle intègre ensuite pendant cinq années l’Institut de Formation aux Arts du Spectacle, établissement qui a notamment révélé plusieurs artistes martiniquais de renom.
En 2008, son parcours est mis à l’honneur dans le documentaire « Bèlè, tambour vivant », réalisé par Barbara Jean-Élie et diffusé sur ADN, TRACE et Canal+.
Philosophie
Le Chercheur et le Poète.
—Par Camille Loty Malebranche —
Le Chercheur
Je sais que le poète n’est pas théoricien, mais c’est précisément la sensibilité définitionnelle de la poésie savante que je cherche chez vous. Car là où la grammaire opère la déclinaison des lexèmes dans les langues flexionnelles, la poésie fait la déclinaison conceptuelle et logique des lemmes sentis comme des choses du vécu, des protagonistes du sentiment qui théorisent le sentir par le métalangage de la beauté.
Fort de ce constat personnel, j’aimerais, cher ami poète, vous dont l’esthétique du verbe, trouve les meilleures tournures pour dire le monde, vous entendre en quelques vers sur chacun des deux sujets suivants: la réussite et l’école.
Le Poète
Vous demandez au poète de coltiner des définitions, alors qu’aujourd’hui la mystification par le verbiage vil a officiellement remplacé la poésie devenue collection de vocables décousus pour des minus poétaillons. Votre question, chercheur, est un rappel à l’entendement de l’art envers et contre la pitrerie actuelle où des poétastres grésillent de leur langue poussiéreuse et caquettent en grattant la terre verbale pour n’y trouver que des vers mort-nés à travers l’opération abortive de leur médiocrité qui fait de la poésie un sous-art, plus mineur que la danse des saltimbanques sur échasses, sous leur plume de paille sèche et sans encre.
Yékri
L’éphéméride du 26 juin
Naissance à Basse-Pointe d’Aimé Césaire le 26 juin 1923
Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique) et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France (Martinique), est un écrivain et homme politique français, à la fois poète, dramaturge, essayiste, et biographe.
Fondateur et représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude — avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas —, anticolonialiste résolu, il mène en parallèle une carrière politique en tant que député de la Martinique et maire de Fort-de-France durant cinquante-six années consécutives, de 1945 à 2001.
Biographie
Les jeunes années
Aimé David Césaire est né le 26 juin 1913 dans l’habitation Eyma. Il faisait partie d’une famille de sept enfants. Son père, Fernand Césaire, était administrateur, gérant d’une habitation à Basse-Pointe, puis après concours nommé au bureau des impôts comme contrôleur des contributions, et sa mère, Éléonore Hermine, était couturière. Son grand-père paternel, Fernand Césaire, après des études à l’école normale supérieure de Saint-Cloud5, fut professeur de lettres au lycée de Saint-Pierre et le premier instituteur noir en Martinique[réf. nécessaire] et sa grand-mère, mamie Nini du Lorrain contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire, aptitudes qu’elle enseigna très tôt à ses petits-enfants.
Expositions
De Paris aux Antilles, la Pool Art Fair poursuit sa traversée
26, 28 & 28 juin | Terminal de croisière | Pointe-à-Pitre
— Par Patricia Lollia (*) —
Après le vif succès rencontré par la campagne d’affichage dans les couloirs du métro parisien, la POOL ART FAIR poursuit sa trajectoire. L’évènement pose désormais ses couleurs en Guadeloupe avec la même ambition : promouvoir l’art contemporain pour l’ancrer dans le quotidien.
A Paris, les visuels ont interpellé, surpris, ému. Ils ont ainsi transformé un trajet ordinaire en rencontre artistique. Entre deux correspondances, les voyageurs se sont arrêtés un instant, suspendus dans le flux. Les affiches ont rompu le rythme automatique des trajets. Elles ont créé une brèche.
Certains ont levé les yeux, d’autres ont sorti leur téléphone, d’autres encore ont simplement ralenti le pas. Des silhouettes en équilibre, des titres qui claquent comme des décisions, des oeuvres colorées qui tranchent avec le gris des quais.
L’art n’était plus confiné, il s’imposait dans l’espace public, sans cartel ni médiation.
Les réactions ont été immédiates : étonnement, questionnements, débats sur les quais et sur les réseaux. Des clichés partagés, des messages envoyés, des discussions amorcées entre inconnus.
Sociologie
Tenue vestimentaire au travail : quelles sont les règles ?
Ce que dit le Code du travail
Un salarié a en principe le droit de se vêtir comme il le souhaite sur son lieu de travail.
Le Code du travail (article L. 1121-1) autorise indirectement l’employeur à imposer à un salarié des contraintes vestimentaires dans certains cas où cela peut être justifié : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».
Une décision-cadre du Défenseur des droits sensibilise les employeurs sur la question de l’apparence afin qu’ils réinterrogent leurs codes vestimentaires et leurs pratiques dans le respect du droit de la non-discrimination.
