Exhibés dans des «zoos humains» parisiens puis «stockés» 130 ans, les restes de 14 Amérindiens de Guyane font l’objet lundi au Sénat d’un vote de restitution.
— Par Jean Samblé —Exhibés dans des «zoos humains» parisiens puis «stockés» 130 ans, les restes de 14 Amérindiens de Guyane font l’objet lundi au Sénat d’un vote de restitution.
— Par Jean Samblé —En Guyane, la flambée de l’or dope la filière légale comme l’illégale
Atteintes à la probité : des infractions en forte hausse en France hexagonale dans les Outre-mer
Réparer l’esclavage (3/5) : à Bordeaux, le passé colonial se raconte dans les rues
BTP en Martinique : le secteur tire la sonnette d’alarme face à une crise « dramatique »
Sécheresse en Martinique : des millions de litres d’eau perdus sur un réseau “à bout de souffle”
Sept militaires condamnés pour extorsion d’or et vols sur un site d’orpaillage illégal en Guyane
Dimanche 17 mai 21h10 sur France 2 | ★★★★ |
Par Justine Triet, Arthur Harari
Avec Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner
Palme d’Or du Festival de Cannes 2023
2h 30min / Policier, Drame, Thriller, Judiciaire
Synopsis :
Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute : suicide ou homicide ? Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple.
La presse en parle :
20 Minutes par Caroline Vié
Mais Anatomie d’une chute vaut mieux que la polémique et toutes les réactions qui ont suivi. Car c’est tout simplement un grand film.
BIBA par Samuel Loutaty
Une Palme d’or magistralement filmée et interprétée.
Bande à part par Olivier Bombarda
Un film parfaitement réussi et maîtrisé.

Dimanche 17 mai
⏰6h
🚶♀️ 🚶♂️ 🪵 🦋 🌈Randonnée de Fonds Saint-Jacques (niveau 1+).
📍 Parking du centre aquatique du Lamentin, pour un départ en bus
Découvrir, avec l’historien Luc Lérandy,l’histoire de l’Habitation de Fonds Saint-Jacques, à Sainte-Marie
. Une animation autour du bèlè au foyer rural du quartier clôturera la journée : « Bèlè sé rézistans, 22 Mé sé viktwa».
Inscription obligatoire : 0696 45 55 87. Tarif : 40 euros (repas, bus, rando et rafraîchissement).
√ Renseignements : 0696 455 587 ou 0696 811 938.
.
⏰7h à 13h :
💰🎈 🎂 🎁Vide grenier
Sous le marché de Saint-Pierre
Par l’association Nuée Ardente
✧ Inscription : 0696.41.88.08.
Exhibés dans des «zoos humains» parisiens puis «stockés» 130 ans, les restes de 14 Amérindiens de Guyane font l’objet lundi au Sénat d’un vote de restitution.
— Par Jean Samblé —
Septième partie
__________________
Une croissance économique également au service des pauvres
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« Mange ton pain pendant qu’il est encore pain.
Et profite du feu pour faire cuire ta soupe
pendant qu’elle est encore soupe.
Par les temps qui courent,
il ne faut pas remettre à demain
ce que tu peux manger ce soir,
car le grand chambardement est peut-être pour cette nuit.
À l’aube, qui sait si le pain ne sera pas fusil,
la soupe poison et le feu sang… »
(Richard Brisson, Collection du Verbe Présent)
Au moment d’entamer ce nouveau chapitre de l’ouvrage, nous avons appris avec peine que le grand Africain, Emmanuel N’Djoké Dibango dit Manu Dibango, le célèbre musicien-compositeur, est décédé de la terrible maladie du XXIe siècle le 24 mars 2020 à Melun, en France, à l’âge de 86 ans. L’ange de la mort, qui se déplace avec la Covid-19, a frappé à la porte de Papagroove ou Papa Manu, et il a décidé de l’emmener avec lui, de le conduire là d’où les voyageurs de l’aventure terrestre ne reviennent jamais.
Fondation Clément jusqu’au 5 juillet 2026
Je produis des œuvres simplifiées et tactiles, sur des fonds indéfinis et abstraits. Mes créations actuelles sont l’aboutissement de plusieurs années de peinture.
Expérimenter la figuration et l’abstraction, la richesse des couleurs et des formes, observer l’expression de tout ce qui m’entoure, en découvrir les mécanismes secrets, c’est ma recherche depuis l’âge de quinze ans.
Le peintre caribéen que je suis, est toujours fasciné par l’équilibre des formes et des couleurs. Mes recherches artistiques reflètent cette fascination. J’essaie de montrer comment je perçois l’harmonie, la beauté des scènes caribéennes.
Mon chevalet bénéficie de la lumière de mon île. Mon inspiration picturale est stimulée par l’écoute permanente d’opéras, de jazz, de théâtre nô et de musiques caribéennes.
Mes mentors m’inspirent énormément, Vassily Kandinsky, Roland Chanco, Maurice Estève, Diego Riviera, Pablo Picasso et d’autres ; indépendamment des modes, j’essaie de parvenir à une synthèse des tendances multiples de l’art contemporain. Je tente une mutation du sujet tout en adoucissant la rigueur architecturale de l’esquisse. Je travaille avec amour une pâte savoureuse que je pose avec douceur ou en touches vivaces.
Pourquoi la Guadeloupe et la Martinique n’ont aucune marge de manœuvre financière , économique , fiscale et budgétaire pour résister à la crise qui vient ?Jusqu’au au 25 juillet 2026, du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 9h à 12h, chez Charles’Opticien à Etang Z’Abricot, immeuble Aqualina
— Par Marie Gauthier—
Très sensible à la beauté de la nature tropicale, Pierre Montagard arpente depuis presque 50 années, les sentiers forestiers de Martinique d’où il rapporte à l’atelier des végétaux qui l’inspirent. Les grands feuillages en décomposition sont pour lui un matériau de prédilection. Dans son laboratoire-atelier, il les traite pour stopper leur pourrissement et les conserver. De cette alchimie, apparaît alors leurs squelettes, des rides structurelles, d’étranges dentelles : écriture mémorielle d’une vie disparue.
Vient ensuite le travail du papier, artisanal ou industriel. L’artiste le baigne dans des jus de couleur, d’où résultent des bleus profonds de la nuit, des ocres dorés de soleil ou des rouges incandescents. Les feuilles de papier, telles des peaux, sont ensuite déchirées, offrant des contours aléatoires où s’entrevoient dans les brèches, les entrelacs des nervures nues préalablement collées sur le support. Ces découpes tremblées laissent imaginer, sous l’apparence des choses, un monde organisé dont on ne connaît pas nécessairement les lois.
Le Conseil Constitutionnel valide la loi sur le mariage pour tous le 17 mai 2013.
Alfred Marie-Jeanne, Nestor Azérot, Jean-Philippe Nilor avaient voté contre.
Le mariage de couples de même sexe, également appelé mariage homosexuel ou mariage pour tous, est la possibilité pour un couple de deux femmes ou de deux hommes de contracter un mariage civil, initialement réservé à un homme et une femme, instituée en France le 17 mai 2013.
Depuis 1999, les couples homosexuels ou hétérosexuels avaient la possibilité de signer un partenariat civil, appelé pacte civil de solidarité (PACS) ou de s’établir en concubinage. Cependant, l’un et l’autre n’offrent pas les mêmes garanties juridiques que le mariage civil.
Le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, déposé au Parlement le 7 novembre 2012, a fait l’objet de débats importants et a connu en France une opposition plus forte que dans d’autres pays européens1. La loi no 2013-404 a été définitivement adoptée le 23 avril 2013 puis validée par le Conseil constitutionnel et promulguée le 17 mai 2013. Le premier mariage homosexuel français a été célébré le 29 mai 2013 à Montpellier.
Fondation Clément jusqu’au 5 juilet 2026
Rêver, selon une définition admise, c’est « laisser aller sa pensée », son imagination. L’action de rêver s’enrichit de sens, par son origine latine le mot « vagus », qui signifie « qui erre ».
