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Kréyol Pride 2026 : la Guadeloupe accueille sa première marche des fiertés ancrée dans son identité créole

Le samedi 25 juillet 2026, Basse-Terre accueillera la toute première édition de la KRÉYÒL PRIDE. Portée par plusieurs associations guadeloupéennes, cette marche des fiertés se veut bien plus qu’un rendez-vous LGBTQIA+ : elle ambitionne de devenir un événement caribéen de lutte contre toutes les formes de discrimination, en célébrant la diversité, la culture créole et les droits humains.


🇬🇵 Une Pride pensée par et pour la Guadeloupe

Après plusieurs années de préparation et plusieurs tentatives pour obtenir les autorisations nécessaires, la KRÉYÒL PRIDE voit enfin le jour. Ce rendez-vous inédit est porté par les associations Secret’s Out, Queer Super Power, Queer Gang et Trans’Actions Guadeloupe, avec le soutien de la Maison des Diversités et de l’Inclusion (MDI) et de la fédération BIF-WI.

L’événement revendique un ancrage profondément guadeloupéen. Son identité visuelle mêle le madras, symbole de la culture antillaise, aux couleurs de l’arc-en-ciel, incarnant la diversité et la fierté. Un choix assumé par les organisateurs qui souhaitent proposer une « Pride des diversités », fidèle aux réalités sociales, culturelles et historiques de la Guadeloupe.

« Nos couleurs, c’est le madras et l’arc-en-ciel », résument les organisateurs, convaincus que la visibilité des personnes LGBTQIA+ s’inscrit dans un combat plus large pour l’égalité et la reconnaissance de toutes les différences.

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Exposition au Jardin des unités Alzheimer de l’EHPAD de l’Etang Z’abricot

— Par Philippe Charvein —
Le Jardin des unités Alzheimer de l’EHPAD de l’Etang Z’abricot, abrite en ce moment l’exposition des œuvres réalisées par les résidents – les résidentes qui y sont accueillis (ies). À l’Ehpad Floréa, l’art pour raviver les souvenirs

Œuvres artistiques variées, relevant de la peinture, du dessin, du collage, de la photographie ; articulées autour des thèmes de la nature et de l’identité humaine.

Deux thèmes fondamentaux par le biais desquels des personnes âgées et fragiles ont choisi de s’exprimer en libérant leur créativité, et en affirmant ainsi leur personnalité, en vue d’une meilleure autonomie.

Une façon également de marquer leur appartenance à une communauté et de signifier leur désir de plénitude humaine.

L’exposition qu’il nous est donné d’apprécier s’inscrit dans le mouvement de « l’Art-thérapie » ; l’Art devenant, précisément, le canal de communication privilégié par le biais duquel les hommes et les femmes touchés – touchées dans leur corps et leur être, trouvent l’occasion de dépasser, de « conjurer » le mal qui les frappe ; de parvenir à un épanouissement certain.

Nous construirons donc notre relation selon les deux thèmes fondamentaux donnant sa raison d’être à l’exposition en question : l’évocation d’une nature vivante, symbole de richesses, de sérénité et d’infini (une nature quasi-magique) ; et l’évocation d’une identité humaine particulièrement prégnante.

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Words for Samuel (July 2021-June 2022)

— Par Nicolas Kurtovitch —

​When I will be young I will be in love
I’ll walk arm in arm with a woman
with my own nonchalant pace along the lagoon
I’ll be in the gaze of passers-by
like a young man at peace
I will be in love and all my body
will be like a volcano
​When I will be young I’ll have a great sword
I’ll fight against death
with sharp and steady blows
I’ll fight from sunrise
for the poor and those I protect
I will fear neither hurricanes nor fires
nor the succession of ghosts launched in attack
​When I will be young I’ll leave my country
I’ll go to discover the world
the sand plains the snow-capped plateaus
the oceans submitted to storms
the overcrowded cities the bucolic valleys
no nothing in this world will hold secrets anymore