Pour le Défenseur des droits, le salarié ne peut être restreint, dans tout ce qui constitue son apparence physique, qu’à la condition que cette restriction soit déterminante pour l’exercice de son activité professionnelle : « les codes vestimentaires doivent être justifiés par la nature des postes concernés et légitimes et proportionnés au but recherché. Ils peuvent s’appuyer sur des mesures d’hygiène et de sécurité ou peuvent répondre, dans certaines limites, à des considérations d’image ou d’identification ».
Philosophie
La Mesquinerie, cette dégénérescence existentielle…
— Par Camille Loty Malebranche —
Le mesquin est un miséreux dans l’être, qui bloque et entrave l’effort d’autrui à l’élévation. La mesquinerie est le recours à l’ostracisme et au freinage crapuleux de toute sortes contre autrui par le mesquin trop fragile dans son statut et trop inconfortable dans ses privilèges pour laisser l’autrui de valeur atteindre son potentiel. Creuser maladivement des abîmes imaginaires et dresser des murs fictifs de haine, pour empêcher le succès des autres dont il se sent inférieur, voilà du mesquin, l’existentielle démarche qu’il pratique avec sinistre ferveur, comme une religion pathologique, comme un culte maléfique et pathogène.
La société bourgeoise de consommation, parce qu’elle excite des inepties de classes, avec son entêtement de performance et de compétitions forcenées le plus souvent injustes voire déloyales, est un terreau de tératogénie mentale et de contamination caractérielle, où prolifèrent des mesquins comme du champignon vénéneux dans un terrain toxique.
Parmi les tares de civilisation, la mesquinerie est sans doute la pire pierre où achoppent les rapports humains, les relations interclasses ou interpersonnelles par les aspérités artificielles des haines latentes et irrationnelles et des discriminations les plus bâtées.
Etudes Créoles
Ayiti (1998-2025) : 19 memwa ak yon tèz sou kreyòl ayisyen
Ayiti (1998-2025) : Omwen 19 memwa lisans ak yon tèz doktora ekri ak soutni an
Kreyòl ayisyen – Kisa n ka aprann nan eksperyans sa yo ?
— Par Robert Berrouët-Oriol —
Article paru en Haïti le 22 février 2026 sur AlterPresse.
Yo voye atik sa a pou AlterPresse 20 fevriye 2026
Ekritè : Kenny Thelusma ak Endara Elmano JOSEPH
Rezime
Atik sa a analize chwa lang nan pwodiksyon syantifik an Ayiti, sou baz entèvyou ak chèchè tankou doktè Ary Régis ak doktè Renauld Govain. Pwoblèm santral la se dominasyon franse nan sistèm inivèsitè a, malgre kreyòl la se lang majorite pèp la pale. Travay rechèch sila poze yon kesyon santral : kisa ki pouse etidyan ak pwofesè pwodui oswa akonpaye travay syantifik an kreyòl nan yon espas kote privilèj estriktirèl bay preferans defakto ak lang franse a ? Atik la montre motivasyon sa yo mare ak istwa pèsonèl, angajman sosyal ak vizyon pou yon inivèsite ki pi enklizif. Li mete anfaz sou tansyon ant lejitimite akademik ak responsablite sosyal aktè k ap reflechi e pwodui nan espas desizyon yo.
Yékri
L’éphéméride du 25 juin
Début de la bataille de Little Bighorn, remportée par les Amérindiens, le 25 juin 1875
La bataille de Little Bighorn, surnommée aux États-Unis Custer’s Last Stand (« l’ultime résistance de Custer »), et en sioux la bataille de la Greasy Grass, est une bataille qui opposa les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l’armée américaine du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux constituée à l’initiative de Sitting Bull.
Elle s’est déroulée les 25 et 26 juin 1876, à proximité de la rivière Little Bighorn (« petit mouflon », un affluent du Bighorn), dans l’est du Territoire du Montana, près de ce qui est aujourd’hui Crow Agency dans l’État du Montana.
C’est l’épisode le plus célèbre de la guerre des Black Hills (aussi connue sous le nom de grande guerre sioux de 1876) qui se solda par une victoire écrasante des Amérindiens menés par les chefs sioux Crazy Horse et Gall et par le chef cheyenne Lame White Man. Custer et 267 de ses hommes périrent dans cette bataille, l’une des plus notoires de l’histoire des États-Unis.
Arts de la scène, Théâtre
Fola (Steve) Gadet raconte « Le Tanbouyé des sans-voix » d’Ernest Pépin
— par Selim Lander — Personnage multiforme, universitaire, spécialiste des Amériques anglophones, auteur de plusieurs ouvrages sur les mouvements qui se font jour aux marges de la société, Steve Gadet appartient sous son autre nom, Fola, au monde du spectacle comme musicien et rappeur. Le voici désormais acteur avec cette interprétation d’un récit signé Ernest Pépin, guadeloupéen comme lui et comme le héros de leur histoire, un tanbouyé qui a réellement existé, Marcel Lollia surnommé « Vélo » ou, chez Pépin, « l’ange ».
Les lecteurs de Madinin’art ont déjà eu la primeur d’un article (signé Sarha Fauré) qui apporte déjà beaucoup quant aux intentions de la pièce, de l’auteur du livre, de l’interprète qui a choisi de le porter à la scène : « Ernest Pépin érige Vélo en symbole de résistance, de création et de liberté ». C’est en effet ce que dit le texte… mais il ne dit pas que cela. Car « l’ange » est présenté tout autant comme un héros négatif, un ivrogne, « un sac de rhum », souvent famélique, parfois maladif, la figure même du raté.
