23 search results for "Myriam Barthélémy"

Le Jardin des Ombrages : deux témoignages

— Par Myriam Barthélémy et Claire Palmiste —

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Une visite inattendue au Jardin des Ombrages

— Par Claire Palmiste —
Le hasard fait bien les choses, dit-on. Ce fut un bonheur de vérifier ce vieil adage. Une banderole en guise de panneau éveille la curiosité du visiteur, pressé de découvrir les trésors que peut abriter ce jardin botanique discret. Les Ombrages, comme son nom l’indique, est tapi à l’ombre de la forêt tropicale. Situé à Ajoupa- Bouillon, il bénéficie d’un climat humide, à l’origine de sa végétation luxuriante. Sa singularité tient de la cohabitation paisible entre la bâtisse de l’ancienne distillerie datant du 19e siècle et la végétation, mais également de l’ingéniosité de celui qui veille sur lui.
Au début de la visite, les plantes « la misère » longent le « chemin des murmures » et tapissent les murs de l’ancienne distillerie Viviès, rappelant un pan sombre de l’histoire de l’île. Quelques pas plus loin, entraîné par le guide, Lucas, le visiteur a conscience de pénétrer dans un espace qui ne subsiste que grâce aux efforts d’un guide et aux bras généreux de ses amis.

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Luiz, l’artiste mexicain qui fait germer ses racines en Martinique

Une rencontre au festival « Art Mada »

Par Myriam Barthélémy

Le 11 février dernier, lors du festival « Art Mada » en Martinique, j’ai rencontré Luiz, un artiste mexicain dont j’avais déjà découvert le travail à travers plusieurs fresques visibles sur l’île. Ses peintures, présentes sur différents murs et espaces urbains, m’avaient profondément marquée par la force de leurs couleurs et par cette dimension intensément mexicaine qui transparaît dans chacun de ses traits.

Ce jour-là, face à une œuvre encore en cours de réalisation, nous avons eu une conversation sincère et intime sur son parcours, ses rêves et la foi qui guide son chemin artistique.

De Mexico à la Martinique

Luiz est né à Mexico, la capitale du Mexique, un environnement vibrant où l’art urbain et le graffiti font partie intégrante du paysage. Il a grandi au milieu de cette culture visuelle riche et a commencé à peindre très jeune.

Il est arrivé en Martinique il y a environ un an et demi. Jamais il n’aurait imaginé quitter son pays. Il confie avoir grandi dans un contexte marqué par la violence, dans un lieu où il ne se sentait pas en sécurité et d’où il voulait partir.

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L’association Coolamon à la rencontre d’ARAMIS, véritable artiste en tchè péyi a

— Myriam Barthélémy, vice-présidente de l’association de randonnée Coolamon (découverte du patrimoine, géologie, faune et flore de la Martinique)—

Epuisées par la chaleur de notre randonnée en haut du Morne Pavillon à Tartane, nous tombons sur une étrange demeure qui suscite toute notre attention : girouettes de couleurs, objets insolites détournés cloués sur des troncs d’arbres, mobiles de toutes sortes virevoltant au gré du vent….Nous voilà happées par l’univers de Monsieur Aramis Saindoy.

Un vieil homme vient vers nous et nous propose d’entrer dans son jardin richement décoré, puis de pénétrer dans sa maison et quelle n’est pas notre surprise lorsque nous passons le pas de la porte !

C’est tout un monde incroyable qui se déploie sous nos yeux émerveillés.

Des quantités d’objets s’amoncèlent dans son modeste salon : des bois flottés devenus tour à tour oiseaux, poissons, serpents, racines de bambou, couis, sculptures relatant les difficiles périodes de l’esclavage, totems, crucifix, voitures en bois, animaux de toutes sortesredonnant vie à tout ce qu’il trouve de façon simple et imaginative.

Aramis est peu bavard, humble et souriant mais parvient à nous dévoiler une infime partie de sa vie ; Né en 1949 il a passé toute sa vie dans le quartier de Tartane où il arpentera dès le plus jeune âge tous les recoins de la presqu’ile de la Caravelle.

