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Canicule et grossesse : la chaleur déclenche déjà des milliers de naissances prématurées

— Collectif (*) —

La chaleur extrême ne se contente pas d’épuiser les futures mères. Selon la plus vaste étude jamais réalisée sur le sujet, elle augmente le risque d’accouchement prématuré et pourrait déjà être responsable de centaines de naissances avant terme supplémentaires chaque été. Un enjeu de santé publique appelé à s’aggraver avec le réchauffement climatique.

Imaginez-vous vivre une journée caniculaire en plein été. Maintenant, imaginez ce que cela peut signifier pour une femme enceinte de huit mois. Inconfortable, c’est le moins que l’on puisse dire… Mais la chaleur n’est pas qu’un simple désagrément : elle peut aussi, dans de nombreux cas, déclencher un accouchement prématuré. Or, le risque de mortalité des bébés nés avant terme – c’est-à-dire avant 37 semaines de gestation – est significativement accru. Ces enfants sont par ailleurs exposés à des complications en matière de santé dont les conséquences peuvent les affecter toute leur vie durant.

Depuis plusieurs décennies, la recherche documente le lien entre exposition à la chaleur et risque de naissances prématurées. Toutefois, jusqu’à présent, la plupart des études se limitaient à l’étude des naissances survenues dans une seule ville ou un seul pays.

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Autoconsommation collective : pourquoi le partage de l’électricité locale fait débat

— Collectif (*) —

L’autoconsommation collective permet de partager localement une électricité produite en commun, le plus souvent grâce au solaire. – © bilanol / stock.adobe.com

Un projet de décret veut modifier les règles de l’autoconsommation collective en France. Derrière un sujet très technique se cache une question politique : qui doit décider de la façon dont l’électricité produite localement est partagée ?

L’objectif affiché de la réforme : éviter que certains acteurs ne modifient, après coup, les règles de répartition pour choisir, selon ce qui les arrange, entre autoconsommation collective et vente sur le marché.

Mais l’un des points du projet va plus loin. Il consacre un principe de maximisation de l’énergie autoconsommée, qui donne la priorité à l’utilisation de l’électricité locale par les participants. Ce choix soulève ainsi une question de gouvernance : jusqu’où le cadre réglementaire doit-il orienter les règles de partage, que les acteurs du projet pouvaient jusqu’alors choisir pour eux-mêmes ?

Le partage de l’électricité produite en commun, un enjeu de justice

L’électricité n’est pas un bien comme un autre : on ne peut pas partager pas une production solaire comme un gâteau, pour deux raisons.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Festival Prix de Court 2026

13e édition : le cinéma ultramarin à l’affiche

Du 17 au 20 juin 2026, le Festival Prix de Court célèbre sa 13e édition et confirme son statut de rendez-vous incontournable du cinéma ultramarin. Depuis sa création en 2010, l’événement met en lumière la créativité, l’audace et le talent des réalisateurs issus des territoires français de la Caraïbe, de la Guyane et de l’océan Indien.

À travers une sélection exigeante de courts-métrages, le festival valorise des œuvres qui racontent des histoires singulières, reflètent la diversité des cultures ultramarines et interrogent les réalités contemporaines de ces territoires. Véritable tremplin pour les cinéastes émergents et confirmés, Prix de Court contribue à révéler les talents qui façonnent le cinéma de demain.

Cette année, seize courts-métrages sont en compétition et seront projetés simultanément en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane. Une particularité qui fait l’originalité du festival et permet au public des trois territoires de partager la même expérience cinématographique au même moment.

La Guyane accueille cette édition 2026 et sera le théâtre des temps forts du festival, notamment la cérémonie de clôture et la remise des prix au Cinéma Agora.

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Pour une nouvelle révolution productive antillaise

Souveraineté industrielle , planification économique :
penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique
à partir de l’intérêt social.

— Par Jean-Marie Nol —

Longtemps reléguée au rang de variable d’ajustement au sein de la pensée libérale, la question industrielle doit nécessairement effectuer aujourd’hui un retour en force au centre du débat public.