Théâtre
« War & Breakfast » : quand la guerre s’invite à la table du quotidien
25, 26 et 27 juin à 19h30, au Théâtre du Lycée Schoelcher à Fort-de-France
L’Autre Bord Compagnie présente les, la onzième création de son atelier amateur : War & Breakfast, d’après l’œuvre du dramaturge britannique Mark Ravenhill.
Figure majeure du théâtre contemporain anglais, Mark Ravenhill est reconnu pour son écriture incisive et sa capacité à décrypter les mécanismes de nos sociétés. Avec War & Breakfast, il interroge la manière dont la guerre, la peur et les discours idéologiques s’immiscent dans les gestes les plus ordinaires de la vie quotidienne.
À travers trois courtes pièces – Grand-Peur et Misère, Les Troyennes et Guerre et Paix – les comédiens explorent un univers où l’intime se trouve progressivement envahi par les tensions du monde. Quand la guerre s’infiltre dans la vie d’un couple, jusque dans les cauchemars de leur enfant, la peur transforme peu à peu le regard porté sur les autres. Derrière les apparences rassurantes d’une société convaincue d’incarner le bien, se dessine alors une réflexion sur les mécanismes de l’exclusion, de la violence et de la désignation de l’ennemi.
Les chroniques de Jean-Marie Nol
Automatisation : quels emplois demain ?
La Guadeloupe et la Martinique face au risque d’un véritable ravage sur l’emploi en raison du décrochage numérique et économique ?
— Par Jean-Marie Nol —
L’intelligence artificielle n’est plus une simple perspective technologique réservée aux grandes entreprises mondiales ou aux laboratoires de recherche. Elle est désormais en train de pénétrer progressivement les secteurs qui structurent le quotidien économique et administratif des sociétés modernes : la banque, les services publics, les collectivités territoriales et l’ensemble du secteur tertiaire. Les inquiétudes concernant le remplacement des travailleurs humains par l’intelligence artificielle se sont intensifiées au cours de l’année écoulée, à mesure que les entreprises réduisent leurs effectifs, que les modèles d’IA deviennent plus performants pour les tâches de bureau et que les entreprises intègrent plus profondément l’IA dans leurs opérations. « De nombreuses banques ont fait état de gains d’efficacité de l’ordre de 30 % grâce à l’IA et à la poursuite de la numérisation », écrit la direction de Morgan Stanley.
Les banques sont à l’avant-poste de l’adoption de l’intelligence artificielle et tentent d’automatiser une partie de leurs activités pour essayer de profiter des économies promises par les avancées technologiques.Dans
Peinture
L’artiste comme métaphore de l’enfant
— Par Alex Lollia, Professeur de philosophie à la retraite
Pour Emma
La Pool Art Fair fait son grand retour pour une 17ême édition qui s’annonce d’ores et déjà majeure. Du 25 au 28 Juin 2026, le Terminal de croisière de Pointe-à-Pitre se transforme en carrefour international de la création contemporaine.
Cette année encore, le salon réunira plus d’une centaine d’exposants : artistes, galeries, collectifs et acteurs de la scène artistique caribéenne et internationale. Un véritable festival de la création où les formes se réinventent et les couleurs explorent des territoires inédits.
Cette édition sera marquée par la présence de Barthélémy Toguo, artiste camerounais de renommée mondiale. Poète des matières, il apportera à la Pool Art Fair, la puissance de son regard et l’universalité de son oeuvre.
Il s’agit de réaffirmer la vocation du salon : faire dialoguer les scènes, les cultures et les imaginaires.
Dans ce dialogue, Patricia Lollia a choisi de présenter un ensemble d’ œuvres centrées sur les figures et les postures d’enfants : corps en mouvements, visages ouverts, gestes suspendus.
En créole guadeloupéen, enfant se dit « Timoun ».
Yékri
L’éphéméride du 24 juin
Publication de la Vie de Jésus de Renan, succès européen et scandale en France, le 24 juin 1863.
La Vie de Jésus est un essai d’Ernest Renan, publié en 1863. C’est le premier volume d’un projet plus vaste, l’Histoire des origines du christianisme (huit volumes publiés entre 1863 et 1883). Ce best-seller européen fait scandale notamment en France car le philologue et historien présente Jésus comme une haute personnalité morale, rejetant sa divinité et toute intervention du surnaturel.
Historique
Cet essai résulte de notes de lectures et d’ébauches consignées au jour le jour dans des carnets de Renan, prises lors de l’expédition française en Syrie et au Liban à laquelle il participe en 1860-1861. C’est en effet lors de cette mission archéologique que mûrit dans son esprit le projet de cette biographie en parcourant la Judée et la Galilée au printemps 1861. La confrontation des évangiles canoniques à la réalité historique le conduit à cette époque à procéder à un dépouillement de ces textes sacrés. Renan revient ainsi d’Orient en octobre 1861 avec le brouillon de la Vie de Jésus mais s’impose de ne pas le publier afin de ne pas se fermer les portes du Collège de France, comme le lui conseillent ses amis, notamment le théologien protestant Albert Réville ou le savant Marcelin Berthelot.
