— Par Gary Klang —Politiques
Viva Venezuela:
— Par Gary Klang —
— Par Gary Klang —
— Par Jean-Christophe Rilos (*) —
Depuis plusieurs semaines, une campagne nationale invite les citoyens à déposer leurs textiles, linges de maison et chaussures usagés en point de collecte. Son message est simple : même usés, abîmés ou dépassés, les textiles peuvent encore avoir une seconde vie.
Sur le principe, cette campagne répond à un objectif nécessaire. La filière textile doit être mieux connue. Le geste de tri doit être encouragé. Trop de vêtements finissent encore dans les déchets ménagers alors qu’ils pourraient être réemployés, réparés, recyclés ou valorisés.
Mais en Martinique, cette communication nationale produit aussi un effet inattendu. Depuis sa diffusion, plusieurs habitants nous interrogent : « Qui est Refashion ? » « Faut-il désormais donner à Refashion ? » « Est-ce que Refashion remplace l’ACISE Insertion Environnement ? »
Ces questions ne traduisent pas un rejet. Elles révèlent une confusion.
Une histoire de proximité
Elles rappellent surtout une réalité essentielle : en Martinique, la collecte textile n’est pas née d’une campagne nationale. Elle s’est construite dans le temps, à partir d’une initiative locale, sociale et solidaire, historiquement liée à l’aide aux personnes sans domicile, aux familles en grande précarité et aux publics fragiles.

Les ateliers du Sermac ouvrent le Douvan Festival
Avant l’ouverture officielle du 55e Festival culturel de Fort-de-France, le 1er juillet, le Douvan Festival met à l’honneur les ateliers du Sermac tout au long du week-end au Parc culturel Aimé-Césaire.
Musique, danse, théâtre, arts plastiques, mode et expression corporelle rythmeront ces trois journées, avec des restitutions proposées par les stagiaires des différents centres culturels.
Vendredi
À partir de 17 h 30, les élèves de l’atelier piano se produiront au Grand Carbet.
Au programme également :
Samedi
Les plus jeunes seront à l’honneur avec deux ateliers d’expression corporelle destinés aux enfants de 3 à 6 ans (14 h et 17 h, sur inscription).
Du 26 au 28 juin, l’Association des marins pilotins organise la Fête des marins pêcheurs à Case-Pilote. Pendant trois jours, le public est invité à découvrir les métiers de la mer, les savoir-faire locaux et les traditions maritimes.
Les vendredi et samedi, le port accueillera un marché réunissant marins-pêcheurs, agriculteurs et apiculteurs. Plusieurs partenaires, dont l’Asso-Mer, la SNSM et la Marine nationale, proposeront des animations autour de la préservation du milieu marin et des métiers de la mer. Les visiteurs pourront également monter à bord d’un bâtiment de la Marine nationale.
Le samedi à 8 heures, une démonstration de coup de senne permettra de découvrir les techniques de pêche ainsi que les espèces présentes sur le littoral.
Présente durant la manifestation, France Travail participera à la valorisation du métier de marin-pêcheur, un secteur confronté au renouvellement des générations et aux enjeux économiques et environnementaux. L’association souhaite également sensibiliser le public à l’importance de la production locale et aux perspectives offertes par les métiers de la mer.
— Par Gary Klang —
Si je republie cet article aujourd’hui, c’est parce que j’en ai marre d’entendre critiquer Chavez et Maduro; marre d’en entendre dire du mal par des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent; marre des menaces de Trump; marre de lire dans les journaux français et américains tant de sottises concernant ce pays. Comme nous avons pu le constater, Michel Butor et moi, les seuls invités de langue française dans le cadre de ce festival de poésie : le président Chavez était aimé de son peuple pour lequel il avait créé, entre autres, des restaurants à bon marché pour les plus démunis. Quel gouvernement français, belge ou américain l’a jamais fait ?
