— par Marie-France Sissoko —

Bibliothécaire de mon état, en vacances dans mon île natale, je décide d’inscrire ma sœur à la bibliothèque Schœlcher.
Ce splendide bâtiment emblématique de la ville de Fort-de-France, cité dans tous les guides touristiques me réserve une immense déception.
Après avoir admiré la partie ancienne, je pénètre dans « la verrue » plus récente de la bibliothèque. Quel désappointement !
Il semblerait que la politique d’acquisition des collections soit réduite à sa plus simple expression : peu d’ouvrages récents, aucune mise en valeur des collections. Des vitrines désuètes dans lesquelles sont présentés des livres écornés, abimés.
Dans le jargon bibliothéconomique on parle de « désherbage ».







Un mémoire simple de Vincent Placoly consisterait à le présenter comme suit : enseignant, écrivain, dramaturge, militant politique, membre fondateur du Groupe Révolutionnaire Socialiste (GRS).
L’ÉCOLE EN CRÉOLE, EN FRANÇAIS, DANS LES DEUX LANGUES ?



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En dehors d’autres outils sans doute de grandes valeurs, les haïtiens disposent, de façon légitime et légale, de deux langues – le créole et le français – pour investir pleinement leur imaginaire. A l’instar des vrais bilingues se permettant de passer d’un territoire linguistique à l’autre sans failles, notamment sur le plan oral, je m’autorise un exercice similaire dans ce texte (ainsi commandé), dépourvu pourtant de tout esprit démagogique et de toute sensibilité au quota. En ce sens, je ne saurais ignorer mon adhésion aux concepts et notions largement mis en valeur par Robert Berrouët-Oriol dans ce lumineux ouvrage collectif (autres collaborateurs : Darline Cothière, Robert Fournier et Hugues St-Fort), d’une extrême rigueur méthodologique, qu’il a coordonné : L’aménagement linguistique en Haïti : enjeux, défis et propositions



