– par Rodolf Etienne

Il avait connu la guerre, traversé les violences du XXe siècle et servi dans l’armée française avant de consacrer l’essentiel de son existence à une autre bataille : celle de la mémoire.
Boubacar Joseph Ndiaye (1922-2009), conservateur de la Maison des Esclaves de Gorée, au Sénégal, est devenu l’une des grandes figures de la transmission de l’histoire de la traite atlantique.
Son éloquence, son engagement et les débats suscités par son récit interrogent aujourd’hui encore notre manière d’écrire, de comprendre et de transmettre le passé.
Un homme face à l’océan
Il se tenait là, dans la cour de cette demeure aux murs ocre, face à des visiteurs venus de tous les continents. Sa silhouette mince, son visage marqué par les années, sa voix grave et ses gestes mesurés composaient une présence immédiatement reconnaissable.
Lorsqu’il évoquait les hommes, les femmes et les enfants déportés depuis les côtes africaines, Boubacar Joseph Ndiaye ne se contentait pas de raconter une histoire. Il entendait empêcher le silence de la recouvrir.
Pendant des décennies, dans la Maison des Esclaves de Gorée, petite île située au large de Dakar, il développa un récit saisissant de la traite atlantique. Lire Plus



À 82 ans, Maryvonne Joseph poursuit une aventure artistique entamée de manière singulière. L’artiste transforme les sables de Martinique en paysages, scènes de vie et fragments de mémoire.
Dans notre premier volet :
Il y a déjà plus de treize ans, nous avions découvert Marie-Paule Désert
Edouard Glissant, Eugène Mona, Valérie Kristofic.
À Montréal, le Mois du Créole s’apprête à franchir un cap symbolique.
À Fort-de-France, la rentrée culturelle 2026 a une saveur particulière. Le SERMAC — Service municipal d’action culturelle — prépare sa cinquantième rentrée.