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Rencontre avec Jesús Nonato Barrón, sculpteur mexicain de talent

 — Par Myriam Barthélémy —

L’histoire commence y a quelques mois par la rencontre deux artistes sculpteurs à Metepec au Mexique.

Jean Luc Toussaint, sculpteur ferronnier d’art résidant en Martinique depuis de nombreuses années et Jesús Nonato Barrón, sculpteur sur marbre. C’est lors du festival « Quimera » que les deux artistes feront connaissance et se lieront d’amitié autour d’une passion commune la sculpture.

De cet échange, Jean – Luc Toussaint souhaite montrer d’une part sa reconnaissance envers cet homme qui lui a permis de partager son atelier pendant plusieurs semaines au Mexique mais aussi diffuser et faire connaître son travail artistique dans la Caraïbe , plus précisément ici en Martinique.

Mais qui est Jesús Nonato ?

Jesús Nonato Barrón est mexicain, licencié dans des Arts Visuels de l’Université d’Art de l’Institut  Allende, à San Miguel de Allende (2010). Dès 2007, il met en place un atelier pour les enfants dans la maison de la culture de la commune de Xichu au Méxique.

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VALCACO, rencontre et échange avec l’un des producteurs de l’association…

— Par Myriam Barthélémy —

valcaco-400Il y a un an presque jour pour jour que l’association VALCACO vit le jour le 6 février 2015 au matin dans les locaux du PARM (Pole Agroalimentaire Régional de La Martinique)!
10 producteurs de cacao de Martinique se sont réunis en présence de la Chambre d’Agriculture et des chocolatiers LAUZEA et ELOT pour la création de l’association des producteurs de cacao de Martinique dénommée VALCACO. La présidente de l’association Kora BERNABE, son bureau et les membres fondateurs ont dorénavant pour mission le développement d’une filière cacao d’excellence de Martinique.
L’association des producteurs de cacao de Martinique a été créée dans le but de relancer une filière cacao d’excellence en Martinique. Elle regroupe des producteurs, des transformateurs ainsi que des acteurs.
Culture patrimoniale, elle était il y a encore quelques années presqu’oubliée et disparaissait progressivement du paysage martiniquais. C’est l’occasion aujourd’hui de pouvoir redonner ses lettres de noblesse à un cacao qui fut réputé au XVIIème siècle et très apprécié de la noblesse des cours européennes. La Martinique a produit pendant des années des milliers de tonnes de cacao qui étaient ensuite exportées vers l’Europe.

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« Danse volumineuse »

les_volumineusesSix femmes font des pirouettes, pliés, jets et autres mouvements de ballet classique dans le Théâtre National du Cuba. Ce qui est inhabituel de cette image est que toutes les ballerines portent des tutus de taille XXL et qu’elles dansent dans le vestibule au lieu de le faire sur la scène. Les gens surveillent par les fenêtres de la façade du théâtre avec une perplexité manifeste. « Nous ne disposons pas de local propre pour essayer, de sorte que parfois ils nous laissent venir ici », dit Juan Miguel Mas, chorégraphe, producteur, dessinateur de costumes et danseur occasionnel de Danse Volumineuse. Il salue entre temps de la tête les spectateurs non invités restés à l’extérieur, il dit : « Ils croient qu’il s’agit d’un cours de gymnastique et que nous voulons perdre du poids ». En réalité, Danse Volumineuse est comme tout autre compagnie de danse professionnelle, seulement un peu plus » lourde », beaucoup plus lourde ( Mailín lourde Daza, première danseur de la compagnie, pèse près de 130 kilos). Peut-être que ce qui est petit est ce qui est est joli, mais Danse Volumineuse c’est avant tout une raison de poids en faveur de la beauté de ce qui est grand.

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«Paco de Lucía, la búsqueda»

— Par Myriam Barthélémy —

paco_de_lucia-400Brillant hommage rendu à Paco de Lucia*, ce documentaire réalisé par son fils retrace le destin musical et artistique du génie de la guitare flamenco disparu en 2014. Avec les témoignages exceptionnels de Chick Corea, John McLaughin, Jorge Pardo ou encore Rubén Blades.

