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Le rire contre la guerre : “Lysistrata” au Théâtre Aimé Césaire

Jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 mai à 19h30 au T.A.C. FdF

— Par Hélène Lemoine —

Près de vingt-cinq siècles après sa création, Lysistrata n’a rien perdu de sa puissance comique ni de son étonnante modernité. La célèbre pièce d’Aristophane sera présentée au T.A.C. – Théâtre Aimé Césaire dans une mise en scène de Julie Mauduech, les jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 mai à 19h30. Une occasion rare de redécouvrir l’un des textes les plus audacieux du théâtre antique, entre satire politique, comédie populaire et réflexion sur le pouvoir.

Écrite en 411 avant J.-C., en pleine guerre du Péloponnèse qui oppose Athènes à Sparte depuis de longues années, Lysistrata naît dans un climat de crise et d’épuisement collectif. Athènes traverse alors une période de tensions politiques, de défaites militaires et de désillusion. C’est dans ce contexte qu’Aristophane imagine une intrigue aussi extravagante qu’efficace : fatiguées de voir leurs maris partir au combat et la cité s’enfoncer dans le chaos, les femmes de Grèce décident de se révolter.

À leur tête, Lysistrata, figure aussi brillante qu’insoumise.

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A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage | Version complète |

Par Mireille Pierre-Louis
Contribution à titre personnel/V26 mai 2026 version complète

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ».
(Mayra Santos)

*****

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?OK
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
La servitude volontaire

 

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.

Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.

Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?

Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.

Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affablei, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.

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L’éphéméride du 28 mai

La loi sur la déportation des Indiens est promulguée le 28 mai 1830

L’Indian Removal Act (en français : « loi sur le déplacement des Indiens » ou « loi sur la déportation des Indiens ») est une loi des États-Unis, proposée par le président Andrew Jackson, votée par le Congrès les 24 avril et 26 mai 1830 et signée par le président le 28 mai 1830, qui ordonne la déportation des Amérindiens vivant dans les territoires situés entre les treize États fondateurs et le Mississippi vers un territoire situé au-delà de ce fleuve. Elle concernait 60 000 personnes.

Politique américaine à l’égard des Amérindiens
Cette loi représente une rupture dans l’attitude officiellement adoptée par les colons américains à l’égard des premiers occupants du sol. Jusqu’en 1800, 98 % des Blancs vivent sur 7 % du territoire américain, à l’est des Appalaches, sans gêner les vingt millions d’Amérindiens qui vivent à l’ouest. De 1806 à 1830, 50 tribus seront déportées, sous la menace d’expéditions punitives. À l’est, les États-Unis tolèrent les Amérindiens, jusqu’en 1830, pour autant qu’ils adoptent un mode de vie « civilisé », c’est-à-dire l’abandon du nomadisme, la pratique de l’agriculture, l’abandon de la propriété collective des terres et l’adoption de la démocratie.

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A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage

Par Mireille Pierre-Louis
Contribution à titre personnel/V22 mai 2026

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ».
(Mayra Santos)

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
La servitude volontaire

Héritaj’

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.

Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.

Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?

Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.

Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affablei, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.

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Nouvelles séances ajoutées pour le film « WHO » en Martinique

Le film WHO, premier long-métrage du réalisateur Wil Aime, sortira en salles le 29 mai 2026 dans plusieurs territoires francophones. En Martinique, plusieurs projections affichent déjà complet, ce qui a conduit les exploitants à ajouter deux séances supplémentaires pour le vendredi 29 mai 2026.

Les nouvelles projections programmées sont les suivantes :

  • Madiana — vendredi 29 mai 2026 à 22h30
  • Toiles du Sud Cinéma — vendredi 29 mai 2026 à 21h30

Le film est présenté comme un thriller psychologique d’une durée de 2h10. L’intrigue suit des personnages confrontés à des choix déterminants dans un contexte où chaque décision peut avoir des conséquences irréversibles. Le récit aborde notamment les thèmes de la tension psychologique, des dilemmes moraux et des limites humaines face à des situations extrêmes.

