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« Mési » – Création chorégraphique 2026 de Chimen Milo

« Lè nou ka gadé dèyè nou toujou travay, ki si swa ba nou menm, ki si swa ba lézot, nou toujou travay. »

Avec « Mési », l’association Chimen Milo propose une nouvelle création chorégraphique portée par Jean-Michel Casérus, au croisement de la mémoire, du mouvement et de la musique. Ce spectacle est une invitation à regarder derrière nous, à reconnaître les chemins parcourus et à rendre hommage à celles et ceux qui ont transmis un héritage culturel et humain précieux.

Nous, héritiers riches de notre histoire et fiers de nos mémoires, avons souvent dû nous dépasser pour être vus, entendus et compris. D’où vient ce besoin de prouver ce dont nous sommes capables ? Et d’où vient aussi cette force qui nous pousse à avancer ?
À travers « Mési », ces questions deviennent matière à danse, à chant et à partage.

Créé dans la continuité du travail mené par Chimen Milo, ce spectacle s’inscrit dans un engagement porté depuis 2002 : faire vivre et transmettre les pratiques traditionnelles martiniquaises – Danmyé, Kalenda et Bèlè – à travers ateliers, conférences et créations scéniques, en mémoire de Ti Émile.

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Parutions mars 2026 : Pédagogie, Education et Société, Education et Afrique

📚 Éducation et Société

Éducation et Société

Déterminants de la réussite à l’université
Comparaison entre les universités privées et publiques au Burundi
Jonathan Niyongabo
Préface : Jean-Marie De Ketele

Entre l’Europe et l’Afrique, la question de la réussite universitaire révèle des enjeux humains, sociaux, psychologiques et éducatifs d’une étonnante universalité. À travers une enquête menée dans trois universités du Burundi, cet ouvrage explore le parcours des étudiants de master : choix d’orientation, espoirs, difficultés et stratégies d’apprentissage.

📖 340 pages
📐 155 x 240 mm
📚 Collection : Enfance éducation et société
📅 Parution : 26/02/2026
🔢 EAN : 9782336583280
💶 37,00 €


Militantisme pédagogique et recherches en éducation

Comprendre les problèmes, chercher des solutions
Dirigé par Yves Reuter et Bruno Robbes

Un projet de recherche visant à analyser les relations entre chercheurs et mouvements pédagogiques et à contribuer à leur amélioration, dans une perspective historique et internationale.

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Hybridation, appropriation, interférences

Éric Vincent à la Bibliothèque Schoelcher du 4 au 26 mars 2026.

— Par Marie Gauthier (*) —

« Le propre du visible est d’avoir une doublure d’invisible au sens strict qu’il rend présent comme une certaine absence. »
Maurice Merleau-Ponty, L’oeil et l’Esprit, Gallimard, 1964.

Si le masque africain est un trait d’union entre le monde visible des vivants et le monde invisible des ancêtres, les Modulavatars d’Éric Vincent contiennent, quant à eux, une réminiscence africaine, sur le mode avatar, avec toutes les variantes enrichies des possibles et de l’imprévisible coexistant dans notre aire culturelle caribéenne. Ces oeuvres, au sein de la communauté, ne sont-elles pas le signe tangible adressé aux ancêtres pour honorer leur mémoire ?

Les Modulavatars présentent des bas-reliefs réalisés à partir d’emballages postaux standardisés, prêts à l’emploi. Symbole des voyages et échanges transatlantiques, cette fois-ci chargés des douceurs du pays pour les expatriés. Ces supports de carton recyclés, partiellement pliés, structurent la représentation de visages où cohabitent, de manière non symétrique, des parties colorées peintes et des collages. Il ne s’agit pas du portrait tel qu’on le définit d’habitude.

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La recolonisation technologique

— Par Jean-Marie Nol —

Clap de fin du cycle de décolonisation et émergence d’un nouveau cycle de recolonisation par la puissance technologique ?