« Paco de Lucía no es ni flamenco ni músico, sólo tiene unos dedos listos« , cette citation du père de la guitare classique Andrés Segovia pourrait être le point d’entrée de ce magnifique documentaire dirigé par le propre fils de l’artiste Paco de Lucía.
Guitariste au talent exceptionnel, « Le » meilleur de tous le temps, ce qui frappe le spectateur c’est avant tout la force d’un homme effronté, audacieux, discret et doté d’une immense humilité qui a revendiqué toute sa vie et dans le monde entier ses racines andalouses et gitanes.
Parmi les mille mots, substantifs, adjectifs, qui pouvaient être choisis pour donner un titre à ce documentaire, pourquoi lui offrir seulement le mot « la busqueda » la recherche ? , ce mot sonne dans l’oreille du spectateur comme une ouverture, un désir à tout jamais inassouvi, celui d’atteindre la perfection absolue de la part de l’artiste lui-même.

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Gente de bien

A voir en VO le 22 avril à Madiana

gente_de_bien-400— Par Myriam Barthélémy —
On sort du cinéma très ému par la fin de ce film qui nous trame la relation d’un jeune garçon Eric et de son père Gabriel tous deux issus d’un milieu humble de la société colombienne.

Après la séparation avec sa mère le jeune Eric , accompagné de sa chienne « Lupe », se voit contraint de partager le quotidien d’un père qu’il ne connaît guère pour ne pas dire qu’il ne connaît pas. D’ailleurs, assez rapidement Franco Lolli , le réalisateur, amène son spectateur à partager les relations qui s’établissent entre les trois protagonistes le trio fils/père et chienne « Lupe », qui ne semblent reliées que par l’affection portée autour de cette chienne.
Cet homme d’une quarantaine d’années aux traits marqués ressemble davantage à un marginal dépressif et tourmenté qu’à un homme réellement inséré dans la société.
Le film nous montre très vite que l’activité professionnelle du père (Gabriel) se limite à poncer de vieux meubles pour des gens « riches » ou du moins ayant un niveau socioéconomique bien supérieur au sien !

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Martinique : la malbouffe prospère avec la complicité des élus.

—Par Myriam Barthélémy —

fast_food_mafiaCoup de gueule

La Martinique se gorge de Fast Food, eh oui…encore un, là pour satisfaire tous les amateurs de malbouffe et les « adeptes » de salles de sport au bien-être amincissant. Pas un mot dans la bouche de ces hypocrites pseudo-écologistes qui ferment les yeux sur la compromission nos politiques ! Rien ne peut arrêter cette soif nauséabonde qui ne rassasie qu’une minorité corrompue par l’argent ! La santé publique de la population martiniquaise n’est qu’un détail aux yeux de tous ceux qui pourrissent par les capitaux yankees !!!
Matinik ka fè mwen la pèn


Lire dans F-A un article complaisant sur l’ouverture d’un nouveau fast-food : Burger-King : un retour en force

Mais surtout lire encore et encore ci-après :

Les fast food sont très souvent associé à la malbouffe, à une mauvaise alimenation : quels sont les effets, les conséquences sur la santé des fast food ?

Au mépris des besoins diététiques, différents par rapport à l’âge et à l’activité des personnes, la nourriture des fast foods est une vaste étendue d’homogénéité.

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« Les nouveaux sauvages » : un film violent, audacieux, perturbateur

A Madiana

les_nouveaux_sauvages— Par Myriam Barthélémy —

Comme le nom du film l’indique, les « Nouveaux sauvages » ou « Relatos Salvajes » est une série de six brèves narrations où le fil conducteur paraîtrait être la violence. Du moins, c’est ce qui se dégage de manière immédiate de l’ensemble de ces six « courts métrages ».
Toutefois, il est possible de dépasser cette première lecture, et d’analyser d’autres thématiques qui sont en jeu dans l’oeuvre de Szifrón. D’abord, il est très clair que le film parle de la nature humaine. Pour se faire, le réalisateur prend des faits de la vie quotidienne (associés à des sentiments de vengeance, de justice, de protection) et à partir d’eux il construit ce qui est probable dans chaque histoire. Les points respectifs de revirement des histoires (dont est fait ce quotidien) sont tournés à l’absurde, ce dernier devient alors illogique, exacerbé, délirant.
C’est là qu’apparaît la violence, mais elle est loin d’être une solution, ou quelque chose de positif ou de cathartique pour le spectateur, elle est présente pour dénoncer les relations de pouvoir asymétriques que l’être humain établit avec son environnement.

