M' A

Toussaint. Tous nos ancêtres perdus.

— Par Patrick Chamoiseau —

Toussaint.
Tous nos ancêtres perdus

Les millions d’Africains

déportés dans les Antilles et dans les Amériques

broyés par le système des plantations

ont eu à vivre ce manque :
la déconstruction de leurs fondations sociétales spirituelles culturelles

et avec elles

la dévastation des liens
à leurs ancêtres.

Le culte des morts (qui absorbait cette perte) a décuplé notre ferveur de la Toussaint.

Chaque bougie
nommait
obscurément
ceux que l’on avait perdus

chaque bougie
nommait aussi cette mort symbolique qui nous était
si longuement
infligée.

Jodi jou
derrière chacune de nos bougies il y a cette absence ancestrale

mais il y a surtout

l’informulée prescience

de notre propre mort tant collective qu’individuelle
(et à peine symbolique)
dessous le règne capitaliste.

Allumons les bougies.

p.c. Nov 2026.  Lire Plus

34, rue Gay-Lussac

— Par Gary Klang —

On ne s’ennuyait pas à la rue Gay-Lussac (j’habitais au 34). En plus de Mai 68, je n’oublierai jamais une pièce de Cervantès dans laquelle je jouai à l’Institut hispanique qui se trouvait juste en face de chez moi.

A côté de l’Institut, il y avait un café où je passais mes journées (les Parisiens passent plus de temps au café que chez eux). J’appelais ce lieu Chez Chef, le surnom que j’avais donné au garçon devenu un ami. J’y ai rencontré beaucoup de gens intéressants et notamment le fils de Maurice Thorez et de Jeannette Vermeersh, des fanatiques qui dirigeaient le Parti communiste français (PCF) à la manière stalinienne. Fiston nous raconta ses vacances idylliques à Moscou, autrement dit au paradis terrestre.

Mais revenons à ma pièce de théâtre. Un professeur d’espagnol nommé Gilles me proposa un jour de jouer dans une pièce de Cervantès. Moi qui n’ai jamais voulu faire du théâtre, j’ignore quelle mouche tsé tsé ou haïtienne me piqua alors pour que j’accepte. Comme quoi, l’inconscient nous joue parfois de drôles de tours.  Lire Plus

Ce qui change en novembre 2620

Argent

Une nouvelle taxe pour les colis importés à partir du 1er novembre

Une redevance européenne pour frais de traitement entre en vigueur au 1er novembre 2026. Elle est applicable à l’ensemble des colis entrant dans (…)   Lire la suite >

Comment bénéficier de la retraite de réversion ?

Après le décès de votre époux ou de votre épouse, vous pouvez percevoir, sous certaines conditions, une partie de sa retraite. C’est le (…)   Lire la suite >

C’est le moment de corriger votre déclaration de revenus

Vous pensez avoir fait une erreur sur votre déclaration 2026 de revenus, ou bien avoir oublié de déclarer une somme ? Vous avez la possibilité (…)   Lire la suite >

Quelles sont les mentions désormais obligatoires dans les nouveaux contrats de bail ?

Les modèles réglementaires de bail ont évolué au 1er octobre 2026 pour les logements loués vides, meublés et les colocations à bail unique. Les (…)   Lire la suite >

Quelles sont les mentions désormais obligatoires dans les nouveaux contrats de bail ?

Les modèles réglementaires de bail ont évolué au 1er octobre 2026 pour les logements loués vides, meublés et les colocations à bail unique.  Lire Plus

Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Octobre de nos malheurs!