Synopsis :
Dans un monde où le temps est compté et les décisions lourdes de conséquences, les personnages évoluent dans une mécanique où chaque erreur peut être fatale. Entre tension psychologique, dilemmes moraux et quête de vérité, WHO explore les réactions humaines dans des situations extrêmes.

La bande-annonce officielle est disponible ci-dessous.

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Politique climatique : quand les villes montrent l’exemple, les citoyens suivent

— Par Corinne Faure(*) & Joachim Schleich (*)

Une étude menée à Grenoble montre qu’une politique climatique locale bien assumée peut renforcer l’engagement individuel. Informés des succès de leur ville, les habitants se disent prêts à contribuer davantage à la lutte contre le réchauffement.

Plus les effets du réchauffement climatique deviennent visibles, plus la lutte contre le changement climatique devient locale. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) l’a clairement indiqué : les initiatives locales et municipales telles que la rénovation des bâtiments publics, le développement des transports en commun et la création de pistes cyclables sont essentielles pour limiter l’augmentation de la température du globe. Les actions locales prennent encore plus d’importance alors que, dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, on observe un fort backlash climatique au niveau national.

Mais lorsqu’une municipalité prend l’initiative de devenir un leader en matière de climat, comment ses citoyens réagissent-ils ? En économie, il existe une théorie bien établie appelée “l’effet d’éviction”. Cette théorie suggère que lorsque le gouvernement fournit un bien public comme la protection du climat, les citoyens peuvent avoir le sentiment qu’ils n’ont plus besoin de contribuer.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

25/05/26

Pour saluer Sonny Rollins

Un obscur
chaos génésique
(vrai moment-catastrophe)
inaugure chaque saut
dans l’inconnu
et préside ainsi
à toute vraie création.

La puissance du jazz
est de s’y installer
et d’en faire une structure.

Dans l’obscur
du chaos génésique
seule
l’improvisation

(saisie existentielle
et grandiose de l’instant)

est viable.

Savoir
obscurément agir
dans les géographies
d’une intention informulée
et dans une impossible

(impraticable)

clarté.

(Vivre et partir ainsi).

P.C
25 05 2026.

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« Everything Everywhere All at Once », un film de Daniel Scheinert, Daniel Kwan

Jeudi 28 mai à 19h, aux Pitons du Carbet : le film le plus récompensé de tous les temps
Avec Michelle Yeoh, Ke Huy Quan, Stephanie Hsu, James Hong, Jamie Lee Curtis, Jenny Slate et Harry Shum Jr
31 août 2022 en salle | 2h 19min | Action, Comédie, Drame, Arts Martiaux, Science Fiction
Synopsis :
Evelyn Wang est à bout : elle ne comprend plus sa famille, son travail et croule sous les impôts… Soudain, elle se retrouve plongée dans le multivers, des mondes parallèles où elle explore toutes les vies qu’elle aurait pu mener. Face à des forces obscures, elle seule peut sauver le monde mais aussi préserver la chose la plus précieuse : sa famille.

Le film est remarqué pour son originalité, sa réalisation et son jeu d’acteur. C’est aussi par la représentation de réflexions philosophiques telles que l’existentialisme, le nihilisme et l’absurde et par l’analyse des thèmes communs que sont la dépression, l’identité et le choix que le film se démarque. Véritable « comédie familiale engloutie dans un blockbuster hypnotique » selon Le Monde, le film rapporte lors de sa sortie 112 millions de dollars, devenant le premier film A24 à franchir la barre des cent millions.

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L’éphéméride du 26 mai

Mort de Martin Heidegger le 26 mai 1976

Martin Heidegger né le 26 septembre 1889 à Meßkirch et mort le 26 mai 1976 à Fribourg-en-Brisgau, est un philosophe allemand.

D’abord étudiant auprès d’Edmund Husserl et immergé dans le projet phénoménologique de son maître, son intérêt se porte rapidement sur la question du sens de l’être. Elle le guidera ensuite tout au long de son chemin de pensée et c’est en tentant de répondre à celle-ci, à l’occasion de la publication de son ouvrage Être et Temps (Sein und Zeit) en 1927, qu’il rencontre une immense notoriété internationale débordant largement le milieu de la philosophie.

