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Exposition « Fonds Charpentier »

Du 16 juillet au 5 septembre 2026 – Hôtel de Ville de Saint-Pierre
— Communiqué de presse —
La Ville de Saint-Pierre présente, du 16 juillet au 5 septembre 2026, l’exposition « Le Fonds Charpentier », consacrée à l’une des plus importantes collections artistiques conservées par la commune.
Réunissant 41 œuvres d’Hector Charpentier père (1910-1983) et de Paule Charpentier, née Jacques-Joseph (1910-2004), ce fonds constitue un précieux témoignage de la création artistique martiniquaise de l’après-guerre.
Peintres, enseignants et figures de la vie culturelle pierrotine, Paule et Hector Charpentier ont largement puisé leur inspiration dans les paysages de la Martinique et dans le quotidien de ses habitants. À Saint-Pierre, où ils s’installèrent, ils ouvrent à la fin des années 1940 la première galerie d’art de la Martinique, participant ainsi activement au rayonnement artistique de l’île.
L’exposition propose une sélection d’œuvres représentatives de leur univers pictural : paysages, vues de la rade de Saint-Pierre, scènes d’intérieur, natures mortes et évocations de la vie quotidienne martiniquaise. Restaurées grâce au soutien d’un mécène, ces œuvres sont aujourd’hui présentées au public dans le cadre de la politique de valorisation des collections municipales menée par la Ville de Saint-Pierre.

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« Island story », texte création collective, concept & m.e.s. Kyung-Sung Lee

— Par Michèle Bigot —

4>6-07-2026, festival d’Avignon

Gymnase du lycée Aubanel

Island Story, la pièce créée par Kyung-sung Lee en 2022 relève du théâtre documentaire, dans la meilleure acception du terme. Elle ne repose pas seulement sur la force intrinsèque des témoignages, mais aussi et surtout sur l’incarnation qu’en réalisent les acteurs-témoins. Les faits sont suffisamment tragiques pour secouer la torpeur des festivaliers et les amener à une saine conscience historique. Des faits si méconnus en France ( et ailleurs) qu’il est besoin de les rappeler.

Il s’agit du massacre qui s’est déroulé sur l’île de Jeju le 3avril 1948. A peine libéré de la colonisation japonaise, la Corée est divisée en deux et administrée par l’URSS au Nord et par les USA au sud. Le 3 avril les membres du Parti du Travail de Corée du Sud attaquent des postes de police de l’île. La répression exercée par les forces de l’ordre est aveugle et impitoyable. 30 000 personnes dont une majorité d’innocents disparaissent et sont assassinés de façon systématique.

Des années plus tard, lorsque la démocratie met fin à plusieurs décennies de dictature, la mémoire refait surface.

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Who cares?

— Par Michèle Bigot —

La Manufacture, festival d’Avignon OFF

4>21/07 15/50>17/10

Who Cares? C’est la question qu’on est en droit de se poser face à l’indifférence du monde, media, réseaux sociaux et bar du commerce confondus. L’impression qu’on a souvent face à la catastrophe imminente (ou déjà advenue) que « tout le monde s’en fout ». Pas Guillaume Bariou, qui a consacré temps et efforts dans une recherche sur la possibilité, non pas d’une île, mais de l’empathie. Dans quelle mesure, jusqu’où peut-on sortir de l’apathie pour entrer en empathie?

Voilà le questionnement qui hante le personnage et son auteur. A point de proposer sur scène quelque chose comme une sortie de l’indifférence, une naissance au monde réel, en proie à toute sorte de désastres: on a le choix, catastrophe climatique (on est en plein dedans, sécheresse, canicule, incendies …), tsunamis, séismes et autres tragédies qui ébranlent la société des hommes non moins que celle des autres espèces vivantes.

Alors que faire? Et que faire quand on est homme/femme de théâtre? Comment traduire en langage scénique ce désarroi, cette angoisse existentielle?

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Accord-cadre solennel : ne pas laisser le président de l’exécutif décider seul avec l’État.

— Les Contre-Chroniques d’Yves-Léopold Monthieux —

Fort-de-France le 11 juillet 2026

Certes, le célèbre port de Grand’Rivière n’était pas construit, ni l’appontement révolutionnaire du Diamant qui a été interdit le propre jour de son inauguration. Ni édifié le ruineux stade Pierre Aliker qui n’a été, au mieux, utilisé qu’à moitié, une ou deux fois depuis 30 ans. Le TCSP qui est le symbole de la faillite du transport public martiniquais n’était pas ouvert. Pas plus que n’était offert à la nomenclatura en goguette l’éphémère Air Martinique ou mis en œuvre le projet mort-né de la SEMAIR.