Ce regain d’attention est la conséquence d’une violente accélération des destructions d’emplois prévisibles dans le secteur tertiaire avec la révolution technologique de l’intelligence artificielle et de la robotisation . Penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique s’inscrit dans la théorie de la loi des cycles économiques et exige dès lors de rompre avec les incantations sur la souveraineté alimentaire et l’autonomie alimentaire pour affronter les dynamiques structurelles du capitalisme contemporain dont le nouveau cycle industriel est en marche avec l’intelligence artificielle et les destructions d’emplois des cols blancs.

La Guadeloupe ainsi que la Martinique se trouvent probablement à l’un des moments les plus décisifs de leur histoire économique contemporaine. Depuis plusieurs décennies, leur modèle de développement repose essentiellement sur un triptyque composé de l’administration publique, du commerce et des services.

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Un regard renouvelé sur l’œuvre de Césaire

Mardi 16 juin à 18h30  aux Archives Territoriales de Martinique au Morne Tartenson, FdF

La Collectivité Territoriale de Martinique organise une soirée de restitution des projets lauréats de l’appel à projets « Césaire, autre horizon », lancé à l’occasion du 110ᵉ anniversaire de la naissance d’Aimé Césaire. Cette initiative avait pour ambition d’encourager des artistes, chercheurs et créateurs à imaginer de nouvelles façons de faire vivre, en 2026, la pensée, les idées et l’héritage de celui qui demeure l’une des figures majeures de la littérature francophone et de l’histoire martiniquaise.

Intitulée « Un regard renouvelé sur l’œuvre de Césaire », cette soirée met en lumière trois projets sélectionnés pour leur originalité et leur capacité à proposer une lecture contemporaine de l’univers césairien. Au-delà d’un simple hommage, l’événement montre comment l’œuvre de Césaire continue d’inspirer la création artistique, la réflexion intellectuelle et l’innovation technologique.

La première partie de la soirée est consacrée à la projection d’un épisode de « Poésie de l’hippocampe », une série d’animation réalisée par Quatre Croisées Films. Destinée au jeune public, cette création audiovisuelle s’inspire de l’univers poétique de Césaire et cherche à transmettre son imaginaire, sa sensibilité et sa vision du monde à travers un langage adapté aux nouvelles générations.

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Fête des des ateliers artistiques à Rivière Salée

Clôture des ateliers 2025-2026

Dans le cadre de la clôture des ateliers de l’année 2025-2026, la Ville et les professeurs de l’École d’Enseignement Artistique et Culturel de Thoraille ont le plaisir de vous inviter à découvrir et apprécier les talents des stagiaires, adultes et enfants, lors des différentes représentations et expositions de fin d’année.

Programme des manifestations

Mercredi 17 juin à 18h30

Atelier Danse
Compagnie Entrenou – Professeure : Fabienne Marajo
📍 Place Capitaine Pierre Rose

Vendredi 19 juin à 18h00

Atelier Bèlè
Association AM4
📍 Marché couvert du Bourg

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L’éphéméride du 16 juin

4 guadeloupéens de l’A.R.C. s’évadent de la prison de Basse-Terre, le 16 juin 1985

Le 16 juin 1985, 4 guadeloupéens s’évadent de la prison de Basse-Terre. Un coup de tonnerre en ce dimanche matin de la fête des pères. Trente années après, nombreux sont ceux qui se souviennent de ce moment où la nouvelle s’est repandue. Cette évasion se situe dans un contexte politique troublé par des attentats contre les symboles français, revendiqués par l’Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC) tant en Guadeloupe qu’en Martinique ou en Guyane.

L’ARC qui succède au GIA (groupe de libération armé) se fait connaître en mai 1983 par une série de 16 attentats commis aux Antilles mais aussi à Paris. D’autres actions suivront jusqu’en 1984. 15 bombes explosent dans 11 communes. Moins d’un an avant l’évasion, 4 militants de l’UPLG perdent la vie dans l’explosion de leurs bombes à Pointe-à-pitre, ce qui créera un trouble car ce drame se déroule sur fond de négociation entre représentants de l’Etat venus en Guadeloupe et les dirigeants de l’ARC. Luc Reinette et Henri Amedien alors qu’ils combattaient dans le marronnage, sont arrêtés le 27 novembre 1984 et emprisonnés, tout comme Henri Peratout et Humber Marboeuf incarcérés à Pointe-à-pitre.

