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Martinique : faible croissance de la population et vieillissement accéléré

Projections de population à l’horizon 2040

personnes_agees-1— Par Hugues HORATIUS-CLOVIS, Insee —

En 2040, la population martiniquaise sera de 423 000 habitants, si les tendances démographiques récemment observées se maintiennent. Le rythme de croissance de la population sera trois fois plus faible qu’aujourd’hui. Les décès seront plus nombreux que les naissances et l’augmentation modérée de la population sera portée uniquement par l’excédent migratoire. Le vieillissement s’accentuera : 40% des Martiniquais auront plus de 60 ans, alors que ce ne sera le cas que de 31% des Français.

À l’horizon 2040, la Martinique sera peuplée de 423 000 habitants, si les tendances démographiques récentes en matière de fécondité, mortalité et migrations se prolongent. Elle gagnerait 26 000 habitants par rapport à 2007, soit une augmentation de 6,5% sur la période 2007- 2040 inférieure à celle que devrait connaître la France (+15,1%).

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L’épidémie de chikungunya et les rumeurs…

moustic_chikun Suite à l’apparition et à la propagation de nombreuses rumeurs plus folles les unes que les autres sur les médias notamment lors d’émissions antennes ouvertes ou chacun y va de son imagination sans que personne ne puisse lui répondre ni le détromper et devant la situation de l’épidémie, qui maintenant généralisée se poursuit, la cellule de gestion du Chikungunya présidée et réunie par le Préfet chaque semaine a élaboré le document   ci-dessous, sous la forme de questions / réponses pour préciser un certain nombre de choses..

Un des objectif est d’inciter la population à accomplir les mesures préventives nécessaires à la limitation de l’épidémie..

Le Chikungunya fait naître les rumeurs les plus folles [Vrai]

1. LA MALADIE EST DANS L’AIR [Faux]

Le chikungunya se transmet exclusivement par le moustique Aedes Aegypti. Ce virus est uniquement transmis à l’homme par le moustique (genre Aèdes et principalement Aèdes Aegypti appelé moustique tigre pour sa couleur). Il s’agit du même moustique que pour la dengue.

2. LE MOUSTIQUE NE JOUE AUCUN RÔLE DANS L’ÉPIDEMIE [Faux]

Le moustique se contamine en piquant un malade du chikungunya, ensuite chacune de ses piqûres transmettra la maladie.

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Valoriser le patrimoine martiniquais- La Fondation Clément et Hernando de Soto

Par Michel Herland - Faut-il le rappeler ? La Martinique n’a pas d’immenses richesses à exploiter en dehors de la solidarité nationale. On a vite fait le tour en effet de nos ressources propres : l’agriculture et la pêche ne représentent qu’environ 2 % du produit intérieur brut, dont 0,2 % pour la pêche et à peu près autant pour la filière canne (y compris le rhum). Les bananes constituent la quasi-totalité de nos exportations agricoles et l’on sait que, sans le soutien financier dont il bénéficie, ce secteur aurait déjà disparu. L’industrie (5 % du PIB) n’a pas d’avenir, en Martinique, au-delà de ce qui existe déjà : des produits alimentaires, pour l’essentiel, destinés au marché local à partir d’inputs le plus souvent importés. Les BTP, le commerce et les services en général occupent une part démesurée dans le PIB, ce qui correspond moins à la situation d’une économie moderne qu’à celle d’une « économie de consommation sans production », selon la formule consacrée. Il y a cependant un secteur qui ne représente aujourd’hui qu’une fraction dérisoire du PIB (3 %), à savoir le tourisme. Nul ne niera que la Martinique dispose à cet égard de précieux atouts et qu’elle pourrait augmenter notablement sa fréquentation, non pas certes en visant une clientèle tout azimut, mais, sans nul doute, celle de la France métropolitaine et des pays francophones (Canada, Belgique, Suisse) qui est dotée d’un pouvoir d’achat suffisant pour supporter des coûts inévitablement plus élevés chez nous que dans d’autres destinations. Et l’on ne doit évidemment pas oublier la clientèle des bateaux de  croisière qui est tombée à un niveau inacceptable.