Cependant, en peinture nos projections potentiellement irréalisables sont paradoxalement ce « sel de la terre », cette utopie libérale de l’artiste. Pour le champ de la peinture, le thème est prospère. À travers des réalisations visuelles poétiques, ce thème riche, largement exploré, permet de construire des espaces et des représentations qui donnent à voir les entrelacs, les lignes, tous les contours de l’imagination. C’est ce qui déclenche notre sensibilité, y compris à une échelle collective, mais qui pour la peinture devient une manière de débrider les possibles. La peinture, qui existera toujours par son apport sensible, sensualiste, est un bâton psychologique pour le peintre et peut devenir un bain de jouvence pour le regardeur. Il n’y a nul besoin d’autorité, d’enjeu de pouvoir et d’argent dans la peinture quand elle se fait magie, intuition, floraison. Elle peut calmer les esprits, elle peut panser les âmes.
En Guyane, la flambée de l’or dope la filière légale comme l’illégale
Atteintes à la probité : des infractions en forte hausse en France hexagonale dans les Outre-mer
Réparer l’esclavage (3/5) : à Bordeaux, le passé colonial se raconte dans les rues
BTP en Martinique : le secteur tire la sonnette d’alarme face à une crise « dramatique »
Sécheresse en Martinique : des millions de litres d’eau perdus sur un réseau “à bout de souffle”
Sept militaires condamnés pour extorsion d’or et vols sur un site d’orpaillage illégal en Guyane
Dimanche 17 mai 21h10 sur France 2 | ★★★★ |
Par Justine Triet, Arthur Harari
Avec Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner
Palme d’Or du Festival de Cannes 2023
2h 30min / Policier, Drame, Thriller, Judiciaire
Synopsis :
Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute : suicide ou homicide ? Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple.
La presse en parle :
20 Minutes par Caroline Vié
Mais Anatomie d’une chute vaut mieux que la polémique et toutes les réactions qui ont suivi. Car c’est tout simplement un grand film.
BIBA par Samuel Loutaty
Une Palme d’or magistralement filmée et interprétée.
Bande à part par Olivier Bombarda
Un film parfaitement réussi et maîtrisé.
Exposition visible du 16 mai au 25 juillet 2026 du lundi au vendredi de 8h à 18h | Cabinet médical Étang Z’Abricot, immeuble La Perle au 1er étage
— Par Marie Gauthier —
« La rose n’a pas de pourquoi »
Angelus Silésius (1624-1677),
poète et mystique allemand
D’emblée nous sommes sous le charme de l’œuvre de Moey et il en donne la raison : « parce que l’amour… ». Son thème de prédilection, arboré dans un souci esthétique et joyeux, présente des dessins délicats et multicolores, plus imaginaires que réalistes. Il y déploie, jusqu’à envahir toute la surface, un univers édénique luxuriant, floral décor de contes et merveilles.
L’artiste s’exprime par le dessin automatique qui confère à ses œuvres une liberté enchanteresse. Les motifs végétaux naissent et épanouissent pleinement leur nature, fusionnent parfois en ondulant dans un frémissement continu où l’on devine, dans les entrelacs, une présence animale : oiseaux, félins, flamants roses, poissons tropicaux, etc. Tout ce raffinement nous embarque, ravis malgré nous, dans une jouissance du voir, dans l’apparat d’une parade nuptiale.
À l’image des tapisseries mille-fleurs, ou plus proches de nous celles de Jean Lurçat dans Le Chant du Monde, des fonds sombres portent des graphismes de filaments fluorescents qui percent l’obscur et rappellent la broderie.
Début de la G.R.C.P. le 16 mai 1966
Début de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne : la circulaire du 16 mai 1966 dénonce tous les « révisionnistes » présents dans la culture, la politique et l’armée en Chine.
La grande révolution culturelle prolétarienne (en chinois : 无产阶级文化大革命, pinyin : wúchǎn jiējí wénhuà dàgémìng), plus couramment la grande révolution culturelle (文化大革命 wénhuà dàgémìng), ou simplement la révolution culturelle (文革 wéngé) (1966-1976), représente l’un des événements marquants de l’histoire de la République populaire de Chine, dont le retentissement international est considérable.
En 1966, Mao Zedong décide de lancer la révolution culturelle afin de consolider son pouvoir en s’appuyant sur la jeunesse du pays. Le dirigeant souhaite purger le Parti communiste chinois (PCC) de ses éléments « révisionnistes » et limiter les pouvoirs de la bureaucratie. Les « gardes rouges », groupes de jeunes Chinois inspirés par les principes du Petit Livre rouge, deviennent le bras actif de cette révolution culturelle.
— Par Jean-Claude Florentiny —
Dans un monde instable, les Outre-mer sont en première ligne. Nous ne pouvons plus nous permettre de conserver un système fiscal qui amplifie les crises au lieu de les amortir. Réformer l’assiette des droits et taxes, c’est agir concrètement contre la vie chère, protéger le pouvoir d’achat, renforcer la résilience économique de nos territoires et accélérer leur intégration régionale. Cette réforme est techniquement faisable. Elle est économiquement nécessaire. Elle est politiquement légitime.
Dans un monde traversé par des tensions géopolitiques durables, la logistique mondiale est devenue un facteur déterminant de l’inflation. Conflits au Moyen-Orient, perturbations des routes maritimes, hausse des coûts énergétiques, tensions sur les assurances : autant de facteurs qui renchérissent le transport des marchandises à l’échelle globale. Ces phénomènes impactent l’ensemble des économies. Mais dans les Outre-mer, leurs effets sont démultipliés. Pourquoi ? Parce que nos territoires dépendent massivement des importations, et parce que chaque produit consommé doit traverser des milliers de kilomètres avant d’arriver sur nos étals. Dans ce paysage tendu, certaines initiatives méritent d’être saluées. Ainsi, la compagnie CMA CGM a récemment annoncé qu’aucune surcharge ne serait appliquée sur les tarifs de fret à destination des Outre-mer.
Pourquoi penser les réparations de l’esclavage et agir avec ressentiment à l’aveugle sans soupeser les conséquences dommageables pour l’économie de la Martinique est une faute grave ?
Tonton-macoutique tentative d’intimidation du linguiste-terminologue Robert Berrouët-Oriol : les Journées internationales de la diaspora haïtienne de Montréal avalisent une fois de plus la corruption au Fonds national de l’éducation d’Haïti
— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —
Montréal, le 15 mai 2026
Tonton‑macoutique, adjectif dérivé de Tonton Macoute. Qui relève des pratiques, méthodes ou comportements associés aux Tontons Macoutes durant la dictature des Duvalier : autoritaires, répressifs, intimidants, violents ou fondés sur l’impunité politique. Les Tontons Macoutes –officiellement les Volontaires de la sécurité nationale (VSN), milice politique créée le 30 juillet 1958–, constituent l’un des dispositifs les plus emblématiques du terrorisme d’État du régime duvaliériste. Leur histoire s’étend de 1958 à 1986, sous François Duvalier puis Jean‑Claude Duvalier. Tonton‑macoutique est une dérivation analogique et suffixale à partir du syntagme nominal Tonton Macoute (nom propre devenu nom commun. [NOTE lexicographique élaborée par RBO.]
Mise en contexte factuelle
Acte 1
Anne Boleyn et son frère, Lord Rochford, sont déclarés coupables d’adultère et d’inceste par la Haute Cour d’Angleterre le 15 mai 1536.
Anne Boleyn (vers 15001 – 19 mai 1536) est la deuxième épouse du roi Henri VIII d’Angleterre et reine consort de 1533 à 1536. Elle est la mère de la reine Élisabeth Ire. Son mariage avec Henri VIII est à l’origine du changement politique et religieux complexe, et souvent tragique, qu’a été la réforme anglaise. Accusée d’adultère, d’inceste et de haute trahison, elle est exécutée par décapitation. Il est maintenant généralement admis qu’elle était innocente de ces accusations. Anne Boleyn a été célébrée plus tard comme martyre dans la culture protestante, particulièrement dans l’œuvre de John Foxe.
Biographie
Controverse autour de sa naissance
L’absence de registre paroissial ne permet pas d’établir la date de naissance précise d’Anne Boleyn. Au début du xviie siècle, un historien italien a suggéré qu’elle était née en 1499, tandis que le gendre de Thomas More, William Roper (en) suggère la date beaucoup plus tardive de 1512. De nos jours, les cercles académiques tendent à s’accorder sur deux dates plausibles : 1501 et 1507.