À l’ère de l’intelligence artificielle et de l’hyperconnectivité, la domination coloniale d’un pays sur un autre pays ne passe plus nécessairement par l’occupation administrative territoriale visible comme auparavant, ni par la présence massive de troupes militaires au sol, mais par la maîtrise des technologies capables d’anticiper, de surveiller, de cibler et de frapper avec une précision chirurgicale. La guerre du type de l’ex domination coloniale change de nature, et avec elle l’équilibre du pouvoir mondial. Dans ce nouvel environnement stratégique, la technologie devient l’arme décisive d’une forme contemporaine de recolonisation, où la supériorité algorithmique et la maîtrise des systèmes d’armes avancés permettent à certaines grandes puissances d’imposer leur volonté à distance, sans administration directe pour exploiter les ressources minières ou encore un simple contrôle géostratégique , mais avec une efficacité redoutable du fait de la  supériorité écrasante de la maîtrise technologique . C’est le cas aujourd’hui du Venezuela et demain de l’Iran et de Cuba. Ce sont des exemples parmi d’autres qui éclairent ce qui pourrait se généraliser à l’avenir dans les prochaines décennies qui s’ouvrent sur un monde trouble et dangereux.

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Changement climatique, an nou fey * !

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Depuis le début de l’année 2026, nous observons qu’à travers le Monde, les phénomènes climatiques sont de plus en plus fréquents, avec des évènements très intenses. Nous tenterons de vous exposer ce qui a attiré notre attention. Pendant 40 jours consécutifs il a plu de manière continue sur l’Hexagone entre le 14 janvier et le 22 février 2026 : il s’agit de la série de jours de pluie la plus longue mesurée en France depuis le début des mesures en 1959.

Depuis mi-janvier, les tempêtes Goretti, Ingrid, Nils, Pedro se sont succédés dans un flux perturbé. La Bretagne, le quart Sud-Ouest, et le pourtour méditerranéen sont en première ligne en matière de pluviosité.

À l’échelle du pays, l’hiver 2025 – 2026 figurera parmi les 10 hivers les plus pluvieux depuis 1959. Dès le 1er janvier, il est tombé l’équivalent d’un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, sur un large quart Sud-Ouest et sur le pourtour méditerranéen.

Actuellement l’hiver New-Yorkais force les autorités à interdire tous les déplacements dans la ville la plus peuplée des États-Unis qui fait face à une forte tempête de neige si forte que les gratte-ciels de la mégalopole ont disparu dans le blizzard ; tandis que des rafales glacées ont secoué les mouettes qui tentaient de voler au-dessus de l’East River.

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Parutions 1er mars 2026 : philosophie

Conversations persanes

Usbek à Rica, 2026
François Chassaing

Dans la droite ligne de ce que découvrirent à Paris les Persans de Montesquieu il y a un peu plus de trois cents ans, nous voici en présence de très modernes étudiants iraniens vivant et étudiant à Paris dans les meilleures universités. Ces jeunes gens échangent entre eux en toute liberté sur WhatsApp et ce qu’ils se disent sur la société française du XXIe siècle, voire sur la géopolitique…

  • EAN : 9782336591964

  • Parution : 12/02/2026

  • Format : 155 x 240 mm

  • Collection : L’Iran en transition

  • Pagination : 334 pages

  • Prix : 25,50 €


Ivresse au miroir d’Alice

Essai de philosophie merveilleuse
Stéphane Magarelli
En collaboration avec Jean-Baptiste Grongnard

Et si l’alcoolisme n’était pas qu’une fuite, mais la recherche d’un monde perdu ?
À travers les univers fantasques de Lewis Carroll, cet essai interroge la fonction de certaines ivresses chroniques dans un monde trop rationnel pour toujours faire sens…

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Du rutabaga honni au topinambour chic : la revanche des légumes racines

— Par Anne Parizot (*) —

Longtemps associés aux privations et à la honte alimentaire, topinambours, rutabagas ou panais refont surface dans les assiettes gastronomiques et les paniers bio. Leur retour raconte moins une mode qu’une recomposition de notre mémoire et de nos hiérarchies alimentaires.

On les disait tristes, fades ou dépassés, les topinambours, rutabagas, panais ou crosnes font leur retour sur les étals, dans les paniers bio et sur les menus gastronomiques. Associés aux souvenirs de guerre et de pénurie, ils questionnent notre apport à l’alimentation. Comment des légumes associés à la contrainte alimentaire sont-ils devenus emblèmes d’une cuisine désirable et responsable ?

L’histoire des légumes varie selon les périodes : longtemps méprisés par l’élite jusqu’à la Renaissance, certains ont alors connu un engouement, lié au changement de statut social des légumes, à la transgression des prescriptions médicales, à l’influence italienne et à l’acclimatation de produits venus d’Espagne.

