De l’Amour contre l’insignifiance…

— Par Camille Loty Malebranche —

L’amour est en soi un archétype supérieur du sens en tant qu’il fait du don de soi et de la sublime appétence à se donner à l’autre bien-aimé, un destin qui décuple, centuple l’enthousiasme existentiel, le goût à la vie. C’est le chantre des splendeurs, le relief verdoyant d’une finalité à travers la proximité jouissive contre la grisaille et le spleen de l’absurde. L’amour est l’envergure, la dimension ontologique et sentimentale du divin et de son infinitude.

Il est dans le rapport de l’homme au monde, une propension qui caractérise la posture de son état métaphysique, un appel irrépressible que j’appelle « gnosique » qui consiste au besoin ontologique de comprendre le pourquoi de notre place dans l’univers. Un besoin qui déclenche une quête permanente de sens, quête restée inassouvie tant que l’homme se borne au schème du sensible. Une quête que seule la transcendance peut accueillir à bon escient! En spiritualité, c’est-à-dire au stade absolu, la quête humaine du sens de soi va bien au-delà du théorique voire du dicible, et c’est l’intuitif et le sentimental qui nous signifient la vérité de notre essence avant même les révélations.

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