Cinéma
« L’Illusion de Yakushima », un film de Naomi Kawase
Par Naomi Kawase
Avec Vicky Krieps, Kan’ichirô, Ojiro Nakamura
17 juin 2026 en salle | 1h 52min | Drame
Synopsis
Tout public avec avertissement
Corry est française et vit au Japon. Elle partage sa vie avec Jin et s’occupe d’enfants en attente de greffe cardiaque à l’hôpital de Kobé. Alors que la culture Japonaise a du mal à accepter le don d’organe, Corry se bat au quotidien pour faire évoluer les mentalités et trouver plus de donneurs. Quand Jin disparait un jour sans laisser de trace, elle tente de le retrouver, mais doit aussi mener une course contre la montre pour que la greffe de son jeune patient aboutisse…
La presse en parle !
Marie Claire par Emily Barnett
Dans ce puissant mélodrame (à prendre au sens plein et fort), le cœur organique rejoint le cœur métaphorique, tous deux battant à l’unisson d’une mise en scène où se mêlent nature et spiritualité, précision scientifique (la dernière scène d’opération à cœur ouvert) et lyrisme des sentiments.
CinemaTeaser par Aurélien Allin
L’Illusion de Yakushima convainc sans réserve, dans ce qui est peut-être ce que la cinéaste a fait de mieux depuis La Forêt de Mogari.
Féminismes
Clôture du cycle « Mémoires blessées, voix libérées »
Fort-de-France : Isis Labeau-Caberia invitée de la conférence de clôture
L’association D’Antilles et D’Ailleurs clôturera le mercredi 24 juin 2026 son cycle de conférences « Mémoires blessées, voix libérées » avec une rencontre exceptionnelle consacrée à l’écrivaine, chercheuse indépendante et artiste martiniquaise Isis Labeau-Caberia. L’événement se tiendra au Bayou, à Fort-de-France, à partir de 17h30.
Soutenu par la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) de Martinique, ce cycle de conférences a permis, depuis plusieurs mois, d’aborder les violences faites aux femmes, les mécanismes de domination et les enjeux d’égalité à travers des interventions d’acteurs engagés du territoire.
Pour cette dernière rencontre, le public est invité à découvrir l’univers de « Chères ancêtres : Contre-histoire des résistances féminines et anticolonialistes », ouvrage publié aux Éditions Grasset. Dans ce livre, Isis Labeau-Caberia entreprend un voyage au cœur de son histoire familiale et collective afin d’interroger les héritages de l’esclavage, de la colonisation et des silences transmis de génération en génération.
Cinéma
« Histoires parallèles », un film de Asghar Farhadi
Par Asghar Farhadi, Saeed Farhadi
Avec Isabelle Huppert, Virginie Efira, Pierre Niney | 14 mai 2026 en salle | 2h 19min | Drame
Synopsis
Tout public
En quête d’inspiration pour son nouveau roman, Sylvie espionne ses voisins d’en face. Quand elle engage le jeune Adam pour l’aider dans son quotidien, elle ignore que celui-ci va bouleverser sa vie et son travail, jusqu’à ce que la fiction qu’elle avait imaginée dépasse leur réalité à tous.
La presse en parle :
Bande à part par Isabelle Danel
Si l’art imite la vie, est-ce que la vie imite l’art ? Sur cette question passionnante, le réalisateur Asghar Farhadi tisse un film vertigineux et foisonnant. Avec un casting d’enfer.
Les Echos par Adrien Gombeaud
Un film virtuose à la fois sombre et ludique, porté par un casting de luxe.
CinemaTeaser par Renan Cros
[…] il y a une une jubilation à voir un cinéaste, d’ordinaire si premier degré lorsqu’il s’agit de jouer avec les codes de son cinéma, disséquer l’art de raconter tout en racontant […].
Elle par Marie Testa
Un film aussi intime que déconcertant, mais résolument prenant.
Arts de la scène, Théâtre
« WAR AND BREAKFAST », les 25, 26 et 27 juin au théâtre du lycée Schoelcher
»Liberté, démocratie, vérité, lumière – le combat n’en finit jamais. Il y a toujours des ennemis. Nous devons nous battre. »
Quand la guerre s’infiltre dans l’intimité d’un couple, et jusque dans les cauchemars de leur enfant, la peur s’installe sournoisement et contamine patiemment leur perception du monde et des autres. Réfugiée derrière leurs grilles protectrices, la société des “gens bien”, sûre d’elle-même, peut alors partir en croisade et terrasser le Mal, les démons, les méchants.
Un spectacle où l’on s’éloigne progressivement de l’ordinaire pour glisser vers le burlesque, comme pour tenir à distance ce qui nous effraie et nous accable, et mettre en lumière l’absurdité de la guerre.
Le projet s’appuie sur le texte original de Mark Ravenhill, composé de plusieurs courtes pièces. Le groupe a travaillé cette année sur trois d’entre elles : Grand-Peur et Misère, Les Troyennes et Guerre et Paix.