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HAÏTI et l’UNESCO – Chronique d’une duperie funambule…

dans le ballet du faire semblant…

— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —

Résumé

Le présent article –dont l’approche analytique est une première en ce qui concerne le discours et l’action de l’UNESCO–, démontre que cette institution onusienne déploie envers Haïti et envers les pays du Sud global un dispositif discursif standardisé fondé sur une langue de bois diplomatico-politique. Ce dispositif discursif standardisé recycle la même grammaire, les mêmes formules creuses à l’aide du même lexique —« renforcer », « accompagner », « promouvoir ». Une telle rhétorique, présentée comme expertise, masque l’absence d’actions structurantes et s’inscrit dans un ballet du faire‑semblant, où l’organisation multiplie les déclarations performatives sans ancrage empirique et sans reddition publique de compte. Ce dispositif s’est normalisé, il prospère en lien avec des Exécutifs souvent inconstitutionnels, il est appliqué dans de nombreux pays du Sud global parmi lesquels Haïti : narratif de résilience, célébration de traditions vivantes, invocation automatique de la cohésion sociale et patrimonialisation affective couplée au marketing identitaire. L’UNESCO reproduit ainsi un schéma énonciatif répétitif, paternaliste et auto‑référentiel, qui sert davantage sa communication institutionnelle que les besoins des États membres.

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Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe

Par Robert Lodimus —

(Première Partie)

La corruption est criminogène. Surtout lorsqu’elle est pratiquée dans des institutions publiques qui sont investies du mandat de servir et de protéger les populations fragilisées. 

Quand la tragédie s’appellera Mi Laï [1], je me trancherai plus la gorge avec des mots inutiles sur la page à moitié vide de mes chagrins. Si la Rivière Massacre doit encore charrier d’autres cadavres dans le fleuve Artibonite, je ne m’amuserai plus avec des mots suspendus dans le temps qui nous écorche…Si jamais demain doit être encore un présent au goût de fiel, alors je crierai comme Shakespeare : « Déjà mort, il n’y a plus de mort possible. » Et juste en bas de mon épitaphe, on écrira ces deux phrases d’Heinrich Heine : « L’arme sied mieux que la couronne au cercueil du poète. Elle est le témoignage de sa fidélité aux luttes libératrices de l’humanité. »

(Robert Lodimus, Vers l’aube de la Libération, 1988, poésie)

Les conséquences socioécomiques des pratiques de la corruption dans les sociétés planétaires du Nord et du Sud préoccupent au plus haut point les organismes qui œuvrent dans le domaine des Droits humains.

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En regardant la mer du Carbet

— Par Philippe Charvein —

La Mer du Carbet Martinique

Je te contemple, mer des Caraïbes enveloppée de ta grande robe sur laquelle sont imprimés tant de navires en partance, vers des lointains.

Mon esprit les accompagne comme des oiseaux marins en quête d’un ailleurs, d’un paradis perdu d’émeraudes improbables.

Quand mon esprit s’anime à mesure que le tissu bleu se fronce et se défait, j’entends parfois les cris fusant au ras de l’eau comme des poissons volants : bancs de coulirous à babord ! non à tribord !… et c’est toute la vie qui s’écoule entre les mailles du filet.

Les raisiniers du bord de mer Au pied des raisiniers, c’est toute une rumeur de vagues qui recompose les sables comme les strophes d’un poème… une rumeur pour dire la versatilité du monde, le temps inconsistant, la poussière des songes.

Eternelle présence de la vie, cette déesse innombrable aux yeux vert bleu épouse du soleil… dans tes plis mystérieux se fomentent tous les drames de la Création depuis que s’est déployée la première algue des grands fonds.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Mayaj — Lapot d’Zarts

🌴 La Savane devient le plus grand rendez-vous artistique de l’année ! 🕙 10h • 23h

📅 Samedi 25 juillet 2026
📍 Pelouse de la Savane – Fort-de-France
🎟️ Entrée gratuite

✨ Pour clôturer en beauté le 55ᵉ Festival Culturel de Fort-de-France « Diaspora Nègre », la Savane se transforme en un immense espace de création, de rencontres et de partage !

🎭 Au programme de cette journée exceptionnelle :

🌿 Dès 10h
🚶 Flânez dans le Vilaj d’Zarts et partez à la rencontre des artisans, créateurs et artistes en résidence.
🎨 Découvrez les expositions, sculptures, céramiques et œuvres qui feront vibrer la Savane tout au long de la journée.
👨‍👩‍👧‍👦 Des animations et des espaces de découverte attendent petits et grands.

🎤 Tout au long de la journée
Place à la parole, au slam, à la musique et aux performances artistiques avec :
✨ Jowel « Lapèn » Reschid
🎶 ICESS & B. FLAHA
🎶 Mali & Neg Madnik
🎶 De nombreux artistes invités qui feront vivre la création martiniquaise sous toutes ses formes.