— Par Dominique Daeschler —
Présentées au Grand Palais et à la chapelle St Louis de la Salpêtrière, dans des modules conçus par Hala Wardé, six oeuvres rassemblant vidéo et diaporamas, racontent cinquante ans de création de Nan Goldin. Un tout raconté en récits saccadés ce que permet la diapo, jouant de la photo comme autant de plans fixes auxquels on associerait le rythme des battements de cœur, le montage libérant la pensée. Fan de cinéma dès l’adolescence, Nan Goldin plonge dans sa vie pour nourrir son art. Au cours de ses études à l’école des Beaux-Arts de Boston, elle documente la vie qu’elle mène dans une communauté de drag-queens qui traîne autour d’un bar appelé The Other Side (première exposition de ces images à Cambridge). Présenté dans l’exposition comme une ouverture au monde de Goldin, il frappe par ces portraits à cru qui donnent leurs visages comme des livres ouverts A Londres, elle photographie skinheads et premiers punks.
Suivra le premier grand diaporama, The Ballad of Sexual Dependency, travail qui s’étend sur 41 ans, où on entre dans l’intimité de Goldin : l’amour est là, la dépendance, la recherche d’identité, la perte, la fuite.
— Par Sarha Fauré —
À l’heure où les projecteurs du Festival de Cannes illuminent une nouvelle fois le cinéma mondial, un autre débat s’impose avec force dans les coulisses du monde culturel : celui des violences sexistes et sexuelles longtemps tues, minimisées ou dissimulées derrière le prestige des œuvres et la protection des figures d’autorité. Dix ans après l’onde de choc provoquée par #MeToo, deux députés français, Sandrine Rousseau et Erwan Balanant, entendent désormais inscrire cette lutte dans le droit à travers une ambitieuse proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale.
Le texte, composé de dix-neuf articles, se veut une réponse concrète aux révélations accumulées ces dernières années dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode ou encore de la publicité. Derrière les scandales médiatisés et les témoignages d’actrices ou d’artistes connus, les parlementaires dénoncent surtout un système profondément ancré, où les mécanismes de domination et de silence continuent de protéger les agresseurs tandis que les victimes voient leurs carrières fragilisées, voire détruites.
Cette initiative législative s’appuie sur les travaux d’une commission d’enquête parlementaire menée en 2025 après les accusations portées par l’actrice Judith Godrèche contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon.
Parution de Mrs Dalloway de Virginia Woolf le 14 mai 1925.
Mrs Dalloway est un roman de Virginia Woolf, publié en 1925, décrivant la journée d’une femme de la haute société dans l’Angleterre d’après la Première Guerre mondiale. Il s’agit d’un des romans de Woolf les plus connus.
Genèse
Woolf avait initialement intitulé cet ouvrage The Hours. Ce titre fut repris en 1998 par Michael Cunningham pour un roman qui met en scène Virginia Woolf au moment de l’écriture de Mrs Dalloway.
Résumé
Le récit décrit une journée de Clarissa Dalloway, dans l’Angleterre d’après la Première Guerre mondiale1, en juin 19232. Elle se rend d’abord chez le fleuriste, mais loin de se centrer sur ce seul personnage, Virginia Woolf offre une fresque de la ville de Londres et de ses habitants, vie rythmée pour tous par Big Ben. Peu après, Mrs Dalloway revient chez elle, et alors qu’elle fait le point sur le choix qu’elle a fait des années plus tôt d’épouser Richard Dalloway au lieu de Peter Walsh, elle reçoit la visite impromptue de ce dernier soupirant. La conversation avec ce dernier est émaillée par le ressac d’anciens souvenirs qui jaillissent dans l’esprit de Clarissa.
— Par Julien Perez (*) —
Après les IA capables de générer du texte ou des images, une nouvelle génération de modèles cherche à donner aux machines une représentation interne du réel. Objectif : leur permettre d’anticiper les conséquences de leurs actions, comme nous le faisons instinctivement avant de traverser une rue ou de rattraper une balle.
Imaginez un enfant qui, après avoir vu une balle rouler derrière un canapé, sait instinctivement qu’elle continue d’exister et peut anticiper l’endroit précis où elle réapparaîtra. Cette capacité fondamentale, que la psychologie appelle la permanence de l’objet, constitue un socle de l’intelligence humaine. Nous ne nous contentons pas de réagir aux images qui frappent notre rétine ; nous simulons en permanence le futur dans notre esprit. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle tente de franchir ce cap décisif.
Après l’ère des modèles capables de générer du texte, comme ChatGPT, ou des images, comme Midjourney, une nouvelle frontière se dessine avec les world models (“modèles de monde”). L’enjeu est de taille : il s’agit de doter les machines d’une forme de sens commun physique, spatial et logique pour qu’elles cessent d’imiter… et commencent enfin à comprendre.
— RS n° 446 lundi 11 mai 2026 —
Non, non, la police ne tue pas, dit-on en haut lieu. Mais d’où viennent les corps qui gisent sur le sol après tant d’interventions de « forces de l’ordre » en Guadeloupe depuis quelque temps ? Et les fachos n’ont pas encore gagné en France… C’est dire !
Non, non, Trump n’est pas un fasciste, disent ses supporters. C’est juste, répondons-nous, un énergumène qui promet de détruire la civilisation iranienne, qui crée un club privé pour remplacer l’ONU, qui veut raser Gaza pour y construire une riviera lucrative pour lui-même, ses parents, alliéEs et amiEs, qui choisit les dirigeants des autres pays en kidnappant (au Venezuela), en assassinant (en Iran), en finançant (en Argentine, au Honduras), qui bafoue du matin au soir la constitution de son propre pays, qui organise les tripatouillages électoraux contre les AfrodescendantEs, qui menace de mort par asphyxie le peuple cubain, qui fait exécuter sans jugements et sans preuves des prétendus trafiquants de drogue dans la mer des Caraïbes qu’il considère comme son domaine maritime.
Non, non, les fascistes ne sont pas au pouvoir en Israël, prétendent les sionistes et apparentés, mais ils poursuivent génocide et colonisation, font du suprémacisme la loi fondamentale du pays, massacrent et assassinent à Gaza, en Cisjordanie, en Iran, au Liban, tandis que leur bourreau Benyamin Netanyahu se trouve sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité.
— Les ContreChroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
Est-il possible d’exiger la parfaite égalité entre les Français d’Auvergne et les ceux de Martinique, en même temps que le droit pour ces derniers à une franche intégration dans la Caraïbe ? La Caraïbe, on aime s’en dire partie prenante, par commodité géographique, par réflexe culturel ou par ambition de jouer de cette diplomatie « économique », annoncée sans modestie par le président Serge Letchimy.
On évoque la communauté caribéenne dans les discours, les colloques, les envolées identitaires, aujourd’hui la lettre enflammée visant à la mise en œuvre de la réparation du crime contre l’humanité. Mais pour l’essentiel, la Martinique regarde ailleurs. Vers Paris, vers l’Europe, vers un Centre qui n’est ni maritime ni voisin, mais administratif et mental, quoique non « métropole ». Un centre auquel la Martinique voue un attachement religieux au nom de la sacro-sainte « continuité territoriale » sollicitée pour nous protéger des 70% d’augmentation prévus du ciment martiniquais1. En effet, un pied dans l’assimilation et un autre dans un imaginaire multiple, ici caribéen, la Martinique politique cultive une étrange duplicité : la quadrature qui ressort des exigences du peuple, demandeur de « plus d’Etat », d’une part, et, d’autre part, de leurs élus qui voudraient « plus de peuple ».
À sa création, le SERMAC avait pour mission de faire connaître le 22 mai 1848 comme date fondatrice de la libération du peuple martiniquais. Depuis 2005, cette mission s’est élargie : rassembler les Martiniquais autour d’une célébration artistique et mémorielle.
Voir le programme ci-dessous
Année après année, il s’agit de continuer à interroger notre histoire, de mettre en lumière ce qui a été oublié et de transmettre cette mémoire au plus grand nombre.
Aujourd’hui, il nous faut regarder l’avenir avec lucidité : mesurer les avancées accomplies et celles qu’il reste à construire. Le devoir de mémoire concerne chacun d’entre nous.
Du 15 au 21 mai 2026, la Commémoration investira toute la ville et s’adressera à tous les publics. Elle débutera dans les écoles avec l’atelier « Tambour, mémoire et liberté », où la musique devient un outil de transmission et d’expression.
Elle prendra également une dimension caribéenne et contemporaine avec NEV, installation sonore et théâtrale présentée au Fort Tartenson. Cette création interroge la traite des esclaves à Saint-Domingue entre 1680 et 1800, et pose la question de la manière dont un tel sujet peut encore nous interpeller aujourd’hui.