—Par Robert Lodimus —

« Ce qui est terrible, ce n’est pas de souffrir ni de mourir, mais de mourir en vain. »

(Jean-Paul Sartre)

****

Pour les combattants de la Liberté, octobre, outre le symbolisme de la Révolution des bolcheviks qu’il renferme, demeure un mois de martyrologie. Le 9 octobre 2026, les masses populaires anti-impérialistes ont salué la mémoire de l’illustrissime Ernesto Che Guevara. Depuis 59 ans, elles ne se sont jamais lassées d’accomplir cet acte majestueux de commémoration honorable à l’endroit de ce Héros légendaire qui caressait un « Rêve de Justice sociale » incomparable, qui avait élaboré un « Projet politique » d’une audace rationnelle, au moyen duquel – très certainement – les pauvres de l’humanité seraient parvenus à refaire leur visage entaillé et amoché par le « mal vivre » systématisé. Le capitalisme n’a-t-il pas institutionnalisé la « pauvreté » à l’Ouest et la « misère » à l’Est ? À l’instar du Charpentier de Nazareth, Ernesto Guevara est mort pour la Rédemption sociale, économique et politique des peuples dépouillés de leurs droits, des êtres humains bestialisés, enfermés çà et là dans les enclos des puissances dominatrices : de pauvres hères qui regardent leur avenir à travers des prismes de désillusions et d’abattements.  Lire Plus

Le corps en métaphysique spirituelle…

— Par Camille Loty Malebranche —

La portée métaphysique du corps tient de sa vocation de devenir temple de Dieu et demeure sacrée de l’homme prenant conscience qu’il est esprit et fils de Dieu. L’unique signification supérieure du corps est de s’élever par la consécration spirituelle de la foi, à la stature d’habitat divin, seul lieu possible où Dieu habite avec l’esprit incarné qu’est l’homme.

« Le Père et Moi, nous viendrons à celui qui croit, demeurerons avec lui et prendrons avec lui, le repas du soir ». Jésus annonce par cette dernière assertion comme en d’autres où il présente le corps comme temple et habitat, que Dieu demeure dans le corps sanctifié de l’homme spirituel qui sait s’élever par la grâce divine à la dignité de sa nature d’esprit. Le repas du soir renvoie aux derniers moments terrestres du chrétien, ce que le langage organique et confus de la langue appelle maladroitement et abusivement la mort. Car il n’y a pas de mort de l’esprit au moment de quitter un corps dévitalisé par l’abandon de l’âme. L’âme qui, faut-il le rappeler – sans être en soi une conscience, et loin d’être l’esprit auquel des théologiens et religions l’assimilent si souvent – constitue cette hypostase d’énergie impondérable qui anime le corps par les fonctions vitales déterminant la vie et la conscience somatiques, de sorte que, une fois en allée, elle ne laisse le corps que comme dépouille mortelle.  Lire Plus

Lycéens réprimés : la violence, symptôme d’une démocratie qui refuse le rapport de forces

— Par Denis Merklen (* ) —

En bref

Résumé réalisé avec l’IA, validé par WE DEMAIN.

  • Les mobilisations lycéennes de l’automne 2026 illustrent une escalade des tensions entre manifestants et forces de l’ordre, avec des milliers d’interpellations et plusieurs adolescents grièvement blessés.
  • Grèves, blocages et occupations font partie des moyens d’action des mouvements sociaux. Leur remise en cause fragilise, selon les auteurs, la capacité des citoyens à peser sur les décisions politiques.
  • L’affaiblissement des contre-pouvoirs, les échecs répétés des mobilisations et la réponse essentiellement policière du gouvernement risquent d’alimenter une spirale de violences et de défiance démocratique.

Sommaire

La mobilisation des jeunes lycéens et des étudiants n’est ni la première ni la seule à s’associer à des formes violentes de conflit.  Lire Plus

Cérémonie pour Victor Anicet

— Par Patrick Chamoiseau —

Argiles

Ce qui persiste, qui ne cède pas
Bouches de terre sans parole
Tessons de peuples
Dieux sans autels

Anicet
La bonne mémoire c’est vrai
est un lit de mémoires

Mains de terre d’où monte l’infime d’une présence. Signe de rien, mais qui concentre à fond l’insigne de plusieurs mondes

Adornos
Pierres à trois pointes
Rire salvateur de la chauve-souris dans le désastre du passage

Obscures puissances

C’est dire l’éclat des premiers gestes dans l’absence (t’obéissant soudain) devenue créatrice

