— Par Yoshvani Medina. —

Manhattan, où bat le cœur du théâtre américain, est une île, comme Cuba, comme la Martinique ; une île entourée par une rivière. Donc la Hudson est un peu comme la Caraïbe, et moi je suis un ilien, théâtreux, qui a l’impression de revenir pour la première fois chez lui. J’ai ce sentiment de (re)-connaître les endroits que je découvre.
Ma première sortie est à Broadway, ici le théâtre a été amené á la dimension des gratte– ciels. Des spectacles qui restent à l’affiche pendant des générations : cette version de « The Chorus Line », que j’avais vu à Rome, en 1998 ; « Mama Mia ! », qui célèbre son cinquième année à l’affiche, et ses cinq nominations aux Prix Tony (l’Oscar de Broadway) dès l’année de sa sortie, en 2002 ; « Les Monthy Pytons » ou « Le Roi Lion », aussi fameux que n’importe quelle production de Hollywood. Des musicales, dans sa grande majorité, des leçons spectaculaires de savoir-faire pour entretenir et conforter un public qui paie entre 100 et 300 dollars le fauteuil, parfois moins, parfois plus.






Article à paraître dans le numéro 15 de KAZ A SYANS, bulletin du Centre de culture scientifique, technique et industrielle de la Guadeloupe ARCHIPEL DES SCIENCES.
Afin de vous présenter l’ouvrage qui nous réunit ce soir, je me permettrais d’embrayer en posant cette question a priori inattendue et ô combien ardue :


Sous la direction de Daniel Widlöcher, vient de paraître aux Editions Odile Jacob un ouvrage qui porte comme titre cette question. A travers quatre exemples de débats qui ont traversé, sans omettre d’y laisser des traces durables la psychanalyse; autour de l’enfant entre Anna Freud et Mélanie Klein en 1943; autour du lacanisme et du kleinisme en 1972; autour d’une innovation théorique, l’attachement de John Bowlby, entre Laplanche, Widlöcher et Fornagy en 2000; et plus récemment en 2004, entre Jacques-Alain Miller et Daniel Widlöcher sur l’avenir de la psychanalyse; 


— Par Christian Antourel —


Après 