Journée Paysanne
À quatre heures du matin, toute la famille était déjà debout, avec une tasse de café fort, et un bol de » Labouilli « . Chacun avait son travail de la journée à faire, et la routine se faisait sans plainte ou explication. Le père préparait la charrue, le taureau qui mangeait avant tous les autres animaux, la pioche, la manchette, la pelle, et autres instruments de travail. Son fils de 15 ans et lui partaient travailler le champ, de quatre heures trente à onze heures trente du matin! La fille aînée commençait à mettre ensemble tout ce qu’il fallait pour préparer le déjeuner qui devait être prêt à onze heures. Le frère de douze ans devait traire les deux vaches, les nourrir, ainsi que le cochon.La petite de huit ans devait nourrir les quatre poules et le coq, et ramasser les oeufs. L’étable et la bassecour devaient être nettoyées, et le fumier sur deux brouettes partait avec le déjeuner du père et du fils pour leur travail de l’après-midi. La mère et sa fille aînée, à une heure trente de l’après midi, sur des terrasses préparaient le café, faisaient le triage du riz et pilonnaient le café grillé.
Sixième partie
______________________
Haïti, comme la Carthage d’Hannibal
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« Pour les petits et les pauvres, la vie est un couloir de wagon où il faut s’aplatir pour laisser passer les autres, et encore sourire, et même demander pardon. »
(Gilbert Cesbron)
Le jeudi 19 mars 2020, la panique s’installait au sein de la population haïtienne. Deux cas de coronavirus venaient d’être diagnostiqués par les autorités sanitaires. La situation paraissait se compliquer davantage pour des individus qui menaient une existence déjà précarisée. « La République d’Haïti, vraisemblablement, n’allait pas pouvoir faire face à un fléau de cette ampleur », pensions-nous? Sans être superstitieux, nous croisions les doigts – comme beaucoup de compatriotes, peut-être – pour que les îles antillaises soient écartées, même miraculeusement, du chemin de la catastrophe provoquée… Malheureusement, le sort en avait décidé autrement. Un indigène et un étranger belge furent testés positifs. Le mal était donc fait. Désormais, les Haïtiens se comptaient aussi parmi les peuples de l’univers qui luttaient pour se protéger contre la pandémie mystérieuse et meurtrière. La nouvelle – même si l’on s’y attendait – avait causé de l’émoi jusque dans la diaspora.
La loi d’or qui abolit l’esclavage au Brésil est signée le 13 mai 1888
La Loi d’or (Loi impériale no 3353), signée le 13 mai 1888, est la loi qui a aboli l’esclavage au Brésil. Elle avait été précédée par la loi no 2040 (Loi du ventre libre) du 28 septembre 1871, qui libérait tous les enfants nés de parents esclaves, et par la loi no 3270 (Loi Saraiva-Cotejipe ou Loi des sexagénaires), du 28 septembre 1885, qui réglementait « l’extinction graduelle de l’élément servile ».
Elle fut signée par Isabelle de Bragance, princesse impériale du Brésil, et par le ministre de l’Agriculture de l’époque, le conseiller Rodrigo Augusto da Silva (pt). Le conseiller Rodrigo Silva faisait partie du cabinet ministériel présidé par João Alfredo Correia de Oliveira , du Parti conservateur et appelé « Cabinet du 10 mars ». Dona Isabel a signé la Loi d’or dans sa troisième et dernière régence, alors que l’empereur Dom Pedro II du Brésil était en voyage à l’étranger.
Promulgation de la Loi d’or au Brésil.
Le projet de loi qui abolissait l’esclavage au Brésil fut présenté à la Chambre générale (l’actuelle Chambre des députés), par le ministre Rodrigo Augusto da Silva (pt) le 8 mai 1888.
Madiana
Par Reem Kherici, Gari Kikoïne | Avec Alexandra Lamy, François Cluzet, Mitty Hazanavicius
Comédie | 1h 29min | 6 mai 2026 en salle | 1h 29min |
Synopsis :
Et si on vous racontait l’invention du siècle ? Un couple, une vérité qui explose. Fanny et Tom sont mariés et heureux depuis 20 ans. Mais un jour un secret éclate : Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble, ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple. Jusqu’où iront-ils ? Loin, très loin.
La presse en parle :
20 Minutes par Caroline Vié
Reem Kherici s’est librement inspirée d’une histoire vraie autour d’un duo de stars complices.
Diverto par La Rédaction
Entre histoire d’amour et d’humour, une belle comédie sur le couple, mais aussi porteuse de messages essentiels.
Elle par La Rédaction
On rit beaucoup devant le nouveau film de Reem Kherici, sorte d’objet cinématographique non identifié puisque, en plus d’être un plaidoyer pour le plaisir féminin, il constitue le – presque – biopic du couple allemand qui a inventé le célèbre sextoy Womanizer.
Du 12 mai au 27 juin, La Véranda de Tropiques-Atrium accueille Moun Isi, une exposition photographique signée René-Charles Suvélor, plus connu sous le nom de Bénny. À travers 34 portraits et 34 paysages, le photographe martiniquais dresse une galerie sensible et profondément humaine de la Martinique d’aujourd’hui.
Depuis plus de quarante ans, Bénny capture des instants de vie, des regards, des visages et des émotions. Né à Fort-de-France et grandi à Debriand, il découvre très jeune la photographie, avant d’exercer pendant de nombreuses années le métier de cuisinier. Mais l’appel de l’image, plus fort que tout, finit par s’imposer comme une évidence. Aujourd’hui, chaque cliché témoigne de cette passion intacte, nourrie par la rencontre et l’observation du réel.
Avec Moun Isi, l’artiste propose un voyage à travers les 34 communes de Martinique. Chaque portrait raconte une histoire singulière : une marchande, un pêcheur, un médecin, un inconnu croisé au détour d’une rue… Des femmes et des hommes de tous horizons, choisis pour ce qu’ils incarnent de vivant, d’authentique et d’universel. En écho à ces visages, des paysages viennent révéler la richesse et la diversité du territoire martiniquais.
Vendredi 15 mai | 19h30| La Paillote| Les Anses d’Arlet
Portée par le collectif Zomatchi et mise en scène par Kocou Yemadje, la création théâtrale Olubakaka, inspirée de Wôlôguèdè, la chaîne incarcérée de Flavien Zountchémin, s’impose comme une œuvre à la fois poignante et profondément engagée. Soutenue par la section Atlantique Ouest de l’Association des professeurs de français du Bénin, qui a su mobiliser un large public scolaire, cette représentation a rassemblé apprenants et enseignants autour d’une expérience artistique d’une rare intensité.
Dans la lignée des réflexions d’Ariane Mnouchkine, qui voit dans le théâtre le reflet des tragédies collectives, Olubakaka fait surgir sur scène une mémoire douloureuse, celle de la traite négrière et de ses séquelles persistantes. Le personnage éponyme, survivant tourmenté, condamné à errer entre le monde des vivants et celui des ancêtres, incarne une conscience blessée, incapable de trouver l’apaisement. À travers cette figure, la pièce donne chair à une histoire enfouie, mais jamais éteinte.
La mise en scène, d’une grande force symbolique, rejoint la pensée d’Arthur Adamov en faisant du plateau un espace de rencontre entre visible et invisible.

Les ATeliers d’Art Contemporain du Marin (ATACM) s’installent dans une ancienne école
— Par Dominique Daeschler —
Depuis novembre 2025, une activité fébrile s’est emparée de l’ancienne école du Cap : bâtiments spacieux, galeries couvertes, immense pré central ont permis de mettre en place un projet ambitieux consacré aux Arts Plastiques qui allie les qualités d’un lieu de proximité en milieu rural à la présence d’artistes et d’œuvres. Le maire du Marin a dit oui au pari de l’association ôdis7 de transformer une partie de l’ancienne école en lieu permanent d’art contemporain. A la manœuvre, Martine Baker et Habdaphaï plasticiens ont conçu un lieu très largement ouvert aux expositions, installations, performances, ateliers et travail de sensibilisation. Il a fallu repeindre, décaper… Rendre le lieu ludique en transformant l’austérité des salles de classe entre jeux de lumière, découverte des œuvres et rencontre des artistes, attiser la curiosité par la multiplicité des propositions : expositions permanentes, expositions éphémères, travail de médiation, ateliers. 60 artistes, 700 œuvres ont été offertes au regard du public (énorme affluence) lors des 4 jours d’inauguration officielle en avril : Severino, Barthe, Maure, Cauquil, Caruge, Orosemane, Baker, Habdaphai, Porry, Cuvelier et tant d’autres.
