— Par Christian Antourel —
8
Pas de liberté sans rigueur
« K’BICH fait sa rentrée et poursuit les projets déjà lancés. Nous travaillons le
Solfège rythmique, la batterie, le tambour, des percussions diverses. Souvent sur des bandes sonores ou accompagnés par des musiciens. Nous tenons particulièrement à permettre à nos élèves de vivre des expériences variées et mener des projets personnels »
Dans son école de musique, Hervé Laval dispense des cours individuels et collectifs, pour débutants, intermédiaires et avancés. Adultes et enfants à partir de 7 ans. Des plus jeunes sont acceptés lorsqu’ils présentent des dispositions évidentes et manifestent un talent inné, déjà annonciateur d’autre chose. Outre le subtil mélange entre cours magistral et travaux dirigés, pour un enseignement efficace, l’école organise au long de l’année des manifestations culturelles fortes, qui viennent appuyer et mettre en application la chose apprise en classe :
Création du K’BICH STREET BAND (monté avec les élèves et leurs parents) Parade carnavalesque pendant les jours gras. 22 mai sur le parvis de l’Atrium. Fête de la musique sur la scène Aimé Césaire de l’Atrium.

Apparues dans les années 70 aux États-Unis, les gender studies ont profondément renouvelé l’étude des rapports homme/femme en posant que la différence de sexe est une construction sociale. Si ce courant n’a guère d’équivalent en France, en revanche la notion de genre a fini par s’imposer dans les études féministes et de nombreux enjeux de société.




En dehors d’autres outils sans doute de grandes valeurs, les haïtiens disposent, de façon légitime et légale, de deux langues – le créole et le français – pour investir pleinement leur imaginaire. A l’instar des vrais bilingues se permettant de passer d’un territoire linguistique à l’autre sans failles, notamment sur le plan oral, je m’autorise un exercice similaire dans ce texte (ainsi commandé), dépourvu pourtant de tout esprit démagogique et de toute sensibilité au quota. En ce sens, je ne saurais ignorer mon adhésion aux concepts et notions largement mis en valeur par Robert Berrouët-Oriol dans ce lumineux ouvrage collectif (autres collaborateurs : Darline Cothière, Robert Fournier et Hugues St-Fort), d’une extrême rigueur méthodologique, qu’il a coordonné : L’aménagement linguistique en Haïti : enjeux, défis et propositions
— par Roland Sabra —
Le hasard a fait que j’ai pu voir les œuvres de trois metteurs en scène lors d’un séjour récent à la Havane. Leur manière d’aborder des questions concernant l’identité cubaine – de nouveaux rapports avec les traditions afro-cubaines, la discussion sur l’identité sexuelle et les possibilités artistiques d’un renouveau des sources de la pensée révolutionnaire – a révélé l’importance grandissante de la pratique théâtrale en tant qu’espace de réflexion sur les rapports entre l’individu et la société cubaine en général.









