— Par Myriam Barthélémy et Claire Palmiste —

Une visite inattendue au Jardin des Ombrages
— Par Claire Palmiste —
Le hasard fait bien les choses, dit-on. Ce fut un bonheur de vérifier ce vieil adage. Une banderole en guise de panneau éveille la curiosité du visiteur, pressé de découvrir les trésors que peut abriter ce jardin botanique discret. Les Ombrages, comme son nom l’indique, est tapi à l’ombre de la forêt tropicale. Situé à Ajoupa- Bouillon, il bénéficie d’un climat humide, à l’origine de sa végétation luxuriante. Sa singularité tient de la cohabitation paisible entre la bâtisse de l’ancienne distillerie datant du 19e siècle et la végétation, mais également de l’ingéniosité de celui qui veille sur lui.
Au début de la visite, les plantes « la misère » longent le « chemin des murmures » et tapissent les murs de l’ancienne distillerie Viviès, rappelant un pan sombre de l’histoire de l’île. Quelques pas plus loin, entraîné par le guide, Lucas, le visiteur a conscience de pénétrer dans un espace qui ne subsiste que grâce aux efforts d’un guide et aux bras généreux de ses amis.


Epuisées par la chaleur de notre randonnée en haut du Morne Pavillon à Tartane, nous tombons sur une étrange demeure qui suscite toute notre attention : girouettes de couleurs, objets insolites détournés cloués sur des troncs d’arbres, mobiles de toutes sortes virevoltant au gré du vent….Nous voilà happées par l’univers de Monsieur Aramis Saindoy. 
Il y a un an presque jour pour jour que l’association VALCACO vit le jour le 6 février 2015 au matin dans les locaux du PARM (Pole Agroalimentaire Régional de La Martinique)!
Six femmes font des pirouettes, pliés, jets et autres mouvements de ballet classique dans le Théâtre National du Cuba. Ce qui est inhabituel de cette image est que toutes les ballerines portent des tutus de taille XXL et qu’elles dansent dans le vestibule au lieu de le faire sur la scène. Les gens surveillent par les fenêtres de la façade du théâtre avec une perplexité manifeste. « Nous ne disposons pas de local propre pour essayer, de sorte que parfois ils nous laissent venir ici », dit Juan Miguel Mas, chorégraphe, producteur, dessinateur de costumes et danseur occasionnel de Danse Volumineuse. Il salue entre temps de la tête les spectateurs non invités restés à l’extérieur, il dit : « Ils croient qu’il s’agit d’un cours de gymnastique et que nous voulons perdre du poids ». En réalité, Danse Volumineuse est comme tout autre compagnie de danse professionnelle, seulement un peu plus » lourde », beaucoup plus lourde ( Mailín lourde Daza, première danseur de la compagnie, pèse près de 130 kilos). Peut-être que ce qui est petit est ce qui est est joli, mais Danse Volumineuse c’est avant tout une raison de poids en faveur de la beauté de ce qui est grand.
Brillant hommage rendu à Paco de Lucia*, ce documentaire réalisé par son fils retrace le destin musical et artistique du génie de la guitare flamenco disparu en 2014. Avec les témoignages exceptionnels de Chick Corea, John McLaughin, Jorge Pardo ou encore Rubén Blades.
— Par Myriam Barthélémy —
— Coup de gueule —
— Par Myriam Barthélémy —
Melaza est le 1er long métrage de Carlos Lechuga, jeune réalisateur cubain. Ce dernier nous dépeint avec une réelle authenticité ce qu’est Cuba aujourd’hui. Le film nous plonge directement dans la vie d’un jeune couple Aldo et Monica qui vit tranquillement dans un petit village du nom de Melaza, où le temps semble s’être arrêté. Elle, veille tous les jours sur une usine de sucre désaffectée du village et son compagnon Aldo est instituteur et doit s’efforcer de travailler dans des conditions d’une extrême précarité, à commencer par l’enseignement de la natation dans une piscine sans eau.
Le jardin botanique paysager est installé au creux d’un vallon logé au cœur de la forêt tropicale humide. Le ruisseau qui l’habite lui est essentiel comme il l’était au fonctionnement de la distillerie Viviès au 19ème siècle: une allée porte le nom de « chemin du murmure » dont un coté est tapissée de « misère ». L’allée était le lieu de rassemblement des esclaves. [ NDLR]

Un collectif de 500 personnalités du monde du spectacle souhaite organiser « une marche de l’union » à Paris le 19 novembre.

Le 10 mai est la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition » depuis 2006.
Depuis plusieurs mois le mouvement des Gilets Jaunes, sans précédent dans l’histoire de la Vème République, bat le pavé de nos rues.
Dans un appel lancé dans Libération et Mediapart, près de 500 universitaires et chercheurs s’alarment de la volonté du gouvernement d’inscrire dans le droit ordinaire les principales mesures de l’état d’urgence.
La 46e conférence annuelle de l’association des historiens des Caraïbes aura lieu à Fort-de-France et à Schœlcher en Martinique du dimanche 11 mai au vendredi 16 mai 2014. Les inscriptions seront ouvertes le dimanche après-midi, et les séances débuteront dans l’après-midi. La fête de la conférence et notre dîner dansant annuel – tous les deux fortement recommandés et étant les éléments centraux de cette organisation – auront lieu jeudi soir, le 15 mai, et l’option d’un voyage à des lieux historiques à proximité, y compris à Saint-Pierre, est prévu pour le vendredi 16 mai. Veuillez faire vos plans de voyage en conséquence.