La Martinique laissée aux mains autonomistes et indépendantistes.

Pourtant, c’est un département fonctionnant rondement, parfaitement équipé pour l’époque, c’est une collectivité en pleine santé financière, réputé le plus avancé des départements d’Outre-Mer, dont les clés ont été remises à la majorité du Pacte global de la gauche, en 1983. Remises avec des ouvrages en cours d’achèvement, tels la Rocade de Fort-de-France ou les ponts d’entre Ste Luce et Le Marin. Quarante ans après, on peut craindre que ne soient dérangés les mânes du président du Conseil général Emile Maurice, de ses vice-présidents Michel Renard et Jean Maran.

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Deux pépites tchèques à la Manufacture : Perpetuum Havel et Antiwords

— Par Dominique Daeschler —

Deux spectacles sans paroles qui ne sont pas s’en rappeler la grande époque de la marionnette tchèque où la médiation de l’objet incluait une parole secrète pour contrecarrer la censure soviétique. Deux spectacles inspirés par deux œuvres de Vaclav Havel( Perpetuum mobile et Audience) qui ont pour thème l’oppression politique sous des régimes totalitaires.

Perpetuum Havel- m e s Petr Bohac- scénario Bohac et Zotov-Mikshin

Dans une cellule de prison un homme tondu, opposé au régime totalitaire de son pays est recroquevillé sous une maigre couverture. Un dissident. Un prisonnier politique soumis à l’isolement dans une cellule spartiate va accomplir les gestes de survie quotidiens avec les humiliations qui doivent détruire sa résistance : séances de tinette sous la surveillance d’un maton qui le mate, repas dérisoire sous forme de petit pois, flashs de lumière… Pas de livre, pas de radio, seuls de lancinants bruits qui s’amplifient : l’homme n’a que son corps pour dire, en s’astreignant à des exercices physiques, qu’il lutte, que son aspect robotique dénonce une nécessité de routine pour survivre. Plus tard il dansera…Dehors les barbelés semblent se resserrer autour de lui.

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Le « français régional » d’Haïti sous la loupe du linguiste Renauld Govain

— Par Robert Berrouët-Oriol (*)

Le linguiste haïtien Renauld Govain a publié en 2020 un article de référence, rigoureux et fort bien documenté qui doit être revisité, « Le français haïtien et le « français commun » : normes, regards, représentations ». Paru en mai 2020 dans le numéro 23 de la revue Altre Modernità (Università degli Studi di Milano, Italie), cet article semble être encore peu connu parmi les linguistes, les enseignants et les didacticiens alors même qu’il s’appuie sur un appareillage conceptuel cohérent et pertinent et sur une recherche originale menée sur le terrain. Docteur en linguistique, enseignant-chercheur et ancien Doyen de la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti, coordonnateur du Laboratoire langue, société, éducation (LangSÉ), Renauld Govain est également membre du Comité international des études créoles. Coauteur du livre de référence « La didactisation du créole au cœur de l’aménagement linguistique en Haïti » (par Robert Berrouët-Oriol et al, Éditions Zémès et Éditions du Cidihca, 2021), Renauld Govain a publié plusieurs articles de premier plan sur le créole, parmi lesquels : « Enseignement du créole à l’école en Haïti : entre pratiques didactiques, contextes linguistiques et réalités de terrain », in Frédéric Anciaux, Thomas Forissier et Lambert-Félix : voir Prudent (dir.),

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« Au bout du pays « -texte Alfred Alexandre, m.e.s. Ewelyne Guillaume

— Par Dominique Daeschler —

Il a toujours été là Réginal et vivote dans son atelier de mécano naval, assis dans le noir dans un joyeux bordel qui sent la solitude et la pauvreté. IL murmure, se répète, tête baissée comme on courbe l’échine en râlant. La voix prend du volume, injuriant les bateaux et ceux qui quittent l’île car pour lui s’en aller pour recommencer ailleurs la même chose n’est qu’un insensé gaspillage.

Au milieu des potes avec qui on traîne et on boit un coup, il y a Lili que Réginal aime depuis toujours. Lili, femme libre, fait peu de cas de lui. C’est la moins marginale de la bande, la seule à avoir un travail régulier, elle rêve de partir.