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Melaza : une révolution sucrière privée de saveur

— Par Myriam Barthélémy —
melaza-2Melaza est le 1er long métrage de Carlos Lechuga, jeune réalisateur cubain. Ce dernier nous dépeint avec une réelle authenticité ce qu’est Cuba aujourd’hui. Le film nous plonge directement dans la vie d’un jeune couple Aldo et Monica qui vit tranquillement dans un petit village du nom de Melaza, où le temps semble s’être arrêté. Elle, veille tous les jours sur une usine de sucre désaffectée du village et son compagnon Aldo est instituteur et doit s’efforcer de travailler dans des conditions d’une extrême précarité, à commencer par l’enseignement de la natation dans une piscine sans eau.
Le couple vit entouré de la fille de Monica et de sa mère sur fauteuil roulant, dans une impécuniosité permanente, comme c’est le cas de nombreux cubains. Pour tenter de «joindre les 2 bouts » ils louent leur lieu de vie pour quelques pesos à un couple illégitime.

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Les Jardins de Martinique

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— D’après « Rendez-vous aux jardins » *—

Les parcs et les jardins martiniquais sont les reflets de la culture métissée qui fait toute la richesse des habitants de cette île des Petites Antilles. Qu’ils soient  d’agréments ou vivriers, ils ont en commun une diversité botanique extraordinaire constituée de plantes et d’arbres originaires de tous les continents, Amérique, Afrique, Inde, Océanie, Europe.

Au-delà de cette parenté, chaque jardin, expression de la personnalité particulière de celui qui l’a trace, planté, entretenu, est unique. Avec patience et vigilance, le terrain et le matériau vivant qu’est le végétal, sont travaillés pour faire une œuvre qui affirme une identité forte. Près de la maison d’habitation de ville ou de bourg, les jardins de plaisance naissent de l’alliance des couleurs, des formes et des ports variés des fleurs tropicales et des arbres d’ornement , autour de la maison de maître de l’ancienne habitation sucrière, s’inscrit souvent un parc dessiné en conjuguant la référence au style classique adopté par l’aristocratie métropolitaine au 17 et 18ème siècle avec les essences du territoire d’implantation (longues allées structurantes, parterres réguliers, jardins en terrasses, avec ou sans éléments d’architecture tels que balustrades et nymphée) ; en milieu rural, le jardin créole héritier du jardin de case, est à la fois potager avec « légumes pays » et « légumes France », médicinal, condimentaire ; quant aux jardins de collection botanique ils sont époustouflants de richesse.

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Le Jardin des Ombrages

j-d-m-02Le jardin botanique paysager est installé au creux d’un vallon logé au cœur de la forêt tropicale humide. Le ruisseau qui l’habite lui est essentiel comme il l’était au fonctionnement de la distillerie Viviès au 19ème siècle: une allée porte le nom de « chemin du murmure » dont  un coté est tapissée de « misère ». L’allée était le lieu de rassemblement des esclaves. [ NDLR]

Les ruines de l’ancien établissement industriel mangées par la végétation et les éléments de machineries délaissés accueillant fougères et impatiences constituent les fabriques à l’entrée du jardin avant d’en découvrir le cœur.

