25 janvier : toutes et tous mobilisés contre le sexisme

Journée nationale contre le sexismeÀ l’initiative de plusieurs associations, la journée nationale contre le sexisme s’inscrit dans la volonté de dénoncer et de sensibiliser au sexisme. Des événements et activités de sensibilisation et de prévention des agissements sexistes seront organisés le 25 janvier dans toute la France afin de bâtir une société plus égalitaire.

En France, le sexisme perdure et tous les domaines de la vie sont impactés. Selon le Haut Conseil à l’égalité, 9 femmes sur 10 ont déjà renoncé à des actions ou modifié leur comportement pour ne pas être victimes de sexisme. Dans la sphère familiale, 70 % des femmes estiment ne pas avoir reçu le même traitement que celui de leurs frères et 70 % des hommes pensent qu’ils doivent avoir la responsabilité financière du couple pour être respectés dans la société.

Le monde du travail perpétue également les discriminations liées au genre : 74 % des femmes n’ont jamais envisagé de carrière dans les domaines scientifiques ou techniques. Le Baromètre du sexisme ordinaire au travail indique également dans son édition 2023 que 50 % des femmes managers disent avoir été confrontées à des attentes spécifiques du fait de leur genre.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Présence de La Boétie

— Par Patrick Camoiseau —

Formidable séminaire d’échanges et de discussions avec les professeurs de Lettres de l’Académie de Martinique.

… Dans son « Discours sur la servitude volontaire » Étienne de la Boétie nous a rappelé que toute domination entraînait une aliénation de l’imaginaire du dominé. Ainsi, tout dominé intériorise le « Grand récit » qui lui est imposé et participe activement à sa propre sujétion.

Césaire en a tiré la leçon : son « Cahier dun retour au pays natal » n’est rien d’autre qu’une formidable catharsis : l’auto-nettoyage d’un imaginaire colonisé qui inaugure ainsi son émancipation mentale.

Fanon ne fera pas autre chose en explorant le psychisme du colonisé et en oeuvrant à la nécessité d’une violence refondatrice, interne et externe, symbolique et concrète.

Dans « Pluies et vents sur Télumée miracle », Simone Schwarz-Bart (pour moi la plus grande présence littéraire de la Guadeloupe avec Saint John Perse), détaille l’alchimie poétique et mentale par laquelle son héroïne, sous le pire de la domination, élève jusqu’à une miraculeuse dignité libératrice, sa propre vie inscrite dans celle de son pays.

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Agenda culturel… pour les jours qui viennent

🔶 VENDREDI 23 JANVIER

À 17h30
Veillée culturelle

📍 Place Antonio Maceo puis Place du Neg Mawon (18h30) – Le Lamentin

Hommage aux combattants cubains et vénézuéliens tombés lors de l’attaque impérialiste et illégale de Trimp le 30 janvier 2026
Plus de 30 artiste et Mapipi ( musique, contes, slam)


18h–20h
Jeu de piste littéraire nocturne 📅

📍 Médiathèque de Basse-Pointe

Explorez le bourg by night à travers les mots d’auteurs pointois. Suivez les indices et redécouvrez le patrimoine pontois au fil des mots.
Un pzrcours ludique inspiré de deux œuvres d’auteurs pointois :
» Au fond du bourg » de Léonard Sainville
et « Joanise ma mère » d’Alexandre Moman

📞 0596 78 53 96


À 18h
Les secrets de la Médiathèque

📍 Rue Schoelcher – Le Saint-Esprit

Rallye découverte 6-12 ans


18h30
Labadijou

📍 Plateau sportif du Vauclin

18h30 : Ouverture du Foyer du Festival –
Cabinet de visions poétiques avec consultation poétique individuelle de Simone Lagrand
(places limitées, bèf douvan bwè dlo klè !)

19h30 : Mémoires d’îles d’Ina Césaire (théâtre) – CGOSH de la Pointe Faula

21h : Infusion – l’Après-spectacle –
Discussion en présence des artistes
(bar et restauration sur place)


➡️ ⏰ À 18h30
Soirée contes avec Michel Platon et l’association Lanbéli

📍 Foyer rural de Dumaine

📍 Événements gratuits
📞 Infoline : 0596 54 41 55


À 18h30
Causerie littéraire autour de « Ô Diamant » et « L’urne meurtrière ».

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25 janvier : toutes et tous mobilisés contre le sexisme

Journée nationale contre le sexismeÀ l’initiative de plusieurs associations, la journée nationale contre le sexisme s’inscrit dans la volonté de dénoncer et de sensibiliser au sexisme. Des événements et activités de sensibilisation et de prévention des agissements sexistes seront organisés le 25 janvier dans toute la France afin de bâtir une société plus égalitaire.

En France, le sexisme perdure et tous les domaines de la vie sont impactés. Selon le Haut Conseil à l’égalité, 9 femmes sur 10 ont déjà renoncé à des actions ou modifié leur comportement pour ne pas être victimes de sexisme. Dans la sphère familiale, 70 % des femmes estiment ne pas avoir reçu le même traitement que celui de leurs frères et 70 % des hommes pensent qu’ils doivent avoir la responsabilité financière du couple pour être respectés dans la société.

Le monde du travail perpétue également les discriminations liées au genre : 74 % des femmes n’ont jamais envisagé de carrière dans les domaines scientifiques ou techniques. Le Baromètre du sexisme ordinaire au travail indique également dans son édition 2023 que 50 % des femmes managers disent avoir été confrontées à des attentes spécifiques du fait de leur genre.

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Clap de fin pour le modèle économique et social de la départementalisation ?

— Par Jean-Marie Nol —

Nous sommes à un point de bascule avec le changement de paradigme économique induit par le nouvel ordre mondial et l’intelligence artificielle, avec pour voie de conséquence la remise en cause du modèle  de la départementalisation en corrélation avec le changement statutaire.

La Guadeloupe et la Martinique se trouvent aujourd’hui à la croisée de plusieurs ruptures historiques qui, mises bout à bout, annoncent la fin progressive d’un modèle économique hérité de la départementalisation et l’entrée, contrainte plus que choisie, dans un nouveau paradigme façonné par la révolution numérique et l’intelligence artificielle. L’Intelligence Artificielle va bouleverser le socle du financement du modèle social de la départementalisation en Guadeloupe, mais personne n’ose encore parler. C’est le modèle économique et social de la Guadeloupe et de la Martinique qui est menacé dans ses fondements. L’intelligence artificielle est en train de s’imposer en Guadeloupe et Martinique dans beaucoup d’activités en modifiant profondément l’organisation du travail, mais l’IA va aussi nous obliger à changer profondément la fiscalité, ce dont personne ne parle. L’arrivée très rapide de l’intelligence artificielle dans les entreprises, les services de l’administration et la vie quotidienne a déjà alimenté une multitude de débats sur les mutations que cette technologie va entraîner dont l’apparition d’une nouvelle économie et une rupture de notre actuel modèle économique :

 l’économie repose aujourd’hui sur un contrat simple — on échange son travail, mental ou physique, contre un salaire.

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Vieillissement, dette et dépendance : les vrais défis des Antilles

Des effets pervers de la dangereuse fuite en avant des élus dans l’exercice des compétences locales ?

— Par Jean-Marie Nol —

L’idée d’une autonomie accrue pour la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane revient avec insistance dans le débat public, portée par des discours identitaires ou présentée comme une réponse aux blocages du modèle actuel de départementalisation . Pourtant, cette revendication se heurte à une réalité beaucoup plus brutale : celle de territoires déjà en grande difficulté dans l’exercice même des compétences dont ils disposent aujourd’hui. Poser la question d’un élargissement des pouvoirs locaux sans avoir préalablement réglé les dysfonctionnements structurels de la gouvernance, de l’économie et des finances publiques relève moins d’une stratégie de développement que d’une fuite en avant.

Les Antilles françaises ne traversent plus une simple zone de turbulences conjoncturelles. Elles sont engagées dans un basculement structurel profond, marqué par l’épuisement d’un modèle économique fondé sur la consommation, les transferts sociaux et la dépendance à la commande publique. La perspective d’une récession sévère à partir de 2028, dans un contexte d’austérité budgétaire inévitable en France, n’est plus une hypothèse théorique.

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Mové bwi

— Par Daniel M. Berté —

Mové bwi

« An bann bandi bandé mété bankoulélé san bekmè ni baramin.
Yo ba Matnik bon baton épi fè’y bastjilé dan la bandisité. »
Kronik bandisitay

Po ! Po ! Po !
Mami di sé fizi !
Sizi di sé péta !
Yonn tonbé blo !

Pan ! Pan ! Pan !
Mami di révòlvè !
Sizi di fédawtifis !
Yonn tonbé bouf !

Touwf ! Touwf ! Touwf !
Mami di sé kalach !
Sizi di sé banboch !
Yonn tonbé bong !

Rrratatatatatatatata !
Mami di mitrayet !
Sizi di sé lafet !
Yonn tonbé bidim !

Boum ! Boum ! Boum !
Mami di sa sé bonm !
Sizi di sé labonm !
Yonn tonbé boudoum !

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L’éphéméride du 24 janvier

Référendum sur la création d’une Collectivité unique en Martinique le 24 janvier 2010

Le référendum sur l’autonomie de la Martinique est un référendum local qui a eu lieu le 10 janvier 2010 à la Martinique, le même jour que le référendum sur l’autonomie de la Guyane, organisé en Guyane. Comme ce dernier, il se solde par une large victoire du non. Il avait été décidé courant 2009 à la suite de la grève générale aux Antilles en début d’année. Cette consultation proposait une autonomie accrue, en passant sous le statut de collectivité d’outre-mer au lieu de celui du département et de la région.
Question
« Approuvez-vous la transformation de la Martinique en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ? »
Oui: 33 615 => 21,11%
Non: 125 633 => 78,89 %
À la suite de ce rejet, un nouveau référendum est organisé le 24 janvier, proposant simplement un régime d’assemblée unique remplaçant le conseil général et le conseil régional. Après ce scrutin, la création de l’Assemblée de Martinique est effectivement prévue pour le 1er janvier 2016.

