Tag Archive for Culture Égalité

Que tous les pédocriminels tremblent !

— George Arnaud, de Culture Egalité —
Dans les situations de violences sexuelles, la libération de la parole des enfants a toujours été difficile, parce que l’agresseur c’est un père, un frère, un oncle, un cousin, un ami de la famille… Pression du prédateur, pression familiale, pression religieuse, culpabilité, honte, incompréhension…

Les temps ont changé messieurs les agresseurs. Autant vous dire, au nom de nos mères qui ont fermé la bouche pour que la famille ne se disloque pas, en nos noms, qui avons subi vos mains baladeuses, vos insinuations, vos remarques sur les «bonnes femmes», que nos filles reprendront le flambeau. Le comité du 8 mars

Autant de barrières qui empêchent l’enfant de comprendre ce qu’il vit et de pouvoir parler ! Ensuite, les adultes à qui l’enfant se confie ne le croient pas, ferment les yeux et les oreilles. L’important pour eux est de préserver la réputation de la famille. Pendant ce temps, ces enfants, le plus souvent des filles, supportent, subissent ces violences dont les conséquences polytraumatiques sont terribles.

Dans cette société, de manière quasi normale, la misogynie et le sexisme favorisent l’exploitation des corps des femmes et des jeunes filles, jusqu’à les considérer comme des objets au service du désir masculin, jetables dès lors qu’il ne correspond plus à ce désir.

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Le viol est un crime et doit être considéré comme tel

— Par Rose Bonheur de Culture Égalité —

Aujourd’hui mercredi 3 février 2021, c’est le verdict attendu après 3 jours de procès pour viol. Un procès qui s’est tenu à huis clos, selon les dispositions légales, parce que les victimes veulent préserver le peu de dignité et d’estime de soi qui leur reste après ce crime odieux commis sur leur personne.

Car c’est bien de crime qu’il s’agit, c’est la mort de leurs projets, la fin de leur insouciance, la perte de confiance en l’Autre, l’écroulement de toute leur vie et parfois même de celle de leur proches… Si dans certains pays en guerre le viol est utilisé comme arme de destruction, chez nous et dans le reste du monde, il est une « arme de déstructuration de la personne humaine ».

On sait qu’en France, une femme est violée toutes les 7 mn, que dans 9 cas sur 10 le violeur est connu de la victime, mais que seulement 10% des femmes déclarent le viol. Nous n’avons pas les chiffres précis pour la Martinique*, mais comme ailleurs, ils sont sous-estimés car les victimes ont peur :

– Peur des représailles car le bourreau est souvent quelqu’un de leur entourage.

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Samedi en fête pour dire «  Je suis la femme de ma vie »

— Par Nathalie Delbois de Culture Égalité

Ce samedi matin 5 décembre 2020, c’est la fête au bout de la rue Lamartine. Une fête artistiquement féministe.

Illustration : photo France-Antilles

Sur le grand pan du mur d’une maison située à l’angle de la rue Arago et de la rue Lamartine, les artistes Elodie et Amy Lee ont peint en lettres magistrales multicolores : Je suis la femme de ma vie . C’est ce slogan d’une « femme qui se choisit » que notre association féministe, Culture Egalité, inscrit dans la campagne pour l’élimination des violences envers les femmes.

Avaient-elles des rendez-vous, des courses à faire ou flânaient-elles tout simplement ? En tous les cas, elles s’arrêtent, attirées par cet attroupement débridé et festif. Car ça swingue sur le damier de béton et le message passe bien grâce aux artistes engagées : Maleika la chanteuse, Angela, la djane et la danseuse Anissa transmettent ce vibrant message en mouvement et en musique. Certaines femmes prennent les brochures d’information et /ou d’adhésion que leur tendent les membres de l’association, lèvent la tête et découvrent la fresque : Je suis la femme de ma vie .

