12 search results for "Jean-François Boclé,"

Jean-François Boclé, l’art comme mémorial des violences de l’histoire

Jean-François Boclé, artiste martiniquais majeur de la scène contemporaine, est décédé à l’âge de 55 ans. Peintre, sculpteur, vidéaste, performeur et écrivain, il laisse derrière lui une œuvre dense et engagée, traversée par la mémoire coloniale, les violences historiques et la recherche d’un « Nous » capable de dépasser les fractures du monde contemporain.

Un enfant de Martinique marqué par son île

Né en 1971 à Fort-de-France, Jean-François Boclé passe ses premières années en Martinique, dans un environnement qui marquera profondément son imaginaire et sa pensée. Il quitte l’île à l’adolescence pour poursuivre ses études en métropole, mais restera toute sa vie profondément attaché à ses racines caribéennes. La Martinique, avec ses blessures historiques et sa richesse culturelle, restera au cœur de sa réflexion artistique.

Après des études de littérature moderne à la Université Paris-Sorbonne, il choisit de se consacrer aux arts plastiques. Il intègre l’École nationale supérieure d’art de Bourges en 1992 avant de poursuivre sa formation à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris entre 1995 et 1998. Cette formation dans deux institutions majeures de l’enseignement artistique français ouvre rapidement à Boclé les portes de la scène contemporaine internationale.

  Lire Plus

Conférence de Jean-François Boclé

Au Memorial ACTe le 14 janvier 2017 à 18h

Dans le cadre du cycle mensuel « Une nuit, une œuvre… », le Mémorial ACTe donne carte blanche à L’Artocarpe

Présentation d’artistes et analyses d’œuvres

C’est dans la perspective de La Décennie internationale des personnes d’ascendance, initiative lancée en 2015 par l’UNESCO, que l’artiste Joëlle Ferly propose Black Aesthetics, un cycle de conférences visant à mieux comprendre les propositions artistiques contemporaines d’artistes majeurs de la diaspora africaine, incluant les pratiques des artistes de nos latitudes.

A travers ce cycle de conférences, le participant sera formé à la lecture d’œuvres contemporaines, jugées trop souvent hermétiques par le grand public. De plus, le participant sera initié aux discours qui sous-tendent les œuvres sélectionnées. Il sera également en mesure de mieux saisir les enjeux de l’art contemporain et l’importance pour les artistes de nos régions d’être visibles et soutenus sur les plateformes internationales (Biennale de la Havane, Biennale de Venise, FIAC, Art Basel…).

Prochaine conférence: Jean-François Boclé (Martinique – Paris), en présence de l’artiste. La pratique de Jean-François Boclé utilise les outils des études culturelles et post-coloniales, pour décliner des œuvres qui oscillent entre l’installation, la performance, la peinture avec de la poudre chocolat (Banania), la vidéo, l’art culinaire… Les thèmes revisités sont entre autres, les clichés construits sur les Noirs, la construction du racisme à travers les déclinaisons de la banane, ainsi que l’usage économique que la métropole continue de restreindre aux afrodescendants.

  Lire Plus

acte en retour : Jean-François Boclé

 


Tout doit disparaître! 2004 Installation, 15 000 sacs plastiques, dimensions variables. Ekotechnické Museum Prague, République Tchèque

Mémoire anti-mémoire

pour une traversée dans l’oeuvre de l’artiste Jean-François Boclé

Est-ce que ce que je vois c’est quelque chose d’autre…

On nous a lâchés dans le monde et on nous a dit qu’il fallait trouver quelque chose. Nous ne savons pas où ? Nous ignorons quoi chercher. Nous demandons la réponse à ceux qui sont passés avant(1)

… C’est l’anti-mémoire…(2)