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Jean-Marc Templet : « Il ne s’agit pas de faire renaître le Zouk, il s’agit de l’aider à évoluer »

Grand Show Zouk Live, samedi 24 janvier 2026 à 19 h, au Parc Culturel Aimé Césaire

—Entretien avec Rodolf Étienne —

De la création musicale à la codification de la danse, du local à l’international, Jean-Marc Templet retrace un parcours où l’artistique se mêle au culturel, au pédagogique et au militant. À travers concepts, concours, réseaux et nouveaux projets, il défend une vision : le Zouk comme patrimoine vivant, en mouvement, à protéger… sans l’enfermer.

Rodolf Étienne : Depuis un moment qu’on ne s’est pas vu, qu’est-ce qui a changé, quelles ont été tes activités principales, tes actions majeures ces dernières années ?

Jean-Marc Templet : Il s’est passé énormément de choses, et surtout il y a eu un vrai changement de posture dans mon travail. Je ne suis plus seulement dans la logique de produire des morceaux ou de monter sur scène pour performer. Je suis entré dans une phase beaucoup plus globale, plus stratégique, où je travaille sur des concepts, des dynamiques collectives, des projets pensés sur la durée, avec une vision culturelle plus large.

Le premier grand tournant, musicalement, c’est la création du concept “Unity 4 Zouk” avec Patrick André.

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Sexisme en France : la banalisation des inégalités et la montée inquiétante du masculinisme

— Par Sarha Fauré —

Le rapport 2026 du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes dresse un constat sans ambiguïté : le sexisme demeure profondément ancré dans la société française et prend aujourd’hui des formes de plus en plus structurées. Fondé sur un baromètre réalisé auprès de plus de 3 000 personnes âgées de 15 ans et plus, ce travail met en lumière à la fois la persistance des inégalités de genre et l’émergence d’une menace idéologique spécifique : le masculinisme.

Loin de se limiter à des comportements isolés, le sexisme apparaît comme un phénomène systémique qui traverse l’ensemble des sphères sociales. Dans l’espace public, au travail, dans la famille ou en ligne, les femmes restent massivement exposées à des attitudes, propos ou pratiques discriminatoires. Une large majorité d’entre elles déclare avoir déjà subi des situations sexistes, qu’il s’agisse de harcèlement, de discriminations professionnelles ou de violences symboliques. Les inégalités économiques persistent également, notamment en matière de rémunération, y compris à poste et temps de travail équivalents.

Le rapport distingue deux formes principales de sexisme. Le sexisme paternaliste, largement banalisé, repose sur une vision prétendument bienveillante mais profondément hiérarchisée des rôles entre les femmes et les hommes.

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Pasychologie, psychanalyse : parutions janvier 2026

PSYCHOLOGIE

Liberté, égalité, plainte à volonté

Fin de la grève du bonheur
Belin Kocabas
Préface de Cécile Fraisse

Quand le bonheur s’est retiré, la plainte a pris sa place, légère d’abord, puis familière.
Cet essai prend la France pour point de départ : un pays où la plainte n’est pas qu’un mot, mais une manière d’habiter le monde, un héritage émotionnel qui traverse les générations.
De ce cœur français, le regard s’élargit vers d’autres horizons – des villages du Cambodge aux cafés turcs, des ruelles j[…]

EAN : 9782336559896
Parution : 22/01/2026
Format : 155 × 240 mm
Collection : Psycho-Logiques
Pagination : 208 pages
Prix : 23,00 €

Le petit garçon, le requin et la psy

Écoute et solutions face à la souffrance des enfants et des parents
Danielle Voisine

« Tout le malheur du monde est fait d’enfants blessés. »
Ce constat d’une vie de psychologue clinicienne est à l’origine de ce livre qui poursuit son combat pour le bien-être des enfants, du bébé au grand adolescent, leur équilibre futur et le soutien éclairé à leurs parents.
De la vie prénatale au seuil de l’âge adulte, l’ouvrage, éclairé de très nombreux exemples cliniques, porte sur les besoins […]

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La marche, ce mode de déplacement qui ne compte pas (assez)

— Par Frédéric Héran (*) —

Les statistiques ne sont jamais neutres : elles sont le reflet de choix politiques répondant à un contexte historique spécifique. La manière de présenter les résultats des enquêtes statistiques sur la mobilité des personnes en France, qui a déjà 50 ans, n’échappe pas à cette règle. Elle conduit à sous-estimer fortement les déplacements à pied, au risque de continuer à favoriser des politiques en faveur des modes de déplacement motorisés.

Il est grand temps de réformer cet usage, comme l’a fait la Suisse il y a déjà 30 ans, si l’on souhaite redonner aujourd’hui davantage de place aux mobilités actives, tant pour des raisons sociales, économiques qu’environnementales. Pour rappel, la marche est le mode de déplacement le plus inclusif, le plus démocratique et le moins nuisible à l’environnement, et pas seulement dans le cœur des grandes villes.

Ce que disent les statistiques sur la mobilité

En France, depuis la standardisation des enquêtes sur la mobilité des personnes en 1976, les déplacements sont généralement présentés sous forme de “parts modales”. Il s’agit des parts, sur l’ensemble des déplacements comptabilisés, réalisées avec chaque mode de déplacement : voiture, deux-roues motorisé, transports collectifs, vélo, marche…

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À Rivière-Pilote, le « Grand vidé démaré » ouvre le bal

Coup d’envoi du carnaval pilotin  samedi 24 janvier, à 20 heures

Ce samedi 24 janvier, à partir de 20h, la commune de Rivière-Pilote plongera pleinement dans l’ambiance carnavalesque avec le Grand vidé démaré, événement très attendu qui marque le lancement officiel des festivités du carnaval pilotin. Une vingtaine de groupes à pied sont annoncés pour animer les rues du bourg lors de cette grande parade nocturne.

Si le nom de l’événement a évolué (anciennement Magica Night), son esprit demeure inchangé. La ville de Rivière-Pilote et le comité carnaval souhaitent offrir au public un démarrage en fanfare, en plongeant la commune, dès les premières heures, dans l’effervescence du carnaval. Le Vidé démaré s’impose ainsi comme un rendez-vous incontournable, permettant de découvrir la richesse et la diversité des groupes carnavalesques de Martinique.

Le coup d’envoi de la parade sera donné aux alentours de 20h. Le cortège empruntera un circuit dans le bourg, allongé de 1,5 km, offrant au public un spectacle rythmé, coloré et festif.

L’ouverture du défilé sera assurée par le comité Bwadjak Addict, avec ses vieilles voitures reconditionnées pour l’occasion.

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À Schœlcher, la Carnival Run : un vidé solidaire

Tous en travesti pour courir le vidé !

La 8ᵉ édition de la Schœlcher Carnival Run se déroule ce samedi 24 janvier, à partir de 13h, dans les rues de la commune. Des centaines de participants sont attendus pour cette course festive de 5 km, organisée dans une ambiance carnavalesque, conviviale et solidaire.

Organisée par le Rotary Club de Schœlcher, la Carnival Run associe course sans esprit de compétition, vidé carnavalesque et Mix Party avec les meilleurs DJ de l’île. L’événement a pour objectif de collecter des fonds afin de soutenir les personnes présentant des troubles Dys (dyslexie, dysorthographie, dysphasie, dyscalculie, etc.) et de financer des actions de sensibilisation.

Pour permettre aux participants de profiter pleinement de la manifestation, les rues du bourg de Schœlcher seront privatisées pour l’occasion. La participation est fixée à 15 euros. Les organisateurs espèrent accueillir jusqu’à 1 500 participants.

Après la course, place à la fête avec la Carnival Run Mix Party, animée par de nombreux DJ : DJ Fédéral, DJ Loloy, DJ Maza, DJ Skoll, DJ Stone Killa, DJ Tout Baigne, DJ Tug, DJ Vybz, DJ Whyne, DJ Will One, suivie d’une battle de DJ.

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Fête patronale du Diamant 2026

Sous le signe de la diversité et du vivre-ensemble

La fête patronale du Diamant se déroulera du samedi 24 janvier au vendredi 6 février, autour du thème :
« Le Diamant, une population aux mille éclats ».
Un thème fort, symbole de la richesse humaine et culturelle de la commune, qui met à l’honneur le vivre-ensemble et la diversité de celles et ceux qui font battre le cœur du territoire.

Pour cette nouvelle édition, la présidence d’honneur est confiée à plusieurs Diamantinois d’origines diverses, reflet de cette pluralité :
Nadia Aguirre Dominguez (Espagne), Christine Vaccari (Venezuela), Mairesse Salakio (Congo), Anja Rougelin (Allemagne), Alain Cazanias Santovenia (Cuba), Julian Alexander (Sainte-Lucie) et Ken Edwards (Trinité-et-Tobago).


🎉 Programme des festivités

Samedi 24 janvier – Ouverture officielle

  • 18h : Messe en l’église Saint-Thomas

  • 19h30 : Dépôt de gerbe au monument aux morts

    • Défilé des associations, accompagnées des majorettes du Saint-Esprit et des groupes à pied I Bon Kon Sa et A Sou Yo

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Fête patronale du Morne-des-Esses

Un week-end de célébrations à Sainte-Marie

La ville de Sainte-Marie invite la population à se rassembler samedi et dimanche pour célébrer la fête patronale du Morne-des-Esses, le plus grand quartier de la commune. Cet événement emblématique, profondément ancré dans l’histoire et l’identité du territoire, rend hommage à un quartier qui a compté jusqu’à 11 000 habitants et qui demeure aujourd’hui un espace vivant, solidaire et dynamique.

Reconnu pour la richesse de son tissu social, culturel et économique, le Morne-des-Esses se distingue par son engagement sportif — notamment à travers le football et le handball — ainsi que par son patrimoine culturel, avec la vannerie caraïbe, symbole de la transmission des savoir-faire traditionnels.