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« Je suis la femme de ma vie », par Héloïse Facon

« Le mot amour n’a pas du tout le même sens pour l’un et l’autre sexe et c’est là une source de graves malentendus qui les séparent. Byron a dit justement que l’amour n’est dans la vie d’un homme qu’une occupation, tandis qu’il est la vie même de la femme. » (Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe, « L’amoureuse »)

D’après l’idéal romantique, la femme doit, pour être heureuse et complète, trouver « l’homme de sa vie ». On entend souvent dire que les femmes désirent absolument se mettre en couple et fonder une famille, tandis que les hommes seraient plus réticents à s’engager. Pourtant, les hommes ont davantage intérêt que les femmes à se marier. Les hommes mariés gagnent plus d’argent, vivent plus longtemps et sont en meilleure santé que les hommes célibataires. Inversement, le mariage n’a pas d’impact positif sur le salaire, l’espérance de vie ou la santé des femmes, et il peut représenter un frein pour leur carrière.

Pourquoi le mariage profite-t-il davantage aux hommes ? Dans le couple hétérosexuel traditionnel, l’homme bénéficie du soutien actif de sa compagne.

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Inauguration d’une fresque murale « Je suis la femme de ma vie »

Clôture de la campagne pour l’élimination des violences faites aux femmes

Samedi 5 décembre 2020 de 9h à 12h à l’angle de la rue Arago et Lamartine, Fort-de-France

Dans le cadre de la campagne pour l’élimination des violences envers les femmes Culture Égalité vous invite à l’inauguration d’une fresque murale réalisée par deux artistes martiniquaises.

Rendez-vous samedi 5 décembre dès 9h rue Lamartine pour admirer la fresque « Je suis la femme de ma vie » et pour dire NON aux violences faites aux femmes. Autour d’une installation artistique, la place sera animée pour l’ occasion par des artistes portraitistes qui croqueront les passant.es et des performances artistiques.

Venez rencontrer les artistes et venez participer à une expérience unique !

Le mot de l’association Culture Égalité :

Je suis la femme de ma vie…
Dès l’enfance, nous, femmes, sommes conditionnées à attendre « l’Homme de notre vie », celui auquel nous allons nous dévouer, lui assurant confort matériel et affectif, et lui permettant ainsi de s’épanouir dans la carrière ou les loisirs de son choix.
En échange, nous obtenons, soi-disant, honorabilité, et amour…, mais souvent, en réalité, frustration, dépendance économique et affective, isolement, et parfois même maltraitances psychologiques et/ou physiques pouvant aller jusqu’à la violence ultime – le féminicide.

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Femmes… choisissons notre destin.

— Par Culture Égalité —

Mobilisons-nous ! ils prennent l’argent, prenons la rue! La pauvreté n’est pas une fatalité, taxez les profits !

Partaj, jistis ké fè lanmizè disparet ! Nou tout lé viv bwen an jou. Pa gadé tout ba zot

Solliciter l’aide des organismes publics est un véritable parcours de la combattante et du combattant, surtout quand tout est devenu priorité et urgence : paiement des loyers, nourriture, eau, électricité… La mobilisation des associations caritatives et militantes a été une solution de survie pour beaucoup grâce à la distribution de paniers de vivre et à leur intervention pour mettre les personnes en relation avec les assistantes sociales, le CCAS dès que cela a été possible.

La misère a toujours existé chez nous mais QUE FAIRE ? aujourd’hui, la crise sanitaire révèle crûment la précarité, l’isolement et la détresse de personnes et familles déjà fragilisées par un système économique et social très inégalitaire.

Avant la crise, 30% des personnes en Martinique vivaient sous le seuil de pauvreté c’est-à-dire avec moins de 1020€ par mois. Depuis, leur vulnérabilité s’est durablement aggravée.

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Samedi 17 octobre 2020, journée mondiale du refus de la misère

Rdv place de l’Enregistrement, Fort-de-France, de 10h à 13h

— Par Culture Égalité —

Table ronde des associations à 10h.

La misère a toujours existé chez nous mais aujourd’hui, la crise sanitaire révèle crûment la précarité, l’isolement et la détresse de personnes et familles déjà fragilisées par un système économique et social très inégalitaire.