(Ici, c’est le feu
qui escorte les mondes abolis)

(les cendres font la naissance)

Je vois l’étrange vaisseau des trays
leurs cargaisons d’époques, ces continents soudain achalandés, toutes ces formes, toutes ces forces, ces matières, et ce bleu à nul autre pareil
ensemble
sans ensemble
dans la secousse d’une longue vision  Lire Plus

Les vraies urgences martiniquaises

— Par Jean-Pierre Maurice —
À l’heure où les élus martiniquais préparent avec l’État une étrange autonomie, un nombre croissant de Martiniquais constatent de graves difficultés dans leur vie quotidienne : prix des denrées alimentaires hors de contrôle, transports défaillants, accès aux soins compliqué, chômage élevé et services publics sous tension…

Les vraies urgences sont oubliées
Pire : alors que la population subit de plein fouet la vie chère, l’incertitude économique et les difficultés de toutes sortes, l’énergie politique se concentre sur un projet d’autonomie dont les contours restent flous et les bénéfices incertains. Beaucoup de Martiniquais se sentent obligés de « se débrouiller » face à des problèmes concrets que les responsables peinent à résoudre.
On dénombre ainsi de multiples alertes sociales et économiques non traitées avec l’urgence nécessaire. En cause, un sentiment de déconnexion entre les préoccupations des habitants et les priorités de certains décideurs.

Lautonomie vraiment ?
Avant de s’engager dans une autonomie risquée, ne serait-il pas plus juste et plus opportun que les élus et l’État assurent déjà le règlement des problèmes concrets qui handicapent quotidiennement la population martiniquaise, et que les solutions proposées répondent vraiment aux besoins des habitants ?  Lire Plus

Hommage à Victor Anicet.

Hommage à Victor Anicet.

— Par Myrna Nérovique —

Très cher professeur,
En tout honneur,
Je me souviendrai toujours de vous,
Er, je sais, que vous vous souviendrez toujours de nous :
Vos tendres élèves,
Dont vous êtes les sèves.
Et, toujours, je me revois encore, face à mon merveilleux pupître,
Vous voir déclamer toute l’histoire de l’art, dans un nouveau chapître.
Et, fière, dans mon univers,
Mon cœur, s’étiole, à présent, dans des vers amers.
Très cher professeur,
Ici, n’était point votre heur,
Et, dans cette poésie prosodique,
J’aimerais vous déclarer mon éloge mirifique.
Toujours, je me souviendrai de la base de mon histoire,
Toujours, mon tracé pictural, engoinfrera cette mémoire.
D’un enfant, dont l’art s’initie depuis jeune fille,
En s’armant de courage, face à cette vie d’intime vaudeville.
Vous m’avez amplement aidée,
Dans cette vie fortement perturbée.
Et, je tiens à vous faire mes adieux,
Il est vrai, que je ne puis faire mieux.
Et, je tiens à votre rendre cet honneur,
De tout mon être et de tout mon cœur.
Cet hommage, à vous, professeur,
Qui fit de moi, un être meilleur.  Lire Plus

De l’île au delta

— Par Gladys Acramel —

Proposition de lecture de Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove

L’exposition Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove est présentée au Mémorial ACTe du 29 mai au 29 août 2026. Inspirée par le roman de Maryse Condé Traversée de la mangrove, elle propose un parcours autour de la Guadeloupe, de ses mémoires, de ses héritages coloniaux, de ses circulations diasporiques et de ses devenirs possibles.

Le titre Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove contient déjà l’architecture conceptuelle de l’exposition. Son bilinguisme associe deux registres de pensée : celui du « nou » et du « péyi révé » et celui du parcours, tourné vers les « traversées », de l’île au jardin en passant par la mangrove.

Le « nou » liminaire y apparaît comme une évidence offerte au visiteur. Il ouvre un espace symbolique complexe. À travers la mangrove, l’exposition transforme la fragmentation du territoire en expérience de confluence : une tentative de commun travaillée par l’opacité, les mémoires disjointes et les recompositions.

