L’éphéméride du 7 mars

Guadeloupe : les premiers droits politiques sont accordés aux Libres de couleurs le 7 mars 1833

Le Conseil colonial de Guadeloupe adopte, par 118 voix contre 6, le projet visant à accorder les droits politiques aux hommes de couleur libres. En 1831, une ordonnance royale leur avait timidement accordé les droits civils parce qu’on craignait une vive opposition des colons, grands propriétaires détenteurs de richesses sur les îles.

A l’époque, la loi française spécifiait que pour être électeur il fallait payer un cens de 200 francs et pour être é1u un cens de 300 francs. Ces chiffres ont été portés à 300 et 600 en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. II fallait de plus justifier de Ia possession dans la colonie de valeurs mobilières ou immobilières de 30 000 francs en Guadeloupe et en Martinique, de 20 000 francs en Guyane. Portée à la Chambre des députés, la loi fit l’objet d’une discussion du13 au 23 avril et parut au moniteur le 1″ mai.

Sur son accueil, le Courrier de 1a Guadeloupe publie ceci : « Il est des esprits chagrins pour lesquels la gêne des temps présents comparée à l’aisance des temps passés est une cause intarissable de regret pour ces derniers, de diatribe contre les autres ; incapables de rien apprécier sans être soumis à à cette double impression, ils répandent amèrement leur bile sur tout ce qui se présente comme de nouvelles institutions. » Aux prochaines élections, seuls les blancs furent élus aux Conseils coloniaux.

 

1524 : le navigateur Giovanni da Verrazano prend pied en Amérique du Nord.

Jean de Verrazane (ou Jehan, rarement Jean Verazani…) en français, Giovanni da Verrazzano ou Verrazano en italien et qui signait en latin Janus Verrazanus, est un explorateur florentin3 longtemps au service du roi de France François Ier, né à Greve in Chianti vers 1485 et mort en 1528 aux Antilles. Verrazano est le premier Européen à explorer une grande partie de la côte atlantique des États-Unis et du Canada, premiers pas vers la colonisation française des Amériques. Les territoires d’Amérique que Verrazane découvre sont nommés par lui « Nova-Gallia », c’est-à-dire la Nouvelle-France.

1833 : Le Conseil colonial de Guadeloupe adopte, par 118 voix contre 6, le projet visant à accorder les droits politiques aux hommes de couleur libres. En 1831, une ordonnance royale leur avait timidement accordé les droits civlls parce qubn craignait une vive opposition des colons, grands propriétaires détenteurs de richesses sur les îles.
A l’ëpoque, la loi fiançaise spécifiait que pour être électeur il fallait payer un cens de 200 francs et pour être élu un cens de 300 francs. Ces chiffres ont été portés à 300 et 600 en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Il fallait de plus justifier de la possession dans la colonie de valeurs mobilières ou immobilières de 30 000 francs en Guadeloupe et en Martinique, de 20 000 francs en Guyane. Portée à la Chambre des députés, la loi fit lbbjet d,une discussion du 13 au 23 awil et parut au moniteur le l. mai.
Sur son accueil, le Courrier de la Guadeloupe publie ceci : « Il est des esprits dragrins pour lesquels la gêne des temps présents comparée à laisance des temps passés est une cause intarissable de regret pour ces derniers, de diatribe contre les autres; incapables de rien apprécier sans être soumis à cette double impression, ils répandent amèrement leur bile sur tout ce qui se présente comme de nouvelles institutions. » Aux prochaines élections, seuls des blancs furent élus aux Conseils coloniaux.
1991 : la barge pétrolière Vistabella, immatriculée à Trinité-et-Tobago, sans assurance en matière de pollution, coule par 600 m de fond à 15 milles au sud-est de Niévès, une des deux îles majeures du petit État caraïbe de Saint-Christophe-et-Niévès. Ses 2 000 tonnes de fioul lourd se déversent dans cinq juridictions : Saint-Christophe-et-Niévès, les îles de Saba (Antilles néerlandaises), Saint-Martin et Saint-Barthélemy (Antilles françaises), les îles Vierges britanniques, des îles Vierges américaines et de Porto Rico (États-Unis).

