— Par Annick Justin Joseph —

À l’appui d’une esthétique toute en sobriété, dénuée de la moindre scorie, le danseur chorégraphe Salia Sanou, déjà présent à Limoges en 2016 avec sa création « Du désir d’horizon », nous est revenu cette fois entouré de Germaine Acogny, elle aussi danseuse chorégraphe, fondatrice notoire du Centre International des Danses Traditionnelles et Contemporaines en Afrique, également de Nancy Huston, auteur entre autres écrits du « Cantique des Plaines »
Nancy HUSTON et SALIA SANOU, « De vous à moi » Photo Christophe Péan
« DE VOUS A MOI » : une respiration juste des corps, de mots écrits, parlés, lâchés à l’aveugle au sol … autant de traces induites de nos errements, de nos silences, de nos besoins tus, dans un monde où toute posture d’inertie s’avère coupable.

Selon une tradition bien établie, et fort courue, la saison culturelle de la bibliothèque universitaire du campus de Schoelcher s’ouvrira au rythme du son et de la parole contée avec la 12ème édition du Festival Contes et Musique dans la cité, organisé par l’Association Martinique Images en collaboration avec tous les lieux accueillant la programmation.

— Par Priscille Lafitte —
L’impromptu est un genre théâtral qui se doit d’être spontané et éphémère. L’impromptu est aussi quelque chose que l’on fait « sur le champ, sans préméditation ». Est-ce le hasard seul qui a voulu que se nomment « Impromptus » les manifestations courtes offertes à treize heures, au jour le jour, dont on ne connaît pas par avance le programme et qui se donnent sur le podium à l’ombre des arbres, ou dans la petite salle nommée Salle Camille (en souvenir de l’épouse de Maurice Pottecher créateur du lieu) ? Ou faut-il y voir une connivence avec la troupe de Gwenaël Morin venue de Lyon nous donner Les Molière de Vitez ? On sait aussi de Molière L’impromptu de Versailles, petite comédie qu’il écrivit à la demande pressante du roi, Molière qui dans Les Précieuses Ridicules fait dire à Cathos que « L’impromptu est justement la pierre de touche de l’esprit ». Des Impromptus proposés au début de ce mois d’août, je n’ai pu voir hélas qu’un seul film et assister à une seule rencontre.
Wajdi Mouawad, artiste libano-canadien aujourd’hui à la tête du Théâtre de la Colline à Paris, a donné à voir dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes, en 2009 au Festival d’Avignon, les trois premières pièces de sa tétralogie :
Bussang : un bourg paisible ancré tout au bout de la vallée de la Moselle, au cœur du Massif Vosgien. Bussang qui, comme la Belle au Bois Dormant, sommeille mais tout soudain se réveille quand revient avec l’été son beau Prince, charmant et fidèle, le Théâtre.
La saxophoniste Sophie Alour en duo avec le pianiste Alain Jean-Marie, à Marciac, le 10 août. 
Texte de Georges Mauvois





L’Herbe de l’oubli : Tchernobyl