Dans les années 1930 a lieu ce qu’il appelle le « tournant » de sa pensée au moment de l’écriture de l’Introduction à la métaphysique. Il cherche à préparer un nouveau commencement de pensée, qui éviterait l’enfermement de la métaphysique – celle-ci étant devenue, pour lui, un mot qui rassemblait, selon Hans-Georg Gadamer toutes les contre-propositions contre lesquelles Heidegger cherchait à développer ses propres tentatives philosophiques.

La Heidegger Gesamtausgabe, édition complète des œuvres, en cours de publication, comprend plus de cent volumes, dont les ouvrages majeurs sont Être et Temps (Sein und Zeit, 1927) et Apports à la philosophie : De l’Avenance, (Beiträge zur Philosophie (Vom Ereignis)), ouvrage publié de manière posthume (1989 pour l’édition allemande et 2013 pour la traduction française).

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« De la mémoire à la réparation »

— Par Béatrice Bellay, députée de la Martinique —

 » Il y a des moments où la mémoire ne peut plus demeurer un hommage, une cérémonie ou une date inscrite dans le calendrier. Il y a des moments où elle devient une exigence politique. Nous y sommes. La France a franchi, avec la loi portée par Christiane Taubira et adoptée en 2001, un seuil historique : elle a reconnu que la traite négrière transatlantique, la traite dans l’océan Indien et l’esclavage colonial constituaient des crimes contre l’humanité.

Cette reconnaissance n’était pas seulement symbolique. Le texte de loi engageait déjà l’école, la recherche, les archives, les sources orales, l’archéologie, ainsi que l’action internationale de la France. Autrement dit, la République n’a pas seulement nommé un crime : elle a accepté que ce crime appelle une politique publique de vérité.

Vingt-cinq ans après cette avancée, la question n’est donc plus de savoir si la France doit se souvenir. Elle s’en souvient. Elle commémore. Elle enseigne davantage, même si trop inégalement. Elle a bâti des lieux, soutenu des travaux, reconnu des figures, ouvert des archives.

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Mythos : la boîte de Pandore de la cybersécurité est ouverte

— Collectif (*) —

Le nouveau modèle d’Anthropic ne se contente plus de repérer des vulnérabilités dans les logiciels : il peut aussi imaginer comment les exploiter. Une avancée majeure pour la cybersécurité défensive, mais aussi un signal d’alarme pour un monde numérique déjà criblé de failles.

Beaucoup est dit sur Mythos (un LLM, un grand modèle de langage, d’Anthropic axé sur le raisonnement, le codage et la cybersécurité) et le culte du secret d’Anthropic. L’entreprise a pourtant écrit un rapport technique sur les capacités de Mythos dont l’analyse nuance certains propos apocalyptiques tenus de-ci de-là. Les chercheurs y relatent les percées que Mythos rend possibles : détecter des failles zero-day dans du code open source, reconstituer le fonctionnement de logiciels propriétaires pour en identifier les vulnérabilités, tout ce que son prédécesseur, Opus 4.6, faisait déjà bien.

Le saut de Mythos, c’est sa capacité à exploiter ces failles. Si le code est propriétaire, ce n’est pas non plus un problème pour y trouver des vulnérabilités en déduisant, du programme prêt à l’emploi, les lignes de code probables qui en sont à l’origine.

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Antilles 2035 : entre chaos et refondation

Comment la mutation de la société antillaise se profile, non sans très gros risque, à l’horizon 2035 ?

—Par Jean-Marie Nol —

À l’horizon 2035, la société antillaise pourrait entrer dans une phase de transformation historique comparable aux grands bouleversements qui ont marqué les périodes de transition du XXe siècle. Ce qui se profile désormais en Guadeloupe et plus largement dans les Antilles françaises dépasse largement le cadre d’une simple future crise économique ou sociale. Il s’agit d’une mutation profonde des structures sociétales collectives, des repères culturels, du rapport à l’État, du modèle économique et même de la manière dont les individus envisagent leur avenir dans un autre univers politique.