Mark Ravenhill (né en 1966) est l’une des figures majeures du théâtre britannique contemporain. Révélé dans les années 1990 avec Shopping and Fucking, il devient rapidement l’un des auteurs emblématiques du mouvement « In Yer Face Theatre », aux côtés de Sarah Kane ou Jez Butterworth, un courant qui bouscule les codes du réalisme et met en scène la violence sociale, l’intimité, le politique et les contradictions de nos sociétés occidentales.
Yékri
L’éphéméride du 23 juin
Naissance, aux Trois-Îlets, de Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie le 23 juin 1763
Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine de Beauharnais, née le 23 juin 1763 aux Trois-Îlets en Martinique et morte le 29 mai 1814 au château de Malmaison à Rueil-Malmaison, est la première épouse de l’empereur Napoléon Ier de 1796 à 1809. À ce titre, elle est impératrice des Français de 1804 à 1809 et reine d’Italie de 1805 à 1809.
Joséphine est née dans une grande propriété de la Martinique d’une famille de Békés. Elle arrive en métropole après son mariage avec Alexandre de Beauharnais, figure de la Révolution française exécuté durant la Terreur ; durant cette période, Joséphine est emprisonnée plusieurs mois. Fréquentant les salons parisiens, elle rencontre le général Bonaparte avec qui elle se remarie. Ce second mariage lui permet de devenir impératrice, mais elle se heurte à l’hostilité de sa belle-famille et à son incapacité à donner un héritier. Napoléon divorce d’elle, et elle se retire dans son domaine de Malmaison. Malgré son mariage stérile avec Napoléon, Joséphine a une importante postérité grâce aux enfants de son premier lit.
Ecologie
Les enfants d’Outre-mer face à l’urgence climatique : une génération particulièrement exposée
— Par Sabrina Solar —
Le changement climatique n’est plus une menace lointaine ou un scénario pour les décennies à venir. Ses effets sont déjà visibles et transforment le quotidien de millions d’enfants à travers le monde. Dans son rapport publié le 16 juin 2026, l’UNICEF dresse un constat particulièrement alarmant : près d’un enfant sur deux dans le monde, soit environ 1,1 milliard d’enfants, est aujourd’hui exposé à au moins trois risques climatiques simultanés. Une réalité qui menace directement leur santé, leur accès à l’éducation, leurs conditions de vie et, dans certains cas, leur survie.
L’étude s’appuie sur une cartographie précise de huit menaces climatiques majeures : les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur, les incendies, les inondations fluviales et côtières, les tempêtes tropicales ainsi que les tempêtes de sable et de poussière. Parmi les phénomènes les plus fréquents figurent les sécheresses combinées aux fortes chaleurs et aux vagues de chaleur, une triple menace qui concerne déjà près de 296 millions d’enfants dans le monde.
Au-delà des chiffres, le rapport montre surtout que les conséquences de ces événements dépassent largement les seuls dégâts environnementaux.
Les chroniques de Jean-Marie Nol
Pointe-à-Pitre : quand le déclin économique nourrit la violence
Pourquoi derrière le succès de la ZI de Jarry, la ville de pointe à Pitre est -elle en échec économique et sécuritaire ?
— Par Jean-Marie Nol —
Le cœur de Pointe-à-Pitre se désagrège depuis le départ des entreprises et commerces vers la zone industrielle et commerciale de Jarry, de Dothemare et également vers les centres commerciaux, et par voie de conséquence une frange de la jeunesse de la Guadeloupe est désormais prise au piège de la pauvreté et de la violence . C’est là un effet dû au temps long. Je veux dire par là que cela relève de la responsabilité de la rénovation urbaine ratée pour partie avec une erreur de jugement des municipalités successives qui a contribué à un urbanisme par trop social. La récente escalade de violence entre adolescents dans le département a une fois de plus mis en lumière une réalité préoccupante : la jeunesse de Pointe-à-Pitre et des environs est confrontée à une violence endémique et à des défis d’ordre économiques majeurs, accentués par la pauvreté croissante et le manque de perspectives d’avenir. Et c’est dans ce contexte, que les guadeloupéens devraient enfin finir par comprendre qu’aucun développement harmonieux et durable de la Guadeloupe n’interviendra sans prise de conscience sur l’importance des mécanismes économiques.
Autres
Nonm dou…
— Par Daniel M. Berté —
Nonm dou…
Man sé an nonm dou…
An nonm dou dou pasé siro sik sosé dan miel
An nonm doué di don dibikité di et isiya ek o siel
An nonm dousin ka balansé an balansin-sisin lé fiy
An nonm doulè ka di tout ladétres ki ka danmé lavi’y
Man sé an nonm dou…
An nonm douvan ka vansé kanktékant épi jimo’y dèyè
An nonm doutan otan ki Sen Toma ki lé wè pou pé kwè
An nonm doub ka boudé kon doub-sis dan an jé domino
An nonm dous ka sèvi lé kalin lé kares lé bel mo
Man sé an nonm dou…
An nonm doudou chéri-kòkot-lanmou-pendou-sikré
An nonm douzièm kon yon parmi lé zapot biennémé
An nonm doum ki anmen pran létjet lariviè an kanpan’y
An nonm doublaj ki ka pran douvan avan ki douvan pran’y
Philosophie
La trilogie constitutive de la liberté.