Si on considère l’artiste comme un être éminemment subversif, capable d’interroger ce qu’il est pour mieux s’en défaire et inventer de nouveau possible, il faut considérer que l’artiste Jean-François Boclé se positionne en tant qu’anthropologue capable de faire l’étude de l’espèce humaine de notre temps des points de vue anatomique, physiologique, phylogénique ; de faire l’étude des cultures des différentes collectivités humaines. Il se transforme alors en observateur des maux du monde. S’il tutoie le passé c’est pour mieux s’inscrire dans le présent. Il en sort des signes. Le déplacement peut commencer. Il réalise une synthèse du temps par possibilité de retour et de re-parcours, en même temps il instaure un désir de rencontre avec l’autre, notre ancêtre ou celui que l’on ne veut pas connaître ou reconnaître…

L’artiste donne à voir une installation complexe.

  Lire Plus

J-F Boclé : de la galerie Arsenec à la Saatchi Gallery !

pangea2Le 11 Mars 2015, la Saatchi Gallery à Londres a ouvert Pangaea II: New Art d’Afrique et d’Amérique latine, la deuxième tranche  d’un travail de mise en relation des deux anciens continents frères. Cette exposition  qui présente des oeuvres de 18 artistes émergents offre un vaste aperçu leur travail en cours de production dans le contexte de l’actuelle complexité dans leurs pays respectifs. Témoins de la transformation de leurs sociétés, les artistes travaillant dans ces deux régions distinctes sont de plus en plus basés dans des villes qui se transforment à un rythme sans précédent. Leurs travaux  qui hybrident des techniques et des matériaux traditionnels et contemporains, sont porteurs d’une réflexion sur les questions sociales et politiques rencontrées au cours de cette  période d’intenses bouleversements économiques et urbains. A travers la sculpture, la peinture, l’installation et la photographie, Pangaea II: New Art d’Afrique et d’Amérique latine explore les influences culturelles et les pratiques créatives florissantes dans les deux grands continents autrefois réunis dans Pangaea, ce supercontinent formé au Carbonifère regroupant l’ensemble des terres émergées.

C’est un enfant du pays, né à Fort-de-France, qui entre aujourd’hui dans l’une des plus célèbres galeries du monde la Saatchi Gallery à Londres.

  Lire Plus

Rencontre et residence d’artistes « Echo »

Restitution le samedi 24 février de 14 h à 20 h et le dimanche 25 fevrier de 9 h à 13 h

Quatre artistes de la caraïbe et d’ailleurs se déploient sur le territoire de la commune de Saint Anne. Les lieux sont établis au préalable en concertation avec la municipalité. Ils et elles, pensent et réalisent, chacun et chacune, une installation éphémère durant les cinq jours de residence. Le sixième jour étant consacrer a une presentation publique des oeuvres réaliser in-situ. Cela donne lieu à un évènement que le public peut visiter dans une déambulation a sa mesure.

Les artistes sont accueillis et hébergés dans la commune. Ils ont au préalable pris connaissance de l’histoire des lieux et leurs travaux rentrent en résonnance avec le site.

Créée pour les artistes caribéen et internationaux, l’événement « Echo » donne l’opportunité de travailler et de partager autour de problématiques artistiques dans des domaines tels que l’anthropologie, l’art, les sciences, et les cultures numériques.

Un tel projet n’a put se mettre en place quand établissant des partenariats avec les municipalités et les acteurs économiques du pays.

  Lire Plus

La Biennale di Venezia : à travers l’oeil d’un commissaire Africain…

venise_biennale_2015-aDeux artistes de L’Artocarpe visitent la biennale de Venise afin d’être en phase avec le monde de l’art contemporain.
L’Artocarpe est actuellement à Venise, pour la fin de la prestigieuse Biennale d’art contemporain qui fête sa 56ème édition.
Créée en 1895, cette manifestation est la plus respectée des professionnels de l’art qui viennent de loin participer au lancement de chaque édition, au printemps.
C’est ici que sont représentés, depuis 1907, les pays participants, à travers une sélection d’artistes qui ont la lourde responsabilité d’incarner, pour un temps, l’image de leur nation au sein des célèbres pavillons.
Un artiste par pays est généralement retenu, mais le choix d’oeuvres de collectifs ou d’une sélection d’artistes est également possible au sein du pavillon national, qui les sponsorise.
Mais le point phare de la manifestation, reste cependant la proposition du commissaire invité, qui présente des artistes de son choix.
Cette édition, qui a ouvert ses portes en Mai 2015, s’achève fin Novembre 2015 après six mois de planification.