Des légumes longtemps méprisés par l’élite

Historiquement, ces légumes constituaient une base ordinaire de l’alimentation européenne du début du Moyen Âge à l’époque moderne. Leur robustesse, leur capacité de conservation en faisaient des ressources fiables face aux aléas climatiques et aux pénuries.

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La Barbarie, un rapport malsain de la société à soi et à l’altérité.

— Par Camille Loty Malebranche

Le paradoxe de la barbarie sévissant dans le monde soi disant civilisé par l’acquisition de tous les savoirs et savoir-faire, c’est que cette sorte d’antihumanité qui fait le civilisé barbare, découle des rapports des sociétés avec elles-mêmes, en leurs classes, leurs groupes, leurs catégories jusques en leurs individus et aussi de ceux qu’elles entretiennent avec autrui au nom de principes inavoués et de choix de société inavouables qui déterminent des comportements monstrueux.

La barbarie est de la civilisation gouvernée par les pires défauts humains qui l’altèrent à travers les plus ignobles vices des hommes mis en commun et érigés système idéologique, choix politique, mode de vie culturel. Là, il faut préciser que la société comme création et institution humaine est ce qu’on peut appeler la protoculture inéluctable émanée de la Nature humaine, protoculture constituant la configuration fondamentale qui héberge le vivre-avec indispensable aux êtres humains.

La sauvagerie, comme nous l’avons dit ailleurs, est du domaine de la pulsion naturelle alors que la barbarie est culturelle ou, en tout cas, de motivation non naturelle. Le lion qui attaque le gnou, le fait parce que la chasse, la carnivorie est part naturelle de ses codes de carnassier, mais la barbarie d’un escogriffe qui frappe brutalement et lâchement un homme de moindre taille, est primitive et n’est pas que de la sauvagerie puisqu’il ne s’agit pas de nature mais d’une culture de l’agression réfléchie pour s’imposer et d’usage couard de la force afin de dominer sur ce qui est sans défense.

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Haïti : Pour comprendre le phénomène des gangs armés…

— Par Robert Lodimus —

« Dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de « liberté », réelle et véritable. »

  (Lénine)

Tout va de travers dans ce pays que l’on appelait autrefois – et non par ironie – la Perle des Antilles. À cette époque-là – qui était aussi celle du Bicentenaire du président Dumarsais Estimé – les touristes venus des quatre coins de la planète déambulaient par dizaines dans les rues des villes accueillantes et longeaient sans inquiétude les sentiers des campagnes verdoyantes, noyées dans l’exubérance des forêts vierges. Ce temps béni et enchanteur n’existe plus dans cette presqu’île mourante de la Caraïbe. Aujourd’hui, la République d’Haïti incarne, symbolise aux yeux des étrangers une clocharde lépreuse qui attend sa dernière heure dans la honte grisailleuse, une pestiférée malchanceuse que même sa diaspora cherche volontairement à éviter par tous les moyens. 

En 2025, la population haïtienne était évaluée à 12 037 506 habitants. 75% du nombre se retranchaient dans les bas-fonds d’une misère au goût de fiel.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

« C’est de la bombe ! » &  » UrubU… SA !

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

C’est de la bombe !

Aujourd’hui, sur les murs
tu as laissé les traces
de tes sublimes frasques
de nocturne lémure…

Ainsi tu nous murmures
tes rêves en graffs, en fresques
avec de la peinture
dont tu bombes nos murs…

Tant pis si ça agace
quelques réactionnaires
et même d’aventure
si le temps les efface,

œuvres d’art éphémères,
on ne s’en soucie guère
puisqu’on sait que demain
seront d’autres dessins
apposés par ta main

pour égayer l’en-ville
aux couleurs de notre île
et nous faire oublier
notre vie difficile…

UrubU … SA !

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« Je suis blanc et je vous merde », texte et m.e.s. de Sœuf Elbadawi

Jeudi 5 mars – 19h30| Tropiques-Atrium

Polar politique à Moroni !
A Moroni, Gaucel aux Comores, un blanc, se fait cueillir à la Rose Noire – une boîte de nuit – par les forces de l’ordre. On l’accuse d’être un espion à la botte de la France. Dans ce pays où les intrigues se tissent au rythme de la rumeur, les nuances de gris achèvent de tout emmêler, derrière les murs sombres du commissariat.
Ils sont six à y tutoyer l’improbable récit d’un coup d’Etat, au lever du jour. Six à rompre avec la routine du colonisé dans toute sa démesure. Mais qui peut dire qui est qui derrière ces figures transfigurées ? Blanc n’est jamais tout à fait blanc. Et la couleur n’est parfois qu’un leurre.