L’œuvre de Joël Nankin, Il n’est point de désespoir, place le début du parcours sous l’orbe d’une figure verticale consolatrice, presque votive.  Lire Plus

Un guide du compostage domestique adapté aux Antilles

Mardi 6 octobre à 9h, Ecolieu de Tivoli
L’association Ypiranga présentera, mardi 6 octobre à Fort-de-France, un nouveau Guide du compostage domestique aux Antilles, réalisé avec le soutien de l’ADEME. Cette présentation se déroulera de 9 heures à 11h30 sur les berges de l’Écolieu de Tivoli, dans le cadre de la Semaine européenne du développement durable et de la Fête du Sol Vivant.

Destiné aux habitants de Martinique et de Guadeloupe, le guide vise à fournir des informations pratiques sur le compostage domestique et à prendre en compte les réalités propres aux territoires antillais. L’objectif est notamment de favoriser la réduction des biodéchets produits au quotidien et leur retour au sol.

Le document présente les principes du compostage, les différentes solutions pouvant être mises en place selon les situations, les matières susceptibles d’être compostées ainsi que les gestes permettant d’entretenir un compost. Il propose également des réponses aux difficultés que peuvent rencontrer les particuliers au cours de leur pratique.

Disponible en version imprimée et numérique, le guide doit être diffusé auprès des habitants et des différents acteurs concernés par la prévention et la valorisation des biodéchets.  Lire Plus

L’État à bout de souffle

La fin de l’illusion d’un État-providence sans limites signe sans nul doute en 2027 le retour de l’autorité brutale de l’État.

— Par Jean-Marie Nol —

Le moral économique et la confiance des Français atteignent un niveau historiquement bas, marqué par une chute record enregistrée fin 2026. Les études de l’Insee soulignent traditionnellement un contraste marqué entre un pessimisme très fort sur la situation collective du pays et une appréciation un peu moins sombre de la vie personnelle. Mais ça c’était avant , car pour la première fois depuis de longues décennies, les salaires réels ont stagné ou reculé face à l’inflation, brisant l’attente d’une progression continue du niveau de vie d’une génération à l’autre. Selon le journal La dépêche, le baromètre de l’économie d’octobre réalisé par Odoxa pour AGIPI, Challenges et BFM Business enregistre un niveau de pessimisme inédit. Avec 90 % de défiants face à l’avenir économique et un indice de moral tombé à -80, les Français atteignent un record historique depuis le lancement de cette mesure.La France semble entrer dans une période où le retour de l’autorité de l’État et le durcissement de certaines règles sociales ne relèvent plus seulement d’un choix idéologique, mais deviennent la conséquence d’une accumulation de crises que le pouvoir politique ne pourra durablement contourner.  Lire Plus

« La Guyane a besoin de respirer »

— Par Mireille Jean-Gilles —

La Guyane a besoin de respirer, pas seulement avec de l’oxygène, comme voudraient le lui imposer ceux-là qui ne la considèrent qu’en tant que « poumon de la Terre », à savoir un bien « commun », qui serait par conséquent le Leur, le nouvel Eldorado, dernier joyau qui manque à la couronne d’Espagne, après avoir tout dévasté.

Et, « Respirer », c’est seulement pouvoir tracer sa propre voie
« Réveiller les Esprits de la Terre »
Le procès récurrent des Créoles guyanais
En 1986, si je me souviens…
Les « bons sauvages » et les autres…
Tutelle créole, Solidarités locales & Etat défaillant
2017, la Guyane entière : NOU BON Ké SA !
Férocité des institutions & Choc des cultures ravageurs pour les Autochtones
Les Guyanais et leurs rêves écartelés
Face à un mépris systémique
Mourir pour survivre ?
 Glissements de terrains »
« Réveiller les Esprits de la Terre »

1. Les baguettes du candidat Macron distribuées aux Amérindiens sur le Haut Maroni, en 2017, rappellent que depuis cinq siècles la Conquête n’en finit pas, et toujours avec les mêmes ficelles, le même mépris.  Lire Plus

Trop, c’est trop.