À l’horizon 2035, la société guadeloupéenne et martiniquaise pourrait être confrontée à une impasse sociétale en raison d’une fracture culturelle et identitaire d’une ampleur inédite depuis la fin de la colonie et de l’actuelle départementalisation. En réalité, la désintégration de la société antillaise semble programmée en raison d’une disparition du sens de l’intérêt général et de l’affaissement de la notion de vivre ensemble.  

Derrière les crises économiques, sociales et institutionnelles qui s’annoncent, une autre mutation beaucoup plus profonde semble déjà émerger : celle de la fragmentation du récit collectif qui structurait jusqu’à présent le vivre-ensemble antillais.

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« À voix basse », un film de Leyla Bouzid

Mercredi 27 mai – 19h | Jeudi 28 mai – 14h | Mercredi 3 juin – 19h | Madiana

Synopsis :
De retour en Tunisie pour les funérailles de son oncle, Lilia retrouve une famille qui ignore tout de sa vie à Paris. Déterminée à éclaircir le mystère de cette mort soudaine, Lilia se retrouve confrontée aux secrets d’une maison où cohabitent trois générations de femmes.
Par Leyla Bouzid | Avec Eya Bouteraa, Hiam Abbass, Marion Barbeau
22 avril 2026 en salle | 1h 53min | Drame
La presse en parle :

Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Une œuvre une nouvelle fois vibrante et délicate.

Bande à part par Olivier Pélisson
Leyla Bouzid retrouve sa Tunisie originelle pour son puissant troisième long-métrage. L’occasion de tendre à son pays un miroir profond sur le tabou de l’homosexualité et l’acceptation collective, à travers le portrait de trois générations de femmes, et d’un homme, filmé en creux.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Avec le même soin et la même compassion que Hafsia Kerzi avec La Petite Dernière, Leyla Bouzid explore avec finesse la condition de femme lesbienne confrontée à la culture musulmane la plus conservatrice.

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L’éphéméride du 25 mai

Naissance de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) le 25 mai 1963

L’Organisation de l’unité africaine (OUA) est une organisation inter-étatique, ayant précédé l’Union africaine. Elle a été créée et présidée par l’empereur Haïlé Sélassié Ier le 25 mai 1963 et dissoute en 2002.

Le 25 mai 1963, 32 États créèrent l’Organisation de l’unité africaine à Addis-Abeba en Éthiopie. Parmi les chefs d’État fondateurs, les avis divergeaient sur sa nature. Les partisans du fédéralisme, menés par le président du Ghana Kwame Nkrumah, s’opposaient aux tenants d’une « Afrique des États » avec à leur tête le président sénégalais Léopold Sédar Senghor. Ces derniers imposèrent leur vision et l’Organisation de l’unité africaine devint un outil de coopération, et non d’intégration, entre les États. Depuis, la Journée mondiale de l’Afrique est célébrée tous les 25 mai.

Durant le même mois, la charte de l’organisation (qui fut rédigée notamment par le président malien Modibo Keïta et le président togolais Sylvanus Olympio quelque temps avant sa mort) fut signée par trente États africains indépendants. Le Togo n’est pas représenté du fait de l’assassinat de son président Sylvanus Olympio par des éléments pro-français ; le président tanzanien Julius Nyerere appelle les autres États africains à ne pas reconnaitre le nouveau régime togolais.

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« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie VIII

Huitième partie

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Sauver Carthage, c’est anéantir le néolibéralisme

« Vous me demandez ce qui me pousse à l’action? C’est la volonté de me trouver au cœur de toutes les révoltes contre l’humiliation, c’est d’être présent, toujours et partout, chez les humiliés en armes. »

(Ernesto Che Guevara)

Nous nous sommes réveillés le samedi 11 avril 2020 à l’aube avec l’idée que le Christ venait de décéder la veille, vendredi après-midi, dans l’indifférence mondiale. Sincèrement, y avons-nous pensé nous-mêmes? C’est vrai qu’avec le temps, les traditions socioreligieuses ont beaucoup changé. Le dimanche, qui était autrefois le jour consacré au Seigneur, est usurpé par les forces capitalistes qui cherchent toujours les moyens de mousser leurs plus-values. Le salarié n’a plus de repos. Toute sa vie est vendue au « Diable » de l’impérialisme. Le « dieu » de l’argent n’est-il pas en train de déloger tranquillement le « Dieu » du paradis? Au Canada, les églises vaticanes se ferment les unes après les autres. Pour défaut d’acquittement des bordereaux de l’eau chaude, de l’électricité, du chauffage etc.