C’est mon ami Enrique Hernandez D’Jesus qui m’invita à ce festival. Je l’avais rencontré au Mexique – autre pays frère – lors d’une rencontre de poésie, où m’avait convié un autre grand ami et poète, Marco Antonio Campos. D’entrée de jeu, j’étais certain qu’Henrique et moi étions liés pour la vie et que je le reverrais un jour. De fait, on s’est revus en juin 2012 à ce festival organisé en son honneur.
Plongez dans l’univers du tanbou bèlè avec Stella Gonis et Laël Varasse
Une immersion au cœur des traditions martiniquaisesFigure incontournable du bèlè martiniquais, Stella Gonis consacre depuis plus de vingt ans sa vie à la transmission de cet héritage culturel. Chanteuse, danseuse, tanbouyée et pédagogue passionnée, elle propose, durant tout le mois de juillet, une Master Class exceptionnelle aux côtés du percussionniste Laël Varasse.
Cette initiative invite petits et grands à découvrir ou approfondir la pratique du bèlè, expression artistique emblématique de la Martinique où se rencontrent musique, danse, chant et transmission.
Originaire des Mornes des Esses, à Sainte-Marie, Stella Gonis grandit au rythme des tambours et des chants traditionnels qui animent sa campagne natale.
Elle fait ses premiers pas dans la chorale Le Chœur du Morne des Esses, où elle évolue d’abord comme choriste avant de devenir soliste. Soucieuse de perfectionner son art, elle intègre ensuite pendant cinq années l’Institut de Formation aux Arts du Spectacle, établissement qui a notamment révélé plusieurs artistes martiniquais de renom.
En 2008, son parcours est mis à l’honneur dans le documentaire « Bèlè, tambour vivant », réalisé par Barbara Jean-Élie et diffusé sur ADN, TRACE et Canal+.
—Par Camille Loty Malebranche —
Le Chercheur
Je sais que le poète n’est pas théoricien, mais c’est précisément la sensibilité définitionnelle de la poésie savante que je cherche chez vous. Car là où la grammaire opère la déclinaison des lexèmes dans les langues flexionnelles, la poésie fait la déclinaison conceptuelle et logique des lemmes sentis comme des choses du vécu, des protagonistes du sentiment qui théorisent le sentir par le métalangage de la beauté.
Fort de ce constat personnel, j’aimerais, cher ami poète, vous dont l’esthétique du verbe, trouve les meilleures tournures pour dire le monde, vous entendre en quelques vers sur chacun des deux sujets suivants: la réussite et l’école.
Le Poète
Vous demandez au poète de coltiner des définitions, alors qu’aujourd’hui la mystification par le verbiage vil a officiellement remplacé la poésie devenue collection de vocables décousus pour des minus poétaillons. Votre question, chercheur, est un rappel à l’entendement de l’art envers et contre la pitrerie actuelle où des poétastres grésillent de leur langue poussiéreuse et caquettent en grattant la terre verbale pour n’y trouver que des vers mort-nés à travers l’opération abortive de leur médiocrité qui fait de la poésie un sous-art, plus mineur que la danse des saltimbanques sur échasses, sous leur plume de paille sèche et sans encre.
26, 28 & 28 juin | Terminal de croisière | Pointe-à-Pitre
— Par Patricia Lollia (*) —
Après le vif succès rencontré par la campagne d’affichage dans les couloirs du métro parisien, la POOL ART FAIR poursuit sa trajectoire. L’évènement pose désormais ses couleurs en Guadeloupe avec la même ambition : promouvoir l’art contemporain pour l’ancrer dans le quotidien.
A Paris, les visuels ont interpellé, surpris, ému. Ils ont ainsi transformé un trajet ordinaire en rencontre artistique. Entre deux correspondances, les voyageurs se sont arrêtés un instant, suspendus dans le flux. Les affiches ont rompu le rythme automatique des trajets. Elles ont créé une brèche.