Réginal peste, se révolte. Il est l’homme de l’errance poétique, ses rêves le nourrissent tout en construisant un univers de défense et de désarroi face à sa rivalité avec les cousins du patron. Alors tout se mêle : la nuit, la peur de Lili, les grosses paluches, les petits morceaux de fer et les petits morceaux de viande.

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Nouveautés de juillet 2026 en sciences humaines, philosophie, politique et géopolitique

📖 Débats laïques

Et enfin la laïcité

De la domination du religieux contestée à l’émancipation laïque réalisée

✍️ Jacques Ducol

📚 Ferdinand Buisson disait que la laïcité était le produit « du lent travail des siècles ». En effet, depuis l’Antiquité, la contestation toujours plus résolue de la tradition théologico-politique de domination du religieux sur le politique, et le rejet toujours plus affirmé de croyances imposées par la force, ont peu à peu permis l’avènement irréversible de la rationalité critique et de l’autonomie[…]

🔖 EAN : 9782336617428
📅 18/06/2026
📐 135 x 215 mm
📚 Collection : Débats Laïques
📄 296 pages
💶 27.00 €


🌍 Questions contemporaines

⚖️ Faismoimourir.com

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Lettre au Président de la République

12 juillet 2026 – Cour d’honneur du palais des Papes – 80e Festival d’Avignon

Monsieur le Président,
Nous, artistes réunis à Avignon, vous interpellons aujourd’hui pour le théâtre, la danse, le cirque, la musique, la marionnette, la performance, qui subissent depuis plusieurs mois des attaques d’une brutalité inédite.

Monsieur le président, à l’heure où nous sommes confrontés à une puissante offensive réactionnaire, à la fragmentation du débat public et à une défiance envers les institutions, nous affirmons qu’affaiblir le service public de l’art et de la culture serait une erreur historique. Les coupes budgétaires à répétition et celles qu’on nous annonce nous obligent à crier, tant il y a urgence.

Monsieur le Président, une politique culturelle ne peut être réduite à des arbitrages comptables. Un budget est un moyen, il ne saurait tenir lieu de projet politique. Nous croyons fermement qu’une politique publique digne de ce nom commence par définir ce qu’elle veut rendre possible.

Monsieur le président, aujourd’hui, la culture ne représente plus que 0,7 % du budget de l’État, soit 14€ par habitant et par an d’art et de culture.

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Autour du 14 juillet…

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Place de la Bastille, place de la Nation, ou place des Antilles, à chacun sa place sans perdre la face, sans contrefaçon..

On fête au quatorze juillet
en France la Fête Nationale
en l’honneur de la Liberté
de haute lutte récupérée
des mains du pouvoir Royal
avec en toile de fond
la prise d’une prison
comme le pétard mouillé
de cette Révolution
fêtée aujourd’hui par ses fils
avec des feux où l’artifice
l’emporte sur la réalité !
La Bastille ! Combien ont été
reconstruites sous d’autres noms,
en d’autres lieux et d’autres temps,
mêmes symboles d’un judiciaire
au service de l’arbitraire
d’un pouvoir aux limites peu claires…
Mais pour nous, Martiniquais,
c’est plutôt le vingt-deux mai
mil huit cent quarante-huit en vrai
que le peuple s’est libéré
des chaînes de l’oppression,
pouvoir absolu du colon.
Même si la Révolution
de mil sept cent quatre vingt-neuf
avait pendant la Convention
par une décision fort sage
aboli déjà l’esclavage
et accueilli des députés
de couleur à l’Assemblée
avant que la de Beauharnais,
Joséphine de son prénom,

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« Le Langage », « Un Jeune Roi et Un Jeune Empereur » & « Viens Voir Si Je Suis Vivant »

Le Langage

La lettre formule le mot qui devient la parole qui permet le dialogue et la communication. L’être humain use, refuse, abuse la formulation qui conduit au doute, à la confusion, à l’insulte, à la zizanie et au subterfuge avant d’arriver à l’entente, à la clarté, à la félicitation, à l’union et à l’honnêteté. Chaque élocution représente non seulement la signification, mais la culture d’un mot. Plusieurs peuples partagent une même langue mais avec des nuances culturelles qui peuvent causer de grandes diparités. Un spécialiste linguistique est obligé de présenter les subtilités qui différencient la structure de la langue, mais aussi les variations culturelles entre les peuples exprimant une langue particulière. Trop souvent, sans le vouloir, pensant parler une langue commune, la mésentente est créée au lieu de l’entente. Prenons garde de ne pas froisser par mégarde en s’exprimant avec un vernaculaire commun!
Jean-Bernard Bayard