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La France fragilise ses outre-mer

La crise importée qui vient en Martinique et Guadeloupe, sera douloureuse pour les trésoreries des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages , en raison d’un constat alarmant de la santé de l’économie de la France.

— Par Jean-Marie Nol —

La crise qui s’installe en France n’est plus un simple ralentissement conjoncturel ni une turbulence passagère liée aux tensions géopolitiques internationales. Elle prend désormais la forme d’un choc économique profond, cumulatif et structurel, dont les répercussions risquent d’être particulièrement brutales pour des territoires ultramarins comme la Guadeloupe et la Martinique. Dans un contexte de guerre durable au Moyen-Orient, de flambée des prix de l’énergie, de ralentissement de la croissance européenne, d’endettement massif de l’État français et d’essoufflement du tissu entrepreneurial, les Antilles françaises apparaissent aujourd’hui comme des économies extrêmement vulnérables à une crise importée dont elles ne maîtrisent ni les causes ni les leviers de sortie.

Le premier constat est celui d’une économie française qui donne des signes de faiblesse de plus en plus inquiétants. La croissance est quasiment à l’arrêt, le chômage repart à la hausse, les faillites d’entreprises explosent, l’inflation repart sous l’effet du choc pétrolier et la consommation des ménages ralentit fortement.

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“Autofiction” : l’élégie crépusculaire de Pedro Almodóvar

Madiana : en VOst, Mardi 26 à 16h

Autofiction (Amarga Navidad) est une comédie dramatique espagnole réalisée par Pedro Almodóvar et sortie en 2026.
Après sa sortie en Espagne, le film a été présenté en compétition lors du festival de Cannes 2026.
Synopsis
Après le décès de sa mère en décembre, Elsa, réalisatrice de publicités, se réfugie dans le travail pour surmonter son deuil. Lorsqu’une crise d’angoisse l’oblige à faire une pause, elle décide de partir à Lanzarote avec son amie Patricia pendant le long week-end de la fête de la Constitution de 2004, tandis que son petit ami (Bonifacio, strip-teaseur et pompier) reste à Madrid. Pour se remettre à l’écriture créative, elle s’inspire des malheurs personnels de ses amis proches. Dans une trame temporelle se déroulant en 2025, l’intrigue explore la manière dont le cinéaste Raúl écrit un scénario qui s’avère être l’histoire d’Elsa, l’alter ego de Raúl. Raúl se plonge dans l’autofiction pour surmonter sa panne d’inspiration, et s’inspire de sa propre vie, de son petit ami Santi et de son assistante Mónica

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“Autofiction” : chef-d’œuvre introspectif ou cinéma en roue libre ?

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L’éphéméride du 24 mai

Le pont de Brooklyn est ouvert à la circulation le 24 mai 1883

Le pont de Brooklyn (en anglais Brooklyn Bridge), à New York, est l’un des plus anciens ponts suspendus des États-Unis. Il traverse l’East River pour relier les arrondissements de Manhattan et de Brooklyn.

Long de 1 825 mètres et haut de 84 mètres, ce pont a coûté plus de 15 millions de dollars de l’époque et on estime que 27 personnes ont perdu la vie pendant les travaux, qui ont duré 14 ans. Son architecte, John Augustus Roebling étant mort des suites d’un accident sur le chantier, quelques jours seulement après le début de la construction, c’est son fils, Washington Roebling, puis sa belle-fille, Emily Warren Roebling, qui menèrent le projet à son terme. Le pont de Brooklyn est ouvert à la circulation le 24 mai 1883 : pendant cette seule journée, il est emprunté par 1 800 véhicules et 150 300 personnes.

