La langue créole fossilisée, sacralisée, muséifiée, totémisée, pétrifiée
et folklorisée à l’épreuve des sciences du langage
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
De nos jours, l’intellectuel haïtien aurait-il peur du débat d’idées ? Aurait-il choisi le fictif repos du guerrier ou la complaisante amnésie sélective pour se conformer aux ludiques rituels du baboukèt ? Existe-t-il un « déficit épistémologique » dans le champ intellectuel haïtien autrefois habité par d’âpres débats d’idées ? À l’aune de l’intellection du refus de l’esprit analytique/critique dans le champ intellectuel haïtien, le présent article démontre que le silence contrit et faussement oecuménique de nombreux intellectuels face à l’insignifiance multifacette de l’Akademi kreyòl ayisyen (AKA) entre 2014 et 2026 n’est pas la traduction d’un simple échec institutionnel mais l’expression contemporaine d’un relatif « déficit épistémologique » qui génère l’aveuglement consenti et le nanisme de l’esprit critique face à l’absence de la politique linguistique de l’État conforme à la Constitution de 1987. En référence à la pensée analytique de Hanna Arendt (la « démission du jugement ») et de Pierre Bourdieu (la « reproduction et la conservation des idées générant le statu quo »), le présent article prend acte que de nombreux intellectuels haïtiens ont renoncé à exercer une vigilance critique envers les différents appareils d’État et envers une micro- institution –l’Akademi kreyòl ayisyen–, lourdement défaillante et dont l’insignifiance et l’échec multifacette sont de notoriété publique. Lire Plus

L’appartenance doctrinale ou idéologique, dès qu’elle omet d’établir la transcendance de sa passion et la nuance entre les limites saines et les promiscuités nécessairement malsaines de son action, peut faire basculer l’homme dans la bestialité la plus primitive, la barbarie la plus férocement criminelle.
La Journée du livre haïtien de Montréal est désormais un patrimoine littéraire majeur en Amérique du Nord
—
—
— Par Camille Loty Malebranche —



La source des crises financières , économiques et sociales aux Antilles, résultat de l’absence de vision prospective et d’un manque d’anticipation.
— Les ContreChroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
— Par Sandra Casanova (*)
Le premier Salon du paysage de la Martinique ouvre ses portes ce vendredi 4 septembre au Château-Gaillard, aux Trois-Îlets. Pendant trois jours, professionnels et grand public seront invités à réfléchir au paysage martiniquais de demain.