Un Jeune Roi et Un Jeune Empereur

Quand le roi d’Haïti Henri Christophe avait neuf ans, il aimait jouer aux billes. Un jour au jardin du Luxembourg, il rencontra Napoléon Bonaparte agé de sept ans avec un sac de billes chelènes.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Guadeloupe-Martinique : changer de cap

« Dépenses publiques en voie de baisse » : quand l’État n’est plus providence , alors sera -t-il donc aux abonnés absents en Guadeloupe et Martinique ?
— Par Jean-Marie Nol —
Pendant plusieurs décennies, la Guadeloupe et la Martinique ont  construits leur développement économique et social sur un pilier fondamental : la puissance financière de l’État providence. Derrière les infrastructures publiques, les aides sociales, les exonérations fiscales, les emplois publics, les investissements hospitaliers, les dispositifs de soutien aux entreprises, les indemnisations après les catastrophes naturelles et les transferts sociaux se trouvait une réalité rarement remise en cause : l’État français disposait des moyens budgétaires nécessaires pour amortir les crises et maintenir un niveau de vie relativement élevé dans des territoires dont l’économie productive demeurait structurellement fragile. Ce modèle a longtemps donné l’illusion d’une protection permanente, capable de compenser les handicaps liés à l’insularité, à l’éloignement des grands marchés, à l’étroitesse du tissu industriel et à la faiblesse des exportations. Aujourd’hui, cette époque semble toucher à sa fin avec la crise de la dette .
Au moment même où l’ensemble des élus de Guadeloupe, toutes sensibilités politiques confondues, affiche un front uni pour demander au président de la République et au gouvernement un engagement financier exceptionnel afin de sortir durablement de la crise de l’eau, une question essentielle reste largement absente du débat public : l’État français dispose-t-il encore des moyens financiers lui permettant de répondre à une telle demande ?

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« Black Legends » : une fresque musicale de l’histoire afro-américaine

Mercredi 15 juillet | 20h | Tropiques-Atrium

Créée en 2022 par le metteur en scène Valéry Rodriguez, Black Legends est une grande comédie musicale française qui retrace l’histoire de la communauté afro-américaine à travers la musique, la danse et les grands événements sociaux et politiques qui ont marqué son parcours. Du temps de l’esclavage à l’élection de Barack Obama en 2008, le spectacle propose une véritable fresque historique en une quarantaine de tableaux chantés et chorégraphiés.

L’ambition de Valéry Rodriguez est de raconter les souffrances, les combats et les conquêtes d’une communauté longtemps marginalisée, tout en mettant en avant sa formidable contribution culturelle. Le spectacle s’appuie sur le répertoire de grandes figures de la musique noire américaine : Billie Holiday, Aretha Franklin, Ray Charles, James Brown, Marvin Gaye, Prince, Michael Jackson, Whitney Houston, Tina Turner ou encore Beyoncé. Du gospel au blues, du jazz à la soul, du funk au hip-hop et au R&B, les styles musicaux retracent les différentes époques traversées par cette histoire.

Un projet né d’une passion de longue date

Originaire du Sud-Ouest de la France, Valéry Rodriguez découvre très jeune la musique afro-américaine, notamment grâce au gospel.

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🎉 Fort-de-France : un après-midi dédié aux enfants

Mardi 14 juillet, de 14h30 à 18h, au Parc culturel Aimé-Césaire.

👧🧒 Le Festival culturel de Fort-de-France donne rendez-vous aux familles mardi 14 juillet, de 14h30 à 18h, au Parc culturel Aimé-Césaire, pour un après-midi entièrement consacré aux plus jeunes.

🎪 Un village d’animations prendra possession du parc avec une multitude d’activités gratuites pour tous les âges.

🎨 Au programme
🤹 Ateliers de cirque
🎭 Maquillage
🎲 Jeux
💃 Hip-hop
🐴 Chouval bwa
🧘 Initiation et démonstration d’acro-yoga
💃 Danses indiennes

🌳 Un voyage au cœur de la nature
Point d’orgue de l’après-midi, le spectacle Canopée, de la compagnie Remue-Ménage, transportera le public dans une forêt imaginaire où les arbres, les animaux fantastiques et les arts vivants se rencontrent. Cette création poétique évoque une nature en perpétuel renouveau, invitant chacun à renouer avec le vivant à travers un univers féerique.