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Exploitation pétrolière : pourquoi la Guyane a le droit à la maîtrise de son développement

— Tribune —

La proposition de loi sur l’exploration et l’exploitation pétrolière défendue par les députés guyanais ne contredit pas les accords internationaux sur le climat, c’est pourquoi nous appelons à la soutenir.

Le rejet en commission des affaires économiques de l’assemblée nationale de la proposition de loi sur l’exploitation du pétrole en Guyane a provoqué la colère des députés de la Guyane. Ce rejet a été ressenti comme une position dogmatique et méprisante, en dehors des réalités que vit la population guyanaise, avec 53 % de la population sous le seuil de pauvreté et un taux de chômage supérieur de 10 points à celui de la métropole.

L’accusation portée à leur encontre d’oublier les enjeux climatiques ne fait qu’aggraver ce ressentiment. Prétendre que l’exploitation pétrolière en Guyane serait contraire aux accords internationaux sur le climat et aux engagements de la France est faux. D’abord parce que les émissions de pétrole sont comptabilisées là où il est consommé, d’où qu’il vienne et que rien n’interdit la production de pétrole dans ces accords.

Ensuite, parce que la convention de Rio sur le climat a établi le principe de « responsabilités communes mais différenciées » entre les pays développés et les autres, le Nord et le Sud comme on dit, et donc de politiques différenciées.

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Violence Vitale et violence létale.

 Par Camille Loty Malebranche —

Il est deux violences claires et distinctes chez l’Homme: la vitale, fondamentale pour l’affirmation de la vie, et la létale qui détruit ou menace la vie comme par corruption de l’énergie vitale.

La violence vitale de l’homme, c’est, après les efforts somme toute organiques de subsistance et de se perpétuer comme espèce par la reproduction, d’affirmer avec force et détermination les grandeurs globales de ses attributs et facultés où il manifeste l’élévation de l’espèce en ce qu’elle a de beau. Une violence vitale qui devient létale si déviée par la logique ignominieusement aberrante de sourdes et inavouables compétitions sociales dérivant en haines. La perversion humaine est telle que même les lieux de saines compétitions comme le sport – cette activité créée pour canaliser les énergies humaines dans le dépassement de soi et contre la violence destructrice – dégénèrent assez fréquemment sous la dictée insidieuse d’intérêts malsains et de passions morbides. Car passions et intérêts dévoyés sont comme des déserts où prolifèrent les épines vénéneuses des sauvageries extrêmes et des rivalités agressives; ce sont des terreaux fertiles en violence létale…

L’Homme est un être violent qui a survécu et s’est imposé par sa violence tant intelligente que physique, mais malheureusement, son mésusage de cette force vitale, en fait une puissance de destruction de sa propre espèce.

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De l’île au delta

Une lecture de Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove

— Par Gladys Acramel —

L’exposition Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove est présentée au Mémorial ACTe du 29 mai au 29 août 2026. Inspirée par le roman de Maryse Condé Traversée de la mangrove, elle propose un parcours autour de la Guadeloupe, de ses mémoires, de ses héritages coloniaux, de ses circulations diasporiques et de ses devenirs possibles.

Le titre Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove contient déjà l’architecture conceptuelle de l’exposition. Son bilinguisme associe deux registres de pensée : celui du « nou » et du « péyi révé » et celui du parcours, tourné vers les « traversées », de l’île au jardin en passant par la mangrove.

Le « nou » liminaire y apparaît comme une évidence offerte au visiteur. Il ouvre un espace symbolique complexe. À travers la mangrove, l’exposition transforme la fragmentation du territoire en expérience de confluence : une tentative de commun travaillée par l’opacité, les mémoires disjointes et les recompositions.

L’œuvre de Joël Nankin, Il n’est point de désespoir, place le début du parcours sous l’orbe d’une figure verticale consolatrice, presque votive.

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En Martinique, la solidarité est plus que jamais indispensable

— Par Sarha Fauré —

Ce 14 juin 2026, la Journée mondiale des donneurs de sang rappelle l’importance d’un geste simple qui sauve des vies chaque jour. Cette édition intervient dans un contexte particulier, marqué par une baisse préoccupante des réserves sanguines à l’échelle nationale. En France, l’Établissement Français du Sang (EFS) estime actuellement enregistrer près de 20 000 dons de retard par rapport aux besoins habituels. Une situation qui s’explique notamment par les fortes chaleurs du mois de mai, les nombreux week-ends prolongés et une fréquentation en baisse des collectes de sang.