Martinique : patrimoine à l’abandon

Par Michel Herland. La mise en valeur des sites naturels de notre île – dont nous avons souligné les faiblesses dans quelques articles récents – ne serait pas seulement un atout pour attirer les touristes. Elle profiterait à tous les Martiniquais. On peut en dire autant du patrimoine architectural : hélas ! il n’est pas l’objet de davantage de soins que les sites naturels. N’est-il pas pour le moins curieux que nos édiles, qui se gargarisent de la culture créole, ne voient pas les pépites qui parsèment encore nos communes – ou s’ils les voient ne manifestent aucun souci de les préserver ? Puisqu’il existe à l’UAG un centre de recherches sur les pouvoirs locaux, on lui suggère de lancer une enquête sur le comportement des élus à cet égard. Quelles peuvent bien être les raisons qui les conduisent à laisser disparaître, faute d’un minimum de soins, des trésors architecturaux (à notre échelle – il ne s’agit évidemment pas du Taj Mahal !) ? On en donnera cinq exemples, tous différents.

Tourisme : turpitude martiniquaise

Par Michel Herland. Nous avons examiné dans des articles récents des cas remarquables d’aménagements touristiques, qui pouvaient d’autant mieux être proposés en exemple à la Martinique qu’ils se situaient dans  deux îles, Porto Rico et la Guadeloupe, au niveau de vie et aux statuts comparables à la nôtre. La thèse que nous défendons est simple : il ne sert à rien de dépenser de l’argent pour attirer les touristes chez nous si c’est pour qu’ils repartent déçus. Car les touristes, par définition, voyagent ; ils sont en mesure de comparer les prestations offertes ici ou là. Celles-ci constituent un package global dont le touriste est capable de percevoir les différentes dimensions : interviennent, dans le désordre, la beauté des sites naturels et urbains, l’accueil, le coût du voyage et le prix du séjour sur place, etc. Une politique touristique doit viser l’excellence dans tous ces domaines pour chacun des types d’activité que l’on entend développer (tourisme chez l’habitant, tourisme vert, tourisme hôtelier avec les divers niveaux de gamme possibles, …),  sachant que l’on n’a pas intérêt à vouloir tout faire : non seulement en vertu de l’adage « qui trop embrasse mal étreint » mais encore parce qu’il est important que la Martinique ait une identité forte aux yeux des clients potentiels.

Les carnavals de la Martinique : des rendez-vous à ne pas manquer!

 Le carnaval de la Martinique est né de la rencontre des cultures européennes et africaines durant la colonisation Il a connu son heure de gloire à la fin du XIXe siècle.En 1902, l'éruption de la montagne Pelée détruisit la ville de Saint-Pierre. 30 000 habitants périrent, mais la tradition du carnaval se perpétua à Fort-de-France. Les festivités du « mercredi des cendres », typiquement martiniquaises se retrouvent aussi en Guadeloupe et en Guyane.

Martinique : environ 23 000 personnes homosexuelles ?

Les résultats provisoires de l'étude sur le recensement de 2008 menée par Maks Banens et Éric Le Penven montrent une concentration des couples de même sexe dans les villes ; plus celles-ci sont importantes, plus le pourcentage de couples homosexuels est élevé. Dans l'agglomération parisienne, 7,4 couples sur 1.000 sont de même sexe, soit 19.000 couples. À Paris intra-muros, 2,4 % des couples sont homosexuels. Plus la ville est petite et moins le pourcentage de couples homosexuels est élevé. Avec des exceptions. Comme à Montpellier où, pour 1.000 couples, 6,8 sont de même sexe. "Pour les couples de lesbiennes, Montpellier est la première ville de France", relève Maks Banens, avec 2,7 couples de femmes pour 1.000, contre 2,4 pour 1.000 à Paris.