Lire aussi : Soeuf Elbadawi, musique et paroles en partage

Scénographie et costumes : Margot Clavières
Lumières : Matthieu Bassahon
Création son et régie : Maxime Imbert
Conception et construction décor : Benoit Laurent
Régie générale : Corentin Thomasset
Avec : Yaya Mbilé Bitang, Diariétou Keita, Fargass Assande, Dédé Duguet, Sœuf Elbadawi, Philippe Richard

Le texte, disponible aux.

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Au Salon de l’agriculture, les Amap défendent une autre façon de produire et de manger

— Collectif (*) —

Au cœur des débats du Salon international de l’agriculture, les Amap illustrent concrètement comment citoyens et agriculteurs peuvent co-construire une agriculture plus durable. Un modèle fondé sur la coopération, le partage des risques et l’engagement bénévole.

L’importance des échanges citoyens pour mettre en œuvre une agriculture durable est au cœur du programme de conférences du Salon international de l’agriculture. Les interrogations sur le “comment mieux manger ?” ou sur le “comment produire autrement ?” continuent de retenir l’attention.

Une des solutions à ces questionnements : l’entrepreneuriat collectif à travers les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). La finalité de l’Amap est la distribution hebdomadaire de paniers de produits agricoles frais, sous réserve d’un pré-paiement de la production par les membres adhérents. La coopération amapienne se matérialise par un engagement contractualisé de consommateurs bénévoles dans l’activité de production et de vente directe de produits alimentaires locaux. Elle repose sur le désir des membres d’interagir et de servir leur collectif.

Les Amap pour permettre aux exploitants de rester maître de leurs choix

En 2022, 375 Amap sont recensées rien qu’en Île-de-France, soit plus de 21 000 familles de bénévoles en partenariat avec environ 400 fermes.

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« L’inconcevable », « La Vérité », « Culte De La Personnalité », de Jean-Bernard Bayard

L’inconcevable
Que va devenir l’intégrité familiale après cet acte abominable
Il y a-t-il une action de notre part qui pourrait être rédemptable
Comment donc expliquer la logique de cette horreur si palpable
Ma souffrance depuis ce jour fatidique m’est vraiment exécrable

Le déshonneur accable la famille à sa source et dans ses racines
La honte nous oblige à l’exil de notre terre de ce mal qui abomine
Il serait impensable de nous expatrier même dans une terre voisine
L’œuvre de cette folie instantanée qui globalement nous assassine

A-t-il perdu la tête rien que d’y penser est fou dans ses conséquences
Même une impulsivité ne devrait point permettre une telle alternance
Son honneur a-t-il été si froissé qu’il n’a pas pu calmer son arrogance
Ce qu’il a commis comme grand délit insensé est de la pure démence

Il n’y a pas moyen de réparer le tort d’une telle action envers personne
Nous pouvons vraiment questionner dans ce cas comment il raisonne
Maintenant nous n’avons aucun choix il faut bien que l’on abandonne
C’est inexprimable de pouvoir tomber à ce point cela me désarçonne
Jean-Bernard Bayard

La Vérité
La vérité n’est pas ce qui est vrai mais ce qui est réel
Le vrai est universel le réel est subjectif peut-être cruel

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🎬 « The Mastermind », un film de Kelly Reichardt

Mardi 3 mars – 14h |📍 Madiana

Par Kelly Reichardt | Avec Josh O’Connor, Alana Haim, John Magaro | 4 février 2026 en salle | 1h 50min | Drame, Policier |
Synopsis
Tout public
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.

La presse en parle :

Libération par Camille Nevers
Rien ne sert de courir, on n’arrivera à rien : c’est l’idée générale des films. De quoi pour la cinéaste aller à l’essentiel, suivre la « dérive pure », le but jamais atteint des errances sans destin.

Cahiers du Cinéma par Raphaël Nieuwjaer
Mieux installé, James Blaine Mooney n’est pas le personnage typique des fictions de Kelly Reichardt. Quelque chose en lui résiste pourtant à ce confort. Il a beau avoir la haute silhouette et le visage d’aimable petite souris de Josh O’Connor, il paraît toujours en retrait, dans une légère absence à lui-même et aux autres.