🥁 À partir de 17h30
Le rythme monte d’un cran avec Kalennbwa Mizik et les sonorités puissantes de Tanbou Bò Kannal.

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Fête patronale de Macouba 2026

🕊️ « Mémoires d’hier et d’aujourd’hui »

📅 Du 25 juillet au 1er août, la commune de Macouba vous invite à vivre une semaine de festivités, de traditions, de musique et de partage autour du thème « Mémoires d’hier et d’aujourd’hui ».

Au programme : défilés, concerts, expositions, cérémonies officielles, animations culturelles et moments de convivialité pour tous les publics.


🗓️ Le calendrier des festivités

🗓️  Samedi 25 juillet

👒 15h00 à 17h00
✨ Défilé de robes et de chapeaux bakoua revisités
📍 Salle des fêtes
🎨 Une création originale portée par Didière Sinseau.

🏺 15h00 à 20h00
🛻 Exposition de tuning
📍 Parking du stade

🕰️ Toute l’après-midi
🪑 Exposition d’objets anciens
📍 Salle des fêtes

🔥 19h00
🚶 Marche aux flambeaux animée par Baryl Band
📍 Départ : parking du stade
🥁 Déboulé festif jusqu’à la Place des Fêtes.

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Le Carbet en fête

🗓️ Du 24 au 26 juillet
📍Le Carbet
Thème 2026 : « Passerelle Caraïbe »  

Le Carbet vous donne rendez-vous pour un week-end de festivités placé sous le signe du partage, de la culture caribéenne et de la convivialité ! Venez vivre trois jours d’animations, de musique, de traditions et de rencontres.

🗓️ Vendredi 24 juillet

18h00 – Défoul Moun Parade
13 groupes à pied feront vibrer les rues du Carbet dans une ambiance festive et colorée !

21h00 – Plateau Jeune
Une soirée dédiée à la jeunesse avec de nombreuses animations musicales.

Circulation
Des déviations seront mises en place durant la parade.
Pensez à suivre la signalisation et à utiliser les espaces de stationnement prévus.

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Samedi 25 juillet

17h00 – Messe de la fête patronale

18h00 – Grand défilé

19h00 – Cérémonie officielle, allocutions et pot de l’amitié

21h00 – Concert Live avec Gustave Francisque
Une grande soirée musicale pour prolonger la fête !

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« Un Procès », d après L’Ennemi du peuple, Christiane Jatahy &Wagner Moura

— Par Michèle Bigot —

80è festival d’Avignon 2026

Les festivaliers l’attendaient avec impatience; ils avaient pu apprécier l’art de la dramaturgie chez Christiane Jatahy, lors de la représentation de Le Présent qui déborde en 2019 et de Entre chien et loup en 2021. Cette fois encore, elle ne nous a pas déçus. Travaillant avec Wagner Moura (exceptionnel comédien en première ligne dans Un procès), elle continue à marier le cinéma et le théâtre, tout en se laissant inspirer par d’autres auteurs: (Lars von Trier pour Entre chien et loup, Ibsen pour Un procès. De quoi s’agit-il exactement et quel est ce procès?

Tout se passe comme si la pièce faisait suite au drame écrit par Ibsen en 1882, Un Ennemi du peuple: un médecin, le docteur Thomas Stockmann, tente de convaincre les habitants de sa cité que les eaux curatives de leur source sont empoisonnées. Il se met à dos tous les habitants qui le jugent « ennemi du peuple ». Un Procès imagine que le tribunal siège à nouveau, dans ce qui pourrait être une session d’appel.

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Quand les pesticides gagnent, les promesses fleurissent

— Par Sarha Fauré —

En l’espace de quelques heures, Monique Barbut est passée du statut de ministre démissionnaire à celui de ministre confirmée. Ce spectaculaire revirement, intervenu après un entretien avec Emmanuel Macron, a évité une nouvelle crise politique au sommet de l’État. Mais il a surtout mis en lumière les profondes contradictions de l’exécutif en matière de transition écologique.

