Le site de CNN annonce que l’ancien président sud-africain et héros de l’anti-apartheid est maintenu en vie artificiellement. À son chevet, sa famille se dispute sur le lieu de son inhumation.
Les Sud-Africains attendent la fin avec appréhension. De nombreux anonymes se pressent devant un mémorial improvisé sur le mur du Mediclinic Heart Hospital de Pretoria, où Nelson Mandela a été admis en urgence le 8 juin et où l’ancien président serait maintenu en vie artificiellement depuis mercredi soir, selon le site de CNN . L’actuel président Jacob Zuma, qui a rendu visite dans la soirée à son prédécesseur, a confirmé qu’il était «toujours dans un état critique» et a annulé une visite prévue au Mozambique, jeudi.
Devant l’hôpital, les Sud-Africains déposent des posters, des petits mots, des fleurs, des drapeaux ou des ballons. Plus personne ne se fait d’illusion. Le décès de l’ancien président est imminent. «Que ta bénédiction repose sur Madiba (son nom de clan, NDLR) maintenant et à jamais. Donne-lui, nous te prions, une nuit calme et une fin paisible et parfaite», a prié l’archevêque du Cap, venu soutenir la famille mardi soir.

Dans la petite foule qui débarque de la « chaloupe » de Dakar sous un soleil d’acier, on les distingue facilement des Sénégalais : smartphone dernier cri brandi pour tout photographier, sac à dos de touriste chargé d’eau minérale et surtout visage grave qui tranche avec la bonne humeur ambiante. A l’instar de Barack Obama qui, avec son épouse et leurs enfants, devait visiter, jeudi 27 juin, l’île symbole de la traite négrière, les Noirs américains abordent Gorée en pèlerins. Ces derniers jours, ils sont pourtant moins nombreux que les malabars à verres fumés et cheveux ras des services de sécurité américains venus inspecter les ruelles débordantes de bougainvillées que doit emprunter le président.
Rien n’est mieux partagé que le discours anti-bobo. L’ironie ou l’agressivité peuvent varier, mais chacun a un jour, d’un air entendu, utilisé ce mot pour parler d’un quartier, d’un restaurant, d’idées politiques, de modes vestimentaires ou de pratiques alimentaires. Nul besoin d’expliquer le terme, les bobos, c’est les autres ; et, pour certains, le nouveau repoussoir, l’incarnation d’un progressisme hypocrite, d’une branchitude désinvolte et indifférente aux vrais problèmes.
Le sociologue Pierre Bourdieu avait coutume de dire : « Les faits divers font diversion. »
Mille jours d’attente pour les familles, les proches, les amis.










« J’appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire. » Ainsi Eric Zemmour traçait-il, en novembre 2008, sur Arte, une ligne de démarcation entre lui et son interlocutrice, la militante antiraciste Rokhaya Diallo. L’écrivaine Nancy Huston et le biologiste Michel Raymond (CNRS) viennent aimablement d’offrir au polémiste, cinq ans plus tard, une formidable caution scientifique et intellectuelle.