Avant la crise, 30% des personnes en Martinique vivaient sous le seuil de pauvreté c’est-à-dire avec moins de 1020€ par mois. Depuis, leur vulnérabilité s’est durablement aggravée. De nombreux secteurs économiques ne renouvellent plus les CDD, les intérimaires, les saisonnier.es et licencient. Le travail informel aussi a pratiquement disparu. Les familles font moins appel aux sociétés de services à la personne et celles-ci réduisent leur personnel.

Les femmes, souvent cheffes de foyers monoparentaux, sont les premières victimes. Elles ont été nombreuses à basculer de la précarité à la pauvreté – voire à la grande pauvreté. Elles ont toutes, ou presque, des histoires de vie difficiles liées à la maladie, la perte d’emploi, la naissance d’un enfant en situation de handicap, un divorce, des violences au sein du couple, ou encore l’émigration…

Solliciter l’aide des organismes publics est un véritable parcours de la combattante, du combattant, surtout quand tout est devenu priorité et urgence : paiement des loyers, nourriture, eau, électricité…

Des bénévoles, des associations, des organismes ont eu un rôle d’intervention de premières urgences, quels retours d’expériences?

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Septembre, mois du 150ème Anniversaire de l’Insurrection du Sud à la Martinique.

Une lecture théâtralisée est organisée par l’Association Féministe Martiniquaise « Culture Égalité », ce mercredi 30 septembre 2020, de 18:30 à 20:30, à la Maison pour toutes et tous de Tivoli

La lecture est celle de « 1870, FEMMES AU CONSEIL DE GUERRE », une pièce d’Huguette Bellemare et Hervé Deluge, d’après les travaux de l’historien Gilbert Pago.

Le site « Cases Rebelles » parle de la place des Femmes dans les procès qui ont suivi les événements ; extraits.

Un conseil de guerre : 

L’instruction judiciaire aura lieu alors que le Sud est en état de siège, sous l’entière responsabilité des forces armées coloniales : c’est donc un conseil de guerre « réuni pour juger les accusés compromis dans l’insurrection du Sud ». Aux lendemains de l’insurrection, la bourgeoisie blanche réactionnaire avait réclamé des mesures expéditives et une répression terrible qui devrait « une fois pour toutes, mater toutes velléités de résistance ». 

La place des Femmes : 

Quant aux femmes , elles se signalèrent par leur ardeur, ce qui fit dire au gouverneur  qu’elles « se sont montrées dans la lutte plus cruelle que les hommes ».

Les pressions de l’accusation ont commencé dès les interrogatoires lors des arrestations.

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Justice pour Leïla et ses enfants

— Culture Égalité —

Il y a trois ans, une jeune femme et ses deux très jeunes enfants étaient assassiné.es dans des conditions atroces. Le meurtrier présumé est jugé a compter de mercredi 9 septembre. Nous exigeons un châtiment exemplaire pour le coupable. La vie des femmes compte ! Elle n’est pas à la disposition des hommes.

Et qu’on ne vienne pas nous ressortir les excuses trop souvent servies à ces occasions par des avocat.es et une certaine presse solidaire des meurtriers.

Elle n’est pas morte par accident, mais parce qu’il lui a donné la mort par un acte prémédité.

Il n’a pas tué par amour, mais parce qu’il a refusé de la voir échapper à son emprise. Elle était en train de se construire une existence autonome, et il l’en a punie jusque dans ses enfants.

Il n’a pas perdu le contrôle de soi : au contraire, par sa violence, il a voulu affirmer son pouvoir sur elle et sur toutes les femmes.

Il ne l’a pas tuée parce qu’elle l’a cherché, qu’elle le bafouait… Aucun comportement d’un sujet libre ne légitime, sans jugement, le déni de ses droits fondamentaux – dont la vie.

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Combattre le système patriarcal et la culture du viol!

Culture Égalité s’associe à toutes les actions et tous les rassemblements organisés en France et dans le monde contre le remaniement ministériel du 6 juillet.

Les nominations de Gérald Darmanin, accusé par deux fois de viol, et d’Eric Dupont-Moretti qui tient dès qu’il peut des propos gravement sexistes et antiféministes, ne nous laisseront ni silencieuses, ni abattues.