— Par Camille Loty Malebranche —
La volonté, le choix, la responsabilité sont la trilogie de la liberté vraiment souveraine. L’on comprend alors que la liberté, elle-même, est un apprentissage, un exercice mental pour être prêt aux exigences de la souveraineté de conscience. Nous préférons éluder le raccourci argumentatif qui dit que « l’homme est né libre » pour préciser que l’homme est né avec la faculté d’être libre. La liberté est faculté plutôt qu’effectivité à notre naissance car nous naissons avec tous les manques dont le plus opposé à la liberté effective, est l’ignorance.
Fors tous les conditionnements de l’institution sociale qui nous prend en charge dès que les mains de l’obstétrique nous remettent à celles de nos parents, la famille qui nous accapare, nous organise et nous façonne – famille elle-même toute structurée par et pour la société – nous sommes nous-mêmes porteurs de toutes sortes de pulsions agressives et serviles qui nous empêchent d’être libres.
La liberté ne se peut que comme apprentissage et désapprentissage.
La faculté, toute faculté, pour devenir qualité et richesse, doit être mise à contribution par la gérance judicieuse de l’homme.
Théâtre
« Le Tanbouyé des sans-voix » : quand la littérature devient théâtre, musique et mémoire
Mardi 23 juin à 19h | Terres d’Art | Domaine de Tivoli FdF
— Par Sarha Fauré —
Avec Le Tanbouyé des sans-voix, Fola Gadet propose une adaptation scénique ambitieuse et sensible du roman éponyme d’Ernest Pépin, paru en 2024 chez Caraïbéditions. Présenté au Domaine de Tivoli à Fort-de-France, le spectacle s’inscrit dans une démarche artistique qui fait dialoguer littérature, théâtre, danse et musique afin de donner corps à l’une des figures les plus emblématiques de la culture populaire guadeloupéenne : Marcel Lollia, surnommé Vélo.
Le roman d’Ernest Pépin constitue déjà en lui-même une œuvre singulière. L’auteur ne cherche pas à écrire une biographie traditionnelle du célèbre tanbouyé. Il préfère emprunter une voie plus poétique et plus profonde : celle d’une parole réinventée de l’intérieur. En se glissant dans la conscience de Vélo, il compose une sorte d’autobiographie imaginaire qui restitue non seulement le parcours d’un homme exceptionnel, mais aussi l’âme d’un peuple. Chaque page vibre au rythme du tambour ka ; chaque phrase semble porter l’écho d’un battement, d’une respiration ou d’un chant venu des profondeurs de l’histoire caribéenne.
Yékri
L’éphéméride du 22 juin
Début des barricades lors de l’insurrection ouvrière de Paris contre la Deuxième République le 22 juin 1848.
Le Boeing 707, Chateau de Chantilly, s’écrase à Desaye le 22 juin 1962
Les journées de Juin sont une révolte d’ouvriers parisiens du 22 au 26 juin 1848 pour protester contre la fermeture des ateliers nationaux.
Situation sociale et politique
La crise économique et sociale, qui avait causé le fort mécontentement populaire ayant débouché sur la révolution de février 1848, persiste. L’incertitude quant à l’orientation plus ou moins sociale de la république proclamée solennellement le 4 mai, incite les détenteurs de capitaux à retirer leurs fonds des banques qui manquent alors de liquidités pour consentir des prêts et soutenir l’escompte. Le nombre de chômeurs augmente. Il y a près de 115 000 personnes inscrites dans les ateliers nationaux parisiens le 18 mai. Cela entraîne une dépense de près de 200 000 francs par jour. Grâce à la propagande de Falloux (faux rapports de la commission du travail de l’Assemblée constituante) et des partisans de l’ordre, les rentiers et les bourgeois s’exaspèrent de devoir entretenir un nombre croissant de chômeurs.
Ecologie
Coupe du monde 2026 : : le football peut-il encore ignorer son impact climatique ?
— Par Lionel Pabion (*) —
Derrière les exploits sportifs, la Coupe du monde 2026 pourrait devenir l’édition la plus émettrice de CO₂ de l’histoire du football. – © MDSAIFUR / adobe.stock.com
Alors que la Coupe du monde 2026 se déroule sur un continent entier, son empreinte carbone pourrait battre tous les records. Derrière le spectacle planétaire, le modèle du football international interroge de plus en plus sa compatibilité avec les limites environnementales.
La Coupe du monde de football est un événement sportif mondial qui n’a guère d’équivalents. La compétition est progressivement devenue un enjeu économique et médiatique gigantesque. En 2022, la finale a été suivie par près d’un milliard et demi de spectateurs. Le sport est ainsi un outil de soft power très convoité. La remise par le président de la FIFA d’un “prix de la paix” à Donald Trump en décembre 2025 en est un exemple éloquent. Ces instrumentalisations politiques sont souvent dénoncées, et la question d’un éventuel boycott de la compétition revient régulièrement.
