Par Gérard Courtois

Le président de la République a affiché son ambition : rien moins que réinventer un « projet éducatif », c’est-à-dire, « par définition, un projet de société ». Mais il n’a pas dissimulé la difficulté de la tâche : « Je n’ignore rien du scepticisme français, j’entends déjà les voix de ceux qui murmurent : encore une réforme. L’éducation nationale a, en effet, été échaudée. La France aussi. Que d’annonces ont été faites, aussi vite oubliées que solennellement formulées. »
On ne saurait mieux dire. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter Légifrance et d’y rechercher la trace de la précédente loi d’orientation socialiste sur l’éducation, celle du 10 juillet 1989. Que reste-t-il, formellement, de cette « loi Jospin », à l’époque déjà considérée comme une refondation ?









Cette aventure, nous raconte les acteurs en rébellion contre le metteur en scène, refusant l’illusion qu’on leur impose au profit de la sincérité passionnelle.





Un petit groupe d’artistes martiniquais aussi prompts à la manifestation qu’à la création tentent depuis une quinzaine de jours de s’opposer au renouvellement de la direction actuelle du CMAC et demandent plus ou moins confusément l’abandon du label « Scène nationale » pour l’établissement. Ils étendent aujourd’hui leurs revendications à la politique du SERMAC et à celle du Théâtre Aimé Césaire de Fort-de-France. Avec quels arguments ? Et bien tout simplement, en ce qui concerne le CMAC, parce que les exigences (de qualité?) d’un tel label sont beaucoup trop hautes pour les productions martiniquaises ! Du moins pour celles de ces artistes là ! Pour les deux autres structures c’est le manque de place et de financements accordés à leurs prestations qui est en cause.
Madame, Monsieur,