Nous sommes en colère et déterminées à maintenir la pression et à dénoncer toute forme d’impunité dès qu’il s’agit de violences à l’encontre des femmes même si les auteurs sont des ministres !

Nous continuerons à combattre ce système patriarcal et cette culture du viol que ce nouveau gouvernement nourrit par ces choix de ministres.

Restons soudées et engagées pour faire entendre nos voix.

Pé bouch fini !

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« Opération Panier Confinement » de « Culture Égalité »

Dernière distribution de paniers solidaires le 6 juin 2020

Notre association, face à la crise sanitaire savait que les premières victimes seraient les femmes comme dans toutes les crises que connaît une société. C’est très vite que nous avons participé à l’effort solidaire. En effet, dès la fin de la 1ère quinzaine du confinement, nous nous sommes jointes à la Croix-Rouge et au Mouvement du Nid, pour une distribution de produits alimentaires et d’hygiène, aux femmes en grande précarité. D’autres nous ont sollicitées pour contribuer à cette opération : Le club Soroptimist Fort-de-France Alizés Sud et la Fondation des Femmes.

Notre public bénéficiaire est composé de familles monoparentales avec en moyenne 3 enfants, des jeunes enfants, mais aussi des adolescents.es. Certaines mères ont perdu leur emploi, leur job, du fait du confine­ment ; nous aidons aussi des femmes is66olées, en situation de handicap, mais également des femmes mi­grantes et des femmes en situation de prostitution… Jusqu’à ce jour nous contribuons à permettre à près de 66 familles de recevoir un panier garni de produits de première nécessité chaque semaine.

SOLIDARITÉ CONFINEMENT

Dès le 19 mars, suite à la situation sanitaire liée à la pandémie COVID-19, l’association Culture égalité a distri­bué des paniers alimentaires et de produits de première nécessité.

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Les femmes, la peine maximum

Le 16 mars, face à la pandémie et à sa propre impréparation, le pouvoir décrète le confinement, la vie s’arrête. En Martinique, brutalement, de nombreuses personnes se retrouvent dans une situation sans issue. Et, bien entendu, les femmes sont les plus touchées et les plus démunies. Plus de travail, plus de job : les aides-ménagères, les vendeuses de repas de tout genre (sandwiches à la morue, etc.) se retrouvent sans aucun revenu. Avec leurs enfants, elles regardent le placard et le réfrigérateur se vider à grande vitesse, sans aucune possibilité de les remplir. La situation est d’autant plus angoissante qu’elles assurent depuis de nombreuses semaines les trois repas – alors que celui du midi est pris en charge, souvent gratuitement, par les municipalités en période scolaire normale… Mais là, des enfants qui, comme les autres, ont faim matin, midi et soir. Et dont la seule activité, comme pour tous les autres, est de manger ou de vouloir manger matin, midi et soir ! Au bout de trois jours, les paniers donnés pour une semaine par les réseaux bénévoles de solidarité sont déjà bien entamés.

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Le journée des droits humains avec Culture Égalité

Mardi 10 décembre de 18H à 21h à l’habitation la Fontane, 151 route de Balata. 

Depuis sa création, l’association culture égalité, marque d’une façon ou d’une autre cette journée essentielle pour nous : la journée des droits humains.
 
Notre dénomination Culture égalité, signifie que nous luttons pour une égalité dans tous les espaces de la société et de la planète. Nous combattons toutes les discriminations qu’elles soient de race, de classe, d’orientation sexuelle, d’handicaps… En plus les droits des femmes sont des droits humains. 

Une femme peut-être discriminée parce-qu’elle femme mais parce-qu’elle est une femme noire, ou/et homosexuelle, ou/et porteuse d’un handicap, ou et obèse, ou/et voilée, ou/et migrante et; ou/et de classe sociale modeste, ou/et pauvre.. nous en passons…..