— Par Florent Grabin, président de l’association P.U.M.A —

La Martinique est-elle condamnée à subir les inconséquences politiques de certains de nos dirigeants ? Nous avons été estomaqués en écoutant la plénière du 24 septembre 2026 de la CTM, où, dans la réponse de l’exécutif faite à un élu sur le devenir du projet de l’aérodrome de Basse Pointe, nous avons constaté un certain agacement du débatteur.

Dire que ce projet est à l’arrêt du fait du propriétaire qui refuse toute médiation, et que la piste d’atterrissage est toujours présente relève du mensonge par omission. Plus grave : rajouter que c’est de cette zone que décollaient les aéronefs pour aller épandre sur notre territoire la Chlordécone est pitoyable. Lorsqu’on sait que ce pesticide était répandu à la main, sans aucune protection individuelle, il est clair que la population mérite tout notre respect.

Pourquoi ne pas avoir dit la vérité à l’Assemblée ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que ce projet ne date pas d’aujourd’hui. En effet, Monsieur le Député Maire Guy LORDINOT avait milité en 1986 pour que soit construit un aérodrome dans le Nord de la Martinique et que la Direction Départementale et de l’Equipement (DDE) avait proposé trois possibilités entre Basse Pointe et Sainte Marie.  Lire Plus

Misologie et Démagogie « démocratiques »

— Par Camille Loty Malebranche —

Misologie et Démagogie sont plus qu’une paire mais un continuum idéologique, une suite logique, un couple opératoire pour mener les foules et leur vendre du fantasme, à défaut de rêve, par des temps de cauchemar économique, de trouble de la sécurité publique et de quête de boucs émissaires dont la montée de l’extrême droite constitue un signe patent.

Tout l’encombrement médiatique orchestré par la publicité commerciale, le loisir inculte et les débats insipidement bas des politicards et spécialistes soudoyés du système, sont breloques de l’idéologie diluée dans le discours public pour mimer la démocratie. C’est en fait de la vulgaire et répressive misologie, c’est-à-dire manière adroite de contourner le logos fondé dans la raison critique et la vérité démontrée. Façon habile d’assouvir la haine de toute objectivation étiologique sérieuse des maux de la société en crise.

La démagogie, quant à elle, consiste à occuper toute la place dans la communication de masse par des clichés pseudo-éthiques d’une société sans autre morale que le profit, en divulguant des stéréotypes, des semblants d’arguments, pour priver d’espace toute réflexion rationnelle, toute discursivité qui pourrait interpeller l’intelligence et opérer la maïeutique politique collective.  Lire Plus

« Edith et moi » : une voix face au silence

Les 8, 9 & 10 octobre à 19h30 au T.A.C.

— Par Hélène Lemoine —

Avec Edith et moi, Yaël Rasooly mêle théâtre, chant et marionnette autour d’une chanteuse qui, après un événement douloureux, se retrouve incapable de jouer et de chanter. Immobile sur scène, elle semble avoir perdu sa voix. Une figure inattendue vient alors l’aider à sortir de cet état : Édith Piaf, représentée par une marionnette à taille humaine.

La relation entre les deux personnages constitue le fil du spectacle. Piaf devient tour à tour partenaire, guide et double de la chanteuse. Elle la pousse à se relever, à chanter et à reprendre possession de la scène. Peu à peu, leurs histoires se font écho, jusqu’à brouiller les frontières entre la comédienne et son personnage.

Cette présence de Piaf introduit une dimension à la fois musicale et burlesque. Son tempérament fougueux contraste avec l’immobilité initiale de la chanteuse. Le répertoire de la Môme, notamment L’Hymne à l’amour et La Vie en rose, accompagne le récit et participe à son évolution.

La marionnette occupe une place centrale dans cette construction.  Lire Plus

SignalConso, le site pour signaler les pratiques abusives

SignalConso est un service public gratuit de la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Les consommateurs peuvent signaler des problèmes rencontrés avec des entreprises sur la plateforme de signalements en ligne, disponible en français et en anglais.