Si cette tension concerne l’ensemble du territoire national, elle revêt une dimension encore plus stratégique en Martinique. Sur une île où l’autosuffisance transfusionnelle dépend directement de la mobilisation des donneurs locaux, chaque don compte. Les besoins des patients ne connaissent ni vacances ni périodes creuses. Chaque jour, les établissements de santé martiniquais ont besoin d’environ 50 poches de sang pour assurer les transfusions nécessaires aux urgences, aux interventions chirurgicales, aux traitements contre le cancer ou encore à la prise en charge de certaines maladies chroniques.

Pourtant, cet objectif quotidien reste difficile à atteindre.

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Chlordécone : entre réparation et justice

Chlordécone : la reconnaissance de la responsabilité de l’État marque un tournant, tandis que la bataille judiciaire continue

— Par Sabrina Solar —

Près de vingt ans après les premières plaintes déposées par des associations et des citoyens antillais, le dossier du chlordécone connaît une avancée majeure. La loi reconnaissant officiellement la responsabilité de l’État dans ce scandale sanitaire et environnemental a été promulguée le 13 juin, ouvrant une nouvelle phase dans la prise en charge des conséquences de cette pollution historique qui affecte encore aujourd’hui la Guadeloupe et la Martinique.

Cette reconnaissance, réclamée de longue date par les populations concernées, constitue un tournant symbolique et politique. Dans son premier article, la loi admet la part de responsabilité de l’État dans les préjudices sanitaires, écologiques, économiques et moraux subis par les deux territoires ultramarins. Le texte met en cause les décisions ayant permis l’autorisation puis le maintien de l’utilisation du chlordécone dans les bananeraies antillaises pendant plusieurs décennies, malgré les alertes scientifiques sur les dangers de cette substance.

Utilisé pour lutter contre le charançon du bananier, le chlordécone a été employé en Guadeloupe et en Martinique jusqu’en 1993.

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L’éphéméride du 14 juin

« Guet-apens »: le 14 juin 1962, la population guyanaise subissait une répression qui marquera à jamais l’histoire du territoire.

Le F.D.G. (Front Démocratique Guyanais) qui rassemble les forces de la gauche guyanaise programme d’organiser une manifestation contre l’établissement de la Légion Étrangère en Guyane. Cette manifestation était prévue à 15h le 14 juin 1962.

Le Préfet Claude Érignac avait fait interdire cette manifestation et avait positionné les forces de l’ordre pour quadriller la place des Palmistes.

Une bonne partie de la population n’avait pas été informée de cette interdiction et rejoignait à pied le point de rassemblement située sur la place. Ils ont donc été contraints de rejoindre le local du parti que l’on dénommait « la chapelle », situé à l’époque rue voltaire devenue depuis rue Justin Catayée.

Ils décidèrent malgré tout de manifester et l’on assistera à une intervention énergique des forces de l’ordre. Plusieurs personnes seront arrêtées ou blessées.

En pleine session parlementaire, Justin Catayée est alerté de la terrible répression commandée par le Préfet Erignac et décide d’écouter sa présence à l’assemblée et de rentrer en Guyane afin d’être à la tête du défilé de protestation programmé par le F.D.G.

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« Puanteur! » & « Titanic »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Puanteur!

Les champions du on-dit,
rois de la calomnie,
princes de médisance,
ceux dont la complaisance

dans cette puanteur
leur donne l’apparence
d’une vraie fausse aisance
à remuer la merde

de leur fosse d’aisances,
n’ont donc rien à y perdre
sinon un temps précieux…
Tous ces fieffés menteurs

colporteurs de rumeurs
qui, sans honte et sans peur,
aiment par-dessus tout
se vautrer dans la boue,

ces oiseaux de malheur
dont les mots sont la fiente,
qui sans cesse nous hantent
de leurs boules puantes,

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L’histoire et ses héros : honnies soient les ablutions idéologiques réactionnaires!