Données techniques
Le pont de Brooklyn est un pont suspendu monté sur des piles de 90 m qui sont enterrées à 35 m de profondeur ; le tablier se situe à une hauteur de 44 m1.

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Fête patronale 2026 du Saint-Esprit

Le Saint-Esprit célèbre sa fête patronale sous le signe du « Retour aux sources »

Du 24 au 30 mai, la commune de Le Saint-Esprit vibrera au rythme de sa fête patronale autour du thème « Retour aux sources ». Pendant une semaine, habitants et visiteurs sont invités à partager un moment de découverte, de transmission et de convivialité à travers une programmation riche mêlant culture, patrimoine, musique, spectacles et traditions populaires.

Dans la continuité des actions menées pour valoriser le patrimoine matériel et immatériel de la commune, cette édition met à l’honneur ce qui unit les Spiritains à leur histoire et à leurs racines. Concerts, ateliers, animations, expositions, démonstrations artistiques et rencontres viendront rythmer ces célébrations pensées pour tous les publics.

La manifestation contribue également au rayonnement culturel et touristique du territoire martiniquais. En valorisant les savoir-faire, les traditions et les acteurs locaux, la fête patronale participe à renforcer l’attractivité du centre de l’île tout en créant une dynamique économique pour les commerçants et artisans.

Parmi les personnalités mises à l’honneur cette année figurent la designer capillaire internationale Murielle Kabile, présidente d’honneur de la manifestation, la créatrice de mode Aurélie Arnaud, l’artisan d’art Raymond Rijo ainsi que Jean-Charles Varacavoudin, invité d’honneur.

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Quid de la question des réparations de l’esclavage ?

— Par Jean-Marie Nol —

La nécessité de l’heure oblige à regarder cette problématique sous un autre angle plus rationnel , et qui demain devrait être appréhendée et traitée nécessairement sur le plan économique et financier.

Pendant des décennies, la question des réparations de l’esclavage a souvent été enfermée dans une approche essentiellement morale, mémorielle et symbolique. Les débats publics se concentrent sur les excuses officielles, les commémorations, les monuments, les journées du souvenir ou encore la reconnaissance de crimes contre l’humanité. Si cette dimension historique et humaine demeure fondamentale, elle reste pourtant incomplète lorsqu’elle évacue la réalité centrale qui a présidé à la naissance même du système esclavagiste : l’économie. L’esclavage colonial n’a jamais été conçu comme un projet moral ou civilisationnel ; il fut avant tout un système économique, financier et industriel destiné à enrichir les puissances européennes, notamment l’Espagne , le Portugal , la Hollande, la France et l’Angleterre. Dès lors, traiter aujourd’hui la question des réparations uniquement sous l’angle mémoriel revient à occulter la logique fondamentale qui a structuré plusieurs siècles de domination coloniale : l’accumulation du capital.

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Le Canada soutient-il indirectement la corruption en Haïti via les Journées de la diaspora 2026 ?

L’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, avalise-t-il l’appui public des Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 à la corruption au Fonds national de l’éducation ?

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

  1. MISE EN CONTEXTE FACTUELLE

Les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH2026) se sont tenues à Montréal du 17 au 19 avril 2026. Durant ces Assises, les JIDH2026 ont accordé, sur le mode d’un actif partenariat institutionnel, une ample tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE). Ce partenariat institutionnel et politique est explicitement mentionné sur le profil Facebook du Fonds national de l’éducation, dès le 18 avril 2026, dans les termes suivants : « À Montréal, le Directeur général du FNE invite la diaspora haïtienne à s’engager dans un projet éducatif moderne et inclusif pour Haïti. (…) Partenaire principal de cette édition, le Fonds national de l’éducation (FNE) s’inscrit au coeur de cette mobilisation, en contribuant activement aux échanges à travers une délégation conduite notamment par son Directeur général, Monsieur Elysé Colagène.

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« Les Mots », « 38 Ans d’Enseignement », L’Haïtien Est-Il Nomade?