Pour cette journée du 10 décembre, des associations se sont jointes à nous pour marquer cette journée des droits humains : Amazones, ASSOKA, Culture Egalité, ESA, KAP Caraïbe, Ma Tété, Mouvement du Nid, Konbit. 
  Elle se déroulera mardi 10 décembre de 18H à 21h à l’habitation la Fontane, 151 route de Balata. 
 

Elle se déroulera en deux parties : 
 
1ere partie : les associations présentes diront pourquoi l’objet de leur association concerne la défense des droits humains et pourquoi elles sont là aujourd’hui
 
L’ASSOKA exposera plus longuement la situation des migrants et migrantes dans notre pays (8 minutes)
 
Intervention de Serge Chalons,  : « Ecologie et droits humains, la place des femmes, leur implication et l’impact sur la santé »
 
2e partie : Culture Egalité remettra un prix qu’elle a créé : le prix des droits humains et des droits des femmes, à une de ses militantes »
L’an dernier elle l’avait remis à Danièle Magloire, féministe, sociologue Haïtienne.

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Notre sororité contre la violence

— Par Isabelle Damico Alfonso – Leila Gonier pour Culture Égalité —
Dans le cadre de la 20e Campagne pour l’élimination des violences faites aux femmes, Culture Égalité, soutenue par le Collectif 8 Mars Martinique, a initié, ce samedi 23 novembre, un événement alliant performance artistique et manifestation participative. L’objectif était de sensibiliser et de conscientiser les femmes pour que les violences ne soient plus une fatalité.
La matinée a commencé par une appropriation créative de la place de l’Enregistrement. Des banderoles portant des phrases chocs aux couleurs vives interpellaient les passant·es sur des thématiques concernant les violences faites aux femmes. Et une vingtaine de militant·es les invitaient à participer à la fabrication d’un « plafond » coloré où chaque couleur revêtait un sens positif, soit quatre couleurs pour quatre combats : Femmes aux combats, Sororité, Société équitable, Joie et partage. La population s’est spontanément prêtée au jeu, chacun.e accrochant le ruban de son choix.
Puis, quatre artistes féminines d’horizons différents, issues de « Un OEuf, maison d’artistes », ont performé. Il s’agissait pour elles de mettre en scène les actes de violences conjugales quels qu’ils soient à travers une prouesse théâtralisée où les blessures et les coups étaient matérialisés par la peinture rouge.

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De femmes à femmes !

« Made in Women »  le 24 mai 2019, de 11h30 à 16h Siwo 972,

75 rue Moreau de Jonnes, Fort-de-France

Ailleurs, comme en Martinique, beaucoup des femmes sont artisanes et beaucoup d’entre elles sont dans l’anonymat et dans l’isolement. Made in Women souhaite soutenir l’autonomisation de ces femmes en difficulté, en proposant un espace de visibilité et de mise en réseau avec d’autres femmes.

Historique

Le concept Made in Women est né des expériences et rencontres sur le terrain – au Suriname, à Madagascar, en Dominique – de l’ONG D’Antilles et D’Ailleurs, avec des artisanes en difficulté. Ces femmes que DA&DA accompagne, ont des compétences et du savoir-faire, mais elle ont du mal à:
– donner visibilité à leurs créations
– améliorer la qualité et le design de leur créations
– attirer une nouvelle clientèle
– vivre exclusivement de leurs créations
Ainsi, Made in Women propose de donner de la visibilité, de la reconnaissance et l’accès à un réseau de femmes artisanes et de femmes clientes. Made in Women propose également un espace de dialogue et de conseil pour optimiser l’activité des femmes.

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Des « petits riens » à l’inacceptable