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🎬 « Muganga, celui qui soigne »🎥 Film de Marie-Hélène Roux

📅 Mardi 3 mars ⏰ 18h45 📍 Teyjat Otonom Mawon (T.O.M.) – La Croix Mission – FdF
Avec : Isaach De Bankolé | Vincent Macaigne | Manon Bresch | Babetida Sadjo | Déborah Lukumuena | France, Belgique – 2023 – 1h45 | Drame
📖 Synopsis :
Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la Paix, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Sa rencontre avec le chirurgien belge Guy Cadière redonnera un souffle nouveau à son engagement.

La presse en parle : 🙂 👿 
Le Figaro par Olivier Delcroix
Un film coup de poing.

Positif par Jean-Jacques Manzanera
Une aventure humaine bouleversante.

20 Minutes par Caroline Vié
Isaach de Bankolé est éblouissant dans la peau du Prix Nobel de la Paix Denis Mukwege dans ce film passionnant récompensé à Angoulême.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Thibault Liessi
Éprouvant mais nécessaire.

Femme Actuelle par La Rédaction
Dès la première scène, le film prend à la gorge pour ne plus nous lâcher.

Franceinfo Culture par Laurence Houot
Le film rend hommage au courage du docteur Mukwege et des femmes qu’il soigne, qu’il répare, jour après jour, année après année, dans l’espoir qu’un jour cesse enfin dans son pays ce qu’il appelle la « guerre sur le corps des femmes ».

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🎬 « Orwell 2+2=5″, un film de Raoul Peck

📍 Madiana 📅 Jeudi 5 mars ⏰ 14h

Avec Damian Lewis | Documentaire – Brésil – 2025 – 2h
Synopsis :
1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier et plus important roman, 1984.
ORWELL : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother…
Autant de vérités sociopolitiques qui résonnent aujourd’hui avec une force renouvelée.
La presse en parle :
aVoir-aLire.com par Laurent Cambon
Édifiant et sidérant, ce documentaire du réalisateur I’m Not Your Negro devrait être classé d’utilité publique.

20 Minutes par Caroline Vié
Avec « Orwell : 2 + 2 = 5 », le réalisateur signe une réflexion puissante sur les similitudes entre l’œuvre de l’auteur de « 1984 » et le monde actuel.

Bande à part par Olivier Pélisson
Le cinéaste n’a pas son pareil pour faire résonner hier avec aujourd’hui, dans une démarche ample et ancrée dans l’avenir en marche.

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« Mme Jazze », de et par Abyale, avec Niels Sem

 Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 mars à 19h30 au Théâtre Aimé Césaire ( T.A.C.)

« Mme Jazze » est un spectacle musical conçu et interprété par « Mme Jazze », accompagnée au piano par Niels Sem. Il s’articule autour d’un hommage aux grandes voix féminines du jazz et de ses prolongements — soul, rhythm and blues, gospel — qui ont marqué le XXe siècle par leurs interprétations et par leurs parcours.

Le répertoire convoque des figures majeures comme Billie Holiday, Nina Simone, Aretha Franklin, Tina Turner ou Ella Fitzgerald. D’autres artistes, telles que Joséphine Baker ou Irma Thomas, sont également évoquées au fil du spectacle. Toutes ont en commun d’avoir imposé une voix singulière dans un contexte souvent marqué par les discriminations raciales et sexistes.

La structure du spectacle repose sur l’alternance entre interprétation musicale et récit. Chaque chanson est introduite par un éclairage biographique : épisodes méconnus, engagements artistiques, choix de carrière ou éléments plus personnels. Sans adopter un ton didactique, le spectacle replace les œuvres dans leur contexte historique, notamment celui de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, en arrière-plan de plusieurs trajectoires.

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🎬 « Aucun autre choix », un film de Park Chan-Wook

📅 Mardi 3 mars| Jeudi 5 mars 🕗 19h00📍 Madiana

✍️ Scénario : Park Chan-Wook, Kyoung-mi Lee
🎭 Avec Lee Byung-hun, Son Ye-jin, Park Hee-soon
🎞️ 2026 – 2h19 | Comédie, Drame, Thriller | 🔞 Interdit aux -12 ans | ★★★★ |
🎬 Ceïba 2026

Madinin’Art en parle :

Avec Aucun autre choix, Park Chan-Wook signe son grand retour derrière la caméra et livre une satire sociale féroce, à la fois drôle, grinçante et profondément dérangeante.