Si la victoire idéologique de l’assimilation s’avère désormais incontestable , mais alors quid de la pertinence du concept en gestation de créolisation qui devrait changer la donne pour la nouvelle génération des Antilles ?
— Par Jean-Marie Nol —
Longtemps, le combat identitaire aux Antilles françaises s’est présenté comme une résistance à l’assimilation. Il s’agissait de préserver une mémoire, une culture, une langue, une manière d’être au monde face à la puissance uniformisatrice du modèle républicain français. Depuis la départementalisation de 1946, la Guadeloupe et la Martinique ont été intégrées à la République dans une logique d’égalité juridique et sociale qui, pendant plusieurs décennies, a profondément transformé les sociétés antillaises. L’accès aux services publics, à l’éducation, à la consommation de masse et à la mobilité sociale a produit une élévation du niveau de vie, mais aussi une mutation silencieuse des imaginaires. Car derrière l’égalité promise, l’assimilation culturelle a progressivement imposé ses normes, ses références et ses modèles de réussite. Aujourd’hui, force est de constater que cette assimilation a largement gagné la bataille des modes de vie, même si elle n’a jamais totalement effacé le besoin de reconnaissance identitaire.
✨ Espaces littérairesSony Calixte
Considéré comme l’une des figures majeures de la littérature haïtienne contemporaine, Frankétienne s’impose comme un créateur hors norme, dont l’œuvre traverse les frontières et les disciplines. Écrivain, peintre et homme de théâtre, il déploie un univers foisonnant, déroutant et profondément singulier.
Cet ouvrage propose une lecture originale de cette œuvre protéiforme en explorant les dimensions esthétiques, philosophiques et politiques qui fondent l’univers de Frankétienne.
📖 166 pages
📅 Parution : 30 avril 2026
📚 Collection : Espaces littéraires
💶 18,00 €
🔖 EAN : 9782336607788
🔮 La boule de verre
Mama Africa : Miriam Makeba, un film de Mika Kaurismäki
| 🗓️ Mercredi 13 mai à 18h00 |
📍 Ducos – Cantine Centrale
Le Diamant – Hôtel de Ville
Vendredi 15 mai à 18h30
Le Lorrain – Maison de la Culture
Mercredi 20 mai à 19h30
Saint-Pierre – Théâtre
Samedi 23 mai à 20h00
— Par Sabrina Solar —
Mama Africa est un documentaire réalisé par Mika Kaurismäki, consacré à la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba. Le film retrace son parcours artistique et personnel sur plusieurs décennies, en s’appuyant sur des images d’archives, des extraits de concerts et des témoignages de proches, de collaborateurs et de musiciens.
Née en 1932 à Johannesburg, Miriam Makeba grandit dans un contexte marqué par des difficultés économiques et par la mise en place progressive du régime d’apartheid en Afrique du Sud. Elle commence à chanter au début des années 1950, notamment avec les Cuban Brothers puis au sein des Manhattan Brothers, où elle acquiert une première reconnaissance. Sa participation au film Come Back, Africa, qui dénonce les conditions de vie sous l’apartheid, entraîne des conséquences immédiates : en 1959, alors qu’elle se trouve à l’étranger, les autorités sud-africaines lui interdisent de rentrer dans son pays.
Tribune collective
En France, les violences sexistes et sexuelles demeurent massives et largement sous-déclarées. D’après le ministère de l’Intérieur, en 2023, 94 000 plaintes pour viols et tentatives de viols sur des femmes ont été portées devant les forces de l’ordre, et plus de 270 000 plaintes pour violences conjugales. Par ailleurs, les enquêtes de victimation montrent qu’à peine une victime sur dix porte plainte. L’énorme majorité des violences reste donc invisible.
Dans les territoires dits ultramarins, dont la Martinique, ces réalités prennent une acuité particulière. En 2023, pour 360 000 habitants, plus de 1 000 femmes ont déclaré des violences d’après l’OVIFEM, l’observatoire territorial des violences faites aux femmes. Les violences intrafamiliales y sont deux à trois fois plus importantes que dans le territoire national (jusqu’à 2,4 victimes pour 1 000 habitants en Martinique contre 1,4 au niveau national) et 80 % des victimes de violences sexuelles intrafamiliales sont des femmes. Ces données, déjà alarmantes, ne reflètent qu’une part des violences réellement subies.
Ce silence généralisé s’inscrit dans un système encore structuré par des rapports de pouvoir et de domination patriarcaux, mais aussi par des inégalités sociales, territoriales et postcoloniales qui renforcent, en contexte ultramarin, les obstacles à l’accès aux droits et à la justice.
— Par Patrick Chamoiseau —

11/05/26
Martinique.
Lycée Frantz Fanon.
Dialogue avec les classes de Première, Terminale, Technos, Prépas.
PUISSANCE DE LA CRÉATIVITÉ
1 – Le Frantz Fanon le plus essentiel pour moi est celui qui habitait ses questions.
2 – Il a compris que les « réalités », que nous vivons ou que nous subissons, sont des productions de nos sens et de nos imaginaires.
3 – Il a su tirer les leçons de la « réalité » coloniale pour interroger le « réel » du monde ‒ lequel est bien plus vaste, bien plus riche que toutes les réalités réunies.
4 – Les « réalités » sont toujours soumises à des forces et à des pouvoirs, à des impossibles et à des aliénations, qui abîment toute créativité. Le « réel », lui, concentre, dans son infini et dans son impensable, le tout-possible de l’existant.
5 – La réalité se pratique ; le réel s’interroge. Les réalités nous enferment souvent dans ce qui existe déjà, qui est déjà pensé ; le réel contient aussi ce qui n’existe pas encore, et qui reste à penser.
— Par Camille Loty Malebranche —
La valeur est le repère du sens dans la représentation de soi et de l’être par l’homme ou la civilisation qui la manifeste. Elle fait partie toujours des domaines majeurs du sens logique, moral, s’exprimant dans les champs d’action politique, religieux autant individuel que social de celui ou de ceux qui l’assument, et, en science c’est encore la valeur, cette fois épistémologique, qui tient lieu de flambeau de la vérité tant de la discipline scientifique que de son application. Pour établir la justice, il s’agit pour l’homme, conscience créatrice, de construire un ordre socioéconomique, un système politique d’équité et non de se murer dans un vieux dualisme capitalisme et pseudo-communisme qui ont tous deux échoué.
La valeur, critère motivant la conduite humaine par l’action.
Nos sentiments nourrissent nos valeurs et nos valeurs hébergent nos sentiments, de sorte que nos sentiments sont des valeurs modulées par la logique, une interaction logique et axiologique, qui nous imprègne. Une imprégnation si forte qu’elle devient une partie de nous, de nos réflexes autoconditionnés qui nous agissent et nous font agir.
Journée des Barricades le 12 mai 1588
La journée des Barricades désigne le soulèvement populaire qui éclate à Paris le 12 mai 1588, durant la huitième guerre de Religion. Ce soulèvement est mené par le « Conseil des Seize » ainsi que par le duc de Guise.
Cause
Ce soulèvement a pour cause principale l’animosité du peuple à l’égard du roi Henri III, soupçonné de vouloir désigner comme successeur Henri de Navarre (futur Henri IV), un protestant. Dès lors, le peuple de Paris se range derrière le duc de Guise, chef de la Sainte Ligue. Celui-ci est en effet, malgré l’interdiction royale, revenu à Paris. Dès lors, méfiant et craignant pour sa vie, Henri III fait venir dans la capitale plusieurs bataillons des régiments de Gardes suisses et de Gardes françaises. Le roi ayant violé un privilège qui veut qu’aucune troupe étrangère n’ait le droit de séjourner à Paris, et les Parisiens craignant de voir les chefs catholiques arrêtés, les esprits s’échauffent.
Le soulèvement
Le 9 mai 1588, malgré la défense du roi, Henri duc de Guise qui était parti à Soissons arrive à Paris, se rend au Louvre et passe au milieu des compagnies des Gardes françaises.
Mercredi 13 mai sur France 2 et en replay | ★★★★★ |
Enchaînés est une fresque historique ambitieuse qui s’inscrit dans un mouvement encore rare dans la fiction française : celui qui consiste à regarder en face l’histoire de l’esclavage colonial dans les territoires français d’outre-mer. Créée par Alain Moreau et réalisée par Laure de Butler, la série est diffusée en 2026 sur France.tv, sur France 2 ainsi que sur la chaîne belge RTBF La Trois. Produite par Tetra Media Fiction, elle compte six épisodes de 52 minutes.