Un final haut en couleur
À la tombée du jour, artistes, danseurs et circassiens investiront les allées du parc pour une grande déambulation lumineuse. Entre costumes spectaculaires, jeux de lumière, musique et chorégraphies, cette parade promet un moment magique qui séduira autant les enfants que les adultes.

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Climat : la France face à l’urgence d’un changement d’échelle

Canicules à répétition, sécheresses, incendies, inondations : le temps de l’adaptation est arrivé

— Par Sabrina Solar —

Les records de chaleur ne sont plus des événements exceptionnels. Ils deviennent progressivement la nouvelle norme. Chaque été apporte son lot de canicules, de sécheresses, de restrictions d’eau, d’incendies de forêt ou d’épisodes orageux d’une violence inédite. Ces phénomènes ne sont plus considérés comme des accidents climatiques isolés, mais comme les manifestations d’un réchauffement désormais bien installé.

C’est dans ce contexte que le Haut Conseil pour le climat (HCC) publie son huitième rapport annuel. Le constat dressé par cette instance indépendante est particulièrement sévère : malgré plusieurs avancées depuis l’Accord de Paris de 2015, la France demeure insuffisamment préparée aux bouleversements climatiques qui s’accélèrent. Les politiques engagées restent trop lentes, insuffisamment financées et parfois contradictoires avec les objectifs affichés.

Au-delà d’un simple bilan, le rapport lance un avertissement : le pays doit désormais changer d’échelle dans sa manière de concevoir l’adaptation au changement climatique.

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2018 : “Il est urgent de modifier les statuts de la collectivité territoriale de Martinique”.

— Les Contrechroniques D’Yves-Léopold Monthieux—

Re-publication

Cette Contrechronique avait fait l’objet d’un débat intense que j’avais capturé sur Facebook et que je tiens à la disposition de ceux qui y ont participé. Je n’ai rien à y changer.

Tant en raison des limites démocratiques de sa conception et de son élaboration que pour les imperfections de son contenu, on a déploré à juste titre la mise en œuvre de la loi de juillet 2011 créant la collectivité territoriale de la Martinique (CTM). Il ne fait de doute pour personne que les anomalies statutaires sont les fruits amers de dispositions empruntées à la collectivité prévue dans le cadre de l’article 74 de la constitution. Aussi, l’issue des opérations électorales alambiquées de janvier 2010 a donné raison aux citoyens qui avaient vu dans l’organisation d’un référendum de rattrapage, le 24 janvier 2010, le refus d’accepter le verdict populaire du 10 janvier précédent. Ainsi, par un subterfuge institutionnel qui ne connaît pas d’exemple en France, le président de la République Nicolas Sarkozy réussissait à mettre la Martinique sur un cap institutionnel que les Martiniquais avaient massivement refusé, et ainsi satisfaire certaines ambitions locales.

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« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre III

 Par Robert Lodimus —

Chapitre III

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Sous les griffes de la terreur

« Après l’anéantissement des ennemis armés, il y aura encore des ennemis non armés; ceux-ci ne manqueront pas de mener une lutte à mort; nous ne devons jamais les sous-estimer. Si nous ne posons pas maintenant le problème de cette façon, nous commettrons les plus graves erreurs. »

(Mao Tsé-toung)

Naître, grandir, vieillir, mourir en Haïti sont lourds de cauchemars et d’épreuves. Inestimables de conséquences. Comment passer toute une existence à louvoyer sur un océan d’obstacles anguleux, presque insurmontables, sans en apporter les séquelles avec soi dans la tombe?

Tout ce que les Haïtiens ont hérité, jusqu’à présent, de la grande victoire du 18 novembre 1803 à Vertières, ce sont des sacs de tribulations qu’ils ne cessent infatigablement de traîner sous un soleil d’incertitude et d’inquiétude qui glace le cœur et qui gèle le sang. Où chercher encore le chemin de ce « Canaan »? N’est-ce pas la quête acharnée de ce lieu de rédemption, de cet endroit de salut, de cet emplacement de sécurité qui explique la présence de tous ces compatriotes aux États-Unis, en France, au Canada, en République Dominicaine, aux Bahamas et ailleurs?