  Lire Plus

Durant 2 mois, 3 expositions majeures en Martinique

 

 …

 

Carte de Martinique, œuvre de l’artiste  Hervé Beuze

 

Par Sophie Ravion d’Ingianni

3 expositions majeures marquent la scène artistique contemporaine de la Martinique durant les mois de novembre et décembre 2011. Art contemporain de la Caraïbe à L’Hôtel de Région à Fort de France (Cette exposition a été décrochée au bout de 4 jours ???); Horizons insulaires à la Fondation Clément au François, visible du 28 octobre au 4 Décembre 2011 et, Caraïbe expansion au Centre Culturel de Rencontre Fonds Saint-Jacques à Sainte-Marie, du 20 novembre au 13 décembre 2011.

Ces 3 expositions offrent un tableau de l’art actuel sous la forme d’une mosaïque de cultures et de situations. Sont présentés au total 38 artistes qui – dans une vaste géographie de pratiques artistiques, de propos « contextualisés » et de démarches engagées – embrassent et effectuent des rappels essentiels sur l’histoire, les religions, les économies, les politiques, les paysages et les esthétiques singulières de leur île.

La première manifestation : Art contemporain de la Caraïbe a eu lieu à L’Hôtel de Région à Fort de France.

  Lire Plus

Bataille mémorielle : match nul à Reims

— Par Cheikh Sakho(*) —
La ville natale de Colbert est aussi celle du Monument des héros de l’armée noire, rappelle l’historien. Selon lui, il est plus utile de conserver les statues, plutôt que de les déboulonner, afin de les appréhender de manière critique.

Reims, son champagne, sa cathédrale, son Ange au sourire – et ses batailles mémorielles par statues interposées, avec, en ligne de front, Colbert et les tirailleurs sénégalais. S’en souvient-on ? La cité des sacres est la ville natale de Colbert, convoqué sur le banc des accusés du tribunal de l’histoire pour avoir codifié l’esclavage dans le Code noir. Reims n’a pas oublié d’honorer sa mémoire. Une rue porte son nom, avec une plaque commémorative apposée sur un mur de sa maison natale.
Deux statues du ministre de Louis XIV jalonnent autant d’endroits symboliques de la ville : le jardin public devant la gare et le rectorat de l’académie. Aux dernières nouvelles, ces monuments ont échappé aux soulèvements planétaires du mouvement Black Lives Matter qui a pris pour cible notamment les statues de Léopold II, en Belgique, et de Christophe Colomb, aux États-Unis.

  Lire Plus

Ernest Breleur : visite d’atelier

Samedi 19 & dimanche 20 janvier 2019

Pour la seconde fois depuis 30 ans, Ernest Breleur ouvre les portes de son atelier au public.

For the second time in 30 years Ernest Breleur open is studio to the public.

Voir la vidéo de l’atelier ci-dessous

See the video of the studio below

Pour la seconde fois depuis 30 ans, Ernest Breleur ouvre les portes de son atelier au public.

For the second time in 30 years Ernest Breleur open is studio to the public.

Voir la vidéo de l’atelier ci-dessous

See the video of the studio below

 

  Lire Plus

« L’art africain a le vent en poupe »

Interview de Salimata Diop, directrice de la programmation culturelle d’AKAA 2017

— Propos recueillis par Max Pierre-Fanfan — 

Quelle est la démarche de cette foire internationale consacrée à l’Afrique?