En quelques clics, vous pouvez faire remonter un problème rencontré lors d’un achat ou d’un contrat.

SignalConso, pour quoi ?

Les objectifs de SignalConso sont les suivants :

  • proposer un espace de dialogue entre le consommateur et le professionnel ;

  • permettre au professionnel de trouver une solution à l’amiable ;

  • accompagner le consommateur dans ses démarches : lui préciser ses droits et l’orienter vers l’interlocuteur approprié (RéponseConso, centre de traitement des appels et courriers de la DGCCRF, association de consommateurs, médiateur de la consommation, justice, etc.) ;

  • permettre à la DGCCRF de repérer les signalements récurrents et ainsi de mieux cibler ses contrôles.

Pour le professionnel, c’est un espace permettant de gérer directement un problème avec des clients mécontents et limiter les avis négatifs sur internet.

À noter

Le dispositif de suivi des signalements a été renforcé.  Lire Plus

Quand l’argent manque, la colère monte

Dette, rigueur et colère : le même maelstrom du piège de la fièvre sociale pour la France hexagonale et les Antilles ?

— Par Jean-Marie Nol —

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Paris , Pointe à Pitre, Fort-de-France ce 29 septembre , à la suite de l’appel à la grève nationale lancé par plusieurs organisations syndicales. Revalorisation des salaires, des retraites ou encore amélioration du pouvoir d’achat et plus de moyens pour l’éducation…Tous revendiquent de bien meilleures conditions de vie et de travail. Nonobstant cet état de fait de grandes insatisfactions, il semble évident que la colère sociale ne disparaît pas parce que l’État n’a plus les moyens de l’acheter par la redistribution monétaire . Au contraire, l’absence de marges budgétaires peut rendre l’affrontement plus difficile à contenir, en Hexagone comme dans les outre-mer.

Ainsi la colère sans preuve d’argent disponible de l’État devrait inciter à la prudence , car la France hexagonale et les Antilles vont bientôt devoir faire face à l’impossible équation de la crise de la dette .

La France se rapproche d’un moment de vérité où l’équation politique, financière , économique et sociale semble de plus en plus difficile à résoudre.  Lire Plus

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre VI

— Par Robert Lodimus —

Chapitre VI
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Élections frauduleuses en Haïti :

Monsieur l’ambassadeur, ça ne passe pas : sinon ça casse !

« Notre plus grande gloire n’est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. »

(Confucius)

De passage au Canada, un individu nous a expliqué qu’au second tour des élections présidentielles en Haïti, il soutient astucieusement les deux derniers candidats qui restent dans la course. Il apporte une contribution financière à parts égales à l’un et à l’autre. « Je gagne à tous les coups; il s’agit d’un placement habile qui, dans tous les sens, me rapporte gros », lâchait-il en s’esclaffant. Dans la pratique haïtienne, le financement privé ne provient pas de modestes contributions populaires, mais des milieux très restreints de la bourgeoisie compradore composée de femmes et d’hommes d’affaires puissants, ainsi que d’autres secteurs de l’élite économique. Ces donateurs mystérieux et louches financent ordinairement les campagnes de plusieurs candidats concurrents à la fois. Ce « jeu coquin » leur garantit d’avoir l’oreille du vainqueur, peu importe le résultat du scrutin.  Lire Plus

Retraites : quelles particularités pour les fonctionnaires de l’État ?

En 2025, le régime de retraite de la fonction publique de l’État a versé 65,1 milliards d’euros (Md€) de prestations à deux millions de pensionnés, soit un septième des dépenses de retraite en France et environ 15% des dépenses du budget de l’État. À quoi correspondent ces dépenses ? Le point avec la Cour des comptes.

La Cour des comptes a publié, le 22 septembre 2026, un rapport sur le régime de retraite des fonctionnaires de l’État. 