 Par Camille Loty Malebranche

Décontextualiser les faits de l’histoire, c’est affabuler le passé pour manipuler le présent. Quant au héros nous ne pouvons le juger que par les principes qu’il promeut, les valeurs qu’il endosse. Là, le principe pérenne de justice ponctuera toujours le parcours du bon héros car l’héroïsme juste est celui où le héros, au bout de tout son génie et parfois, son sacrifice, se consacre à la défense de ce principe du bien qu’est la justice surtout dans son application effective qu’est l’équité. À ce niveau, justice et équité forment la paire axiologique du bien que prônent les sagesses millénaires qui les considèrent inscrites en l’homme comme innéité de la conscience morale que sous-tend la faculté d’empathie dont tout humain le moindrement équilibré, est porteur.

Toute action historique – j’entends spécifiquement, tout acte et fait politique impliquant le sort d’un pays, d’une société ou d’un groupe à travers l’orientation que lui donnent ses dirigeants – est forcément incluse voire tributaire de la dialectique de la contextualité. Dialectique de contextualité, c’est-à-dire jeu d’actions-réactions, manière de répondre à des situations à travers les conjonctures tout en ciblant des fins.

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« Pensées », « Seul », « Domination », « Fanm D’Ayiti Toma »

— Par Jean Bernard Bayard —

Pensées

Ce qui n’est pas clair n’est pas communicable
Il ne s’agit pas d’épater mais plutôt d’élucider
Les mots ronflants mènent à l’obscurantisme
La simplicité d’expression nous offre lumière
_____
Le privilège ne donne pas le droit d’avilir l’autre
L’arrogance n’est pas le synonyme de privilège
L’existentialisme est peut-être un humanisme
Mais l’altruisme définit bien mieux l’humanité
_____
L’intégrité et la corruption sont des antonymes
L’homme honorable sait donc à quoi s’en tenir
L’homme est civilisation la femme est humanité
Doit-on être patriarcal ou matriarcal dans ce cas
_____
La politique gouvernementale représente l’intérêt
Les politiciens sont les outils de nos ploutocrates
L’Oligarchie est le seul système politique mondial
Le droit de vote est l’opium de la servitude citoyenne

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Vie chère : le rapport du Sénat sur les marges de la grande distribution renforce les inquiétudes des Outre-mer

— Par Jean Samblé —

Les conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur les marges dans la grande distribution, publiées le 19 mai dernier, trouvent un écho particulier dans les territoires ultramarins. Alors que la vie chère demeure l’une des principales préoccupations économiques et sociales en Outre-mer, le rapport sénatorial met en lumière plusieurs mécanismes susceptibles d’expliquer une partie des écarts de prix constatés entre l’Hexagone et les territoires insulaires.

Après six mois de travaux et près de 190 auditions, les sénateurs dressent un constat sévère des relations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs. Ils dénoncent des pratiques parfois qualifiées de « prédatrices », une concentration importante du pouvoir économique entre les mains de quelques acteurs et un manque de transparence dans la formation des prix. Des problématiques qui, selon plusieurs parlementaires ultramarins, prennent une dimension encore plus préoccupante dans les départements et régions d’Outre-mer.

Des difficultés déjà connues dans les territoires ultramarins

Pour Audrey Belim, sénatrice de La Réunion et vice-présidente de la commission d’enquête, les enseignements du rapport confirment des préoccupations exprimées depuis plusieurs années dans les territoires ultramarins.

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Journées Européennes de l’Archéologie – 9ᵉ édition

🎟️ Toutes les animations sont gratuites

📍 Saint-Pierre

 Samedi 13 juin

Exposition : « Les épaves de Saint-Pierre et alentours »

Présentée par le Parc naturel régional de Martinique (PNRM) et l’Association Archéologie Petites Antilles.

🕘 De 9h00 à 15h00
📍 Relais du Parc naturel (face aux ruines du théâtre)

📞 Contact : 0596 64 42 59

Samedi 13 juin

Atelier de fouille archéologique pour les enfants (7 à 15 ans)

🕒 De 15h00 à 18h00
📍 Front de mer

⚠️ Réservation obligatoire : 0696 17 64 34

Conférences – 19h00

📍 Salle de la mairie

  • « Regard sur une aventure archéologique », par A. Jegouzo
  • « Une fouille pierrotine : le chantier de la rue Clavius-Marius », par N. Sellier