— Par Anne-Marie Claverie(*) —
Culture Égalité accueillait, à l’hôtel l’Impératrice, vendredi 10 mai, pour une conférence sur le thème des violences faites aux femmes, Anita Warmel, psychanalyste qui accompagne les personnes en souffrance, notamment les femmes victimes de violences, et est l’auteure d’un roman : Je ne dirai plus son prénom, paru dans la collection A mots Ouverts.
Est-il besoin de rappeler que depuis le 1er janvier de cette année, 52 femmes sont décédées, en France, sous les coups d’un homme qu’elles ont eu le malheur d’aimer ? C’est de cet amour-là qu’Anita Warmel nous a entretenu.es, cet « amour de travers » comme elle le nomme, et comme elle a intitulé sa conférence.
L’auditoire a été un peu déstabilisé dans un premier temps par cette approche, mais celle-ci a finalement conduit à un débat riche, émouvant et sensible. L’amour qui isole, qui nous perd. Beaucoup de témoignages et d’interventions venant d’une assistance hétérogène : femmes et hommes de tous âges avec une majorité de jeunes femmes, mères de famille, institutionnel.les… ont permis de confirmer encore une fois l’ampleur du combat à mener pour faire cesser ces injustices ancestrales qui font tant de dégâts.

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Culture Égalité tenait son A.G.

Dimanche 10 février s’est tenue au Domaine de Tivoli l’Assemblée Générale de l’association féministe Culture Égalité. Après 5 ans d’existence, nous ne sommes pas peu fières de notre bilan.
Les activités se sont multipliées dans les collèges, les lycées, et en direction du grand public à l’occasion des grandes dates des luttes des femmes. Notre conférence théâtralisée Rebelles et Marronnes a connu un vif succès. Les projections des mercredis de CE attirent chaque fois un public divers appréciant nos films qui amènent à déconstruire les stéréotypes sexués de cette société patriarcale.
Notre espace d’accès aux droits a trouvé sa place, offrant aux femmes un lieu de parole libre. Cette parole enfouie souvent depuis de longues années. Notre avocate est très sollicitée chaque 1er samedi du mois. Depuis janvier une psychologue est venue enrichir notre équipe.
Malgré des ressources minimales, nous posons notre pierre pour contribuer à la construction d’une société plus juste pour les femmes. Dans la poursuite de cet objectif, l’engagement des militantes est la force essentielle. Merci à toutes celles et tous ceux qui contribuent à notre mission. Merci en priorité à Un Œuf, à notre avocate Laurence, et à notre psychologue Cynthia pour leurs interventions gracieuses.

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2019 : les vœux de Culture Égalité

En 2019,

Aller toute seule à Tropic Atrium et rentrer tranquillement à 22-23h sans devoir t’habiller en nonne ou raser les murs
Prendre en toute sécurité un bain de minuit à Sainte-Luce
Marcher avec ton ombre pour compagnie à Rabuchon ou à Balata
Te promener à Fort-de-France à n’importe quelle heure sans te faire pschitter ou harceler
Faire le tour de la Martinique en skate, quad, vélo, patin à roulettes, ou bateau à voile seule ou avec des copines,
Décider d’être cosmonaute ou électricienne, astrophysicienne ou mécanicienne ; pratiquer l’accrobranche au Vauclin, la varappe à Belle-Étoile, ou tout simplement grimper au manguier, derrière la maison, sans te faire qualifier de garçon manqué
Ne pas avoir à accepter dans un silence complice des blagues sexistes ou salaces au Domaine ou à la cafèt du boulot

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L’association Culture Égalité décerne son prix des « Droits des femmes, des Droits humains » à Danièle Magloire

Tout au long du mois de novembre, l’association Culture Égalité s’est mobilisée à Fort-de-France, à Trinité, au Carbet et à Sainte-Luce dans la lutte contre les violences faites aux femmes, en privilégiant l’échange direct avec la population pour dénoncer et sensibiliser, et surtout mobiliser les femmes et encourager la solidarité entre elles.
En même temps, le 2 décembre, Culture Égalité a réuni autour du thème « Les femmes dans la cité », des élues et militantes associatives afin de sensibiliser celles-ci à la prise en compte, dans les politiques publiques, des situations spécifiques des femmes. Ce séminaire était animé par Danièle Magloire, sociologue des droits humains et féministe haïtienne, qui milite depuis des années pour cette prise en compte et travaille sur les méthodes de collaboration entre société civile et élues.
Le deuxième temps fort de l’association a été l’organisation, sur deux jours, de son séminaire interne qui a réuni une vingtaine de militantes. Il était animé par Danièle Magloire et deux membres de Culture Egalité vivant en France. Nous avons eu le plaisir d’accueillir aussi, durant ces deux jours, la présidente de l’Association Dominica National Council Women, Vanya David, avec laquelle nous avions organisé une action de solidarité suite au passage dévastateur du cyclone Maria dans son pays, en septembre 2017.

