— Par Marie-Josèphe Hardy Dessources-Sellaye Membre du bureau de l’UFM —
La Journée Mondiale des Femmes Rurales est une initiative lancée par plusieurs ONG internationales à Beijing en 1995 lors de la 4e conférence internationale de l’ONU sur les femmes. Elle est organisée depuis 1997 par la Fondation Sommet Mondial des Femmes FSMF.
L’Union des femmes de Martinique depuis 2003 marque cette journée : débats, manifestations, articles, témoignages, rencontre avec des élèves en formation agricole … et encourage tout ce qui permet de mettre l’accent sur les problèmes spécifiques rencontrés par les femmes du monde rural en Martinique, et plus généralement partout dans le monde.
Pourquoi cette journée ?
Parce que la contribution vitale des femmes rurales au sein de la société est méconnue : Elles produisent plus de 60% à 80% des aliments de base en Afrique subsaharienne et dans les Caraïbes, sont à la tête de 60 % des ménages dans certaines régions d’Afrique, assurent 90 % des besoins des ménages en eau et en combustible en Afrique
Parce que les femmes du milieu rural vivent un double handicap, chez nous comme ailleurs : femme et agricultrice
La grande majorité des femmes du milieu rural travaille souvent plus de 40 heures par semaine, sans aucun statut juridique ni protection sociale. Lire Plus

Au milieu de cette nouvelle campagne d’Octobre Rose où l’on souligne la responsabilité des femmes dans les soins à prendre de leur santé par le dépistage du cancer du sein, nous devons, aux Antilles et particulièrement en Martinique, demander des comptes aux autorités.
L’historienne Anne-Marie Sohn a décrypté 200 ans de construction de l’identité masculine dans le livre La Fabrique des garçons. Entretien.
Qui ne les a jamais vues, à la télévision, dans les journaux, sur les réseaux sociaux ? Seins nus barrés d’un slogan, les Femen s’imposent là où on ne les attend pas. Le 12 septembre, c’était à Pontoise (Val-d’Oise), où se tenait un Salon musulman consacré cette année à la femme. Deux militantes ont fait irruption à la tribune, avec, peint sur leurs torses : « Personne ne me soumet, personne ne me possède, je suis mon propre prophète », avant d’être violemment évacuées de la scène. Très médiatisé, l’événement était en cohérence avec le combat de ces activistes contre le patriarcat et les religions, qu’elles estiment constituer « un formidable outil de domination » masculine. Etait-il pour autant efficace ? En s’attaquant frontalement à la religion musulmane, les Femen n’attisent-elles pas la flamme xénophobe du Front national ? Plus globalement, la radicalité « sextrémiste » des Femen sert-elle le féminisme, ou peut-elle devenir contre-productive ?
Résistance et solidarité
Vendredi 18 septembre, à la Mairie de Fort-de-France, sept associations, à l’initiative de Culture Égalité, ont organisés une conférence, « Droits humains et racisme, le cas de Haïti et de la République dominicaine », inscrite dans le mois des commémorations de l’insurrection du Sud, en septembre 1870.
Au mois de septembre, l’Union des Femmes de Martinique fait un clin d’œil aux femmes qui ont marqué l’histoire de notre pays et celle de la Caraïbe.
Le 20 septembre 2015, l’association Culture Egalité organise une marche « sur la route de Lumina Sophie », à Rivière Pilote. Cette année, cette commémoration prend une signification toute particulière.
Si Jésus devait passer un peu de temps dans nos îles, je pense qu’il aurait cherché à savoir comment sont traités les plus vulnérables d’entre nous, celles et ceux qui ont moins de ressources pour faire face aux défis de la vie. La discrimination en fonction des origines, du sexe, de la race ou de la classe sociale ne serait pas passée inaperçue à ses yeux. L’écart grandissant entre les classes sociales ne passerait pas inaperçu à ses yeux. Dans l’un de ses enseignements les plus lumineux, cet homme, dont la vie a séparé l’histoire de l’humanité en deux, nous fait comprendre que le bien que nous faisons aux plus vulnérables, c’est comme si nous le faisions à lui personnellement. A travers « le plus petit de ses frères », Christ a cherché à faire comprendre au monde mais surtout à ceux qui, comme moi, croient en lui que nous ne pouvons pas nous détourner du sort des opprimés. La situation des personnes d’origine haïtienne en République dominicaine ne doit laisser aucun homme et aucune femme d’église indifférent.
Les femmes qui travaillent dans des milieux majoritairement masculins ont davantage tendance à être stressées, selon une toute récente étude américaine.


Femme : objet de séduction
Ce jour, l’association féministe Culture Égalité souhaite exprimer son indignation face au verdict prononcé contre l’UFM dans l’affaire qui l’oppose depuis 2011 au colonel de gendarmerie Bellamy.
Il y a 10 ans, le 13 juin 2005, la population martiniquaise apprenait avec horreur qu’une jeune femme était immolée, en plein centre-ville, à 7h du matin, pour avoir voulu se séparer de son compagnon violent.
Suite à une séparation, les parents qui n’ont pas la garde de leurs enfants s’appauvriraient-ils davantage que les parents gardiens ? C’est ce que montrerait une étude réalisée par Pierre-Yves Cusset et Mahdi Ben Jelloul, publiée le 18 juin, et dont de nombreux médias ont repris les conclusions sans en interroger la validité. Or, ce constat pour le moins surprenant va à l’encontre de tous les résultats statistiques sur l’évolution des ressources des parents suite à une séparation : sans exception, ils montrent un appauvrissement bien plus fort des parents gardiens (qui sont la plupart du temps les mères). Le contraire serait étonnant pour celles et ceux qui ont en tête les données sur la pauvreté des familles monoparentales, composées à 85 % d’une mère et de ses enfants. En revanche, il réjouit les associations de pères, qui se sentent légitimées dans leur croisade contre une justice qui servirait avant tout l’intérêt des « bonnes femmes ».
15 à 20% des personnes élevant seul leur(s) enfant(s) sont des hommes, nous dit-on ! Il nous faut saluer leur courage et leur audace, car ce sont, sinon des héros (des millions de femmes en font autant depuis des milliers d’années), du moins des pionniers !
Selon une étude, les femmes restent plus exposées à la précarité que leurs homologues masculins
Chaque jour en France, une misogynie renforcée de racisme s’exprime. Son but est de blesser et de nuire, d’offenser et de porter atteinte au plus intime. Il y a les « Sale noiraude », « T’es une Black moche, même pas baisable », et « T’as quoi sous ton voile ? », mais aussi de manière plus perverse, plus perfide, les « Vous êtes sûres que vous savez faire ça ? », « Vous avez vraiment les compétences ? ».
— Par l’UFM —
La jouissance féminine, « vaste programme » aurait dit le général de Gaulle, qui n’a pas toujours été le « bonnet de nuit » qu’on imagine. Le Petit Éloge que lui consacre Adeline Fleury est un livre courageux (l’auteure s’y expose), argumenté (elle s’y confronte aux grands textes), écrit avec finesse et audace. Elle y avoue avoir attendu ses 35 ans pour découvrir la plénitude sexuelle, cette jouissance à propos de laquelle le philosophe Jean-Luc Nancy écrit : « Jouir, c’est s’échapper à soi-même. » Le point crucial concerne moins le caractère tardif de cette métamorphose que l’émerveillement généré par cette révolution.
Journée martiniquaise de lutte contre les violences dans le couple.
« L’Autre Pilule, un combat pour les femmes« , (