La veille encore, la ministre de la Transition écologique expliquait publiquement qu’elle ne pouvait plus cautionner les orientations du gouvernement. Dans une lettre au ton particulièrement sombre, elle estimait avoir perdu les moyens d’agir face à des arbitrages de plus en plus défavorables à l’environnement. Le point de rupture était clairement identifié : la réintroduction, sous conditions, de plusieurs pesticides dans le cadre de la loi d’urgence agricole, une décision qu’elle qualifiait de « recul environnemental de trop ».

Quelques heures plus tard pourtant, changement de scénario. Après avoir été reçue à l’Élysée, Monique Barbut annonçait qu’elle demeurait au gouvernement, affirmant avoir obtenu des engagements du président de la République sur plusieurs dossiers environnementaux.

Des garanties limitées

Les contreparties avancées restent toutefois modestes.

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Fast fashion : vers la fin de l’impunité ?

— Par Jean Samblé —

Pendant des années, l’industrie de la mode a bâti son succès sur un modèle simple : produire toujours plus, toujours plus vite et toujours moins cher. L’arrivée des plateformes de mode ultra-éphémère a encore accéléré cette dynamique, en renouvelant quotidiennement des milliers de références à des prix défiant toute concurrence. Mais face aux conséquences environnementales et sociales de cette course à la surconsommation, la France et l’Union européenne semblent désormais vouloir changer les règles du jeu.

Le Parlement français a récemment adopté une proposition de loi destinée à encadrer le développement de la « mode ultra-express ». Le texte cible les entreprises dont le modèle économique repose sur une production massive de vêtements à très bas coût, commercialisés en quantité considérable et conçus pour être consommés rapidement. Sans interdire ces plateformes, la loi instaure un système de pénalités destiné à décourager les pratiques les plus néfastes, en tenant compte notamment du volume de produits mis sur le marché et de leur capacité à être réparés.

Cette initiative intervient dans un contexte où les géants de l’ultra fast fashion, tels que Shein, Temu ou AliExpress, ont profondément bouleversé les habitudes de consommation.

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« Le Passage », film de Brandt Andersen

À Madiana : les horaires

Par Brandt Andersen | Avec Yasmine Al Massri, Yahya Mahayni, Omar Sy
Titre original I Was a Stranger
8 juillet 2026 en salle | 1h 43min | Drame | ★★★★

Synopsis
Tout public avec avertissement
Amira travaille dans un grand hôpital à Chicago. Un message d’anniversaire fait vibrer son téléphone et le passé refait surface. Des années plus tôt, le soir de ses 40 ans, une bombe pulvérise son appartement à Alep. Amira n’a alors qu’un réflexe : saisir sa fille et fuir. Sur le chemin de l’exil, elle découvre que l’espoir a parfois le visage d’un inconnu, la force d’un geste simple et le pouvoir immense de changer une vie. Jusqu’où iriez-vous pour sauver ceux que vous aimez ?
La presse en parle :
Franceinfo Culture par Falila Gbadamassi
Un film choral haletant sur la migration clandestine.

Voici par La Rédaction
Le Passage peine parfois à imposer son emphase. Il n’en demeure pas moins une chronique souvent très forte du sort tragique des déplacés (…).

aVoir-aLire.com par Fabrice Prieur
Si on peut reprocher quelques effets faciles de mise en scène et une musique omniprésente à ce long métrage (qui fut d’abord un court), on est immergé dans un monde en guerre quasi incompréhensible qui met en lumière le terrible sort des réfugiés quelle que soit leur origine.

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La chaleur tue encore

Canicule de juin 2026 : une catastrophe sanitaire qui interroge la capacité de la France à s’adapter au changement climatique

— Par Sabrina Solar —

Avec près de 5 800 décès supplémentaires enregistrés en seulement seize jours, la canicule exceptionnelle qui a frappé la France entre le 17 juin et le 2 juillet 2026 constitue l’un des épisodes climatiques les plus meurtriers depuis vingt ans. Au-delà du bilan humain, cette vague de chaleur met en lumière les limites des politiques d’adaptation face à un phénomène appelé à devenir plus fréquent et plus intense sous l’effet du changement climatique.

Le dernier bilan publié par Santé publique France fait état de 5 764 décès en excès, toutes causes confondues, sur la période. Si ces chiffres ne permettent pas encore d’attribuer avec certitude chaque décès à la chaleur, ils traduisent une surmortalité d’une ampleur inédite depuis la canicule de 2003, qui avait profondément marqué les esprits. Les autorités sanitaires précisent que le décompte pourra encore évoluer à mesure que les certificats de décès seront consolidés et que les causes médicales seront analysées.

