Avignon – « Les morts vivent un peu en toi »: au Festival d’Avignon, deux pièces fondées sur des histoires de rescapés de l’attaque terroriste contre le Bataclan sont une véritable ode au pouvoir guérisseur de l’écriture et de l’amour.
La comédienne Fanny Chasseloup et son mari étaient dans la salle de concert le soir du 13 novembre 2015. Un an plus tard, cette rescapée noircissait des pages pour soulager son cœur, mais hésite à les rendre publiques.
« J’avais trop de blocages et trop peur que les familles pensent que j’instrumentalisais mon récit« , affirme à l’AFP la comédienne aujourd’hui âgée de 38 ans et dont le mari a survécu à ses blessures.
« J’ai ensuite rencontré (la metteuse en scène et réalisatrice, NDLR) Ariane Mnouchkine. Je lui ai dit que je n’avais pas le droit d’écrire tout ça. Elle m’a répondu: +Tu n’as pas le droit, tu as le devoir+. Ça m’a complètement débloquée« , se rappelle-t-elle.
– S’éloigner du simple témoignage –
Le résultat est « Les Vivants« , pièce qu’elle a créée dans le « off » d’Avignon en 2021 et reprise cette année dans le même festival. Lire Plus


Occupée, une femme est ici occupée, au deux sens du terme. Cette femme c’est le double de l’autrice, elle vient de se séparer de W. avec qui elle a vécu pendant cinq ans. Elle a pris l’initiative de cette rupture mais elle espère néanmoins le retrouver un jour. Sauf que de son côté, lui se remet en couple avec une femme, dont il tait le nom. La narratrice est désormais habitée par un obsession, tout connaître de sa rivale, mais surtout son nom, comme si le nom disait l’essentiel de la personne, qu’il suffisait à l’appréhender, voire à la cerner. « La jalousie! C’est le monstre aux yeux verts qui produit l’aliment dont il se nourrit » dit Macbeth.
Exposition. À Avignon, l’artiste afghane, autrice de l’affiche du Festival, présente à la collection Lambert une sélection de ses œuvres dans « First but not last time in America ».
— Par Marie-André Brault —
Présenté ainsi, vous diriez qu’il s’agit encore d’une de ces bluettes dont les séries télévisées américaines sont friandes. Et en effet, ça commence comme ça: Brandon a rendez-vous avec Jessica dans un Starbucks et elle lui met le marché en mains: « Brandon, ou bien tu me parles ou bien je te quitte! ». Que va faire Brandon? Assurément, Jessica va le quitter, mais pourquoi?
Avignon – « Quelle abnégation! », lance la comédienne au public. Ou « ils sont masochistes », plaisante un autre acteur. Au Festival d’Avignon, une épopée théâtrale relève le défi de garder assis des spectateurs pendant 13 heures… avec quelques entractes tout de même.
“Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans application.” Alors comment traduire cette vacuité sur un plateau, alors même que le théâtre relève du divertissement au sens où l’entendait Pascal (même si hélas il relève aussi souvent du divertissement tel que l’entend la telereality, la programmation du off en témoigne)?
En pleine tourmente et au beau milieu de la guerre en Ukraine, un artiste russe présente dans la Cour d’honneur un spectacle sur la folie. Proposition théâtrale adaptée d’un récit de Tchekhov, lui-même intitulé
Du Marivaux en créole, du Beckett en marionnettes: les compagnies réunionnaises, présentes en force cette année à Avignon, aspirent à ce que la métropole les regarde « d’un oeil attentif », loin de tout exotisme.
Je ne suis pas d’ici, je suis ici
Avec Marie-Paule Bonnemason, Antonin Chedigny, Brigitte Mounier et Sarah Nouveau
Together
— Par Michèle Bigot —

À contre-courant NOS LARMES !
— Par Roland Sabra —

Quand Laetitia Guédon s’empare de Penthésilée reine des amazones, elle fait équipe avec Marie Dilasser et ça décoiffe !
La reprise de Cendrillon au théâtre de la Porte St martin, spectacle créé en 201, nous fait entrer de plein pied dans l’univers de Joël Pommarat , fondé sur un travail entre imaginaire et réel, entre savants jeu de cache -cache, de détournements, de non-dit et de révélé.
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