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La promesse de l’aube -texte R Gary, m.e.s. Mekhitarian

— Par Dominique Daeschler — 

Un texte dense, adapté du roman de Romain Gary met en scène l’amour fou que sa mère lui portait sans occulter comment Romain a su entrer dans  les ambitions carriéristes de cette dernière et trouver une respiration dans
l’écriture. La mère et le fils jouent dans un temps décalé. Elle adopte le présent, dialogue ou soliloque, colorant par son accent russe un jeu parfois à la limite du caricatural. A l’opposé, le fils joue le récit, la distance avec son propre amour qui le mine et le nourrit. C’est sans doute cela la bonne surprise : l’acteur metteur en scène Tigran Mekhitarian nous donne un romain Gary loin de l’image créée par la mère et loin de l’image « beau ténébreux viril » à tout crin que Gary semblait vouloir donner.

C’est cette option récit qui nous touche sur un plateau quasiment nu (une table, une chaise, un carton à chapeau et de temps à autre la présence d’un acteur « couteau suisse » qui évoque d’autres personnages). On s’accroche au texte car l’essentiel est bien de révéler un auteur derrière un diplomate casse-cou.

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« Projet Barthes », d’après La Préparation du roman de R.Barthes

Ttb, Avignon off, 4>23-07-2026

— Par Michèle Bigot —

Voici bien le spectacle le plus audacieux et le plus réussi qu’on puisse imaginer. Dont l’ambition le dispute à l’humilité de sa mise en oeuvre. Il ne s’agit de rien moins que de la mise en espace du texte (ou plus exactement d’un montage de fragments du texte) prononcé par Roland Barthes lors de plusieurs séances au Collège de France ayant pour sujet « la préparation du roman » entre 1979 et 1980.

Dit comme ça, on pourrait redouter le pire, à savoir une suite de considérations théoriques et historiques sur le genre littéraire du roman. Au lieu de ça on assiste à la confession d’un être fragile qui consent à parler de lui, à dire à la fois son désarroi à la suite du décès de sa mère et son désir de commencer une nouvelle vie. Comme si le deuil était l’occasion d’une vita nova, une renaissance telle que l’imagine Dante dans son long poème. Barthes interprète cette vita nova comme un passage, la conséquence d’une rupture, le choix difficile et salutaire d’une vie nouvelle, une métamorphose.

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L’art d’être mon père. Texte et jeu : Julie Timmerman.

— Par Dominique Daeschler —

— Festival d’Avignon — Dans Zoé, Julie Timmerman avait abordé les rapports familiaux et brossé un portrait de son père comédien bipolaire, en abordant aussi la préparation

du spectacle de l’école tout en restant la petite Zoé. Dans ce nouveau texte, Julie franchit le pas : elle est son père dans son bel amour du théâtre, ses extravagances, ses vagabondages poétiques. Fièvre à communiquer les tempos de cet excessif, fièvre à être lui, sans filet, dans l’exigence d’une double transmission. La préparation du spectacle de l’école est le seul

sujet. Le choix d’une parole rapide, jetée, exaltée, d’un œil scrutateur troubleront tous ceux qui connaissent son père, François. La comédienne donne toute liberté à son corps, parcourant la scène de cour à jardin, en constante adresse au public. L’émotion est dépassée pour mieux valoriser la volonté du père d’entrer « en théâtre » avec les enfants et d’en assumer rigueur et invention.

Le texte dans un mélange de dialogues avec les enfants, les profs, la

directrice et les digressions du père, démontre magistralement comment se construit le théâtre, comment en art, il y a du chaotique, du mouvant, de l’inattendu qui font sens, nous sollicitant au-delà du réel.

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Saint-Pierre célèbre la pêche et les traditions maritimes

Dimanche 12 juillet dès 9h

La 18ᵉ édition du concours de pêche de Saint-Pierre se déroulera le dimanche 12 juillet 2026, à l’initiative de l’association Zagayak. Placée sous la présidence d’honneur de Georges Bannais et la présidence de Frantz François, cette manifestation mettra à l’honneur les traditions de la pêche tout en sensibilisant le public à la préservation du milieu marin.

Les embarcations quitteront le port dès 6 heures, après les contrôles de sécurité, pour un retour impératif à 12 heures.