En revanche, la question écologique est souvent moins mise en avant que les enjeux politiques et sociaux.
Poésies
« Fête de la Musique »
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Fête de la Musique
Ce soir, faites-en tous :
je veux des décibels
car la musique est belle !
Elle est comme des mots d’émotion
dont avec le cœur tous
comprennent la signification
car elle n’est pas intellectuelle…
C’est un langage universel,
échec à la tour de Babel !
Quand la musique est belle,
qu’elle déploie ses ailes
au vent des instruments,
unissant mâles et femelles
en un même mouvement :
cette danse rituelle,
cette transe d’amour
qui mouille les aisselles
jusqu’à l’orée du jour,
on oublie nos querelles…
Alors je vous en prie,
sous la voûte du ciel,
amis, faites du bruit
jusqu’au bout de la nuit !
Philosophie
Essentialisme idéologique et discriminations…
— Par Camille Loty Malebranche —
Il est deux essentialismes: l’ontologique et l’idéologique.
La voie la plus sûre du pouvoir des asservisseurs et des tyrans est de s’essentialiser afin de se placer hors de portée de la rationalité selon le principe d’une onction de supériorité par essence de leur catégorie. Ainsi, ils interdisent l’intellection des mécanismes structurels de leurs privilèges indécents par leurs asservis qu’ils mystifient. Car l’homme ne domine ni ne réifie l’homme, que par la violence et l’essentialisation des contingences existentielles.
L’essentialisme ontologique, cette désignation philosophique de l’essence des êtres, est inviolable. Malgré toutes les logomachies ayant lieu sur le concept d’essence qui détermine la nature de chaque catégorie d’êtres en ce que ceux-ci ont d’immuable comme présence au monde et comme identité en tant qu’êtres, nul ennemi de l’essentialisme n’a pu démontrer objectivement que les êtres sont sans nature. Et l’étude approfondie scientifique ou philosophique du monde est précisément l’interrogation des essences qui différencient par les natures qu’elles déterminent, les catégories, les espèces; et également l’interrogation des différents règnes connus et étudiés.
En ce qui concerne l’être humain, hormis l’essence ontologique qui relève de la nature humaine et se dévoile par l’interrogation épistémique des dimensions biologique et métaphysique de l’être humain, il est parfois une essence artificielle et sociale, particulièrement pernicieuse et mensongère, relevant de l’idéologie, c’est l’essentialisme idéologique.
Écrits
« Rencontre », « Indépendance, Souveraineté, Autonomie », « Madan Kafa », et autres…
— Jean-Bernard Bayard —
Rencontre
Dans le monde immatériel de l’univers, quatre hommes se rencontrèrent pour discuter de la déchéance de la race humaine. Ces hommes représentaient trois continents: Asie du Sud, Afrique, Amérique du Sud, et les Antilles. Ils étaient Mahatma Gandhi de l’Indes, Nelson Mandela de l’Afrique du Sud, Che Guevara de l’Argentine, et Fidel Castro de Cuba. Ils voulaient savoir les causes de la déchéance, et comment y remédier. Gandhi, après avoir reçu et remercié les trois autres, les invita à s’asseoir autour d’une table ronde. Après un moment d’échange amical, le plus jeune posa la première question thématique. « Messieurs, je suis le plus jeune, et je fus assassiné très jeune pour avoir défendu l’humanité de notre espèce. » Gandhi le regarda avec un petit sourire empreint de compassion. « Oui nous nous sommes engagés pour la promotion de l’humanité et nous fumes assassinés toi à 39 ans, moi à 79 ans. » Castro, ne pouvant s’empêcher un peu d’humour, s’exclama: « Ils ont essayé 638 fois de m’assassiner, mais me trouvèrent invincible, je fus assassiné par la vieillesse!
Yékri
L’éphéméride du 21 juin
Marie-Josèphe-Angélique, accusée d’avoir provoqué l’incendie de la ville, est exécutée à Montréal le 21 juin 1734
Marie-Josèphe-Angélique (ou Marie-Josèphe dite Angélique) est une esclave noire, née vers 1710 au Portugal. Elle est accusée d’avoir provoqué l’incendie de Montréal et est exécutée en place publique le 21 juin 1734.
Le marchand Alexis Lemoine, dit Monière, est le « parrain » de Marie-Josèphe-Angélique lors de son baptême, qui a lieu le 28 juin 17301,2. En janvier 1731, elle a un fils avec César, un autre esclave appartenant à un marchand, puis donne naissance à des jumeaux en mai 1732. Sa maîtresse est Thérèse de Coignes de Francheville, veuve de François Poulin de Francheville, mort en 1733, et belle-sœur d’Alexis Lemoine. Lors de son procès, elle déclare avoir d’abord été achetée, du Portugal, par « Niclus Blek », probablement Nicolas Bleeker, un marchand de l’État de New York, important joueur dans la traite d’esclaves lucrative de l’époque. C’est lui qui l’aurait ensuite vendue aux Francheville4.
En avril 1734, croyant que sa maîtresse pense à la vendre, Marie-Josèphe-Angélique décide de rejoindre la Nouvelle-Angleterre en compagnie d’un blanc, Claude Thibault, dont elle est amoureuse.