 Salimata Diop : AKAA* (Also Known As Afica) est à l’image d’une Afrique aux multiples facettes qui transcende les frontières historiques et dont les voix résonnent aux quatre coins du monde. Notre Afrique inspire et influence par sa capacité d’innovation et de création.

Quel est le fil rouge de cette édition 2017?

S.D. : Cette édition met à l’honneur les artistes contemporains dont la pratique est liée à un processus de guérison. AKAA se déroule du 10 au 12 novembre 2017 au Carreau du Temple dans le troisième arrondissement de Paris. Elle accueille 38 galeries provenant de 19 pays, 150 artistes venus de 28 pays. Quatre jours donc pour partager l’énergie de l’Afrique et de ses diasporas. Une oeuvre de Bili Bidjocka est présentée sous la nef du Carreau du Temple, un pédiluve de 14 mètres de long en forme de robe sur fond noir. Un hommage est rendu à Ousmane Sow avec l’irruption de ses Nouba au milieu des années 80.

  Lire Plus

La mobilisation s’amplifie contre l’atteinte à la mémoire de l’esclavage

institut_tout-monde_logo370 signataires à la pétition « Stop au bricolage législatif sur la mémoire de l’esclavage : retrait de l’amendement 132 »

Relevé du 20.11.2016, INSTITUT DU TOUT-MONDE / CHANGE.ORG

Le 9 octobre dernier, suite à l’appel lancé deux jours auparavant sur Mediapart et relayé par Madinin’art, l’ITM suscitait une pétition sur la plate-forme Change.org : « Stop au bricolage législatif sur la mémoire de l’esclavage : retrait de l’amendement 132 », demandant le retrait de cet amendement au projet de loi sur l’Égalité réelle outre mer, portant gravement atteinte à l’équilibre trouvé en 2006 et dans l’inspiration de la loi Taubira de 2001, autour de la mémoire de l’esclavage. Depuis sa mise en ligne, la pétition a recueilli plus de 370 signatures. Aujourd’hui, nous mettons en ligne un rapport d’étape de cette pétition, concernant les signataires de cette mobilisation. On trouvera ici la liste sélective des signataires prenant en compte les intellectuels, universitaires, écrivains et artistes ; sur le site de l’ITM, vous pourrez consulter en complément une liste générale de l’ensemble des signataires ainsi qu’un relevé des commentaires laissés par quelques-uns des signataires, sur la plateforme Change.org,

  Lire Plus

Halte à la misogynie raciste

— Par Françoise Vergès, et Gerty Dambury & collectif —
sexisme_racismeChaque jour en France, une misogynie renforcée de racisme s’exprime. Son but est de blesser et de nuire, d’offenser et de porter atteinte au plus intime. Il y a les « Sale noiraude », « T’es une Black moche, même pas baisable », et « T’as quoi sous ton voile ? », mais aussi de manière plus perverse, plus perfide, les « Vous êtes sûres que vous savez faire ça ? », « Vous avez vraiment les compétences ? ».

Soyons claires : nous ne parlons pas ici des racistes que les médias aiment épingler, ceux de l’extrême-droite.

Nous parlons ici de femmes et d’hommes qui signent des pétitions humanitaires et dénoncent le racisme, qui ont défilé le 11 janvier,qui clament haut et fort leur amour de l’Afrique et des Africains, qui organisent débats et colloques sur « L’Autre », qui citent Voltaire, Lévinas, ou Ricoeur, mais qui sont convaincus, profondément convaincus, qu’ils savent mieux ce qui est bon pour « nous ». Nous parlons ici plus précisément du monde de la culture, des directeurs de théâtre, des metteurs en scène, des professionnels des musées… tout ce monde qui véhicule l’idée d’une culture française fixe et atemporelle et regarde avec ignorance assumée, indifférence ou mépris, ce que nous proposons, ce que nous créons, ce que nous imaginons.

  Lire Plus