
Chapitre X
L’ENDOCTRINEMENT
Le jeune homme que j’ai croisé tout à fait par hasard à Mer Frappée m’a complètement bouleversé avec les paroles tourmentantes qu’il a enfoncées dans ma tête comme les clous qui ont transpercé les mains du « Fils de l’Homme ». L’inconnu m’a permis de comprendre qu’il existe deux forces attractives qui retiennent ce pays dans les liens sauvages de la soumission aveugle, qui maintiennent encore ses habitants dans un état moutonnier : la religion et le carnaval. La prière et le tambour ont provoqué la glaciation des penchants, la congélation des velléités révolutionnaires des Haïtiens. Quelqu’un m’a déjà dit qu’Haïti serait assez confortable dans le rôle de « la cigale » de Jean de La Fontaine. J’ai rétorqué non, pour une raison majeure: la paresse, l’oisiveté, ce n’est pas la maladie virale dont souffre ce peuple. Au contraire… Que dirait-on du paysan, même avec son statut fragile de métayage, qui sarcle, arrose, ensemence, de l’aube du matin à l’Angélus du soir, sans en tirer une part importante de son travail ? La pauvre montagnarde qui transporte sur sa tête des paniers de légumes et de fruits et qui parcourt des dizaines de kilomètres à pied pour arriver au marché du village afin d’amasser tout juste quelques sous qui lui permettent d’acheter du savon de lessive, de l’huile, du pain, du sucre, du sel… ?

—Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Café du matin
Texte de présentation

— Editorial de Viktor Lazlo, fondatrice du festival —
—Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Race Humaine
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— Par
Non ce n’est pas à Gibraltar
Man ka kriyé
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
« Comme, Like, Menm jan »
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— Par Hélène Lemoine —
— Par Hélène Lemeoine —

— Par Hélène Lemoine —