Echos d'éco, Sociologie
Face aux fragilités sociales, retrouver la dignité par l’activité
— Par Roland Rosillette, acteur et militant de l’IAE —
Dans une Martinique confrontée à la pauvreté, au chômage des jeunes, à la sous-qualification et aux ruptures de parcours, l’insertion par l’activité économique, l’IAE, n’est pas la seule réponse, mais elle est l’une des solutions concrètes pour remettre des femmes et des hommes en mouvement. Elle offre un sas de préparation vers l’emploi pour retrouver confiance, développer ses compétences et se projeter vers l’avenir à celles et ceux qui traversent des difficultés, mais qui portent encore en eux la motivation, l’envie de réussir et le besoin d’un accompagnement adapté.
Ce parcours n’est ni une faveur, ni une occupation : c’est une étape exigeante pour reprendre confiance, apprendre, produire utile, révéler des compétences et contribuer au développement du territoire.
Sortir des préjugés
En Martinique, parler d’insertion par l’activité économique, ce n’est pas parler d’un dispositif administratif de plus. C’est parler de nos compatriotes : des jeunes en recherche de repères, des bénéficiaires du RSA, des seniors éloignés de l’emploi, des personnes en situation de handicap, des demandeurs d’emploi de longue durée, des parents isolés, des personnes placées sous-main de justice ou encore des personnes peu ou pas qualifiées.
Théâtre
Le Théâtre du 6e Continent célèbre les écritures théâtrales au Domaine de Tivoli
Du 19 juin au 4 juillet : le programme
— Par Sarha Fauré —
Figure incontournable du paysage théâtral martiniquais, José Exélis consacre sa vie à la scène depuis plus de quarante ans. Comédien dès 1984 au sein du Théâtre de la Soif Nouvelle, il se forme auprès d’Annick Justin-Joseph avant de s’imposer comme auteur, metteur en scène et dramaturge.
Créateur de plusieurs pièces, dont Overdose (1988) et Soledad (1989), il développe au fil des années une écriture scénique singulière où se croisent texte, musique, danse et mouvement. Son approche, qu’il qualifie de « tout corps en jeu », donne naissance à un théâtre hybride, profondément ancré dans les réalités caribéennes, oscillant constamment entre le réel et l’imaginaire, entre la gravité et la légèreté.
En 2002, il fonde la compagnie Les Enfants de la Mer, du nom de l’une de ses créations emblématiques. Depuis, il a participé à une trentaine de productions, écrit plusieurs pièces et mis en scène une vingtaine de spectacles issus principalement du répertoire caribéen.
Le Théâtre du 6e Continent : faire dialoguer amateurs et professionnels
À travers cette nouvelle manifestation théâtrale, le Théâtre du 6e Continent défend une vision ouverte et inclusive de la création artistique.
Écrits
Lettre à Duvalier
— Par Gary Klang —En librairie, Théâtre
Théâtre : publications de juin 2026
Découvrez les nouveautés du mois, notamment les textes lauréats du concours Vivons Les Mots ! et les pièces jouées au festival d’Avignon.
📚🏆 Les lauréats du concours » Vivons les mots! 2026
🥇 Des fleurs, des bonbons, un fusil
🏅 Médaille d’or du concours Vivons les mots ! 2026
✍️ Jérémie Kalil
Dans le salon d’une famille ordinaire de banlieue parisienne, la fête des Mères devrait être un moment de joie, entre rituels familiers et tendres attentions.
Mais cette année, tout bascule. Une parole de trop, une humiliation de plus, l’adolescente de la maison explose et mange les fleurs qu’elle vient d’offrir à sa mère. Ce geste, aussi brutal qu’inattendu, fait voler en éclats l’équilibre fr[…]
📖 EAN : 9782336622279
📅 11/06/2026
📏 135 x 215 mm
📚 Collection : En scène
📄 72 pages
💶 11.00 €
Politiques
Chronique d’une impasse institutionnelle : de l’escroquerie au renoncement
— Les Contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
En dépit de consultations populaires, le débat institutionnel n’a pas eu lieu. Les consultations ont été des leurres présentés comme des référendums. Les vraies questions n’ont jamais été posées alors que les réponses aux fausses questions sont réputées s’y rapporter.
Le bal des leurres et le « chatt’ en sac » éternel
Depuis des décennies, le débat institutionnel en Martinique est marqué par une « escroquerie intellectuelle » où les consultations populaires font office de paravents. Les scrutins de 2003 et 2010 n’ont jamais été les référendums de clarté attendus (Département, Autonomie ou Indépendance), mais des montages juridiques qualifiés de « chatt’ en sac » par le meilleur juriste des autonomistes, Camille Darsières. En posant des questions délibérément obscures sur des articles de la Constitution (73 ou 74) plutôt que sur le destin du pays, l’État et les élus ont sciemment évité d’entendre la voix légale d’un peuple qu’ils craignent d’affronter dans un vrai débat. Les réponses à ces fausses questions ont été interprétées pour satisfaire des élites qui gèrent l’assimilation tout en feignant de la combattre.