Les principaux paramètres alignés sur ceux du régime général

La Cour rappelle que, depuis 2003, la plupart des principaux paramètres du régime ont été progressivement alignés sur ceux du régime général : âge d’ouverture des droits, âge d’annulation de la décote, durée d’assurance requise pour une retraite à taux plein, taux de cotisation à la charge des salariés.
Toutefois, depuis 2019,
le taux de prélèvement relevé à 11,31% pour les salariés du secteur privé, est légèrement supérieur à celui appliqué aux fonctionnaires demeuré à 11,1%. La Cour préconise un alignement complet du taux (pour des raisons d’équité) qui apporterait 140 millions d’euros (M€) de ressources supplémentaires à l’État.  Lire Plus

« Deux arbres rouges »

Deux arbres rouges
Deux arbres rouges me regardent par la fenêtre
Deux arbres tels des gardes rouges
Ils me fascinent par leur beauté
Leur calme
Et me font oublier toutes les laideurs du monde
Je pense à la Révolution
Je pense à ce surhomme
Qui traversa fleuves et montagnes
Tout en combattant l’ennemi chinois
Et l’ennemi japonais
Qui dit mieux mes amis
Sans oublier le docteur Béthune
L’immense docteur Béthune
De Montréal
Qui accompagna le président Mao au nom de la Révolution
Je pense également à Fidel
Et au Che
Qui donna sa vie pour les misérables
Comme aurait dit Victor Hugo
Eux aussi firent une épopée
Et c’est un devoir de mémoire que je veux ici leur rendre
Pensons à eux
Car aujourd’hui où l’argent est roi
Il nous faut
Pour ne pas mourir
Respirer l’air des hauteurs
Et de la grandeur
GARY KLANG
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Ernest Breleur, le plasticien des abysses

L’artiste martiniquais Ernest Breleur est un plongeur en « eaux profondes, doublé d’un plasticien des abysses. « Jeune, je plongeais -en apnée- à plus de 25 mètres. Aujourd’hui, je descends aisément à plus de 10 mètres ». Son attirance pour la mer est si grande que son atelier de travail se veut une reproduction d’un fond marin tapissé de radiographies en forme de laminaires enrubannées.
Les tableaux de nuit
L’autre passion de l’artiste relève de la plongée intérieure, de la descente en soi, à la poursuite de vérités métaphysiques et de son propre langage. « Le langage, ce cri que j’ai élu », dont parlait Édouard Glissant. Cela dit, une rencontre va déterminer la démarche artistique d’Ernest Breleur pour toujours, celle de Milan Kundéra. L’écrivain tchèque en visite à la Martinique va découvrir les tableaux d’Ernewt Breleur qu’il qualifie de « tableaux de nuit »; « La nuit en est le décor unique, le seul capable de faire voir le vrai monde qui se trouve de l’autre côté du jour », relève-t-il. Puis de prédire à E.Breleur,
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Jounen pou nasyon Matinik

— RS n° 466 du lundi 28 septembre 2026 —

Construire la nation Martinique, ou mener la lutte de libération nationale? 

La « jounen pou nasyon matinik » (JPNM), organisée par la section martiniquaise du Front international de décolonisation et JPNM elle-même, a été, au beau milieu du grand marché de l’espace Laguerre de Petit-Bourg, l’occasion de deux débats (Regards pluriels sur la nation Martiniquaise et construire la nation Martinique). Le présent article vise à en prolonger certains aspects.

S’interroger sur la nation

Son titre, un peu provocant, met l’accent sur le problème posé, d’entrée de jeu, par la première et remarquable intervention de l’anthropologue (et militant !) Louis-Félix Ozier-Lafontaine : n’est-ce pas un piège de s’interroger encore aujourd’hui sur la nation, quand il s’agit en fait d’émanciper les hommes et les femmes du peuple qui la constituent ? Comment éviter qu’à la place de la nation en lutte pour sa libération, on se contente de faire « communauté insulaire » sans grand danger pour un colonialisme aussi retors et vicieux que le français ?   Lire Plus

Ce qui change en octobre 2026