1917 : le premier disque de jazz est mis sur le marché. Il s’agit d’un enregistrement du groupe Original Dixieland Jazz Band incluant une composition qui sera un succès à l’époque : Livery Stable Blues.

L’Original Dixieland Jass Band – alias Original Dixieland Jazz Band (à partir de 1918), (ODJB) – est un quintette américain formé de musiciens Blancs mené par le cornettiste Nick La Rocca. C’est la première formation à enregistrer, en 1917, un disque de jazz.
Historique

Originaires de La Nouvelle-Orléans, Nick La Rocca et d’autres anciens musiciens du Papa Jack Laine’s Reliance Brass Band s’installent à Chicago en 1916. Là, ils jouent pendant une saison sous le nom du Stein’s Dixie Jass Band (du nom du batteur du groupe à l’époque Johnny Hountha Stein, remplacé peu de temps après par Tony Sbarbaro). Ils partent ensuite pour New York où ils trouvent des engagements grâce aux recommandations du chanteur et acteur Al Jolson et commencent à connaître le succès. L’aspect visuel (coulisse du trombone guidée avec le pied…) et les gimmicks pittoresques (bruits de klaxons, imitations de bruits d’animaux…) passent souvent avant la musicalité. Les musiciens se définissent eux-mêmes d’ailleurs comme des untuneful harmonists playing peppery melodies. En janvier 1917, le groupe enregistre le morceau Darktown Strutters’ Ball (en) pour le label Columbia1 mais, l’enregistrement n’étant pas concluant, les titres ne sont pas édités et les matrices détruites. Au début de la même année, le groupe se produit au Resenweber’s restaurant de New York1.

Le 26 février 1917, l’Original Dixieland Jass Band entre dans l’histoire du jazz en enregistrant pour le label « Victor Talking Machine Company » ce qui est considéré comme le premier disque de jazz2 : un 78 tours Livery Stable Blues (en) et Dixieland Jass Band One-Step (en). Lors de cet enregistrement « historique » de 1917 jouent Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie). Le disque est mis sur le marché le 7 mars 1917. Il connaît un énorme succès, se vendant à plus d’un million d’exemplaires3. En août de la même année est enregistré Tiger Rag (en)4 qui deviendra un standard de jazz. C’est le début d’une éphémère gloire pour l’ODJB, devenu Original Dixieland Jazz Band, qui enregistre pour Aeolian, Columbia (20 titres dont un nouveau tube : Soudan), Victor et Okeh. L’ODJB part pour l’Angleterre où il se produit pendant plusieurs mois (mars 1919-juillet 1920). Henry Ragas étant mort, il est remplacé par J. Russel Robinson (en) au piano ; Eddie Edwards est lui remplacé par Frank Christian. En 1925, Nick La Rocca, à la suite d’une grave dépression nerveuse, dissout l’orchestre3.

En 1936, les quatre « survivants » du quintette se retrouvent pour enregistrer quelques titres pour le label Victor sous le nom d’Original Dixieland Five. Le succès n’est pas au rendez-vous. Une seconde tentative pour faire renaître le groupe échoue en 1940. Un ODJB sans La Rocca enregistre quelques titres pour le label Bluebird : ce sera un échec commercial. Dans les années 1940, quelques autres disques seront enregistrés par des formations portant le nom de l’ODJB (mais dont seul le batteur Tony Sbarbaro est issu de la formation d’origine): des V-Discs et quelques faces pour Commodore Records (1945 et 1946).

L’ODJB n’a d’ailleurs pas survécu quand, au début des années 1920, de vrais jazzmen ont commencé à être enregistrés. À l’ODJB revient le mérite d’avoir fait connaître le jazz, d’avoir ouvert la porte des studios à des musiciens plus intéressants et d’avoir éveillé des vocations chez de jeunes instrumentistes des années 1920. Bix Beiderbecke, par exemple, a toujours reconnu avoir été initialement inspiré par Nick La Rocca.