La fête patronale se déroule sous la présidence d’honneur d’Emmie Defrel et Wendy Lorsold (école Félix-Lorne), ainsi que de Frédelynn Asselie et Joshua Soudin (école François-Grosy). À cette occasion, plusieurs figures locales seront mises à l’honneur pour leur engagement et leur parcours exemplaire, parmi lesquelles Mignonette Viviane Marcelline, Rolande Daclinat, Lucien Coutty et Gérard Edmond. Le titre de citoyen d’honneur sera attribué à Sylvère Helmie, ancien chauffeur de taxi.

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L’éphéméride du 23 janvier

Abolition de l’esclavage en Tunisie  par Ahmed Ier Bey le 23 janvier 1846

L’esclavage en Tunisie est un phénomène particulier de la traite arabe. Aboli le 23 janvier 1846 par Ahmed Ier Bey, puis en 1890 par la France après l’instauration du protectorat français de Tunisie, l’esclavage a persisté jusqu’au début du XXe siècle.

La Tunisie se trouve dans une situation semblable à celle de l’Algérie quant à sa position géographique qui la maintient à l’écart des grands courants transsahariens. Elle reçoit cependant des caravanes du Fezzan et de Ghadamès dont l’apport au XVIIIe siècle consiste uniquement, d’après des observateurs de l’époque, en poudre d’or et en esclaves. Ces derniers, au début du siècle suivant, arrivent à un rythme annuel oscillant entre 500 et 1 200 dont une partie est réexpédiée vers les ports du Levant.

Les esclaves de Tunisie proviennent de deux zones principales d’approvisionnement : l’Europe et une large zone allant de l’Afrique de l’Ouest au lac Tchad. Les royaumes de Bornou et la région du Fezzan fournissent l’essentiel des détachements. La plupart des groupes sont réduits en esclavage à la suite de guerres locales entre les tribus rivales ou aux opérations d’enlèvements.

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Patrimoine en péril

— par Michel Herland —

Ce n’est pas la première fois qu’il convient d’alerter sur l’état d’abandon dans lequel se trouve toute une part du patrimoine martiniquais, souvent pas la plus prestigieuse mais qui fait partie de notre histoire. Or chaque fois que l’on voit se dégrader puis disparaître un élément de ce patrimoine, c’est une perte irréversible au détriment des générations futures. On ne reviendra pas ici sur les destructions volontaires qui ont fait récemment l’objet d’une procédure judiciaire. Une lecture particulière des péripéties historiques peut conduire certains Martiniquais à vouloir éradiquer toute trace du passé colonial. On aurait simplement souhaité à ce propos qu’ils ne fussent pas seuls à décider les monuments qu’il convenait de faire disparaître ; on aurait préféré que l’ensemble des Martiniquais, dûment consulté, ait été appelé à se prononcer et que, en outre, si la décision d’écarter certains monuments était finalement actée, qu’ils soient mis en lieu sûr plutôt que détruits, car on ne saurait préjuger de l’avenir. Mais ce n’est pas le propos d’aujourd’hui.

Le patrimoine matériel ne se limite pas en effet aux statues des « grands hommes » (ou femmes) qui ont façonné avec plus ou moins de bonheur l’histoire du pays !

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Martinique : Réapprendre à faire société ou quand la fatigue sociale abîme le lien humain

Entre héritages historiques, tensions quotidiennes et soif de dignité relationnelle

— Par Rodolf Étienne —

Violences sexistes, homicides, rapports sociaux tendus, en Martinique, nombreux sont ceux qui ressentent confusément que quelque chose a changé dans les relations sociales, dans les relations humaines, au cœur même de notre société.

De fait, sans qu’il soit toujours possible de le formuler clairement, un malaise diffus semble traverser les échanges du quotidien : paroles plus sèches, conflits rapides, jugements hâtifs, climat de méfiance généralisée, le ton monte, le climat social se dégrade. Ce n’est pas tant par leur gravité que ces actes nous interpellent, c’est surtout qu’ils marquent les esprits, que leur répétition ordinaire, leur banalisation nous convoquent toutes et tous, autant individuellement que collectivement.

Cependant, ce phénomène nouveau ne peut pas être réduit à des défauts individuels, à des attitudes isolées, à des cas particuliers. Il s’inscrit plutôt dans un contexte social, historique et psychologique collectif qu’il faut accepter de regarder et de juger avec lucidité plutôt qu’avec déni ou colère.

Notre chère Martinique cumule plusieurs facteurs aggravants de fragilisation sociale. Chômage structurel, dépendance économique, inégalités persistantes, sentiment d’abandon institutionnel, incertitudes politiques sont autant de traits sensibles d’une société qui se cherche encore dans un contexte global qui lui aussi se délite.

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La beauté, un art de l’instant

Du 24 janvier au 7 mars au Cabinet Médical Etang Z’Abricot FdF

Le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant.
Autrement dit, le temps est une réalité resserrée sur l’instant
et suspendue entre deux néants.

Gaston Bachelard, L’intuition de l’instant, 1932

— Par Marie Gauthier —

Sur le thème de la danse, l’artiste plasticienne Valérie H. Biegel présente des œuvres plus graphiques que picturales, des dessins délicats où se mêlent sur le même support encre, peinture, collages sur papier, le tout souvent marouflé sur toile. Son intention est de partager avec nous lumière et joie de vivre.

Les surfaces organisent des graffiti qui immédiatement font penser à des écritures. Notre regard s’attarde et reconnaît alors des silhouettes graciles, des corps humains en mouvement réduits à des signes, accompagnés parfois de points, de virgules, d’apostrophes, en un mot d’arabesques colorées, heureux repentirs sur des fonds clairs qui donnent un effet de lumière, de légèreté, au-dessus ou à l’intérieur du vide. Parfois des bribes de poèmes, des bleus doux, des rouges toniques, accompagnent ces mouvements dansants rythmés de noirs intenses.

Outre l’influence évidente des idéogrammes de la calligraphie orientale, l’artiste nous révèle aussi son goût pour le papier artisanal : papier aquarelle, papier de soie, papier coton, papier de riz, papier Jaipur ou Wenzhou.

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JazZ à la PoiNTe : Samedi 24 janvier à 15h

JazZ à la PoiNTe
📍 Pointe Faula – Le Vauclin

JazZ à la PoiNTe ouvre sa 13ᵉ saison avec le concert ARUKAH, porté par Elsy Fleriag 4tet, à l’issue de leur résidence à Tropiques Atrium, avec Pipo Gertrude en invité.

Le concert est gratuit, avec une participation volontaire, afin de permettre au public de contribuer selon ses moyens au maintien et au développement du projet JazZ à la PoiNTe.

Elsy Fleriag 4tet – ARUKAH

Invité : Pipo Gertrude

ARUKAH est un projet musical qui aborde les thèmes de la quête de sens, de la reconstruction et de l’espérance. Inspirée par la Martinique, la musique mêle jazz, traditions caribéennes, soul et gospel. Les compositions, portées par des textes en français et en créole, proposent un parcours musical centré sur l’expérience humaine, la relation à la terre et aux émotions.
La participation de Pipo Gertrude s’inscrit dans une démarche de transmission entre générations de musiciens.

Participation volontaire
Bien que l’accès soit gratuit, l’organisation d’un concert représente un coût.
Les contributions permettent de :

  • assurer la continuité d’une saison de 10 concerts,

  • soutenir les artistes,

  • préparer le festival Sé Ta NOU.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Présence de La Boétie

— Par Patrick Camoiseau —

Formidable séminaire d’échanges et de discussions avec les professeurs de Lettres de l’Académie de Martinique.

… Dans son « Discours sur la servitude volontaire » Étienne de la Boétie nous a rappelé que toute domination entraînait une aliénation de l’imaginaire du dominé. Ainsi, tout dominé intériorise le « Grand récit » qui lui est imposé et participe activement à sa propre sujétion.

Césaire en a tiré la leçon : son « Cahier dun retour au pays natal » n’est rien d’autre qu’une formidable catharsis : l’auto-nettoyage d’un imaginaire colonisé qui inaugure ainsi son émancipation mentale.

Fanon ne fera pas autre chose en explorant le psychisme du colonisé et en oeuvrant à la nécessité d’une violence refondatrice, interne et externe, symbolique et concrète.

Dans « Pluies et vents sur Télumée miracle », Simone Schwarz-Bart (pour moi la plus grande présence littéraire de la Guadeloupe avec Saint John Perse), détaille l’alchimie poétique et mentale par laquelle son héroïne, sous le pire de la domination, élève jusqu’à une miraculeuse dignité libératrice, sa propre vie inscrite dans celle de son pays.

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Davos : La source des malheurs de l’humanité

— Par Robert Lodimus —-

Pour baisser les flots d’angoisse qui montent dans notre coeur comme les vagues de l’océan, nous avons repris l’habitude de revisiter les grands philosophes des courants de l’épicurisme et du stoïcisme. Les chrétiens, en des moments de sombreur  spirituelle, lisent la Bible. Les musulmans, le Coran. Les judaïstes, la Torah. Les bouddhistes, le Dhammapada : quand ils ne se retrempent pas dans les citations fortifiantes du confucianisme. Lorsque l’âme humaine est plongée dans la tourmente, il lui faut une cure de « Sagesse » pour ne pas basculer dans l’opacité de la démence mortifère. 

Toutes ces mauvaises nouvelles qui arrivent des quatre coins de la planète engloutissent notre capacité de résilience et détruisent petit à petit nos cellules de résistance. Tous les matins, nous nous réveillons avec des pensées pessimistes, sceptiques, qui sont devenues de plus en plus difficiles à chasser de notre mémoire torturée. Nous souffrons de figurer parmi les témoins impuissants de si grandes « injustices ». Que l’auteur anonyme de ces vers qui lui furent inspirés par le comportement répréhensible du « ministre plénipotentiaire » de Louis XIII nous absolve de  l’usage décontextualisé que nous faisons de l’esprit de son œuvre !

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L’éphéméride du 22 janvier

Léon-Gontran Damas décède à Washington le 22 janvier 1978

Léon-Gontran Damas (né le 28 mars 1912 à Cayenne, mort le 22 janvier 1978 à Washington, DC), est un poète, écrivain et homme politique français.

