- par Rodolf Etienne
Dans notre premier volet consacré à Barbara Jean-Élie, nous retracions les grandes étapes d’un parcours qui l’a conduite du journalisme de terrain à la présentation, de la direction éditoriale à l’écriture, de la télévision à la transmission.
Mais une carrière ne se résume pas à l’addition de postes occupés, d’émissions présentées ou de personnalités rencontrées.
Une carrière se révèle aussi dans une manière d’écouter, de questionner et de faire exister la parole de l’autre, une manière de « travailler ». Chez Barbara Jean-Élie, cette manière de bien faire, de bien dire ou, simplement, de bien écouter est devenue une signature autant qu’un gage.
Depuis septembre 2023, la journaliste présente sur ATV l’émission Face à Face, diffusée chaque soir à 18 h 30. Un format de douze minutes, bref en apparence, mais qui impose une discipline particulière : comprendre rapidement une personnalité, identifier ce qu’elle peut apporter au débat, installer un climat de confiance et conduire l’entretien sans perdre de temps dans les détours convenus.
Barbara Jean-Élie effectue sa quatrième rentrée avec ATV. En quelques années, elle a présenté près de 600 émissions, recevant des femmes et des hommes de tous âges, de tous milieux et de tous secteurs d’activité. Lire Plus

— Par Selim Lander —
Salle comble au théâtre municipal, à l’occasion de la Journée de la femme, pour la reprise de cette pièce qui avait déjà connu un grand succès l’année dernière en Martinique. Toujours emmenées par Marie Alba, les comédiennes nous rappellent dans la bonne humeur les principales étapes des luttes des femmes et des avancées du féminisme depuis l’obtention du droit de vote en 1946. Elles sont trois représentatives respectivement du milieu populaire, de la classe moyenne et de la classe supérieure. Trois comédiennes qui incarneront chacune successivement trois générations de femmes prises en 1970, 1990 et 2010. Trois plus une, laquelle, depuis son pupitre, apportera les précisions historiques indispensables (chiffes, dates, lois). Sait-on par exemple que les femmes n’ont été légalement autorisées à porter le pantalon qu’en 2013 ? Encore s’agit-il d’un sujet bénin pour lequel les mœurs avaient depuis longtemps précédé le droit. Mais ce n’est pas toujours le cas, loin de là : jusqu’à l’adoption de la loi Veil légalisant l’avortement, combien de femmes se sont trouvées assumer une maternité non désirée à moins de se remettre entre les mains d’une « faiseuse d’ange » clandestine avec l’angoisse de n’en pas sortir vivantes ? 

On connaît et apprécie Ricardo Miranda pour sa fantaisie et sa créativité en tant que metteur en scène. Le voici de retour sur la scène du Théâtre municipal avec une pièce de « danse-théâtre» dont il est l’auteur et qu’il interprète avec deux comédiennes-danseuses. Le propos – donner la parole aux femmes dans un monde d’hommes – tombe à pic au moment où l’affaire Weinstein et quelques autres rappellent que, effectivement, les femmes ne sont trop souvent pour les hommes que des ménagères ou des objets de plaisir.
—Par Hélène Demilly et Anne-Cécile Mailfert, pour Osez Le Féminisme ! —
Catel a écrit « Ainsi soit Benoîte Groult« , une biographie dessinée d’une grande figure du féminisme, récompensée par le prix Artémisia.
Renverser une dictature, ce n’est pas modifier substantiellement les fondements de l’ordre social et des structures mentales. Les soulèvements qui ont eu lieu dans les sociétés arabes se sont arrêtés à mi-chemin, dans la mesure où la remise en cause radicale des régimes politiques ne s’est nullement accompagnée d’une remise en cause radicale des systèmes qui sont au principe de la domination des hommes sur les femmes. Vouloir abattre la tyrannie et juger par ailleurs comme accessoire la lutte contre les tyrannies qui, au quotidien (du travail à la rue jusqu’à la chambre à coucher), font de la vie des femmes, dans leur grande majorité, un enfer sur terre, c’est reconnaître que la pensée a failli.