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De mère en fille, trois femmes fortes

Dimanche 11 novembre 2018 à 8h 30 Le Vauclin

— Par Culture Égalité — 

Marche théâtralisée « Je demande la grand-mère, la mère et enfin Lumina »
Rendez-vous 8h30 Les Gites Lumina
LABROUE Coulée D’Or – LE VAUCLIN
Marche courte – niveau 1

Contact pour inscription 0696 537 116

Récemment, au mois de septembre, partout – en France, en Europe, en Martinique… s’est célébré le Patrimoine. Ce mot, bâti sur une racine latine signifiant père, désigne l’héritage matériel et immatériel qui nous vient de nos ancêtres masculins ! Les mères, elles, et plus généralement les femmes, continuent d’être ignorées…

Mais nous avons décidé, nous, depuis plusieurs années, de célébrer le Matrimoine à côté du patrimoine.

Honorer le matrimoine c’est rendre visible l’héritage des femmes, leur contribution au développement social, politique, économique, de notre société. C’est permettre à leurs descendantes d’aujourd’hui et de demain de connaître l’histoire de leur aïeules, de s’identifier à elles pour continuer à œuvrer et à porter leur pierre à un monde d’égalité et de justice. Mais c’est aussi amener leurs descendants à mieux évaluer le rôle des femmes dans la construction de notre pays et donc à réévaluer la place qui leur revient dans notre société… afin que celle-ci marche enfin sur ses deux jambes !

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Un atelier pour répondre aux besoins spécifiques des femmes en recherche d’emploi

Mercredi 29, jeudi 30 et vendredi 31 août de 8h30 à 12h30.

C’est avec ces chiffres à l’esprit que l’association féministe Culture Egalité a décidé de proposer aux Martiniquaises en recherche d’emploi un atelier de 3 heures conçu pour répondre aux problèmes spécifiques que rencontrent les femmes lorsqu’elles doivent valoriser et « vendre » leurs qualités et compétences.

En Martinique la majorité des chômeurs sont des chômeuses et les femmes ont 2,5 fois plus de chance que les hommes d’occuper un emploi précaire (INSEE, Flash Martinique du 7/3/2108 ). 

Cet atelier est ouvert, sur inscription, à toute femme en recherche d’emploi ou de reconversion. Une participation symbolique de 3 euros est demandée.

Les premiers ateliers auront lieu le mercredi 29, le jeudi 30 et le vendredi 31 août de 8h30 à 12h30.

8 femmes maximum par atelier. Inscriptions : asso.culture.egalite@gmail.com ou SMS au 0696 97 08 01 –  Objet : ATELIER EMPLOI SEPT. 2018 

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Harcèlement de rue en Martinique : un sujet qui mérite débat ?

18 juillet, à 18 heures, à Un Œuf

— Par Géraldine de Thoré, membre de Culture Égalité —

Lundi 9 juillet a eu lieu au Cénacle un débat sur « le harcèlement de rue ». Le sujet polémique, mais intéressant touche à notre conception des relations à l’autre et plus précisément aux rapports entre les sexes. Malheureusement, il a été très rapidement escamoté.

D’abord par la journaliste et essayiste Peggy Sastre. Selon elle, le vrai sujet est les violences subies par les femmes dans le cercle familial et la diminution des violences sexistes en général, le harcèlement de rue étant une création des féministes radicales et non une réalité. Son attaque en règle des positions féministes sur ledit harcèlement a donc interdit d’aborder un sujet devenu nul et non avenu. Ensuite, par la psychiatre et psychanalyste Jeanne Wiltord qui explique le passage en quelques décennies du « simple pssit » à la violence verbale et sexuelle par le fait que notre société coloniale a privé les colonisé·es de « parole », fragilisant les hommes dans leur virilité, c’est-à-dire dans « leur capacité à parler en leur nom propre ». Les Martiniquais·es éprouveraient donc de la « difficulté à faire confiance à la parole » et lui préférait le « passage à l’acte ».