Il est cofondateur du mouvement de la négritude avec Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor dans les années 1940. Grand amateur de jazz, il publia en 1937 Pigments, recueil de poèmes préfacé par Robert Desnos où il se révolte avec violence contre une certaine éducation créole d’inspiration bourgeoise qu’il voit comme une acculturation imposée. Un de ses grands thèmes est la honte de l’assimilation. Engagé dans la politique, il fut député de Guyane.

Il fit à Paris des études de droit puis, à l’École des langues orientales, de russe, de japonais et de baoulé.

Biographie
Allée des Trois fleuves à Cayenne, dont le nom fait référence à Black-Label de Léon-Gontran Damas.

Léon-Gontran Damas est né à Cayenne, dernier des cinq enfants de Ernest Damas (1866-?), mulâtre européen-africain, et de Marie Aline (1878-1913), métisse amérindienne-africaine originaire de Martinique. Une sœur jumelle, Gabrielle, née quelques minutes avant lui, mourut en bas âge.

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« 2O26… » & « Dyab-la ! »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

2O26…

On ne sait pas à quoi s’attendre
car l’avenir n’est pas si tendre…
À la paix on voudrait prétendre
mais Gaza n’est qu’un tas de cendres !

Du coup, pas question de souhaiter
dans ces conditions :“Bonne année !”
car rien ne peut nous assurer
que nos vœux seront exaucés…

D’ailleurs en faire est inutile
quand nul dieu ne peut les entendre…
Vivre aujourd’hui n’est pas facile :
on a parfois envie de rendre

les armes et puis d’aller se pendre
ou dans les drogues d’oublier
les atrocités de la guerre
et l’âpreté de la misère !

Lors, on ne peut qu’attendre et voir
si un jour renaîtra l’espoir,
comme un phénix dans nos cœurs,
que reviennent des temps meilleurs !

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53 milliardaires français possèdent plus de richesses que 32 millions de Français

Rapport Oxfam 2026 : l’ascension des milliardaires menace la démocratie mondiale

Dans son rapport publié le 19 janvier 2026, Oxfam dresse un constat alarmant : jamais les inégalités économiques et politiques n’ont atteint un tel niveau. Intitulé « Résister au règne des plus riches : défendre la liberté contre le pouvoir des milliardaires », le document montre comment l’explosion de l’ultra-richesse nourrit la pauvreté, affaiblit les États et met en danger les fondements mêmes de la démocratie.

Une concentration de richesses sans précédent

L’année 2025 marque un tournant historique. Pour la première fois, le monde compte plus de 3 000 milliardaires, dont la fortune cumulée atteint 18 300 milliards de dollars, un record absolu. En un an, leur patrimoine a progressé de 16 %, soit 2 500 milliards de dollars supplémentaires, une augmentation trois fois plus rapide que durant les cinq années précédentes. Cette somme colossale équivaut presque à la richesse détenue par la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit plus de quatre milliards de personnes.

Oxfam souligne un chiffre particulièrement frappant : les 12 personnes les plus riches du monde possèdent à elles seules davantage que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

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« Grands Médecins de la Martinique », un livre du Professeur Yves Catonné

Venue de Yves Catonné en Martinique 22 janvier-6 février

La semaine prochaine la Martinique recevra la visite du Professeur Yves Catonné, pour la présentation de son livre « Grands Médecins de la Martinique ». A cette occasion la fondationClément et l’URML (Union Régionale des Médecins Libéraux) recevront les professionnels de santé intéressés par l’histoire de la médecine en Martinique.

De nombreux grands médecins ont permis à la Martinique de se doter du meilleur niveau médical de la Caraïbe dans à peu près toutes les spécialités. La réputation de certaines de ces personnalités a même largement dépassé le niveau national et leur apport à la médecine moderne est incontestable, ce qui est tout à fait remarquable pour une petite communauté de deux ou trois centaines de milliers d’âmes, si éloignée de la métropole.

Le propos du Professeur Catonné n’est pas d’en dresser la liste exhaustive, mais d’évoquer quatre grands médecins aujourd’hui disparus, qui chacun dans leur spécialité sont parvenus à un niveau d’excellence reconnu dans le monde entier.

Cet ouvrage qui représente pour son auteur trois années d’enquête, des dizaines de témoins et de confrères interrogés, des centaines d’archives consultées, retrace les parcours de vie et nous livre un panorama clinique des contributions scientifiques de ces quatre grands martiniquais :

Hyppolyte Morestin (1869-1919) né à Basse-Pointe, qui a perdu 21 membres de sa famille lors de l’éruption de la montagne pelée en 1902.

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La « refondation » du système éducatif haïtien

Le ministère de l’Éducation nationale promeut désormais la « refondation » du système éducatif haïtien

— Par Robert Berrouët-Oriol (*)

Linguiste-terminologue, Ancien enseignant à la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti, Conseiller spécial, Conseil national d’administration du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH), Konseye pèmanan, Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA), Membre du Comité international de suivi du Dictionnaire des francophones

LA NOUVELLE semble avoir été téléportée d’un OVNI en orbite géostationnaire au-dessus du Palais national d’Haïti : le ministère de l’Éducation nationale « met le cap sur la tenue des Assises nationales sur la refondation du système éducatif. Intervenant sur les ondes de Magik 9, le mercredi 13 janvier, le responsable de la communication du MENFP, Idson Saint-Fleur, a souligné l’importance de la réalisation de ces assises dans un contexte où l’école haïtienne traverse une crise profonde. Selon M. Saint-Fleur, le ministère juge nécessaire d’engager des actions concrètes en vue d’une refondation du système éducatif, au regard des résultats d’un diagnostic ayant mis en évidence de nombreux problèmes structurels qui entravent la performance de l’école haïtienne.

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« Poispersion & Trasrillance » du 21 au 28 janvier

Centre Culturel de Rivière-Salée

La Ville de Rivière-Salée a le plaisir d’accueillir la deuxième exposition de la jeune artiste martiniquaise Rachel Perro, intitulée Poispersion & Trasrillance.

Artiste autiste dotée d’une grande sensibilité artistique depuis son plus jeune âge, Rachel Perro développe une œuvre singulière, vibrante et profondément intuitive. À travers une série de peintures texturées, souvent construites sur des fonds sombres, la lumière surgit, non comme une opposition, mais comme une complémentarité naturelle, une continuité entre deux forces indissociables.

Inspirée par son imaginaire intérieur, mais aussi par les détails du quotidien — un motif aperçu sur une rambarde, une boîte à gâteaux, une forme fugace — Rachel peint sans toujours savoir où son geste la mènera. La création est pour elle un cheminement libre, entre excitation, appréhension et découverte du résultat final.

Après s’être essayée à la chanson il y a quelques années, cette passionnée de dessins animés et de mangas s’est tournée vers la peinture, soutenue par sa mère, Nicole. Elle a déjà réalisé plus d’une centaine de toiles, dont certaines seront présentées et proposées à la vente lors de cette exposition.

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La dette comme impensé politique : chronique d’une austérité annoncée

L’outre-mer sur la sellette avec la politique budgétaire de l’État qui préfigure d’ores et déjà en 2028 une violente crise d’austérité pour la Guadeloupe et la Martinique.

— Par Jean-Marie Nol —

Le budget actuellement débattu apparaît moins comme un exercice de redressement des finances publiques que comme un budget de renoncements successifs, révélateur d’une incapacité persistante de l’État à se projeter au-delà de l’urgence politique immédiate. Derrière l’affichage d’une trajectoire de déficit prétendument maîtrisée et la répétition incantatoire de l’objectif de retour sous la barre des 5 % du PIB, se dessine une réalité beaucoup plus préoccupante : celle d’un pays qui ne prépare en rien le choc budgétaire désormais inévitable à partir de 2028, faute d’économies structurelles, de réformes de fond et surtout d’une stratégie crédible de désendettement.

La question de la dette publique est traitée comme un sujet périphérique alors qu’elle constitue le cœur du problème. En dépit des engagements pris dans le cadre du nouveau traité européen, le gouvernement n’a apporté aucune démonstration tangible de sa capacité à inverser durablement la dynamique de l’endettement. Les choix opérés privilégient une opération de compromis et une logique d’équilibre politique à court terme : renoncement à certaines recettes fiscales pour éviter la censure, maintien ou extension de dépenses sociales significatives, et recours à des mesures temporaires comme la surtaxe ciblant un nombre limité de grandes entreprises, érigée en variable d’ajustement commode mais insuffisante.

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Le grand retour à la poésie du poète Robert Berrouet-Oriol : « Simoun »

(Article du linguiste Hugues Saint-Fort paru en Martinique sur le site Madinin’Art (24 juillet 2021. Actualisé et soumis à Rezonòdwès le 19 janvier 2026)

Le nom et l’œuvre littéraire de Robert Berrouët-Oriol sont entrés dans la littérature québécoise en 1986 par le truchement de son célèbre article titré « Effet d’exil » paru dans la revue culturelle Vice Versa et consacré à l’émergence des « écritures migrantes » (Robert Berrouët-Oriol : « L’effet d’exil » in Vice Versa, no 17, décembre 1986-janvier 1987). Depuis, l’expression « écritures migrantes » est devenue un des concepts clé de la littérature québécoise, un texte fondateur que Berrouet-Oriol a utilisé pour distinguer « entre deux notions voisines pour définir la double originalité de ces écritures : « voix migrantes » pour signifier qu’elles sont venues d’ailleurs, et « voix métisses », pour préciser qu’elles s’hybrident au contact des voix d’ici » (Beniamino et Gauvin 2005). 