Les Mots
Les mots causent le bien-être aussi bien que les maux
Ils sont utilisés pour honorer ou pour insulter l’autre
Ils soignent la pensée et communiquent la générosité
Ils blessent l’esprit et insultent avec un dédain venimeux
_____
Les mots formulent l’inclusion ou provoquent l’exclusion
Ils stimulent l’imagination ou détruisent l’amour propre
Ils réconfortent d’un côté ou dévalorisent de l’autre côté
Ils rassurent certains tout en avilissant tant d’autres
_____
Ils se conjuguent, s’accordent, se définissent et s’illustrent
Ils créent, construisent, érigent, instituent, organisent, ouvrent
Ils suppriment, désintègrent, démolissent, destituent, ferment
Ils représentent la lumière de l’humanité ou l’obscurantisme
_____
Peut-on les maîtriser pour le bienfait la compassion et la justice
Peut-on les utiliser pour motiver, solliciter, admirer et honorer
Peut-on les manipuler pour s’entraider, se réconforter et s’aimer
Peut-on les ramener à notre humanité et retrouver notre fraternité
Jean-Bernard Bayard

 

38 Ans d’Enseignement
De 1975 à 2013 j’ai enseigné du jardin d’enfant à l’université dans les États de New-York et du New-Jersey aux Etats-Unis. J’ai enseigné le français, les sciences humaines, l’arithmétique, la géométrie et l’algèbre élémentaire, l’anglais, l’anglais aux étrangers et la science pédagogique.

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L’éphéméride du 23 mai

Découverte de Blanche Monnier, séquestrée pendant 25 ans

Blanche Monnier, née le 1er mars 1849 à Poitiers (France) et morte le 13 octobre 1913 à Blois, est une femme française connue pour avoir été secrètement enfermée par sa famille pendant 25 ans.
Biographie
Blanche Monnier naît à Poitiers en 1849 et grandit dans une famille de la bourgeoisie royaliste. Son père, Charles-Emile Monnier est ancien doyen de la Faculté de Lettres. Elle fut séquestrée par sa famille durant 25 ans dans le domicile familial. Après avoir été libérée, Blanche Monnier est internée dans un hôpital psychiatrique à Blois durant plus de dix ans, où elle décédera en 1913.

Faits
À la suite d’une dénonciation par lettre anonyme, le procureur général de Poitiers ordonne une perquisition chez Louise Monnier, devenue veuve. Blanche Monnier fut découverte le 23 mai 1901, à l’âge de 52 ans par un commissaire, accompagné de trois policiers, ligotée sur son lit, sous-alimentée et dans un état de faiblesse extrême. L’affaire suscite un émoi considérable après la parution du journal L’Illustration du 1er juillet 1901, affichant la photo de Blanche Monnier, amaigrie avec une chevelure particulièrement abondante.

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Faire du 22 Mai la fête nationale de la Martinique

— Par Guy Lordinot —

La Martinique fait partie de la république française dont l’emblème est le drapeau bleu blanc rouge, derrière lequel le peuple français se retrouve.

La fête de la nation se déroule le 14 Juillet.

La Martinique est une collectivité d’Outremer, ce qui signifie qu’elle a quelques spécificités venant de sa géographie et de son histoire qui peuvent justifier qu’elle ait en plus du 14 juillet, sa propre fête nationale.

Victor Schoelcher a obtenu du gouvernement l’abolition de l’esclavage le 27 Avril 1848 mais l’abolition effective date du 22 mai 1848, date à laquelle la révolte des esclaves a imposé au gouverneur Rostoland de la décréter. Depuis 43 ans que le 22 mai est devenu un jour férié, il n’a jamais été célébré officiellement par l’ensemble des élus martiniquais.
Pour faire peuple, une population a besoin d’un symbole. Pour la France c’est le drapeau bleu blanc rouge qui est bien sûr celui des martiniquais.

Nous proposons de faire du 22 mai une fête nationale.

Le symbole qui peut permettre aux martiniquais de faire peuple provient du sport.

En effet les seuls évènements qui unissent la quasi-totalité de population de la Martinique sont le Tour des Yoles et le Tour cycliste.

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