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Les rebelles, les marronnes et le 22 mai

— Par Huguette Bellemare pour Culture Égalité —

Cette année-ci, pour le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, la commémoration du 22 mai a revêtu un faste particulier. Pratiquement toutes les communes ont tenu à célébrer la lutte de nos aïeuls. Mais trois d’entre elles ont fait le choix de rendre hommage aussi à nos aïeulEs en sollicitant la conférence théâtralisée  » Rebelles et Marronnes, elles ont fait notre Caraïbe et les Amériques » de l’association féministe Culture Egalité.

En effet, à l’invitation des villes de Saint-Pierre, Fort-de-France et Saint-Esprit, les comédiennes de Culture Egalité ont interprété cette fresque historique que nous avons conçue pour rappeler le rôle des femmes dans les luttes qui ont constitué les peuples de notre archipel et de notre continent.

Elles étaient toutes là : la Reine Anacaona et la paysanne Lumina ; la Jamaïcaine Nanny et la Saint-Lucienne Flore , l’esclave Harriet et les libres de couleur de la Martinique… – toutes resituées dans l’histoire de notre pays et de notre région, par une narratrice . Elles étaient venues dire comment, en leur temps, elles s’étaient soulevées et avaient combattu l’occupation, l’esclavage, la colonisation ou le racisme pour arracher chacune des libertés dont nous disposons aujourd’hui.

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Transports : Elles paient encore le prix fort!

— Par Culture Égalité, —

Les femmes c’est 80% des travailleurs pauvres, 85% des chefs de famille monoparentale, 70% des personnes qui font les courses, 70 à 80% des personnes âgées, et 70% des usagers et usagères des transports en commun !… Pas besoin de grandes investigations pour savoir que ces chiffres qui concernent la France sont encore aggravés sur notre territoire colonial !

Or, depuis bientôt 3 semaines, sur le territoire de la CACEM (Fort-de-France, Saint-Joseph, Lamentin, Schœlcher), les transports collectifs sont à l’arrêt.

Pour les femmes et pour toute la population modeste, c’est encore plus de difficultés pour aller travailler, pour se soigner, pour s’approvisionner, et pour que les enfants aillent étudier… Plus de marche à pied, des attentes plus longues, des trajets plus compliqués et plus onéreux, plus de stops à quémander !

Et cette situation dure ! Depuis le début de l’année cela fait une cinquantaine de jours de perturbations. A cela s’ajoute la non mise en marche du TCSP dans lequel nous avions mis tant d’espoirs : les femmes en ont assez !

Certes, chaque travailleur a le droit de défendre ses conditions de travail et de vie, mais la liberté de circulation est un droit inscrit dans la Déclaration des droits de 1948, et qui conditionne tous les autres : celui de travailler, de se distraire, de prendre part à la culture, d’assumer des responsabilités sociales ou politiques dans la cité.

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Programme Week-End : Rue culturelle !

— Par Culture Egalité —
À la suite de la journée internationale du droit des femmes du 8 mars, nous avons voulu prolongé l’évènement et organiser une manifestation pour sensibiliser et soutenir l’association martiniquaise « Culture et Égalité » qui oeuvre depuis des années pour le droit des femmes.
Le week-end sera ponctué d’exposition-vente d’artistes locaux, de performances artistiques, de projection et de concerts…

VENDREDI 9 MARS

19h00: Vernissage de l’exposition CARITATIVE éphémère
La totalité des bénéfices de la vente des oeuvres sera reversée à l’Association Culture Égalité Martinique, qui oeuvre depuis de nombreuses années pour la cause des femmes.
Artistes participants : Drey Sorensen, Monique Agricole, Mathieu Guerart, Am Sampeur, Jo Théotiste, Jean-Luc Toussaint, Johan Berger… et bien d’autres.
19h30: « Bien Griyé » / CONCERT au chapeau
21h00: Scène Ouverte Musicale « BOEUF CAROTTES »

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