Berrouët-Oriol a poursuivi une activité strictement littéraire en publiant en 1986 Lettres urbaines ; en 2009 En haute rumeur des siècles ; en 2010 Poème du décours qui a gagné le grand Prix du livre insulaire Ouessant en France ; en 2013 Découdre le désastre, suivi de L’ile anaphore qui a reçu la Mention d’excellence de la Société des écrivains francophones d’Amérique ; en 2016 Éloge de la mangrove

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L’éphéméride du 21 janvier

Six protestants sont brûlés sur le bûcher devant la cathédrale Notre-Dame de Paris le 21 janvier 1535

L’affaire des Placards est la polémique que provoqua le placardage clandestin d’un texte anticatholique sur les lieux publics à Paris et dans plusieurs villes de province, pendant la nuit du 18 octobre 1534. Elle provoqua la fin de la politique de conciliation menée par le roi François Ier en faveur des luthériens.

Histoire
Les placards dont il est question étaient des écrits injurieux et séditieux affichés dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534 dans les rues de Paris et dans diverses villes du royaume de France comme Blois, Rouen, Tours et Orléans. Ces affiches furent placardées jusque sur la porte de la chambre royale de François Ier au château d’Amboise, ce qui constituait un défi et un affront envers la personne même du roi et sa foi catholique. Cet épisode provoque la radicalisation de François Ier contre les partisans de la Réforme, vis-à-vis desquels il avait été jusqu’alors relativement tolérant.

Ces placards étaient intitulés Articles véritables sur les horribles, grands et importables abus de la messe papale, inventée directement contre la Sainte Cène de notre Seigneur, seul médiateur et seul Sauveur Jésus-Christ.

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Aux urnes citoyens !!!

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

En cette période préélectorale, différentes manœuvres électoralistes et autres boules puantes sont mises à jour par ceux qui n’ont pas compris où se trouve l’intérêt général, afin d’éviter la ruine de notre potentiel. Tout ce qui est structurant est attaqué : eau, électricité, transport, économie, vie sociale etc. Ce temps est propice à réclamer à nos dirigeants le bilan de leur gestion publique, afin de pouvoir se déterminer lors du vote de mars 2026.

Face aux grandes promesses, en tant qu’électeurs, nous devrons être très vigilants et bien décrypter les communications et les programmes de chaque liste afin de ‘’Pa pran dlo mousache pou let’’ !!!

L’histoire nous rappelle comment différentes situations sont à l’origine de la condition persistante du ‘’diviser pour mieux régner’’ : ce qui débouche sur de nombreux conflits. Notre origine nous a toujours été racontée par celui qui nous a mis en esclavage, en colonisation, en décolonisation, départementalisation, régionalisation avant d’arriver au statut actuel qu’est la CTM (Collectivité Territoriale de la Martinique).

Un adage africain reconnait que : ‘’tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur’’, il est donc urgent et impératif que la proie mette tout en œuvre pour rétablir les faits.

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Entre relance économique et réforme institutionnelle, la Nouvelle-Calédonie à un tournant

— Par Jean Samblé —

Après plusieurs jours de discussions intenses à Paris, une majorité de responsables politiques calédoniens et l’État français ont acté, le lundi 19 janvier 2026, un nouveau compromis destiné à relancer l’avenir institutionnel, économique et social de la Nouvelle-Calédonie. Baptisé accord Élysée-Oudinot, ce texte vient compléter l’accord de Bougival signé en juillet 2025 et marque une étape supplémentaire dans un processus politique resté bloqué depuis plusieurs mois.

Signé à l’Élysée puis finalisé au ministère des Outre-mer, l’accord résulte de négociations qualifiées d’âpres mais respectueuses par les participants. Cinq délégations calédoniennes, réunissant des sensibilités indépendantistes, non-indépendantistes et centristes, ont accepté de travailler ensemble, malgré le boycott du FLNKS, principal mouvement indépendantiste historique. Pour les signataires, cette capacité à dialoguer au-delà des clivages constitue en soi un signal politique fort.

Sur le plan institutionnel, le texte réaffirme les principes posés à Bougival tout en apportant des clarifications majeures. Il confirme la reconnaissance de l’identité kanak et insiste sur la construction progressive d’une identité calédonienne commune. L’accord réaffirme également le droit à l’autodétermination, entendu comme la possibilité, dans la durée, de transférer de nouvelles compétences de l’État vers les institutions locales, selon un cadre concerté.

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Les Nuits de la Lecture, en Martinque

Du 21 au 25 janvier 2026

Organisées pour la cinquième année par le Centre national du livre, sur proposition du ministère de la Culture, les 10ᵉ Nuits de la lecture se tiendront du 21 au 25 janvier 2026.

Le public est invité à se réunir à l’occasion de milliers d’événements, en présentiel et en numérique, autour du thème national :

« Villes et campagnes » :  : un imaginaire littéraire en dialogue

Longtemps opposées, villes et campagnes ont nourri l’imaginaire littéraire jusqu’au milieu du XXᵉ siècle. Cette tension entre territoires urbains et ruraux a inspiré de nombreuses œuvres, du polar à la science-fiction, en passant par la poésie.

Lieu de tous les possibles ou de toutes les angoisses, la ville — réelle, rêvée, futuriste ou disparue — s’impose comme une muse majeure de la littérature, des arts et des sciences sociales. Motif central du XIXᵉ siècle, elle est un espace de réflexion morale, sociale et politique.

La campagne, quant à elle, interroge notre rapport à la terre, à la nature et aux traditions. Synonyme d’authenticité pour certains auteurs, elle offre une richesse romanesque infinie à travers ses paysages, ses rites et ses habitants.

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 » The Black History Month’ : Patricia Lollia à Atlanta

Dans le cadre de « THE BLACK HISTORY MONTH ¬, Patricia LOLLIA a été sélectionnée pour participer à l’exposition « ECHOES OF THE DIASPORA ¬.qui se tiendra du 29 Janvier au 26 Février 2026. au « CALLANWOLDE FINE ARTS CENTER ¬.à Atlanta en Géorgie.
« LE MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS ¬ est un moment important pour célébrer l’histoire, et les contributions des Noirs à la culture universelle. C’est une célébration annuelle qui a lieu en février aux USA et au Canada et en Octobre au Royaume-Uni.
C’est l’occasion de mettre en avant les leaders noirs qui ont oeuvré contre l’esclavage, la ségrégation raciale, les discriminations.. Mais également de reconnavtre leur apport dans des domaines comme : la science, la technologie, la musique, les arts plastiques..
En 1926, C’est Woodson, fils d’esclaves de Virginie, titulaire d’un Doctorat en histoire de Harvard qui a eu l’idée de cette célébration. Il s’inquiétait du fait que les enfants noirs ne recevaient pas d’enseignement sur les réalisations de leurs ancëtres dans les écoles américaines. Il s’agissait pour lui d’aider la jeunesse afro-américaine à construire l’estime de soi et d’affirmer la confiance en soi.

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Comprendre le monde pour agir mantenant à partir d’ici !

Conférence-débat du samedi 24 janvier

— RS n° 430 lundi 19 janvier 2026 —
Rarement, la pertinence du concept d’accélération de l’histoire aura été aussi avérée que maintenant ! L’avalanche de faits, le déferlement de noms de lieux, de personnages, de dates récentes ou anciennes, imposent un gros travail d’information et de réflexion pour ne pas perdre pied.

Deux impasses nous guettent devant cette marée de situations sidérantes, plus ou moins directement liées. L’une consiste à s’enfoncer la tête dans le sable mouvant des seuls problèmes locaux, comme si les déterminants extérieurs ne les conditionnent pas, en grande partie. L’autre, au contraire, est la tentation de se transformer en commentateur savant et impuissant de ce qui se passe ailleurs. Entre ces deux écueils, la passe est étroite, et pourtant on ne peut la traverser en solitaire.

Les combattant·e·s de l’émancipation doivent chercher, dans l’action et la discussion communes, les moyens de tenir les deux bouts, le « local » et le « global» pour avancer. Avoir conscience des dangers quand le fascisme, les guerres, l’effondrement climatique, pointent le nez dans un océan d’inégalités, mais aussi repérer et faire progresser les radicalités progressistes.

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L’éphéméride du 20 janvier

Sortie, du film expérimental Le Sang d’un poète, réalisé par Jean Cocteau le 20 janvier 1932

Film de Jean Cocteau · 55 min · 19 janvier 1932 (France)
Genres : Muet, Expérimental, Fantastique, Drame
Casting (acteurs principaux) :
Enrique Rivero, Elizabeth Lee Miller, Pauline Carton, Odette Talazac, Jean Desbordes, Fernand Dichamps, Lucien Jager, Feral Benga
Pays d’origine : France

Casting complet et fiche technique

Synopsis :

Sur l’injonction d’une statue douée de vie, un poète plonge dans un grand miroir et découvre, de l’autre côté, un monde étrange et fascinant.

Le film se décompose en quatre parties :

Première partie
Une cheminée d’usine s’apprête à tomber. Durant ce temps, dans la chambre d’un poète, une statue sans bras s’anime brusquement. Cette dernière l’invite à plonger dans un miroir et de découvrir un autre monde. Des lieux et des personnages étranges s’offrent à lui : un couloir d’hôtel borgne, une fumerie d’opium, une chambre où l’on donne une leçon de vol à une jeune fille, un hermaphrodite, etc. Le poète s’arrache à ses fascinations malsaines et non sans mal regagne sa chambre.

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Lawond Sud Santé : « Tous en fluo ! »

Mardi 20 janvier sur la piste cyclable de Ducos

Défoulement, bonne humeur et convivialité seront au rendez-vous.
Dans le cadre de Lawond Sud Santé, une semaine d’animations gratuites organisée par l’Espace Sud dans plusieurs communes, un événement ouvert à tous se tiendra ce mardi soir sur la piste cyclable de Ducos.

Cette nocturne festive proposera plusieurs temps forts : des ateliers de réparation et d’entretien de vélos, suivis d’un moment de défoulement sur la piste, accessible aux vélos, rollers, patins et skateboards, le tout sur des rythmes carnavalesques.

Le programme

À partir de 17h : ateliers vélo
Six ateliers de 10 minutes chacun seront proposés autour de thématiques essentielles :

  • vérification des pneumatiques,

  • contrôle du freinage,

  • vérification de la transmission,

  • contrôle des câbles et gaines,

  • vérification des éléments de serrage,

  • nettoyage du vélo.

