A 79 ans, la sociologue sénégalaise, qui a notamment introduit les études féministes dans son pays, n’a rien perdu de la fougue qui l’a toujours animée et dénonce plus que jamais les conservatismes culturels et les fondamentalismes religieux qui menacent les droits des femmes africaines
Fatou Sow est l’une de ces femmes de tête dont l’élégance altière et la grandeur de caractère compensent une taille qu’elle dit volontiers « petite ». La voix douce et le visage serein dissimulent mal une détermination que l’on devine sans faille. Et l’on peut imaginer sans peine que cette Sénégalaise de 79 ans n’a guère manqué de courage sa vie durant : elle a dû être animée d’une volonté de fer pour parvenir à s’imposer comme une sociologue féministe dans le milieu très masculin de la recherche. Fatou Sow est une pionnière.
Née en 1940 à Dakar dans une famille de lettrés originaire de Saint-Louis, elle est l’une des 2 femmes parmi 300 étudiants à entrer à l’université lorsque son pays devient indépendant, en 1960. Elle sera, se souvient-elle, « la seule femme membre du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique [Codesria] dès sa création en 1973 » – elle y créera d’ailleurs le premier institut sur le genre, en 1994.

Pour célébrer ses 75 ans, l’UFM a l’immense honneur d’accueillir Angela Davis, figure emblématique internationale du féminisme, des luttes sociales et politiques.
Le temps d’une soirée, le Théâtre de la Michodière à Paris s’est transformé en cour d’assises pour juger un drame inspiré de plusieurs faits divers.
Il y a une guerre contre les femmes et cette guerre ne connait pas de trêve. Les victimes sont indénombrables : elles sont nous toutes les femmes. Cette guerre a pour champs de bataille les foyers, les berceaux, l’espace public, les trottoirs, les médias, les œuvres littéraires… Elle ne connait pas de cessez-le-feu. La nuit, le jour, de la naissance au cercueil : on nous tue, on nous viole, on nous découpe, on nous humilie, on nous déshabille, on nous séquestre, on nous exploite. Par amour, par passion vous dites ? Nous sommes libres, nous sommes belles, nous sommes cruelles… dites-vous ? Ce discours des classes dominantes qui nous berce et nous désarme, un jour bientôt, demain, n’aura plus d’écho.
Dans le cadre de la 20e Campagne pour l’élimination des violences faites aux femmes, Culture Égalité, soutenue par le Collectif 8 Mars Martinique, a initié, ce samedi 23 novembre, un événement alliant performance artistique et manifestation participative. L’objectif était de sensibiliser et de conscientiser les femmes pour que les violences ne soient plus une fatalité.

Ce rapport confié à l’Inspection générale de la justice a examiné 88 dossiers d’homicides conjugaux et de tentatives d’homicides commises en 2015 et 2016 et définitivement jugés, afin d’identifier d’éventuels dysfonctionnements.
Une fois de plus et une fois de trop, nous disons non !
En dépit d’une plus grande participation des femmes au marché du travail, les inégalités de salaires sont encore plus criantes avec l’ancienneté. D’après une récente enquête de l’Insee, au bout de 11 ans de carrière, l’écart est d’environ 400 euros par mois, contre 100 euros en début de carrière.
Cette enveloppe « s’ajoute aux fonds déjà engagés parce qu’il y a des besoins criants dans les territoires d’outre-mer », a expliqué Marlène Schiappa.
Un nouveau classement publié par National Geographic révèle les pays où il est le plus agréable de vivre en tant que femme. Sans grande surprise, les pays scandinaves se retrouvent en haut du panier, tandis que la France ne se place qu’à la 20e position.
L’avocat Alex Ursulet fait l’objet d’une plainte pour viol et harcèlement sexuel déposée par une jeune consœur ayant effectué un stage à son cabinet. Une procédure disciplinaire est également en cours au conseil de l’Ordre des avocats de Paris. Me Ursulet conteste catégoriquement les accusations portées contre lui, et réplique avec une autre plainte.
Voulez-vous 
Les sociétés évoluent et les lois doivent aussi évoluer pour en tenir compte. L’évolution peut cependant être positive ou négative. Changer de direction et même prendre la direction inverse, quand on croit s’être trompé, ne certifie pas aller forcément dans le bon sens. C’est ainsi que dans les débats sur l’ouverture de la PMA à toutes les femmes on peut parfois se demander où sont les réactionnaires, les conservateurs et les progressistes ?
Paris – Ce n’est ni un bretzel, ni un emoji, ni un alien… Longtemps caché, mal représenté et mutilé, le clitoris s’affiche grâce aux féministes de la nouvelle génération, qui cherchent à libérer la parole autour d’un sujet encore tabou, le plaisir féminin.
— Par Claire Legros —
Du Moyen Age jusqu’à ce que la révolution française le bannisse, le terme matrimoine était utilisé. Il aura fallu attendre le XXIéme siècle pour qu’enfin il reprenne vie. Ainsi depuis 2015, les Journées du Matrimoine permettent de mettre en valeur des scientifiques, autrices, compositrices, peintres, sportives… Aurore Evain, actrice, autrice de théâtre, metteuse en scène, chercheuse est la personne qui en France a réellement sorti le concept de matrimoine de l’ombre.
Depuis 2015, le matrimoine s’impose pour éclairer la face cachée de notre héritage culturel. Nouveau coup de projecteur pour les journées 2019 !
Notre héritage culturel est composé de notre patrimoine (ce qui vient des pères) et de notre matrimoine (ce qui vient des mères). En réhabilitant la notion de matrimoine, le mot comme les femmes qui le composent, nous nous réapproprions l’héritage culturel qu’on nous vole : nous retrouvons dans la chambre de notre culture une autre bibliothèque, celle des compositrices, des conteuses, des clownesses, des plasticiennes…
L’Insurrection du Sud