La série se déroule en 1806 sur l’île Bourbon, ancien nom de La Réunion sous l’Empire napoléonien. À travers le destin d’une plantation de café dirigée par le colon Charles Bellevue, interprété par Olivier Gourmet, Enchaînés plonge le spectateur dans la violence quotidienne du système esclavagiste français. Après le passage d’un cyclone dévastateur qui ruine en partie l’exploitation, les tensions s’exacerbent : les maîtres tentent de préserver leur pouvoir tandis que les esclaves redoutent d’être vendus et séparés de leurs proches.
Au cœur du récit se trouve Isaac, incarné par Enzo Rose, jeune esclave né du viol de sa mère Célestine par Charles Bellevue.
— Par Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Wole Soyinka —
En 1998 à la Sorbonne, lors du colloque “Poétiques d’Édouard Glissant” qui s’était tenu du 11 au 13 mars 1998 à la Sorbonne, l’événement fut cette déclaration tenue par Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau et Wole Soyinka, réclamant la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité, en guise de conclusion imprévue au colloque international ; Pétition à l’appui.
Une déclaration solennelle, pensée au mot près, un point de départ qui devait rendre possibles La loi du 21 mai 2001.
DÉCLARATION SUR LA TRAITE NÉGRIÈRE ET L’ESCLAVAGE.
Par ÉDOUARD GLISSANT, WOLE SOYINKA (Nigérian, 1er Prix Nobel Noir de littérature) et PATRICK CHAMOISEAU (Prix Goncourt 1992).
NOUS RAPPELONS
Que dans l’interminable suite des invasions, des massacres, des génocides qui ont marqué l’histoire de l’Humanité, l’un des épisodes les plus considérables par l’ampleur et la quantité de malheurs qu’il a enfanté fût celui de la Traite négrière et du système servile dans les Amériques et dans l’océan Indien, qui portèrent sur des dizaines de millions de personnes.
Que l’Afrique en a subi des dommages pratiquement irréparables et qu’en même temps une énorme part de la richesse de la plupart des pays industrialisés a pris sa source dans ce commerce des esclaves et dans le travail forcé des plantations.
Quand la quête mémorielle devient obstacle à toute pensée en capacité de se projeter sur l’avenir du développement économique ?
— Par Jean-Marie Nol —
La Guadeloupe vit aujourd’hui une contradiction silencieuse mais profonde : jamais le devoir de mémoire n’a été aussi présent dans le débat public, et jamais, dans le même temps, l’avenir économique et social du territoire n’a semblé aussi incertain. La mémoire collective de l’esclavage, de la colonisation, des humiliations historiques et des blessures identitaires occupe en ce mois de mai une place centrale dans le discours politique, culturel et militant. Pourtant, à mesure que cette mémoire devient le principal prisme d’analyse du présent, une question dérangeante s’impose progressivement : et si le passé, lorsqu’il devient une obsession permanente, finissait par empêcher la société guadeloupéenne de construire son avenir ?
Les neurosciences contemporaines apportent un éclairage particulièrement intéressant sur cette interrogation. Contrairement à l’idée longtemps admise d’une mémoire figée, les chercheurs montrent aujourd’hui que les souvenirs se reconstruisent continuellement. Le passé n’est pas un fichier immobile conservé intact dans l’esprit humain ; il est réinterprété à chaque rappel, influencé par les émotions, les discours, les relations sociales et les préoccupations du présent.
Charlatanisme, imposture et enfumage : actualisation des liaisons délictueuses entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 et le Fonds national de l’éducation d’Haïti
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
Charlatanisme – subst. masc. (a) Art d’exploiter la crédulité d’autrui érigé en système. Le charlatanisme à côté du mérite est comme le zéro à la droite d’un chiffre et décuple sa partenairevaleur (Stendhal, Lucien Leuwen, t. 3, 1836, p. 228). (b) Péj. Comportement de charlatan. Ceci était charlatanisme pur et conscient (Montherlant, Les Lépreuses,1939, p. 1467). (c) Caractère de ce qui est digne d’un charlatan. Le charlatanisme d’un écrit (Senancour, Obermann, t. 1, 1840, p. 11). Dictionnaire OrtoLang, Centre national de ressources textuelles et lexicales, CNRS, Université de Nancy.
À l’entame du présent article, il est utile de contextualiser notre propos en posant une question de premier plan : le Canada étant un État de droit, une organisation culturelle haïtienne sise à Montréal peut-elle en toute impunité offrir l’hospitalité et donner la parole à une institution haïtienne objet, en Haïti, d’une demande d’audit financier et administratif auprès de la Cour supérieure des comptes ?
Capture d’Adolf Eichmann par le Mossad à Bancalari, au nord de Buenos Aires, en Argentine, le 11 mai 1960
Adolf Eichmann, né à Solingen le 19 mars 1906 et exécuté dans la prison de Ramla, près de Tel Aviv-Jaffa, le 31 mai 1962, est un criminel de guerre nazi, haut fonctionnaire du Troisième Reich, officier SS Obersturmbannführer et membre du parti nazi.
Nommé pendant la guerre à la tête du RSHA Referat IV B4, qui s’occupe des affaires juives et de l’évacuation, il est responsable de la logistique de la « solution finale » (Endlösung). Il organise notamment l’identification des victimes de l’extermination raciale principalement dirigée contre les Juifs prônée par le NSDAP et leur déportation vers les camps de concentration et d’extermination.
Ayant réussi à échapper à la justice après la capitulation allemande, et notamment au procès de Nuremberg, il est retrouvé, puis capturé par des agents du Mossad en mai 1960 à Buenos Aires, en Argentine, où il vivait depuis dix ans sous le nom de Ricardo Klement. Dans des conditions rocambolesques, il est exfiltré en Israël, où il est condamné à mort et exécuté à l’issue d’un retentissant procès tenu à partir d’avril 1961 à Jérusalem
[…]
Capture
Durant les années 1950, de nombreux juifs s’emploient à retrouver les criminels nazis en fuite, et Eichmann fait partie des premiers sur la liste.
En France, depuis 2006, le 10 mai est la « journée nationale de commémoration des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition ». Retour en cinq questions sur les travaux et les lieux qui permettent de poursuivre la réflexion sur l’histoire de la traite et de l’esclavage.
Le 10 mai marque la journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et leur abolition. Après la découverte de l’Amérique par les Européens en 1492, du XVe au XIXe siècles, plus de 11 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été capturés en Afrique, transportés à travers l’Atlantique et réduits en esclavage pour travailler dans des conditions très dures au sein d’exploitations coloniales dans les Amériques.
Le 10 mai, des cérémonies sont organisées par les préfets en lien avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.
C’est aussi une journée de réflexion civique sur le respect de la dignité humaine et la notion de crime contre l’humanité, notamment au sein du ministère de l’éducation nationale.
Du 6 au 23 mai en communes en Martinique
Pour sa seconde édition, le festival Ciné Communes, initié par l’association Protea, poursuit une ambition forte : créer un dialogue vivant entre le cinéma et la mémoire. Baptisée « Ciné Mémoires », cette nouvelle programmation invite à explorer les récits qui construisent notre héritage commun et éclairent notre réalité contemporaine.
À travers une sélection engagée, deux grandes thématiques se dessinent. La première met à l’honneur des documentaires consacrés à des figures marquantes de la littérature martiniquaise, qu’elles soient célèbres ou plus discrètes, comme Loïc Léry, Joseph Zobel ou encore Mayotte Capécia. Leurs parcours et leurs œuvres offrent un regard précieux sur les dimensions sociales, culturelles et humaines du territoire. La seconde thématique propose une réflexion autour de l’esclavage et du colonialisme, à travers des films puissants tels que « Solitude, une figure de la liberté », « Mary Prince, récit autobiographique d’une esclave antillaise » ou « Le Sucre, pour la douceur et pour le pire », qui interrogent les traces laissées par ces systèmes et leurs échos dans le monde actuel.
— Par Jean Samblé —
À l’occasion du 25e anniversaire de la loi Taubira, qui a reconnu en 2001 la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, le président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, relance avec force le débat sur la question des réparations liées à l’héritage de l’esclavage dans les territoires français d’outre-mer.