Chaque atelier pourra accueillir entre 10 et 15 participants.
Inscriptions sur place ou au 0696 41 84 50.

De 18h à 20h : « Tous en fluo ! »
Chacun est invité à venir avec son vélo, ses rollers, ses patins ou son skateboard pour s’amuser et se dépenser sur la piste cyclable.

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Festival Mois Kréyol / Festival Lang Epi Kilti Kréyol

En partenariat avec Difé Kako

Depuis sa création en 2017, le Festival Mois Kréyol – Festival Lang Epi Kilti Kréyol œuvre à la valorisation des langues, des cultures et des expressions artistiques créoles dans toute leur diversité. Pensé comme un espace de rencontres et de circulation des idées, le festival s’appuie sur des collaborations fortes et une programmation pluridisciplinaire mêlant arts vivants, arts visuels, réflexion et transmission.

Itinérant par nature, le Mois Kréyol débute chaque année en Hexagone avant de poursuivre son voyage en Guyane et aux Antilles. La 9ᵉ édition, organisée en janvier, s’inscrit sous le thème « Au-delà des mers au pluri’L », une invitation à explorer les liens, les traversées et les mémoires communes du monde créolophone. Le « L » évoque à la fois l’élan du voyage, la pluralité des voix et la place essentielle des femmes artistes au cœur de cette édition.

Une inauguration en Martinique

L’escale martiniquaise du festival s’ouvrira le mardi 13 janvier à 19h au Patio 19 à Fort-de-France lors d’une soirée inaugurale conviviale et engagée. Au programme : un apéro-débat autour du thème « Au-delà des mers au pluri’L », animé par Valer’EGOUY, une table ronde, des prises de parole d’artistes et de partenaires institutionnels, suivies d’un moment festif.

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Didier Meynard : Sous la peau du paysage

15 janvier – 07 mars 2026 | L’Artocarpe – art contemporain

— Par Sarha Fauré —
À l’occasion de cette exposition présentée à L’Artocarpe, Didier Meynard déploie une proposition artistique inédite, profondément liée à la Guadeloupe, territoire de l’enfance et de la mémoire. Ce retour sur une terre longtemps tenue à distance devient le moteur d’un travail pictural intense, traversé par l’émotion, la sensation et l’attention portée au vivant. L’exposition réunit un ensemble d’œuvres réalisées dans un contexte de réactivation mémorielle, où peindre revient à renouer avec une géographie intime autant qu’avec un héritage culturel et sensible.

La peinture de Didier Meynard se situe à la croisée du paysage et de la figure, du corps et de son environnement. Une large part des œuvres présentées est consacrée au végétal, envisagé non comme un simple motif décoratif mais comme une matière active, un milieu vivant chargé de mémoire et de résistances. Feuillages denses, herbes entremêlées, troncs, sols et clairières composent des espaces picturaux traversés par une temporalité lente, organique, presque méditative. Le végétal y devient un véritable espace de pensée, un lieu où s’inscrit le temps long du vivant et où se superposent sensations, souvenirs et perceptions.

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« Te Deum » & « M’Pa Kanmarad Ou! »

— Par Jean-Bernard Bayard —

Te Deum
Est-il trop tard pour l’Haïti Chérie de chanter une grande messe d’action de grâces
En 1794 pour fêter l’abolition de l’esclavage un Te Deum fut chanté au Cap Français
En 1797 le premier gouverneur nègre de Saint Domingue fit chanter un beau Te Deum
En 1801 pour célébrer la première et seule constitution coloniale il y eut un Te Deum

Le Latin est la langue de l’église catholique à l’époque de l’autonomie de l’Île entière
Du Premier des Noirs au Premier des Blancs mit fin à toutes grâces des Louvertures
Le petit insulaire européen mit le petit insulaire antillais en disgrâce mortelle au Jura
Et depuis cette île damnée fut condamnée à perpétuité d’avoir vaincu trois puissances

Renommée Ayiti cette île en deux-cent- vingt- deux ans a survécu toutes sortes de maux
Maux naturels, économiques, revanchards, politiques, sociaux, religieux, scolaires
De l’international elle reçut des coups mortels qui auraient pu l’envoyer à un crématoire
De ses propres dirigeants elle fut avilie prostituée dénaturée, déshumanisée sans relâche

Peut-on espérer la rédemption de la nation ayisyèn qui fut le phare de la liberté coloniale
Comment expier les châtiments inculqués par l’occident et les vices de ses propres rentiers
Verrons-nous avec ce troisième siècle une renaissance de la vision ancestrale de 1791-1801
Oserons-nous rêver un jour de chanter un Te Deum pour une belle messe d’action de grâces
Jean-Bernard Bayard

M’Pa Kanmarad Ou!

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L’éphéméride du 19 janvier

Sortie en salle du film « Nèg Maron » le 19 janvier 2005

De Jean-Claude Barny
Avec Admiral T, D. Daly, Stomy Bugsy
Nationalité français
Synopsis :
Au coeur des petites Antilles, au début des années 2 000, dans un quartier populaire où se côtoient des personnages chaleureux, hauts en couleurs, Josua et Silex, deux jeunes amis d’enfance à la dérive, issus d’un milieu familial et social explosé, mènent une existence insouciante. Mais la violence de l’île et l’escalade de situations déroutantes vont mettre leur amitié à rude épreuve…

“Nèg maron” : Paradoxe criminel ou crime paradoxal ?

— Par Patricia Donatien-Yssa —

Le film Nèg Maron du réalisateur Jean-Claude Barny est un drame qui réunit un groupe de jeunes délinquants vivant dans un quartier populaire de la Guadeloupe, et qui s’articule autour d’un crime perpétré contre un blanc créole mafieux : Marcus. Josua et Silex, les deux complices de toujours et personnages principaux du film, se livrent à de petits cambriolages et vivent, tout comme leurs amis, « …en rupture avec le système économique et politique » 1. Enfermés dans une véritable microsociété, ils sont plongés dans un décalage et un paradoxe permanents.

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Le néolibéralisme contre le lien social

Comment l’égoïsme et l’individualisme inhérent au modèle économique du néo libéralisme fracture la société antillaise et la conduit désormais à une violence inarrêtable ?

— Par Jean-Marie Nol —

La société antillaise, et singulièrement la Guadeloupe, semble aujourd’hui engagée dans un processus de délitement profond dont la montée spectaculaire de la violence juvénile n’est que la manifestation la plus visible et la plus tragique. Les faits divers se succèdent à un rythme qui sidère autant qu’il inquiète : meurtres par arme à feu, règlements de comptes, banalisation de la mort violente dans des communes autrefois perçues comme paisibles. Le quatrième décès par balle enregistré dès les premières semaines de l’année en Guadeloupe n’est pas un accident de parcours, ni un simple échec ponctuel des politiques de sécurité publique. Il est le symptôme d’une rupture beaucoup plus profonde, enracinée dans les transformations économiques, sociales et morales imposées depuis plusieurs décennies par le modèle néolibéral français et sa déclinaison ultramarine.
Face à cette violence devenue structurelle, l’impuissance affichée de l’État et des élus locaux nourrit un sentiment de sidération collective. Pourtant, cette impuissance n’est pas seulement institutionnelle, elle est conceptuelle.

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La France doit restituer les 30 milliards volés à Haïti

Les Français doivent restituer les 30 milliards d’euros qu’ils ont volés au peuple haïtien…!

— Par Robert Lodimus —

« Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une Nation : l’une est par l’épée; l’autre par la dette. »

(John Quincy Adams, 6e président des Etats-Unis)

Tout ce que les populations du Sud ont hérité de l’Occident, c’est la religion et son illusionnisme. La prédication de l’Évangile a permis aux colons européens de commettre des crimes abominables en Amérique et en Afrique au nom de leur « Dieu ». Les Indiens, les Noirs et les Arabes ont grandement pâti de la cruauté de l’esclavage. Le 15e siècle, avec la fameuse expédition colombienne, a ouvert davantage la voie à la « déshumanisation de l’être » par des activités de travail dévalorisantes qui ont fait l’objet d’études et de dénonciation dans les travaux et les essais de plusieurs sociologues et philosophes progressistes, notamment Karl Marx, Friedrich Nietzsche…

L’individu, parvenu au stade de l’état déshumanisant dans lequel les systèmes féodal, capitaliste, impérialiste, néolibéral l’ont précipité et maintenu contre son gré, n’est presque plus capable de réfléchir lucidement et d’organiser son avenir.

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L’inconnu de Mer Frappée : Suite du chapitre XIV

— Par Robert Lodimus —

Suite du chapitre XIV

Le Maître et le disciple

J’ai senti les mains d’une colère rageuse sur la gorge du docte duquel, depuis un laps de temps, je suis devenu l’allocutaire enfiévré, dans cette zone pauvreteuse, tristement délabrée de Carénage et de Sans raison, qui porte le nom de Mer Frappée. C’est la première fois que je voyais le personnage, ordinairement calme, tout à fait confiant et sûr de lui-même, dans un état pareil. Ses nerfs semblaient se dilater à la frontière de l’éclatement. Ils étaient gonflés comme des ballons remplis d’hélium. Je ne lui ai pas demandé davantage d’explications. Des nuages d’épouvante assombrissaient encore le ciel de la république insultée et choquée, comme le père de Rodrigue Le Cid. Nous étions le 10 juin 1967. Deux jours après l’exécution spectaculaire et révoltante des « dix-neuf officiers duvaliéristes » à Fort Dimanche. Le « président à vie » venait de gifler pour la énième fois le peuple haïtien. Trois ans après l’assassinat en public de Marcel Numa (21 ans) et de Louis Drouin (32 ans), la perpétration du massacre des Jérémiens, le malade psychopathologique avait récidivé dans l’affaire macabre et scandaleuse des militaires fanatiques, accusés d’ourdir un complot, de tramer une conspiration pour l’évincer du pouvoir et l’assassiner avec sa famille.

