— Par Sandy Olivar Calvo, étudiante et activiste climat à Alternatiba —
Les briseurs de rêves, ce sont eux.
Rien ne me prédestinait à écrire cette tribune. Rien ne me prédestinait à lutter, politiquement, dans des mouvements citoyens, pour exiger la justice climatique. Vraiment, rien.
Issue d’une famille ouvrière, avec une mère femme de ménage et un père ouvrier depuis ses 14 ans, j’ai assimilé, dès mon plus jeune âge, que les études, et toute l’émancipation qu’elles peuvent permettre, n’étaient pas faites pour moi.
Dans mes plus lointains souvenirs, je me souviens avoir vécu ces oppressions de classe, dans mon parcours scolaire, avec cette volonté de me remettre à ma place, ou plutôt de m’empêcher de prendre plus de place. On me rappelait constamment à l’ordre, on me disait que je devais m’orienter vers des filières professionnelles, pour rentrer plus rapidement sur le marché du travail (avec un abject dédain pour ces parcours). Comme beaucoup trop d’adolescent·es, j’ai lutté pour atteindre les études supérieures. Comme bien trop d’étudiant·es, j’ai galéré pour payer mes études supérieures. Comme beaucoup trop de jeunes, j’ai raté certains de mes partiels à cause de la fatigue physique et mentale qu’engendrent les boulots d’étudiants.

Le format « Images de science » vous propose de décrypter une photographie particulièrement signifiante d’un point de vue scientifique, de la décrire et d’en comprendre les enjeux.
Huarochirí (Pérou) – Dans les hautes montagnes de la province de Huarochiri, dans le centre-ouest du Pérou, une ONG et des habitants réhabilitent un réseau de canaux de pierre datant de l’ère pré-hispanique qui pourrait assurer un approvisionnement en eau à des dizaines de milliers de personnes.
Portobelo (Panama) – « Il y a vingt-cinq ans, la zone corallienne de Portobello était plus grande » mais « le réchauffement climatique, l’augmentation de la pollution » l’ont endommagée, regrette Diego Valladares, étudiant de 19 ans membre d’un projet de restauration du récif corallien de Panama.
Kingstown (Saint-Vincent-et-les-Grenadines) – Depuis une semaine, l’île de Saint-Vincent, dans les Caraïbes, vit au rythme des explosions du volcan de la Soufrière, entré en éruption le 9 avril. Sur place, l’aide s’organise. Avec un ennemi principal: la cendre qui s’infiltre partout.
Paris – Malgré l’amélioration de la qualité de l’air, 40.000 décès par an sont encore attribuables à l’exposition aux particules fines, selon Santé Publique France qui appelle à ne pas se satisfaire d’un léger mieux dans le bilan des victimes de cette pollution.
L’assainissement en Martinique est un sujet qui ne fait pas débat, pourtant cela concerne, tant nos visiteurs que nous-mêmes. Il existe deux types d’assainissement : le collectif, plus connu sous le nom de : tout-à-l’égout (STEP), le non collectif qui regroupe les fosses septiques des particuliers et les STEP de l’agroalimentaire.
En dépassant très largement le cercle habituel des militantes et militants associatifs, syndicaux, politiques, la manifestation du 27 février a montré, sous le regard de l’opinion publique internationale, que les peuples de Martinique et de Guadeloupe n’entendent pas assister passivement à la mort lente qui leur a été inoculée à base de chlordécone et autres pesticides.
La récente polémique s’est focalisée sur leurs cantines, mais sans vraiment leur donner la parole. Au nom des urgences écologiques, des lycéennes et des lycéens demandent la mise en place d’une option végétarienne quotidienne dans les menus scolaires.
Fort-de-France – A deux pas du centre-ville de Fort-de-France, Dina Dieuzede-Cophire se plaint de ses voisins, en l’occurrence des iguanes qui colonisent son jardin, effraient son chien Rex, et vont jusqu’à mettre la pagaille dans sa cuisine.
Paris – Des avocats ont contesté jeudi auprès des juges d’instruction chargés d’une enquête sur l’empoisonnement des Antilles au chlordécone la possible prescription des faits et entendent déposer une plainte à la Cour de la justice de la République (CJR), a appris l’AFP vendredi auprès d’eux.
Au sujet du « Scandale du chlordécone » , nous avions besoin que soient apportés au débat, afin d’être éclairés, d’autres éléments de réflexion que ceux avancés par les associations et parties civiles. Il était temps que la justice s’exprime en donnant des réponses précises aux interrogations légitimes, à l’émoi, à la colère, exprimés ces dernières semaines et, afin d’éviter les actions inconsidérées qui ne peuvent plus être qualifiées d’actions militantes. L’interview du Procureur de la République donne des éléments précis sur la chronologie des faits mais aussi nous rappelle que nous sommes dans un état de droit. Le droit prime sur nos révoltes et frustrations.
L’Union internationale pour la conservation de la nature pointe le braconnage et la destruction de l’habitat des éléphants comme principales causes.
Les Antilles-Guyane doivent s’approprier les enjeux écologiques et en faire un outil de développement et de lutte contre le chômage. Des choix politiques forts en matière d’écologie sont nécessaires pour la construction écologique de ces territoires, en inventant une véritable écologie populaire.
Paris – La méthode d’élaboration des chartes locales qui permettent de réduire les distances de sécurité entre les habitations et les zones d’épandage de pesticides est contraire à la Constitution, a jugé vendredi le Conseil constitutionnel, donnant raison aux ONG écologistes. 
« En droit français, lorsqu’une infraction est occultée, la prescription ne court qu’à compter de la révélation », souligne Harry Durimel, maire écologiste de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe et l’un des avocats historiques dans ce dossier du chlordécone.
«La grande majorité des faits dénoncés était déjà prescrite» dès le dépôt des plaintes en 2006 pour 
— par Diane Turquety —
Paris – La situation de la faune et de la flore sauvages s’est dégradée en 13 ans en France, avertissent mercredi l’Office français de la biodiversité, le Muséum national d’histoire naturelle et l’Union internationale de conservation de la nature, appelant à protéger les espèces mais aussi à diminuer les pressions anthropiques.
• Aucune prescription des faits
Scandale du chlordécone : plusieurs milliers de manifestants en Martinique contre « l’impunité »
Plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester samedi à Fort-de-France, en Martinique, contre la prescription d’une plainte déposée il y a 14 ans pour empoisonnement au chlordécone par des associations martiniquaises et guadeloupéennes. «Matinik lévé» (Martinique, lève-toi!), scandent les manifestants, rassemblés par une quarantaine d’associations, de syndicats et de partis politiques de l’île pour dire «non à l’impunité» et réclamer une justice pour les victimes de l’insecticide. «Ils nous empoisonnent, ils nous tuent», affirme une banderole de la CGT Martinique tenue par deux femmes vêtues de rouge. Dans un air de carnaval, d’autres manifestants avaient opté pour le rouge, vert ou noir, couleurs du drapeau revendiqué par les indépendantistes.