Contrairement aux premiers bilans diffusés au début du mois de juillet, cette nouvelle évaluation intègre l’ensemble des certificats de décès, y compris ceux établis sur support papier, souvent utilisés lors des décès à domicile.

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1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

21/07/26

Autour du Caïrn

de Alexandre CHollier.
Éditions Héros-limite.

Le poème des pierrailles les alphabets de roches archipels de caillasses

qui traversent

ensemble

en rituels,
en signes,
en repères,
en symboles
et en mythes,
l’imaginaire des expériences humaines.

L’infra-vie du minéral porté à Relation.

Formidable !

P.C.
Traces de lectures. 2026.

17/07/26

Concernant la Beauté

(dans nos créations
ou dans nos existences)

nul ne sait très bien
ce que c’est.

Mais
quand elle est là,
on le sait : on en vit.
On dépasse même le simple vivre pour se mettre à exister.

Quand elle n’est pas là, on le sait aussi : on prend du fer
et on en meurt.

P.C

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« La sœur de Shakespeare », d’après Virginia Woolf, m.e.s. de Juliette Marie

— Par Dominique Daeschler —

Reprenant le texte de Virginia Woolf « la chambre à soi » pour le premier spectacle de la jeune compagnie Reme, Juliette Marie se l’approprie en associant à Judith la sœur inventée de William Shakespeare, la célèbre écrivaine. C’est en complices qu’elles dialoguent sur le peu de cas que l’on fait des femmes créatrices, la reconnaissance et l’argent allant de préférence à la gent masculine. Alors si Judith a autant de talent que son frère que va-t-il se passer ? Ira-t-elle d’échec en en échec ou fera t’elle taire les oiseaux de mauvais augure ? Notre bonheur c’est que Juliette Marie mélange les époques et leurs types de société. Le mur fait des feuillets de la « chambre à soi » sème ça et là un féminisme évolutif. Pas question de laisser Virginia sur un piédestal et de l’isoler dans son époque. Juliete Marie l’a fait sortir du cadre et la met en mouvement de façon subtile à travers les discussions qu’elle a avec Judith. La metteuse en scène ne craint pas de convoquer le rap, le monde des influenceuses, la situation mondiale actuelle, se servant de la marionnette et du mime, du chant pour mieux partager avec le public à son tour impliqué.

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PFAS : quelles interdictions entrent en vigueur en 2026 ?

— Par Stéphane Jomin (*) —
Présents dans de nombreux produits du quotidien, les PFAS peuvent contaminer l’air, l’eau et les sols à chaque étape de leur cycle de vie.

Présents dans les textiles, les cosmétiques, les emballages ou encore les réfrigérants, les PFAS s’accumulent durablement dans l’environnement. Après de premières in

Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) sont un groupe de plusieurs milliers de substances chimiques (polymériques ou non) et d’origine synthétique ou liée à la dégradation d’autres PFAS. On les utilise dans de nombreuses applications du quotidien. On en retrouve dans les textiles, les emballages (alimentaires), les lubrifiants, les réfrigérants, l’électronique, la construction et bien d’autres encore.

Les propriétés physico-chimiques de ces substances conduisent à leur très grande persistance dans l’environnement du fait de la stabilité de la liaison chimique carbone-fluor, qui confère aux PFAS une résistance à la dégradation thermique, chimique et biologique. Cette persistance est associée à d’autres propriétés de dangers tels qu’une grande mobilité, de la bioaccumulation, de la toxicité pour l’humain et pour l’environnement.
Restriction progressive des PFAS en Europe

À la suite de la médiatisation des problématiques liées au PFAS, la France a introduit une réglementation prévoyant l’interdiction progressive de certains produits contenant des PFAS, certains étant déjà interdits depuis le 1er janvier 2026.