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Labadijou 2026, lè a rivé

Du 15 au 25 janvier
Il y a un an, nous vivions ensemble la première édition de LABADIJOU, un festival culturel  itinérant en Martinique. 

L’heure de notre seconde édition est arrivée. É fout nou kontan sa! 

Et cette année des écrivaines, des autrices martiniquaises, dé fanm ka matjé, seront à l’honneur:  Gaël Octavia, Ina Césaire et Simone Lagrand : l’artiste invitée de cette année. 

Une seconde édition que nous avons choisi de dédier  : Au littoral…

C’est une déclaration d’amour à notre bout de terre qui se fait grignoter de part en part. C’est tourner notre regard vers ce qui nous désarme. L’érosion qui menace les côtes, la montée des eaux, les sargasses qui pullulent, les cyclones et ouragans. Quand on habite une île, les questions politiques et sociétales sont prégnantes, déstabilisantes, elles sont l’allégorie du bouleversement naturel qui menace. Alors, les voix poétiques s’élèvent, disent

l’impuissance, les espoirs, les révoltes, l’absurde, les légendes, les histoires, les résolutions face à un phénomène qui submerge.

LABADIJOU

Ce moment où le soleil se cache pour laisser place aux spectacles de la nuit…

Deux semaines.

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L’éphéméride du 18 janvier

1882 : première grève marchante en Martinique.
1925 : Naissance de Gilles Deleuze

18 Janvier 1882 : Première grève marchante en Martinique . Apprenant que le gouverneur aurait fixé le salaire à 3 francs par jours les travailleurs des habitations de Sainte-Marie et de Trinité, qui ne gagnent qu’entre 1.5 et 2 francs par jours, arrêtent le travail . Ils revendiquent une augmentation de salaire (de 1f50 à 3f la tâche) . Certains patrons blessent des travailleurs à coups de fusil . Le mouvement est bloqué par un renfort de troupes installées au Vert-Pré . Cinq grévistes sont arrêtés et condamnés à des peines de prison malgré la loi d’avril 1864 .

18 janvier 1925 : Gilles Deleuze est un philosophe français né à Paris le 18 janvier 1925 et mort par suicide à Paris le 4 novembre 1995. Des années 1960 jusqu’à sa mort, Deleuze a écrit une œuvre philosophique influente et complexe, à propos de la philosophie elle-même, de la littérature, de la politique, de la psychanalyse, du cinéma et de la peinture. Jusqu’à sa retraite en 1988, il fut également un professeur de philosophie renommé.

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« Toussaint Louverture, le souffle de la liberté » de Nadège Perrier

— Par Selim Lander —

Toussaint Louverture (vers 1743- 7 avril 1803) demeure à juste titre dans les mémoires comme un héros de la liberté des Noirs et de l’indépendance d’Haïti. Lamartine lui avait déjà consacré une pièce qui fut créée en 1850 et Césaire un livre publié en 1960 chez Présence Africaine et toujours disponible.

Ce qui fascine chez Toussaint c’est son intelligence stratégique. Il sut en effet s’allier d’abord aux Espagnols contre les Français, puis, après l’abolition de l’esclavage par la Convention le 4 février 1794, aux Français contre les Espagnols et contre les Anglais. Il est nommé par la France général de brigade en 1795, lieutenant gouverneur en 1796, gouverneur l’année suivante. En 1799, il sortit vainqueur de la guerre des Noirs du nord d’Haïti (qu’il dirigeait) contre les Mulâtres au sud. En 1801, Bonaparte le fit capitaine général de Saint-Domingue, soit le deuxième personnage de l’île. La même année, il s’est proclamé « gouverneur à vie » et a promulgué une constitution autonomiste confirmant la suppression de l’esclavage… tout en le remplaçant par une forme de servage qui attache le travailleur à la terre, et prévoyant la possibilité du travail forcé.

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Jowee Omicil – sMiLes

Samedi 17 janvier – 19h30 – Tropiques Atrium –

Le 17 janvier, Jowee Omicil investit la scène du Tropiques Atrium avec sMiLes, un concert-voyage porté par la liberté, l’audace et la joie de jouer. Musicien canado-haïtien à l’imaginaire foisonnant, Jowee Omicil présente son onzième album, une œuvre lumineuse pensée comme un hommage spirituel à Miles Davis, dont le centenaire de la naissance sera célébré en 2026. Plus qu’une référence, Miles devient ici une énergie, un état d’esprit : celui de l’exploration sans frontières et de la confiance absolue dans la note.

Multi-instrumentiste insaisissable, Jowee Omicil façonne un jazz ouvert, nourri de grooves afro-caribéens, d’improvisations libres, de pop, d’électronique et de spiritualité. Saxophone, flûte, clarinette, trompette de poche, piano ou Rhodes dialoguent dans un archipel d’émotions où chaque son compte. sMiLes — ce “S” ajouté à Miles — évoque le sourire comme acte de résistance, comme force intérieure capable de briser les chaînes de l’esprit. La musique devient prière, transe douce, célébration collective.

Sur scène, sMiLes se vit comme une expérience immersive et généreuse, traversée par l’idée chère à l’artiste : Trust the Note.

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Programme et dates du Carnaval de Martinique 2026

Par Dates & par Communes

Pour ne rien manquer des festivités, le programme du carnaval 2026 dans les communes de Martinique. Calendrier ci-dessous!

Le carnaval de Martinique est le premier à avoir été célébré sur le continent Américain et dans la Caraïbe.
En Martinique, les chants de carnaval sont inspirés de faits d’actualité de l’année et  qui ont marqué la société..

Le Carnaval de Martinique se déroule chaque année entre le samedi et le mercredi des jours gras précédant le Carême. Il inclut des événements phares tels que le dimanche gras (présentation des reines du carnaval), le lundi gras (défilé des mariages burlesques, avec des costumes travestis), le mardi gras (défilé des diables rouges en rouge) et le mercredi des cendres (défilé en noir et blanc, marquant la mort de Vaval).

Histoire

Né de la rencontre des cultures européennes et africaines lors de la colonisation, le Carnaval de Martinique connaît son apogée à Saint-Pierre à la fin du XIXe siècle. Après la destruction de la ville par l’éruption de la montagne Pelée en 1902, la tradition carnavalesque se poursuit à Fort-de-France et dans toute l’île.

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L’éphéméride du 17 janvier

La loi Veil est promulguée le 17 janvier 1975

La loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse, dite loi Veil, est une loi encadrant une dépénalisation de l’avortement en France. Elle a été préparée par Simone Veil, ministre de la Santé sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing.

La loi est promulguée le 17 janvier 1975, pour 5 ans à titre expérimental. Elle est reconduite sans limite de temps par une loi du 31 décembre 1979.

Historique

Passerelle de Bobigny rappelant l’importance du procès de Bobigny dans les débats ayant conduit au vote de la loi Veil.

Le vote de cette loi est précédé par différents épisodes de la vie politique liés directement ou indirectement à l’interdiction de l’avortement, comme la légalisation de la contraception (1967), le Manifeste des 343 (1971), le procès de Bobigny (1972) puis le Manifeste des 331 (1973). Après le procès de Bobigny, le ministre de la Justice donne consigne au Parquet de ne plus poursuivre les avortements.

Un premier texte dépénalisant l’avortement est déposé sous la législature de Georges Pompidou.

C’est Simone Veil, ministre de la Santé, qui est chargée de préparer le projet de loi par Valéry Giscard d’Estaing, peu après son élection à la présidence de la République.

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« Au NON du père » de Ahmed Madani : une dramaturgie du réel et du libre arbitre

— Par Hélène Lemoine —

On connait bien Ahmed Madani en Martinique. « Illumination(s) », « F(l)ammes », « Incandescences », « J’ai rencontré Dieu sur Facebook » ont bouversé, enthousiasmé publics et critiques.  Avec Au non du père il poursuit sa recherche théâtrale singulière, située à l’endroit fragile où la vie réelle devient matière scénique sans jamais se réduire au témoignage. Le spectacle s’inscrit pleinement dans la trajectoire d’un artiste qui, depuis plusieurs décennies, interroge la capacité du théâtre à accueillir des récits minorés et à les transformer en expériences esthétiques partagées. Après la realation Mère/fille dans « J’ai rencontré Dieu sur Facebook » , dans Au non du père, la quête d’Anissa — retrouver un père absent — constitue moins un sujet qu’un dispositif, un point d’entrée vers une réflexion profonde sur la filiation, la liberté individuelle et le pouvoir de la fiction.

La présence d’Ahmed Madani sur scène est centrale. Il n’y apparaît ni comme garant d’une vérité, ni comme simple accompagnateur, mais comme une figure de médiation. À la fois auteur, metteur en scène et partenaire de jeu, il orchestre le récit tout en acceptant d’en perdre le contrôle.

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Agenda culturel… pour les jours qui viennent

🔶 VENDREDI 23 JANVIER

À 17h30
Veillée culturelle

📍 Place Antonio Maceo puis Place du Neg Mawon (18h30) – Le Lamentin

Hommage aux combattants cubains et vénézuéliens tombés lors de l’attaque impérialiste et illégale de Trimp le 30 janvier 2026
Plus de 30 artiste et Mapipi ( musique, contes, slam)


18h–20h
Jeu de piste littéraire nocturne 📅

📍 Médiathèque de Basse-Pointe

Explorez le bourg by night à travers les mots d’auteurs pointois. Suivez les indices et redécouvrez le patrimoine pontois au fil des mots.
Un pzrcours ludique inspiré de deux œuvres d’auteurs pointois :
» Au fond du bourg » de Léonard Sainville
et « Joanise ma mère » d’Alexandre Moman

📞 0596 78 53 96


À 18h
Les secrets de la Médiathèque

📍 Rue Schoelcher – Le Saint-Esprit

Rallye découverte 6-12 ans


18h30
Labadijou

📍 Plateau sportif du Vauclin

18h30 : Ouverture du Foyer du Festival –
Cabinet de visions poétiques avec consultation poétique individuelle de Simone Lagrand
(places limitées, bèf douvan bwè dlo klè !)