You Man-su est un cadre modèle dans une usine de papier. Il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison : une existence confortable, parfaitement ordonnée. Mais lorsque son licenciement brutal vient fissurer cette façade idéale, son univers s’effondre. Incapable d’accepter la perte de son statut social et l’humiliation qu’elle implique, il en vient à une conclusion radicale : pour retrouver sa place, il n’a aucun autre choix que d’éliminer ses concurrents…

Entre comédie noire, thriller et satire sociale, le film explore avec une ironie mordante les ravages de la compétition ultra-libérale, le poids écrasant du travail et la fragilité des identités construites sur la réussite professionnelle.

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Meurtre de Quentin Deranque : quels mécanismes conduisent à la violence politique ?

La mort de Quentin Deranque à Lyon et l’interpellation de militants antifascistes relancent un débat brûlant sur la responsabilité politique, mais surtout sur les mécanismes qui mènent au passage à l’acte. Dans cette analyse, Antoine Marie (CEVIPOF) montre que, loin d’être le produit d’une folie individuelle, la violence politique s’inscrit souvent dans une progression lente. L’un des concepts clés est celui de « l’escalier de la radicalisation » : progressif et insensible, mais pouvant aboutir à l’irréparable.

Comment des gens a priori ordinaires en viennent-ils à commettre des violences en réunion politiquement motivées ? Le psychologue Fathali Moghaddam a proposé un modèle devenu classique, « l’escalier vers le terrorisme », qui s’applique assez bien à la violence politique en général. Selon son analyse, l’action politique violente est l’étape finale d’un long escalier qui s’élève et se rétrécit très progressivement.

Première marche : l’exposition sélective. On ne consulte plus que des sources d’information politiques qui renforcent ses perceptions négatives et des analyses partisanes d’enjeux politiques complexes. On cesse progressivement le contact avec des interlocuteurs nuancés, capables de défendre le point de vue adverse.

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 » Le voyage égaré », texte, m.e.s. & jeu : Aurélie Namur

Samedi 7 mars à 19h au Théâtre Boikarré

La compagnie Les Nuits Claires propose Le voyage égaré, une lecture-spectacle immersive suivie d’un débat autour de la thématique du genre.

Une immersion en Amazonie… depuis une table

Assise à sa table, un dictaphone et un verre d’eau à portée de main, l’interprète — également autrice du texte — raconte son voyage halluciné au cœur de l’Amazonie.

Fidèle à un rêve d’enfance, une jeune femme part à la découverte de la jungle et des tribus shuares. Mais confrontée à une nature hostile et à la méfiance d’Indiens qui se sentent menacés par sa présence, l’aventure bascule peu à peu dans le cauchemar.

Pour survivre, elle convoque la pensée de Jean-Jacques Rousseau et engage avec lui un dialogue imaginaire autour de « l’état de nature ».

À travers ce récit à la fois autobiographique et métaphorique, le spectateur s’enfonce dans la jungle. Peu à peu, l’immense forêt semble traverser les murs et envahir l’espace même de la représentation — salle de classe, bibliothèque ou appartement.

Une aventure du XXIᵉ siècle, intime et universelle.

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Fiscalité des plus aisés : Éric Lombard estime à 50 000 le nombre de ménages fortunés faiblement imposés

L’ancien ministre de l’économie estime qu’un nombre significatif de ménages très aisés échappent en pratique à l’impôt sur le revenu. Selon lui, « autour de 50 000 » foyers disposeraient d’un patrimoine élevé tout en affichant un revenu fiscal de référence modeste, voire nul, ce qui les exonère d’impôt sur le revenu ainsi que, dans certains cas, d’imposition sur les plus-values et les dividendes.

Lors de son bref passage à Bercy, entre décembre 2024 et octobre 2025 dans le gouvernement de , l’ancien ministre dit avoir demandé que l’administration « creuse le sujet ». Son estimation ne se limite pas aux contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Elle inclut également des foyers non redevables de cet impôt mais détenteurs d’importants actifs financiers — placements, portefeuilles d’actions ou autres produits mobiliers.