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« 24 », Cité des promesses »- texte et m.e.s M. Grandperret et S. Nivault

— Par Dominique Daeschler —

Quatre voisins qui s’ignorent vivent Au 24 cité des promesses. Quelles promesses pour César, Louise, Sylvain, Arthur ? Celles qu’ils se font d’être visible, de combler leur ambition, de sortir d’un boulot alimentaire ou de la dépression. Quel sens ont leurs existences ? Chaque individu est bien cerné dans ce qu’il fait, ce qu’il donne à voir : attitudes, prise de parole, chacun semble entrer dans une typologie sociologique presque caricaturale. La dérision, les humiliations, les rêves animent les corps et tout doucement le plateau est animé par une conscience de groupe qui, en grande partie grâce à la danse, crée une force visuelle qui ne se démentira pas. IL y a une densité dans la rencontre, quand les barrières sociales et les préjugés se font la malle, elle habite le plateau. Le délitement des murs, la poussière ne laisseront pas l’indifférence, la solitude gagner. Le texte bien calé sous leurs pieds, les comédiens danseurs, avec une mention spéciale à Laurent Troudart, donnent l’espoir d’un monde où un « nous » se construit et s’épanouit dans et par les différences.

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« Alif », texte & m.e.s. Abdelwaheb Sefsaf

— Par Michèle Bigot —

Festival d’Avignon off, 11.Avignon, 04>23.07 2026

Alif est le troisième volet du triptyque « Hexagone, une petite histoire de France ». Ce troisième volet est consacré à l’importance de la langue dans l’histoire de l’immigration. Comme son titre l’indique , il s’agit d’un bel éloge de la langue arabe, de sa culture, de sa poésie et de sa musicalité. Abdel, l’enfant de l’immigration maghrébine, va au collège à St-Etienne, où il découvre les beautés de la langue arabe, sous l’égide d’une professeure passionnée, qui enseignera aux enfants l’amour de cette langue et leur montrera l’importance d’habiter avant tout sa langue maternelle, cette ressource qui jamais ne s’épuise et jamais ne vous trahit. Et que les enfants issus de l’immigration ont fort besoin d’apprendre et de révérer. Ce troisième volet parachève donc l’histoire de la famille, le premier ayant été consacré à l’histoire de la mère d’Abdel (Si loin, si proche), le second à l’histoire de son père (Ulysse de Taourit).

Cette troisième partie se distingue des précédents par sa dimension poétique et lyrique. La musique (Georges Baux, Abdelwaheb Sefsaf) y occupe une place importante, non moins que les danses qui l’accompagnent (remarquable Adila Bendimerad).

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Madrid

—Par Gary Klang —
Au pays du grand maître qui défit les visages
Et de l’ours blanc plus grand que tous les autres
Dans ce pays des jeux de mort
Où nous voyions l’homme à la cape défier la bête mythique
Nous avions des nuits fauves et des joies
Où l’amitié seule avait son mot à dire
C’était le temps d’avant
Celui où la fissure ne perçait pas
Cachée par l’enthousiasme d’une jeunesse faite de rire et de poèmes
Nous écoutions alors Garcia Lorca et Machado
Son las cinco de la tarde
 
C’était l’heure où le toréador rendait l’âme dans l’arène de Madrid
L’heure des bars et des flamencos
Je me souviens d’une fille rencontrée par hasard
Avec qui nous marchâmes dans Madrid jusqu’à l’aube
Malgré celui qui citait Cervantès du haut de son balcon
Et les serenos qui répondaient très vite à l’appel de nos mains
C’était l’heure des soupers sans fin
Et des promenades sur la Gran Via jusqu’au petit matin
Nous relisions Hemingway et Lorca
Son las cinco de la tarde
 
GARY KLANG 

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« Thésée, sa vie nouvelle », conception & m.e.s. Valérie Dréville, Guy Cassiers

D’après le roman de Camille de Toledo
Festival d’Avignon 2026, L’Autre scène du Grand Avignon, Vedène

— Par Michèle Bigot —
Nous voici prévenus, le titre annonce la couleur et cette couleur ce n’est pas « la vie nouvelle de Thésée », c’est « Thésée, sa vie nouvelle », nuance!! Le focus, c’est donc Thésée, et accessoirement, ou secondairement, comme un ajout énoncé par le remords, une correction, un ajustement: « sa vie nouvelle ».
Allons-y voir, entrons dans le labyrinthe avec ce Thésée, nouvelle facture. Nous sommes invités à cheminer à ses côtés et à assister (ou à participer) à son combat contre le monstre, le Minotaure, qui lui aussi doit être d’un genre nouveau. C’est ainsi que passé et présent se conjuguent d’entrée, comme se conjuguent avec eux l’individuel et le collectif. C’est le pouvoir du mythe, antique et actuel, personnel et collectif tout ensemble.
Le récit sera notre fil et Valérie sera notre Ariane! Une parole oraculaire ouvre et ferme le récit: « Qui commet le meurtre d’un homme qui se tue? » Récit qui nous mène du début du XXème siècle et sa grande guerre, à la fin des trente glorieuses, c’est à dire aujourd’hui, en passant par la seconde guerre.