Dans une lettre ouverte de cinq pages adressée au président de la République Emmanuel Macron, l’élu martiniquais estime que la France doit désormais aller au-delà de la seule reconnaissance mémorielle et engager un véritable processus politique et juridique autour de la réparation. Selon lui, la loi portée le 10 mai 2001 par l’ancienne députée guyanaise Christiane Taubira a constitué une étape historique majeure, mais elle ne saurait suffire face aux conséquences profondes laissées par plusieurs siècles d’exploitation esclavagiste.
Dans ce courrier, Serge Letchimy affirme qu’« une nouvelle loi est désormais nécessaire ». Il plaide pour l’adoption d’un texte qui reconnaîtrait officiellement les « dommages historiques, culturels, économiques et sociaux durables » causés par l’esclavage en Martinique et plus largement dans les sociétés issues de la colonisation.
Roland Ménil est décédé à l’âge de 86 ans, laissant derrière lui le souvenir d’un homme de conviction dont l’engagement aura profondément marqué la vie politique, éducative et associative de la Martinique.
Enseignant de profession, il a consacré une grande partie de sa vie à la transmission du savoir et à l’éducation populaire. Directeur de l’Association Martiniquaise d’Éducation Populaire (AMEP), il s’est attaché à former et accompagner plusieurs générations de jeunes Martiniquais, fidèle à une conception exigeante de l’éducation comme outil d’émancipation.
Figure engagée du paysage politique martiniquais, Roland Ménil fut d’abord membre du Parti Progressiste Martiniquais avant de rejoindre le Mouvement Indépendantiste Martiniquais. Ancien conseiller municipal de Fort-de-France au début des années 2000, durant le mandat de Serge Letchimy, il aura défendu avec constance ses idéaux politiques et son attachement à l’identité martiniquaise.
Son parcours militant s’est également illustré à travers son rôle de directeur de publication du journal Le Progressiste, son engagement au sein de l’Alliance Révolutionnaire Caraïbe ainsi que sa participation au cercle Frantz Fanon. Ceux qui l’ont côtoyé retiennent un homme profondément attaché à la Martinique, à son peuple, à son histoire et à sa culture.
— Par Guy Lordinot —
La Martinique fait partie de la république française dont l’emblème est le drapeau bleu blanc rouge, derrière lequel le peuple français se retrouve.
La fête de la nation se déroule le 14 Juillet.
La Martinique est une collectivité d’Outremer, ce qui signifie qu’elle a quelques spécificités venant de sa géographie et de son histoire qui peuvent justifier qu’elle ait en plus du 14 juillet, sa propre fête nationale.
Victor Schoelcher a obtenu du gouvernement l’abolition de l’esclavage le 27 Avril 1848 mais l’abolition effective date du 22 mai 1848, date à laquelle la révolte des esclaves a imposé au gouverneur Rostoland de la décréter. Depuis 43 ans que le 22 mai est devenu un jour férié, il n’a jamais été célébré officiellement par l’ensemble des élus martiniquais.
Pour faire peuple, une population a besoin d’un symbole. Pour la France c’est le drapeau bleu blanc rouge qui est bien sûr celui des martiniquais.
Nous proposons de faire du 22 mai une fête nationale.
Le symbole qui peut permettre aux martiniquais de faire peuple provient du sport.
En effet les seuls évènements qui unissent la quasi-totalité de population de la Martinique sont le Tour des Yoles et le Tour cycliste.
Louis Delgrès signe et proclame le texte anti-esclavagiste « A l’Univers entier, le dernier cri de l’innocence et du désespoir » le 10 mai 1802
Louis Delgrès né le 2 août 1766, à Saint-Pierre, Martinique, et mort le 28 mai 1802 (à 35 ans), à Matouba (commune de Saint-Claude) en Guadeloupe, est une personnalité de l’histoire de la Guadeloupe. Colonel d’infanterie des forces armées de la Basse-Terre, abolitionniste, il est connu pour la proclamation anti-esclavagistes signée de son nom, datée du 10 mai 1802, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes.
Biographie
Juridiquement Louis Delgrès est né « libre de couleur ». Il est, selon l’hypothèse la plus probable, le fils naturel d’Élisabeth Morin (dite Guiby) et de Louis Delgrès, Blanc créole martiniquais de Saint-Pierre qui fut receveur du Roi et directeur des Domaines du Roi à Tobago. Les Archives nationales possèdent les dossiers de Louis Delgrès père, et de Louis Delgrès fils, chef de bataillon. Ces documents établissent avec une grande certitude la filiation entre les deux hommes.
Louis Delgrès fils vit avec ses parents en Martinique puis à Tobago.
Le Mouvement International pour les Réparations (MIR) organise la 26e édition du Konvwa ba reparasyon du 8 au 22 mai 2026, entre Sainte-Anne et Le Prêcheur. Douze communes participent à cette manifestation placée cette année sous le thème : « Pèp Nèg Annou Fè Yonn Kont Anpwazonman, jénosid, ékosid, épistémisid. Pou Lavi ».
À travers cet événement, le MIR souhaite mettre en avant les enjeux liés à la mémoire, à l’identité culturelle et aux conséquences sanitaires et environnementales de l’utilisation des pesticides aux Antilles. Les organisateurs appellent également à une mobilisation des populations afro-descendantes et de la diaspora.
Lors de la présentation de cette édition, le président du MIR, Garcin Malsa, a souligné la nécessité d’une implication collective dans les actions engagées autour de la question de l’empoisonnement au chlordécone et des démarches judiciaires en cours. Le mouvement indique notamment préparer une nouvelle assignation devant le tribunal de Paris.
Les responsables du MIR ont également évoqué les notions de génocide, d’écocide et d’épistémicide, présentées comme des conséquences de la disparition progressive de certaines pratiques culturelles et savoirs traditionnels.
— Par Gary Klang —
Davertige, mon frère, et Port-au-Prince, ma ville natale, si mal en point. Ma ville natale, qui fut si belle, et Davertige dont les vers d’Idem expriment cette beauté morte dans une langue unique.
« Omabarigore la ville que j’ai créée pour toi
En prenant la mer dans mes bras »
Port-au-Prince est aussi mon Omabarigore et demeure dans mes souvenirs la ville qu’elle fut jadis, un lieu mythique où s’enracinent mes rêves d’enfant et mes poèmes. Et non la ville-poubelle que les médias occidentaux exposent avec une joie sadique sous son plus mauvais jour. Ville-détritus, ville-enfer, Calcutta des Antilles, où les assassins kidnappent et tuent en plein midi. Ville kafkaïenne, à l’opposé de celle de mes songes et dont Davertige nous restitue l’atmosphère tranquille d’avant la dictature :
« O mémoire ô mémoire redites-moi sa vie parmi les fleurs blanchies
Parmi les fers à repasser et les vieux moulins à café
Parmi les tables de lessiveuse et les cuvettes de linge frais »
Il faut lire Davertige. L’universel se mêle ici au particulier, et s’il nomme Port-au-Prince c’est pour s’échapper aussitôt dans une surréalité qu’André Breton eût appréciée :
« Je voulais librement m’en aller à travers Port-au-Prince
Quand un monsieur en bleu me dit – Arrêtez mon cher Ange…
Ma petite folle s’en allait les cheveux pleins de vers luisants
Mille Messieurs en bleu m’encerclaient un instant
Me tenaient par le cou Et j’arrivais à me défaire d’eux
En disant – Sales punaises aux yeux rouges de feu…»
Ami ne m’appelle pas étranger
— Par Gary Klang —
Ami
Ne m’appelle pas étranger
Ni d’une île
Ni de la mer
Ni des fleuves
Comme toi
Poussière d’étoiles
Et nos ancêtres
Venus des terres d’ébène
Tu t’enfermes
Et me parles de frontières
D’immigrés
D’immigrants
D’étrangers
De sans-papiers
Que sais-je
Qui t’a légué la terre
Je vais
Je viens
Je passe
Entre 2015 et 2024, l’expérimentation du vapotage par les lycéens est passé de 35,1% à 46%. C’est ce que constate notamment l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives dans une étude publiée le 29 avril 2026.
En 2024, le tabagisme quotidien touche 5,5% des lycéens (contre 17,5% en 2018). En revanche, l’usage quotidien de la cigarette électronique progresse de 2,8% à 6,8% chez les lycéens sur la même période.
