L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.
Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.
Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées. La période moderne a vu la science sociale être utilisée pour la première fois comme un champ conceptuel distinct.

Une analyse du système de l’adoption internationale, pour en finir avec une série de mythes qui en déguisent la véritable nature coloniale
L’ouvrage part d’un cas d’abandon paternel endurci à Grand-Bourg Marie-Galante et s’étend à d’autres exemples d’abandons directs ou sournois dans plusieurs familles de la Guadeloupe. Le propos se nourrit de témoignages et de l’expertise de spécialistes de l’Education, du social, de la justice. Cécile Séjor, éducatrice spécialisée ; Luc-Hubert Séjor, éducateur spécialisé retraité et artiste musicien ; Joselaine Gélabale, avocate ; Alexis Pimpit, père et principal de Collège ; une assistante sociale scolaire, apportent leur contribution à l’analyse de ce fait social. Qu’ils en soient remerciés ! La relation du père à l’enfant révèle aussi les rapports hommes/ femmes dans nos sociétés. Elle invite à interroger la construction du lien familial pour le mieux-être de tous.
« En refermant la porte, il baissa les yeux machinalement et vit une enveloppe coincée sous son pied. C’était une enveloppe blanche de taille moyenne qui ne comportait rien d’autre qu’une inscription écrite à la main : Gabriel. À l’intérieur, une petite carte en bristol et une lettre. Sur la carte, on pouvait lire ceci : Gabriel, cette lettre est la première d’une longue série. Tu aurais dû la recevoir depuis bien longtemps. Pardonne-moi. Ta marraine.
Paris – De moins en moins de Français lisent, mais ils sont toujours autant de candidats pour être publiés. Et pour Gallimard, c’en est trop: l’éditeur prie les écrivains aspirants d’attendre avant d’envoyer leur prose.
Contributeur au « New York Times », l’écrivain américain Thomas Chatterton Williams s’est fait remarquer avec son livre Autoportrait en noir et blanc, désapprendre l’idée de race, paru en 2019. Publié aujourd’hui en français aux éditions Grasset, il défend dans cet essai l’idée du dépassement de la notion de race.
Elisabeth Roudinesco est historienne et directrice de recherche à l’UFR GHES. Experte en histoire de la psychanalyse, elles est l’auteure de plusieurs ouvrages qui ont fait date, notamment Histoire de la psychanalyse en France, Jacques Lacan. Esquisse d’une vie, histoire d’un système de pensée, Dictionnaire de la psychanalyse et Sigmund Freud en son temps et dans le nôtre (Prix Décembre, 2014).
— Par Fabienne Lemahieu —
Philosophe atypique, Dany-Robert Dufour a développé au fil des années une œuvre importante à la croisée de la philosophie du langage, de la philosophie politique et de la psychanalyse. Il publie « Fils d’anar et philosophe » (R&N éditions), un livre d’entretien avec Thibault Isabel qui revient sur son cheminement philosophique et sur les rencontres qui ont marqué sa vie. 