En 2024, l’IFI a concerné environ 186 000 foyers. Parmi eux, des sénateurs ont identifié 13 335 contribuables dont le revenu fiscal de référence était si faible qu’ils n’ont payé ni impôt sur le revenu ni prélèvements sur leurs plus-values ou dividendes. Pour Eric Lombard, ces cas ne représenteraient toutefois qu’une partie du phénomène, qu’il attribue en partie à des stratégies de « suroptimisation fiscale ».

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« Treemonisha » : l’éducation ou l’obéissance ? La parabole ambiguë de Scott Joplin

Créé en 1911 par Scott Joplin, Treemonisha se présente d’emblée comme une fable fondatrice. L’ouvrage s’ouvre sur un clin d’œil transparent au mythe de Moïse : un nourrisson abandonné au pied d’un arbre — arbre de la connaissance autant que symbole d’enracinement — est recueilli par une femme généreuse, Monisha. Parce qu’elle l’a trouvée sous un arbre, l’enfant sera nommée Treemonisha. D’emblée, le destin individuel épouse une dimension allégorique : celle d’une élue appelée à guider les siens.

Élevée au sein d’une communauté soudée, Treemonisha reçoit une éducation exceptionnelle auprès d’une dame blanche qui lui transmet les codes de la « vraie » religion et les vertus de la rationalité occidentale chrétienne. Les croyances issues des cosmogonies africaines pré-esclavagistes sont reléguées au rang de superstitions dont il faudrait se défaire pour accéder à la lumière. Ainsi instruite, elle devient la seule personne éclairée d’un groupe maintenu dans l’ignorance. La hiérarchie du savoir fonde la hiérarchie du pouvoir : l’instruction consacre l’autorité.

On serait tenté de voir dans l’œuvre un hymne progressiste à l’émancipation par l’éducation, rapprochant Treemonisha de l’idéal des Lumières que célébrait un siècle plus tôt Wolfgang Amadeus Mozart dans La Flûte enchantée.

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Loumoulicou

Frè ek sè Karayib-la Semaine de clôture du premier cycle du projet An Ba Lanmè Martinique | 2 – 5 mars 2026

🌊 À propos d’An Ba Lanmè

Du 7 au 14 novembre 2025, l’île de Sainte-Lucie a accueilli une résidence artistique sans précédent : An Ba Lanmè (« sous la mer », en créole), initiative collaborative réunissant cinq organisations culturelles de la Martinique, de la Dominique et de Sainte-Lucie autour d’un thème fédérateur — la mer, espace commun et symbole des circulations culturelles dans la Caraïbe.

Après une première résidence en Dominique en août 2025, centrée sur le langage comme outil d’émancipation, le projet s’est poursuivi à Sainte-Lucie pour approfondir les échanges autour des savoirs traditionnels, de la pharmacopée caribéenne et du patrimoine immatériel.

Pendant une semaine, artistes et acteurs culturels ont exploré les liens entre création contemporaine, mémoire et nature, à travers :

    • des œuvres collectives,
    • des temps d’échange autour des pratiques médicinales et spirituelles caribéennes
      des ateliers gratuits pour les écoles et les communautés locales,

Un atelier de deux jours s’est tenu au Mount Kailash Rejuvenation Centre, haut lieu du bien-être et des soins à base de plantes à Sainte-Lucie.

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Produire local : rêve et réalités

Quid de l’illusion de la souveraineté alimentaire et de l’utopie de la responsabilité locale avec l’autonomie article 74 ?

— Par Jean-Marie Nol —

À l’heure où les discours sur la souveraineté alimentaire se multiplient dans les allées du Salon international de l’agriculture, une question traverse les esprits avec une acuité particulière sous nos latitudes caribéenne avec la situation dramatique de Cuba : la Guadeloupe peut-elle réellement prétendre à l’autonomie alimentaire et à la responsabilité locale ?

Derrière les slogans de nature identitaire et les déclarations d’intention, la réalité économique, agricole et halieutique du territoire dessine un constat bien plus rude. La souveraineté alimentaire du « pays Guadeloupe » apparaît moins comme un horizon concret que comme une illusion tenace, entretenue par la nostalgie d’un passé agricole révolu et par une méconnaissance des profondes fragilités structurelles du modèle productif local.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les estimations de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, près de 76 % des produits alimentaires consommés dans les territoires ultramarins sont importés. Cette dépendance massive n’est pas un simple indicateur statistique : elle révèle une vulnérabilité stratégique majeure comme le prouve l’exemple dramatique actuel de Cuba.

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