— Par Odile Morain —
Il s’appelait Joseph Laroche, il était d’origine haïtienne, travaillait à Beauvais et a embarqué le 10 avril 1912 à bord du « Titanic » avec sa famille, pour retourner s’installer à Haïti.
Le Titanic n’a pas fini de nous livrer ses secrets. La preuve, avec cette nouvelle révélation du journaliste Serge Bilé. Le seul passager noir du Titanic revient sur l’histoire de Joseph Laroche, un ingénieur haïtien embarqué sur le paquebot mythique avec sa famille.
Autour du paquebot de légende, de nombreuses spéculations ont circulé sur les passagers présents cette nuit tragique. « Il y a eu beaucoup de ‘fake news’, à propos d’une servante américaine, d’un boxeur noir américain, qui se seraient trouvés sur le Titanic, mais Joseph Laroche était le seul noir sur le paquebot« , assure Serge Bilé.
Quatre billets pour rentrer en Haïti
La vie de Joseph Laroche a constamment été bousculée par les événements. Le jeune homme issu d’une famille bourgeoise quitte Haïti en 1901, il n’a que 15 ans lorsqu’il arrive à Beauvais (Oise). Il fait alors de brillantes études et devient ingénieur pour le métro parisien.


Un ouvrage de Yann Algan, Elizabeth Beasley, Daniel Cohen et Martial Foucault.
Des hommes justes. Du patriarcat aux nouvelles masculinités Ivan Jablonka Seuil, 433 pages, 22 euros
Corps sexué, famille et société Revue la Pensée, no 397 Fondation Gabriel-Péri, 156 pages, 4 euros
Deux ouvrages complémentaires reviennent sur l’exil américain de milliers d’Européens fuyant la Seconde Guerre mondiale, en particulier sur l’une des traversées du Capitaine-Paul-Lemerle, bateau célèbre pour avoir réuni à son bord des personnalités aussi différentes que Claude Lévi-Strauss, Victor Serge, André Breton, Anna Seghers ou Wifredo Lam. Eric T. Jennings étudie minutieusement l’organisation du départ de Marseille à Fort-de-France et les conditions duséjour à la Martinique, à travers archives administratives et témoignages d’exilés. Un voyage. Marseille-Rio 1941 donne à lire et à voir l’expérience de deux passagers : la photographe Germaine Krull et le cinéaste Jacques Rémy.
Pour la première fois, huit territoires ultramarins sur onze ont placé le parti de Marine Le Pen en tête dimanche, lors des élections européennes.

Après vingt années de chavisme, le Venezuela, qui possède pourtant les premières réserves mondiales d’hydrocarbures, se trouve à un stade structurel post-apocalyptique : pénurie alimentaire, hyperinflation galopante, insécurité maximale, corruption généralisée, désastre écologique, crise énergétique, délabrement sanitaire, émigration massive, répression politique. Le projet du « socialisme du xxie siècle » mené par Hugo Chavez, puis par son successeur Nicolas Maduro, agonise dans une impasse idéologique.