Tout au long de la journée, de nombreuses animations seront proposées : découverte des activités du Centre nautique de Saint-Pierre, parade du groupe Colibri, balades en mer, démonstration de coup de senne, présentation de la pêche professionnelle autour des DCP (Dispositifs de Concentration de Poissons), ainsi qu’une conférence sur les métiers de la mer animée par Gaspard Ferraty. La SNSM de Case-Pilote présentera également ses missions de sauvetage et de sécurité en mer.

À partir de 13 heures, les visiteurs pourront partager un moment convivial autour d’un blaff géant et d’un colombo de thon (repas payants), avant de prolonger la fête avec un grand punch musical animé par Roro Kaliko, jusqu’à 18 heures.

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L’hors présence ou Chimères du pays de Morsan, m.e.s. Typhaine Raffier

— Par Michèle Bigot —

4>10-07 La FabricA du festival d’Avigon 2026

Dans le huis clos d’une maison isolée se noue une tragédie des temps modernes. L’hors-présence, qui n’est pas tout à fait une absence, mais pas non plus une véritable présence, c’est celui (ou celle) de Laure, une jeune femme atteinte d’un cancer en phase terminale, qui d’une partie à l’autre (3 parties, « l’hors- champ », « l’hors-la-loi », « l’hors-jeu ») se transforme à vue, occupant d’abord tout l’espace physique et mental de la fratrie, puis disparaissant progressivement au fur et à mesure de l’écoulement du temps qui lui est compté. Une maladie génétique l’emporte sous nos yeux, comme elle menace tous les membres de la famille qui l’entourent, sa soeur Suzanna et ses deux frères, Simon et Soren. Le drame est tissé de la souffrance de la soeur à l’agonie et des tourments de sa fratrie, déchirés entre compassion, aide et terreur face à la mort qui approche. Chacun tente de faire face à sa manière, Suzanna en se faisant aide à domicile, Soren,le frère aîné, en lisant à Laure un extrait de La Montagne magique tous les soirs et Simon, le plus jeune et le plus fragile qui crie sa révolte et son angoisse.

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Construire l’avantage

De la question des avantages comparatifs de la Guadeloupe et la Martinique appliquée à la coopération régionale avec la caraïbe ?

— Par Jean-Marie Nol —

Depuis plusieurs décennies, l’autonomie couplée intrinsèquement avec la coopération régionale avec la Caraïbe est présentée comme l’un des grands horizons stratégiques de la Guadeloupe et de la Martinique. À chaque débat institutionnel, à chaque réflexion sur l’autonomie ou sur l’évolution des compétences locales, l’ouverture vers l’environnement caribéen revient comme une évidence, presque comme une promesse de développement. Pourtant, cette vision repose rarement sur une véritable démonstration économique. Elle s’appuie davantage sur une proximité géographique, historique ou culturelle que sur les fondements mêmes de l’économie internationale. Or, lorsqu’on applique rigoureusement la théorie des avantages comparatifs formulée par l’économiste David Ricardo, force est de constater que cette ambition se heurte à une difficulté majeure : la Guadeloupe et la Martinique ne disposent aujourd’hui d’aucun avantage comparatif significatif vis-à-vis des économies de leur environnement régional.

La théorie économique associée à l’avantage comparatif explique que, dans un contexte de libre-échange, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle il dispose de l’écart de productivité (ou du coût) le plus fort en sa faveur, ou le plus faible en sa défaveur, comparativement à ses partenaires.

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La valeur, cette prégnance mentale de la conscience agissante.

— Par Camille Loty Malebranche —

La valeur est un condensé du sens qui opère dans la perception humaine au moment de concevoir le monde et les situations. La valeur est plus qu’un métronome de l’action mais la détermination du mental qui enfante le comportement de l’homme pensant agissant ou réagissant, le critère fondamental du jugement de l’homme sur l’agir, le sien et celui des autres. Un critère qui opère au départ dans le jugement de l’action envisagée par la pensée qui la conçoit, pendant qu’elle est en train d’être posée et après comme fait accompli. Car l’action est en soi une expression de la valeur selon laquelle elle a été menée, accomplie.

La valeur est la mesure de la prégnance idéelle qui détermine l’homme dans le parcours de ses choix de vie. En matière de logique ou de morale, la valeur est un schéma idéel et comportemental permettant de s’orienter ou d’orienter une structure sociale. La valeur est le moule de la vision de l’action qui permet d’atteindre des fins. Nulle entreprise humaine n’échappe à des principes logiques et moraux qui en constituent la valeur humaine à côté de la valeur utilitaire ou matérielle.

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