📞 Contact : 0696 17 64 34


📍 Fort-de-France

Samedi 13 juin – 10h30

Conférence : « Les fouilles de l’habitation Château Gaillard »

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« Les tigres sont encore lachés » : Avant-propos & Chapitre 1

Par Robert Lodimus

(Essai, Éditions Nemours, 2017, 300 pages)


Tous les quatre ou cinq ans, les masses populaires participent à des mascarades électorales organisées sur la planète par les États mafieux. Elles votent des incompétents, des voleurs, des corrupteurs, des assassins, des usurpateurs, des traîtres, des « malfrats »… Elles octroient la « légitimité gouvernementale » à des fauves qui protègent les intérêts des oligarques et qui les dévorent. Le système électoral, tel qu’il se définit aujourd’hui dans les pays dominants et dominés, et par le but qu’il poursuit, demeure une « invention diabolique », en vue d’exploiter la naïveté des électeurs qui n’ont  pas une « faculté cognitive adéquate » pour rationnaliser leur bulletin de vote.

(Robert Lodimus, Voter : c’est choisir son maître)

« Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme de classe à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles. »

(Karl Marx)

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Avant-propos

De temps en temps, des milliers d’Haïtiens envahissaient les rues de la capitale et des principales villes du pays.

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De l’Amour contre l’insignifiance…

— Par Camille Loty Malebranche —

L’amour est en soi un archétype supérieur du sens en tant qu’il fait du don de soi et de la sublime appétence à se donner à l’autre bien-aimé, un destin qui décuple, centuple l’enthousiasme existentiel, le goût à la vie. C’est le chantre des splendeurs, le relief verdoyant d’une finalité à travers la proximité jouissive contre la grisaille et le spleen de l’absurde. L’amour est l’envergure, la dimension ontologique et sentimentale du divin et de son infinitude.

Il est dans le rapport de l’homme au monde, une propension qui caractérise la posture de son état métaphysique, un appel irrépressible que j’appelle « gnosique » qui consiste au besoin ontologique de comprendre le pourquoi de notre place dans l’univers. Un besoin qui déclenche une quête permanente de sens, quête restée inassouvie tant que l’homme se borne au schème du sensible. Une quête que seule la transcendance peut accueillir à bon escient! En spiritualité, c’est-à-dire au stade absolu, la quête humaine du sens de soi va bien au-delà du théorique voire du dicible, et c’est l’intuitif et le sentimental qui nous signifient la vérité de notre essence avant même les révélations.

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Nouvelles publications sur les Caraïbes : juin 2026

✨📚 Les nouveautés du mois 📚✨

Grâce aux recettes que Thomas Mathee a élaborées et aux dégustations poétiques qu’Adeline Richard a écrites, goûtez, par les mots, les saveurs de la Caraïbe. 🍽️🌴

Avec son roman Rue de la Marine, Paulina Lima souhaite préserver la mémoire vivante d’un peuple de pêcheurs, resté debout et fier malgré les épreuves. 🎣📖

Nous vous souhaitons une bonne lecture ! 😊📚

🍹 Goût Caraïbes
Guyane et Martinique en cuisine, photos et dégustations poétiques
Thomas Mathee, Adeline Richard

Téléchargez les images – 6

Les Caraïbes sont diverses et créoles : comme les hommes qui les peuplent, elles multiplient les couleurs, les senteurs et les goûts. C’est un mélange de gens, une symphonie des sens. C’est aussi une musique, un rythme qui s’imprime au cœur de toute chose.

Pour connaître intimement les Caraïbes, il faut en faire l’expérience, de l’intérieur. Pour en goûter tous les charmes, il faut en goûter la[…]

EAN : 9782336612621
03/05/2026
135 x 215 mm
Collection : Questions alimentaires et gastronomiques
108 pages
15.00 €

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🎨 Une histoire des réseaux d’artistes en Caraïbe 1960 -1980
Processus de stolonisation des arts plastiques aux arts vivants
Mickaël B.