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« RIP «, Textes Mathilde Bourbin / m.e.s Mathilde Bourbin, Nathalie Bernas

— Par Dominique Daeschler —

Le collectif Attention Fragile s’attaque à travers une adaptation très libre de « La mort d’Ivan Illitch » de Tolstoï, aux représentations de la mort fantasmées ou vécues pour en dégager, avec humour, le sens de la vie. Le tout petit plateau d’Artéphile va vivre les remous, dans ces temps de disette, d’une distribution à 7 comédiens qui demande à la metteuse en scène des astuces d’entrée, de sortie, de planques (derrière des cadres de tableau). Aux remous va s’ajouter la défonce totale du mythe du temps étiré à la russe. En cassant les codes du réalisme, en jouant les décalages tant dans le décor (des peintures de la Renaissance au kitsch) que dans les costumes et le jeu souvent excessif voire mélodramatique, l’intemporalité s’installe. Peu importe où on est, à quelle époque, ce sont les pensées intérieures de chacun qui font rebond créant un climat électrique, hystérique. Le verbe se fait tonitruant (la veuve) Il déchire l’enveloppe sociale pour laisser apparaître la mesquinerie et la pingrerie de la veuve, l’hypocrisie et l’égocentrisme des (faux) amis.

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Exposition « Fonds Charpentier »

Du 16 juillet au 5 septembre 2026 – Hôtel de Ville de Saint-Pierre
— Communiqué de presse —
La Ville de Saint-Pierre présente, du 16 juillet au 5 septembre 2026, l’exposition « Le Fonds Charpentier », consacrée à l’une des plus importantes collections artistiques conservées par la commune.
Réunissant 41 œuvres d’Hector Charpentier père (1910-1983) et de Paule Charpentier, née Jacques-Joseph (1910-2004), ce fonds constitue un précieux témoignage de la création artistique martiniquaise de l’après-guerre.
Peintres, enseignants et figures de la vie culturelle pierrotine, Paule et Hector Charpentier ont largement puisé leur inspiration dans les paysages de la Martinique et dans le quotidien de ses habitants. À Saint-Pierre, où ils s’installèrent, ils ouvrent à la fin des années 1940 la première galerie d’art de la Martinique, participant ainsi activement au rayonnement artistique de l’île.
L’exposition propose une sélection d’œuvres représentatives de leur univers pictural : paysages, vues de la rade de Saint-Pierre, scènes d’intérieur, natures mortes et évocations de la vie quotidienne martiniquaise. Restaurées grâce au soutien d’un mécène, ces œuvres sont aujourd’hui présentées au public dans le cadre de la politique de valorisation des collections municipales menée par la Ville de Saint-Pierre.

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« L’Odyssée » : Christopher Nolan transforme Homère en fresque monumentale

À Madiana : les horaires

— Par Hélène Lemoine —

Après avoir exploré les méandres de la mémoire (Memento), du rêve (Inception), du temps (Interstellar et Tenet), de la guerre (Dunkerque) et de la science (Oppenheimer), Christopher Nolan s’attaque cette fois à l’un des plus grands monuments de la littérature mondiale. Avec L’Odyssée, le réalisateur britannique adapte le poème d’Homère en lui insufflant sa propre vision du cinéma : ambitieuse, spectaculaire, complexe et profondément humaine.

Le défi était immense. Comment porter à l’écran une œuvre vieille de près de trois millénaires, fondatrice de la culture occidentale, sans en trahir la richesse ni la réduire à un simple film d’aventures ? Nolan choisit de ne pas illustrer le texte d’Homère, mais de le réinterpréter. Il en fait moins le récit d’un voyage extraordinaire qu’une réflexion sur le traumatisme de la guerre, la mémoire, le temps qui passe et la difficile reconquête de soi.

L’histoire reste fidèle à l’essentiel. Après la chute de Troie, Ulysse entreprend le long retour vers son royaume d’Ithaque. Son périple est jalonné d’épreuves, de monstres, de tempêtes et d’interventions divines, tandis que son épouse Pénélope et son fils Télémaque résistent aux prétendants qui convoitent le trône.

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