Lire les témoignages de Myriam Barthélémy et de Claire Palmiste

Le visiteur franchit la porte en bambous qui marque l’entrée de « L’Allée de la Reine », en pente douce pavée de galets ronds, et pénètre un univers végétal où les plantes maîtrisées, plantées selon un projet défini de découverte botanique, luttent pour leur survie : le fond du tableau est l’exubérance envahissante de la forêt libre d’elle-même. Cette sensation est d’autant plus forte aujourd’hui que ce jardin a été dévasté par le cyclone Dean en 2007 et en garde malheureusement les blessures ouvertes.

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« Le dernier repas », un film de Maryse Legagneur 

Mardi 22 avril à 18h45 Teyat Otonom Mawon, Croix Mission, Fort-de-France

— Par Charles-Henri Ramond (*)

Pour son premier long métrage de fiction, la réalisatrice rend hommage au courage et à la résilience des survivants de la dictature de Jean-Claude Duvalier.

Le dernier repas est le premier long métrage de fiction réalisé par la documentariste Maryse Legagneur, gagnante de la Course destination monde en 1999 et auteure du moyen métrage Au nom de la mère et du fils, Prix Claude-Jutra aux Rendez-vous du cinéma québécois, en 2006.

Écrit par la réalisatrice et le scénariste d’origine péruvienne Luis Molinié (les courts Juste moi et toi et Mamita), ce drame situé sur deux époques nous fait revivre une page d’histoire peu glorieuse de l’histoire d’Haïti par le biais des souvenirs d’un Haïtien atteint d’une maladie incurable. Au contact de sa fille, il se remémore son adolescence passée en pleine dictature.

Le dernier repas a remporté le Grand prix du Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ), où il était présenté en première mondiale le 15 septembre 2024. Le film sort en salle le 27 septembre, juste après son passage au Festival International du Film Black de Montréal (FIFBM).

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Le monde de la culture appelle à une « marche silencieuse » le 19 novembre 2023

Un collectif de 500 personnalités du monde du spectacle souhaite organiser « une marche de l’union » à Paris le 19 novembre.
Elles réclament la fin des hostilités au Proche-Orient et dénoncent les discours qui visent à « choisir un camp ».
Isabelle Adjani, Pierre Arditi, Tomer Sisley, Leïla Slimani ou encore Michel Jonasz figurent parmi les signataires.
Une seule banderole blanche, sans revendication politique ni slogan. Dans un texte publié ce lundi 500 personnalités du monde de la culture appellent à l’organisation d’une marche silencieuse « de l’union » le 19 novembre prochain à Paris. Une initiative qui émane du collectif « Une autre voix » présidé par la comédienne belge et musulmane d’origine marocaine Lubna Azabal, qu’on a pu notamment voir dans Le Bleu du Caftan.

Pourquoi cette pétition est importante

Le 7 octobre 2023, le monde s’est réveillé éventré.
Les viscères de son humanité entre les mains.
Le 7 octobre 2023, les vies de 1450 civils Israéliens ont été broyées, exterminées, détruites, assassinées, un massacre perpétré par les milices terroristes du Hamas.

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Loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité promulguée le 21 mai 2001

La loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité dite loi Taubira, du nom de Christiane Taubira, députée de l’Assemblée nationale française, 1re circonscription de Guyane, rapporteuse de la loi à l’Assemblée, est une loi française concernant la reconnaissance, en France, comme crime contre l’humanité des traites et des esclavages pratiqués à partir du xve siècle sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes. La loi a été adoptée par le Parlement le 10 mai 2001 et promulguée le 21 mai 2001.

Elle fait partie des quatre lois mémorielles françaises.

Le 10 mai est choisi en 2006 pour célébrer la Journée nationale des mémoires de la traite et de l’esclavage et de leurs abolitions.

Plan du texte de loi
Chaque article de la loi légifère sur un objet :

Article 1 : la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l’humanité.
Article 2 : l’insertion de ces faits historiques dans les programmes scolaires et le développement des recherches scientifiques s’y rapportant. L’article ne donne pas de directive sur l’orientation du traitement de ce fait historique.