19h30 : Mémoires d’îles d’Ina Césaire (théâtre) – CGOSH de la Pointe Faula

21h : Infusion – l’Après-spectacle –
Discussion en présence des artistes
(bar et restauration sur place)


➡️ ⏰ À 18h30
Soirée contes avec Michel Platon et l’association Lanbéli

📍 Foyer rural de Dumaine

📍 Événements gratuits
📞 Infoline : 0596 54 41 55


À 18h30
Causerie littéraire autour de « Ô Diamant » et « L’urne meurtrière ».

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L’éphéméride du 16 janvier

Aragon est inculpé pour « excitation de militaires à la désobéissance et provocation au meurtre dans un but de propagande anarchiste » le 16 janvier 1932 

Louis Aragon est inculpé par le gouvernement français à la suite de la publication, en juillet 1931, dans une revue soviétique Littérature de la révolution mondiale, du poème Front rouge.
Le poème paraît d’abord seul, dans le dernier numéro de 1931 de la revue Littérature de la Révolution mondiale. Le numéro est saisi par la police et Aragon inculpé d’incitation à la désobéissance et de provocation au meurtre. André Breton rédige alors le tract L’Affaire Aragon ( Cf ci-dessous) pour défendre son ami. L’Humanité désavoue cependant le poème d’Aragon. Les communistes dans leur ensemble restent peu sensibles au surréalisme. André Breton écrit alors le texte Misère de la poésie, pour revendiquer l’autonomie de la poésie. Cependant, Aragon ne se reconnaît pas dans le texte de Breton et signifie sa rupture avec lui dans L’Humanité du 10 mars 1932.

Illustration : Aragon et Breton

Présentation

Pliez les réverbères comme des fétus de pailles
Faites valser les kiosques les bancs les fontaines Wallace
Descendez les flics
Camarades
descendez les flics

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Le PABE fait hurler les failles

— Par Selim Lander —

Le Plastik Art Band Expérimental n’en est pas à sa première exposition à Tropiques-Atrium Scène Nationale, à Fort-de-France. On se souvient, parmi d’autres, de « Féminins du sac » en 2014. Le PABE, actif depuis 2009 sous la houlette de Michèle Arretche, n’est pourtant pas une « École de peinture » au sens de l’histoire de l’art ; il ne réunit pas des artistes reconnaissables par leur esthétique commune. Si le PABE est quand même une école, c’est avec un « é » minuscule, puisque des sessions de formations sont organisées périodiquement à l’intention de ses membres sous la direction de tel ou tel plasticien. En dehors de cette volonté de se perfectionner, les artistes toutes féminines du PABE ont en commun leur passion pour l’art, le besoin de s’exprimer en art, chacune bien sûr avec ses moyens, son imaginaire propres mais une sensibilité toujours féminine, si tant est que cela ait un sens.

L’artiste est le plus souvent solitaire. Seul devant sa toile ou les matériaux qu’il compte utiliser, il doit puiser en lui-même les forces qui lui permettront d’avancer.

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Reprendre Racines

Rencontres Photographiques de Guyane – Place des Palmistes, Cayenne
Jusqu’au 25 janvier 2026, puis en itinérance en Guyane en 2026

Dans un contexte mondial marqué par l’accélération des crises écologiques, sociales et spirituelles, Reprendre Racines s’inscrit comme une proposition artistique et politique forte. Présentée dans l’espace public de la place des Palmistes à Cayenne, cette exposition conçue par la Fondation Dapper dans le cadre des Rencontres Photographiques de Guyane invite à repenser en profondeur notre relation au vivant, aux territoires et aux mémoires qui les traversent. Elle s’inscrit dans la thématique Florestania, développée pour l’édition 2025 par la commissaire invitée Ioana Mello, qui interroge la forêt non comme ressource, mais comme matrice de relations, de savoirs et d’histoires.

Depuis 2012, la Biennale Internationale des Rencontres Photographiques de Guyane, portée par la Maison de la Photographie Guyane-Amazonie (MAZ) sous la direction artistique du photographe Karl Joseph, constitue un espace de rencontre entre artistes, chercheur·ses, commissaires et publics. À travers expositions, projections et temps d’échange, elle contribue à nourrir une réflexion collective sur le rôle des images dans la compréhension des territoires amazoniens et des enjeux contemporains.

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Didier Meynard : exposition

Visible jusqu’au samedi 07 mars 2026
L’Artocarpe – Contemporary Art
55 rue Victor Hugo, 97160 Le Moule, Guadeloupe

L’Artocarpe a l’honneur de présenter une exposition inédite de Didier Meynard, artiste peintre majeur de la scène contemporaine, à l’occasion de son retour en Guadeloupe, terre de ses racines familiales. Cette exposition s’inscrit comme un temps fort, à la fois intime et universel, où la peinture devient espace de mémoire, de transformation et de dialogue avec le vivant.

Né en 1960 à Bar-le-Duc (Meuse) de parents guadeloupéens originaires de Petit-Bourg, Didier Meynard débute très tôt la peinture. Dès les années 1990, son travail est exposé en France et à l’international. Membre de la Maison des Artistes depuis 1994 et de la Fondation Taylor, son parcours est marqué par de nombreux voyages, notamment en Inde et aux États-Unis, ainsi que par des rencontres décisives avec des traditions picturales anciennes et des pratiques visuelles contemporaines.

La peinture de Didier Meynard se déploie comme un territoire d’exploration sensible, où les figures émergent, se transforment et échappent à toute narration figée. Les corps, traversés de traces, de sillages et d’effacements, semblent pris dans un état de métamorphose permanente.

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Imposture, fraude et arnaque de la « soup joumou » :

Les errements têtus de Dominique Domerçant, indocte « historien » de la gastronomie haïtienne

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, une branlante et comateuse librairie sise à la Rue des Pas perdus et qui, de nos jours encore, reçoit la visite d’improbables lecteurs… Une librairie ? Plutôt une sorte de chétive tour de Babel où s’entassent pêle-mêle de vieux romans ébréchés et jaunis, des rêves endimanchés partis sans laisser d’adresse, des palabres abandonnés au grenier dont on a perdu la clef… Des palabres borgnes, manchots ou cul-de-jatte… Des palabres lourdement indoctes lorsque l’ignorance –en ses plissures sentencieuses, insouciantes et bavardeuses–, brandit ses trompettes et se pare des habits élimés d’une toute virtuelle axiomatique, comme pour mieux masquer la profondeur de son aveuglement…

Oyez, oyez ! La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, où palabrent une petite sizaine de voisins fort occupés à déguster un article paru en Haïti le 10 janvier 2026 dans Le National, « Journal de la soup joumou ?

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« Peuple Haïtien! » & « Le Monde »

— Par Jean-Bernard Bayard —-
Peuple Haïtien!
Pousse tes cris de désespoir oh peuple si opprimé
Victime du courroux occidental et de tes dirigeants
Toi qui par ton sang as su gagner ton émancipation
Lève-toi encore une fois et réclame ta fière liberté

Tes racines sont peut-être profondes et nombreuses
Mais des prédateurs et des parasites les ont rongées
Et le tronc de l’arbre de la liberté n’a jamais repoussé
Il te faudra éliminer tes détracteurs locaux et étrangers

Dénué de toute cohésion ta pirogue erre sans gouvernail
Tes ressortissants se chamaillent comme des nécrophages
Le monde entier t’avilit et te traite pire que son excrément
Si tu ne te relèves pas personne d’autre ne le fera pour toi

Reprends ta grande collectivité d’indomptables grenadiers
Défends donc avec tout ton courage ta vertueuse humanité
Redeviens le phare de la cruelle décolonisation occidentale
Et une fois pour toutes garde ta place de la reconnaissance

Jean-Bernard Bayard

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Imposture, fraude et arnaque de la « soup joumou »

Retour programmé de la « soup joumou » dans la gastronomie du Jour de l’An 2026
 — Par Robert Berrouët-Oriol (*)

La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, une branlante et comateuse librairie sise à la Rue des Pas perdus et qui, de nos jours encore, reçoit la visite d’improbables lecteurs… Une librairie ? Plutôt une sorte de chétive tour de Babel où s’entassent pêle-mêle de vieux romans ébréchés et jaunis, des rêves endimanchés partis sans laisser d’adresse, des palabres abandonnés au grenier dont on a perdu la clef… Des palabres borgnes, manchots ou cul-de-jatte… Des palabres lourdement indoctes lorsque l’ignorance –en ses plissures sentencieuses, insouciantes et bavardeuses–, brandit ses trompettes et se pare des habits élimés d’une toute virtuelle axiomatique, comme pour mieux masquer la profondeur de son aveuglement…

Oyez, oyez ! La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, où palabrent une petite sizaine de voisins fort occupés à déguster un article paru en Haïti le 10 janvier 2026 dans Le National, « Journal de la soup joumou ?

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L’éphéméride du 15 janvier

Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont capturés par les corps francs et assassinés le 15 janvier 1919.

Révolte spartakiste de Berlin
La révolte spartakiste de Berlin ou révolte de janvier est le nom donné à la grève générale et aux combats qui l’ont accompagnée en Allemagne entre le 5 janvier et le 12 janvier 1919. Son déclenchement, puis sa répression par des Corps francs sur ordre de Gustav Noske, constitue l’un des principaux épisodes de la révolution allemande de 1918-1919.

L’adjectif « spartakiste » est en général utilisé pour parler de ces événements, même si le Parti communiste d’Allemagne, fondé quelques jours plus tôt par la Ligue spartakiste, n’a ni lancé ni mené le soulèvement, et n’y a participé qu’après qu’il eut véritablement commencé.

Déroulement

Le déclencheur de la révolte est la révocation par le Conseil des commissaires du peuple le 4 janvier 1919 d’Emil Eichhorn, chef de la police depuis les journées de novembre, et membre du Parti social-démocrate indépendant (USPD). Les décisions du conseil sont supervisées par le chancelier Friedrich Ebert, membre du Parti social-démocrate (SPD), qui y occupe tous les postes depuis que l’USPD a quitté le Conseil le 29 décembre 1918.

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