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Les emprunts lexicaux dans le créole des réseaux sociaux

La lexicographie créole contemporaine et la problématique des emprunts lexicaux en usage sur les réseaux sociaux : quelques pistes de réflexion

—Par Robert Berrouët-Oriol(*) —

L’usage sur les réseaux sociaux d’un nombre indéterminé d’emprunts lexicaux –de lexèmes ayant migré de l’anglais vers le créole–, conforte l’idée que cette langue native de plus de 12 millions de locuteurs aurait conquis ces dernières années nombre de médailles de reconnaissance : la médaille de l’égalité de statut avec les grandes langues de diffusion sur le Net, celle des fonctionnalités communicationnelles intra-communautaires et celle de la « naturalisation » revendiquée d’unités lexicales anglaises appartenant à divers domaines scientifiques et techniques. Plusieurs locuteurs créolophones d’Haïti, dans la tranche d’âge de 18 à 30 ans, défendent l’idée que grâce à l’expansion de l’Internet en Haïti ces vingt-trente dernières années, qui permet d’accéder en temps réel et de façon permanente aux réseaux sociaux, « le créole peut enfin tout dire »… Son vocabulaire s’est enrichi et diversifié, notamment par l’apport des emprunts lexicaux installés dans la « médiasphère numérique », c’est‑à‑dire l’ensemble des dynamiques, structures, flux, normes et interactions propres aux plateformes sociales.

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À dix mois de Présidentielles de 2027  : des Guadeloupéen·ne·s et des Martiniquais·e·s alertent

— RS n° 450 du lundi 8 juin 2026 —

Une première réunion officielle et ouverte s’est tenue le samedi 6 juin au T.O.M. (Téat otonom Mawon) à Fort-de-France et en visioconférence avec les participantEs de Guadeloupe. Les signataires présentEs ont rendu publique une déclaration qui dépasse déjà les 115 premiers noms que nous publions dans ce numéro.

Nous, soussignéEs, agissant en nos noms propres, prenons position dans la bataille qui oppose en France l’extrême droite fascisante et la gauche dite radicale.

Le ralliement de plus en plus poussé des droites ordinaires aux thèses et aux pratiques du RN, l’effondrement de la macronie, les incohérences de la gauche d’accompagnement du capitalisme, rendent possible, voire probable, aux élections présidentielles de 2027, une confrontation entre deux blocs, l’un conduit par le RN, l’autre par LFI.

Le peuple martiniquais ne peut rester les bras croisés quand le risque est de voir la France qui nous administre, septième puissance économique du monde, rallier le camp des prédateurs multimilliardaires, suprémacistes, racistes, xénophobes, et bellicistes, dirigés par le gouvernement des USA.

Pour s’opposer efficacement à ces ennemis des peuples de chez nous comme d’ailleurs, il faut regrouper les forces portant un programme de rupture avec les politiques capitalistes et colonialistes, un programme en accord avec les aspirations du plus grand nombre.

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9e Festival International de Randonnée de la Martinique

Cap sur les sentiers de l’île du 12 au 21 juin 2026

Du 12 au 21 juin 2026, la Fédération Française de la Randonnée Pédestre de Martinique organise la 9e édition du Festival International de Randonnée de la Martinique. Pendant dix jours, les participants sont invités à parcourir l’île à travers un programme de 16 randonnées reliant nature, patrimoine et découverte culturelle.

Cette nouvelle édition conduira les marcheurs à travers 14 communes martiniquaises, sur des itinéraires permettant d’explorer la diversité des paysages de l’île : littoral atlantique et caraïbe, forêts, rivières, mornes, espaces agricoles et sites patrimoniaux. Chaque parcours sera également l’occasion d’aller à la rencontre de l’histoire, des savoir-faire, des traditions et des richesses culturelles qui façonnent l’identité martiniquaise.

Au fil des journées, les participants pourront découvrir des randonnées thématiques originales, parmi lesquelles deux Spirirandos autour des habitations Clément et Trois-Rivières, deux remontées de rivière au Morne-Vert et à l’Ajoupa-Bouillon, une randonnée littéraire, une randonnée urbaine consacrée au patrimoine architectural et artistique de Fort-de-France, ainsi qu’une randonnée inclusive ouverte aux personnes à mobilité réduite et aux déficients visuels.

À travers cet événement, la Fédération poursuit plusieurs objectifs : encourager la pratique de la randonnée pédestre, valoriser les espaces naturels et les sentiers de Martinique, promouvoir un tourisme responsable et favoriser les échanges entre randonneurs venus de Martinique, de la Caraïbe et d’ailleurs.

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