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L’histoire mouvementée de la Loi Taubira

La loi dite loi Taubira, qui reconnaît la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité, a 20 ans

La loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité dite loi Taubira, du nom de Christiane Taubira, députée de l’Assemblée nationale française, 1re circonscription de Guyane1, rapporteuse de la loi à l’Assemblée, est une loi française concernant la reconnaissance, en France, comme crime contre l’humanité des traites et des esclavages pratiqués à partir du XVe siècle sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes. La loi a été adoptée par le Parlement le 10 mai 2001 et promulguée le 21 mai 2001.

Elle fait partie des quatre lois mémorielles françaises.

Le 10 mai est choisi en 2006 pour célébrer la Journée nationale des mémoires de la traite et de l’esclavage et de leurs abolitions.

Plan du texte de loi
Chaque article de la loi légifère sur un objet :

Article 1 : la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l’humanité.
Article 2 : l’insertion de ces faits historiques dans les programmes scolaires et le développement des recherches scientifiques s’y rapportant.

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10 mai : Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

10-mai-memoire-400Le 10 mai est la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition » depuis 2006.

Sur proposition de Maryse Condé, présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage, le président de la République Jacques Chirac fixe cette date au 10 mai, jour de l’adoption en 2001 de la loi Taubira.

Ainsi que l’indiquait le Président de la République dans son allocution du 30 janvier 2006, le 10 mai « honore le souvenir des esclaves et commémore l’abolition de l’esclavage ».

La France est le premier Etat et demeure le seul qui à ce jour ait déclaré la traite négrière et l’esclavage « crime contre l’humanité », elle est également le seul Etat à avoir décrété une journée nationale de commémoration. Le 10 mai évoque la déclaration de Delgrès en 1802 et marque aussi le jour de l’adoption à l’unanimité par le Sénat, en deuxième et dernière lecture de la loi de 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité.

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Gilets jaunes : nous ne sommes pas dupes  !

L’appel des artistes, créateur et créatrices

Depuis plusieurs mois le mouvement des Gilets Jaunes, sans précédent dans l’histoire de la Vème République, bat le pavé de nos rues.

Un mouvement de citoyen.ne.s, né spontanément, qui ne se rattache à aucun parti politique.

Un mouvement qui mobilise des dizaines de milliers de français chaque samedi, depuis plus de 6 mois, et qui est soutenu par des millions d’autres.

Un mouvement qui réclame des choses essentielles : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique.

Ce qu’ils demandent, ils le demandent pour tou.te.s. Les Gilets Jaunes, c’est nous. Nous artistes, technicien.ne.s, auteur.rice.s, de tous ces métiers de la culture, précaires ou non, sommes absolument concerné.e.s par cette mobilisation historique.

Et nous le proclamons ici : nous ne sommes pas dupes.

Nous voyons bien les ficelles usées à outrance pour discréditer les Gilets Jaunes, décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs… La manœuvre ne prend pas, ce récit ne colle pas à la réalité même si médias grand public et porte-paroles du gouvernement voudraient bien nous y faire croire.

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Banalisation de l’état d’urgence : une menace pour l’Etat de droit

— Par collectif —

Dans un appel lancé dans Libération et Mediapart, près de 500 universitaires et chercheurs s’alarment de la volonté du gouvernement d’inscrire dans le droit ordinaire les principales mesures de l’état d’urgence.

Voilà plusieurs décennies que la lutte antiterroriste est le vecteur d’une mutation profonde de notre système politique : contre la menace terroriste, les gouvernements successifs ont progressivement renoncé à des principes essentiels protégeant les individus contre l’arbitraire. A cet égard, le énième projet de loi «renforçant la lutte antiterroriste» marque une étape décisive : proposant d’inscrire dans le droit ordinaire les principales mesures autorisées à titre exceptionnel dans le cadre de l’état d’urgence, il hypothèque les libertés de tous de manière absolument inédite.

Malgré les dénégations de l’exécutif, c’est bien à une banalisation de l’état d’urgence que procède le projet de loi qui va être présenté au Parlement suivant la procédure accélérée : seraient en effet inscrits dans un droit commun qui, auparavant, les ignorait, des mécanismes tels que : l’assignation à résidence, la perquisition administrative, la généralisation des périmètres de sécurité, la fermeture administrative des lieux de culte… Il s’agit là de mesures gravement attentatoires aux libertés qui, en vertu de ce texte, pourraient être décidées par le ministre de l’Intérieur ou le préfet, non plus en situation de «péril imminent» mais, bien plus largement, en tout temps et en tout lieu.