Une étude publiée le 29 avril 2026 par l’Observatoire français des drogues et des conduites addictives (OFDT) présente l’évolution des usages de la cigarette électronique (y compris jetable – « puff ») par les élèves du secondaire entre 2014 et 2024.
De 2014 à 2024, la part des collégiens ayant expérimenté la cigarette électronique baisse de 26,8% à 19%. Depuis 2015, cette part a augmenté parmi les lycéens de 35,1% à 46% (48,7% chez les filles, 43,2% pour les garçons). La part des élèves ayant testé la e-cigarette est passée de 34,2% à 41,5% dans les lycées d’enseignement général et technologique (LEGT) et de 36,8% à 58,7% en lycée professionnel (LP).
L’attestation d’honorabilité devient obligatoire pour les professionnels intervenant auprès d’enfants handicapés
L’attestation d’honorabilité est un document officiel garantissant qu’une personne n’a pas de condamnation écrite dans un casier judiciaire ou sur le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (FIJAISV) qui empêche d’intervenir auprès des mineurs. Les démarches pour l’obtenir se font via une plateforme dédiée en fonction de votre statut.
Elle est obligatoire depuis octobre 2025 pour tous les professionnels et les bénévoles intervenant dans le champ de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant (assistants maternels, assistants familiaux, professionnels et bénévoles des crèches, foyers…). Depuis le 1er février 2026, elle l’est aussi pour les personnes s’engageant dans une procédure d’adoption.
À noter:
Le dispositif sera progressivement étendu en 2027 aux professionnels et bénévoles intervenant au sein d’un établissement ou service accompagnant des adultes en situation de handicap, puis en 2028 aux professionnels et bénévoles intervenant auprès des personnes âgées.
Le Pass’colo est un dispositif de l’État visant à favoriser les départs en colonies de vacances des enfants durant l’année civile de leurs 11 ans ; cet âge charnière est notamment marqué par leur entrée au collège.
L’aide attribuée varie entre 200 et 350 € selon les ressources du foyer. Pour en bénéficier, votre enfant doit être né entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2015. Si votre enfant est né en 2014 et que vous n’avez pas utilisé l’aide en 2025, vous pouvez en bénéficier cette année.
Vous pouvez consulter la liste des séjours éligibles au dispositif en 2026 sur le site du ministère des Sports et de la Jeunesse (recherche possible par période de vacances, tarifs, localisation du séjour, etc.). Des colonies sont disponibles pour les vacances de printemps et d’été.
À savoir
Le Pass’colo est utilisable pour un seul séjour par enfant et uniquement pendant les vacances scolaires. Il est cumulable avec d’autres aides aux vacances (aides de la Caf, de votre mairie, de votre comité social et économique, etc.).
Le montant du Pass’colo est calculé en fonction de votre quotient familial (QF).
Deux jours dédiés au terroir et aux savoir-faire locaux : les 9 et 10 mai
La foire agricole se déroule samedi et dimanche sur le boulevard Désir Jox et ses abords, dans le cadre de la semaine de l’agriculture. Organisé avec le soutien de la CTM et de CAP Nord Martinique, l’événement met à l’honneur producteurs, artisans et produits du terroir autour du thème « Lonj an tout sos ».
Le public pourra découvrir de nombreux produits locaux, assister à des animations culinaires, ateliers pédagogiques, balades en poney et spectacles culturels.
Plusieurs personnalités du monde agricole et gastronomique seront présentes, dont Jean-Philippe Isidore, Donald Dalmat et le chef David Colomba.
Programme
Samedi 9 mai
de 8h30 à 17h
Village de la foire agricole –
Sainte-Marie
8h30 : ouverture du village
9h00 : ouverture officielle
10h00 à 12h00 : balades en poney gratuites avec Les Sabots dans le sable
Sélection de nouveautés éditoriales – 2026Maurice Ntububa Bisimwa
Cet ouvrage interroge la production des savoirs en sciences humaines et sociales en Afrique, inscrite dans une tension fondatrice entre héritage colonial et quête d’autonomie. À partir du cas congolais, il analyse comment ces disciplines ont été façonnées par des cadres idéologiques et épistémologiques dominants, du marxisme au structuro-fonctionnalisme, souvent inadaptés aux réalités locales.
📖 Collection : Hors collection – Académia
📅 Parution : 12 mai 2026
📏 Format : 135 × 215 mm
📄 198 pages
💶 20 €
🔖 EAN : 9782806139672
Début de la Grande Dépression (1873-1896) le 9 mai 1873
La Grande Dépression ou plus exactement Grande Déflation est une période de ralentissement économique mondial entre 1873 et 1896 et qui démarre par un épisode brutal, la crise bancaire de mai 1873, lequel n’est ni à l’origine ni la cause de ce phénomène.
Après la crise de 1929, l’expression Grande Dépression devient inadéquate. Surtout, cette locution ne révèle absolument pas la réalité économique de cette période. Le terme de Longue Dépression lui a été préféré. Mais les deux expressions de Grande Dépression ou Longue Dépression sont aujourd’hui jugées impropres car il s’agit d’un ralentissement économique ou d’une stagnation économique, ponctué par des périodes de déflation, et non d’une dépression, puisque le PNB a continué à croître sur la période qui va de 1880 à 1896.
Il faut raccorder cette période aux profondes mutations industrielles d’alors qui perturbent le champ économique, provoquant de forts mouvements de capitaux se dirigeant vers de nouveaux secteurs d’avenir : entre 1870 et 1910, le volume de la production mondiale va doubler.
Contexte
Article connexe : Histoire des bourses de valeurs.
— Par Sarha Fauré —
Le Parlement français a définitivement adopté une loi-cadre destinée à faciliter la restitution des biens culturels acquis de manière illicite durant la période coloniale. Voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale puis par le Sénat le 7 mai 2026, ce texte marque une étape majeure dans la politique mémorielle et culturelle de la France. Il concrétise une promesse formulée par Emmanuel Macron en novembre 2017 lors de son discours à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso, où il s’était engagé à créer les conditions permettant le retour d’œuvres africaines conservées dans les collections françaises.
Jusqu’à présent, les restitutions d’objets culturels restaient extrêmement limitées en raison du principe d’inaliénabilité des collections publiques françaises. Ce principe juridique interdit normalement qu’un bien appartenant aux collections nationales soit cédé ou retiré du patrimoine de l’État. Chaque restitution nécessitait donc l’adoption d’une loi spécifique, une procédure longue et complexe qui a fortement ralenti les démarches engagées depuis plusieurs années par certains États africains.
Grâce à cette nouvelle loi, le gouvernement pourra désormais procéder à des restitutions par décret, sans devoir repasser systématiquement devant le Parlement.

Pétrol
An gro tet jòn-fol
Ki ka jwé pliziè wol
Mété limond an bòbol
Pou an zafè pétrol…
Sa pa drol !
Epi konpè’y ki pa boug mol
Yo ladjé bonm anlè lékol
Tjenbé détwa Dowmuz pa kol
Fouté Kiba dan an lajol…
Sa pa drol !
Yo fouté péyi an lakol
Désann lékonomi an vol
Di nò o sid ant lé dé pol
Tousa pou an zafè pétrol…
Sa pa drol !
Zopozan ki lé fè kakol
Kisiswa Pyè kisiswa Pol
Pyé-yo maré dan an ti-bol
Ek yo ka pèdi lapawol…
Sa pa drol !
Décret portant établissement de l’uniformité des poids et mesures, en France le 8 mai 1790.
En 1789, il n’existe aucun système de mesure unifié entre les pays. L’étalonnage des poids et mesures est alors octroyé au Roi, et on dénombre en France près de 700 unités de mesure différentes. Certaines sont liées à la morphologie du corps (pouce, doigt, poignée, brassée, pied, pas), d’autres au travail (hommée, fauchée, journal), d’autres encore au transport (ânée, charge, sac, tonneau)… La complexité vient aussi de ce qu’une même dénomination, le pied, par exemple, correspond à une vingtaine de longueurs différentes selon les lieux et les corps de métier. Ainsi, à Paris, les merciers, les drapiers et les marchands de toile ont chacun leur aune.
Pour y remédier, « Un roi, une loi ; un poids et une mesure » est bien une des doléances inscrites à l’ordre des États généraux de 1789. Les projets d’unification de Colbert comme de Turgot n’ont jamais abouti. Mais dans la nuit du 4 août 1789, l’abolition au nombre des privilèges de celui d’étalonnage ouvre la voie à une réforme enfin possible des poids et mesures.