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Plus de 1000 avocats se mobilisent contre Marine Le Pen

« La loi n’est l’expression de la volonté générale que dans le respect de la Constitution ».

Notre République repose sur un socle de valeurs fondamentales que sont la Justice, l’égalité, la sécurité, la fraternité, le pluralisme des opinions et le respect des croyances.

Marine Le Pen veut sans ambiguïté renverser ces valeurs au profit de l’autoritarisme, de la xénophobie, du repli sur soi, du corporatisme et de la haine de l’autre.

Le programme du Front National, et partant son arrivée au pouvoir, conduirait à la fin de l’Etat de droit puisqu’il est en contradiction avec nos principes constitutionnels et conventionnels.

Nous, avocats, participons au quotidien, aux côtés des magistrats et des autres professions judiciaires, au fonctionnement de la Justice démocratique. Chaque jour, nous menons nos petits et grands combats pour y contribuer.
Nous avons aujourd’hui un autre combat à mener : rassembler nos forces et lutter pour que Marine Le Pen n’accède pas à la magistrature suprême et que le résultat des urnes traduise un sursaut massif et démocratique.

Notre appel et notre engagement sont clairs. Il n’y aucune place pour un « ni ni » qui rompt non seulement le front républicain, mais qui affaiblit la République toute entière.

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46ème Congrès de l’Association des Historiens des Caraïbes

historiens_caraibes-325La 46e conférence annuelle de l’association des historiens des Caraïbes aura lieu à Fort-de-France et à Schœlcher en Martinique du dimanche 11 mai au vendredi 16 mai 2014. Les inscriptions seront ouvertes le dimanche après-midi, et les séances débuteront dans l’après-midi. La fête de la conférence et notre dîner dansant annuel – tous les deux fortement recommandés et étant les éléments centraux de cette organisation – auront lieu jeudi soir, le 15 mai, et l’option d’un voyage à des lieux historiques à proximité, y compris à Saint-Pierre, est prévu pour le vendredi 16 mai. Veuillez faire vos plans de voyage en conséquence.

LIEU, HÉBERGEMENT ET PROGRAMME DE LA CONFÉRENCE :

Les activités de la Conférence auront lieu à deux endroits, l’historique cœur de Fort-de-France (à Atrium, l’hémicycle du conseil général, et la Bibliothèque Schœlcher), et à Schœlcher à l’Université des Antilles-Guyane, Bibliothèque Universitaire.

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Haïti : un pays en voie d’américanisation

Jean-Durosier Desrivières vous ouvre ses archives

N° 4 : Entretien avec Marcel Dorigny

Nous avons rencontré le professeur Marcel Dorigny en septembre 2004, à son hôtel, du côté de l’ancienne route de Schoelcher, lors de son passage en Martinique, dans le cadre du colloque : « De Saint-Domingue à l’Italie, Moreau de Saint-Méry ou les ambiguïtés d’un créole des Lumières ». C’était après le départ forcé de Jean-Bertrand Aristide d’Haïti le 29 février 2004 et la publication en mars de la même année de Haïti et la France, Rapport à Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, signé par Régis Debray1. L’historien faisait partie du « Comité indépendant de réflexion et de propositions sur les relations franco-haïtiennes ».
Jean-Durosier Desrivières : Parlez-nous du rôle que vous avez joué dans la commission, dirigée par Régis Debray, qui se penchait sur les relations franco-haïtiennes au mois de janvier de cette année (2004).
Marcel Dorigny : La commission était composée d’une dizaine de personnes, chacun ayant plus ou moins une spécialité : il y avait des diplomates, des économistes, des financiers, il y avait quelqu’un qui était plutôt anthropologue, Gérard Barthélemy, et puis deux historiens, Myriam Cottias et moi.

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