Certains ont levé les yeux, d’autres ont sorti leur téléphone, d’autres encore ont simplement ralenti le pas. Des silhouettes en équilibre, des titres qui claquent comme des décisions, des oeuvres colorées qui tranchent avec le gris des quais.
L’art n’était plus confiné, il s’imposait dans l’espace public, sans cartel ni médiation.
Les réactions ont été immédiates : étonnement, questionnements, débats sur les quais et sur les réseaux. Des clichés partagés, des messages envoyés, des discussions amorcées entre inconnus.
Ce que dit le Code du travailUn salarié a en principe le droit de se vêtir comme il le souhaite sur son lieu de travail.
Le Code du travail (article L. 1121-1) autorise indirectement l’employeur à imposer à un salarié des contraintes vestimentaires dans certains cas où cela peut être justifié : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».
Une décision-cadre du Défenseur des droits sensibilise les employeurs sur la question de l’apparence afin qu’ils réinterrogent leurs codes vestimentaires et leurs pratiques dans le respect du droit de la non-discrimination.
Pour le Défenseur des droits, le salarié ne peut être restreint, dans tout ce qui constitue son apparence physique, qu’à la condition que cette restriction soit déterminante pour l’exercice de son activité professionnelle : « les codes vestimentaires doivent être justifiés par la nature des postes concernés et légitimes et proportionnés au but recherché. Ils peuvent s’appuyer sur des mesures d’hygiène et de sécurité ou peuvent répondre, dans certaines limites, à des considérations d’image ou d’identification ».
— Par Camille Loty Malebranche —
Le mesquin est un miséreux dans l’être, qui bloque et entrave l’effort d’autrui à l’élévation. La mesquinerie est le recours à l’ostracisme et au freinage crapuleux de toute sortes contre autrui par le mesquin trop fragile dans son statut et trop inconfortable dans ses privilèges pour laisser l’autrui de valeur atteindre son potentiel. Creuser maladivement des abîmes imaginaires et dresser des murs fictifs de haine, pour empêcher le succès des autres dont il se sent inférieur, voilà du mesquin, l’existentielle démarche qu’il pratique avec sinistre ferveur, comme une religion pathologique, comme un culte maléfique et pathogène.
La société bourgeoise de consommation, parce qu’elle excite des inepties de classes, avec son entêtement de performance et de compétitions forcenées le plus souvent injustes voire déloyales, est un terreau de tératogénie mentale et de contamination caractérielle, où prolifèrent des mesquins comme du champignon vénéneux dans un terrain toxique.
Parmi les tares de civilisation, la mesquinerie est sans doute la pire pierre où achoppent les rapports humains, les relations interclasses ou interpersonnelles par les aspérités artificielles des haines latentes et irrationnelles et des discriminations les plus bâtées.
Deux crèches de Rémire-Montjoly visées par des plaintes pour maltraitance
De la Martinique à la mode parisienne : Morgane Combes Defontis dessine son avenir
Un centre de médecine nucléaire en Guyane : le projet de Séverine Colombine pour son retour au péyi
Non-lieu dans le scandale du chlordécone : associations, avocats et élus toujours déterminés à poursuivre le combat
Vendredi 26 à 14h | Dimanche 28 à 19h | Madiana
Par Pierre Salvadori, Benoît Graffin
Avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche
12 mai 2026 en salle | 2h 02min | Comédie, Romance
Synopsis
Tout public
Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…
La presse en parle :
Culturopoing.com par Michaël Delavaud
Comédie (très) mélancolique ou tragédie amusante, chacun tranchera, donc. Mais « La Vénus électrique », petit chef-d’oeuvre à la fois limpide et profond, ne jouant jamais avec facilité sur les cordes sensibles de son spectateur, émeut tout autant pour ce qu’il raconte que pour son cinéaste qui, creusant son sillon depuis maintenant plus de trente ans, ne s’est jamais fourvoyé.
Ayiti (1998-2025) : Omwen 19 memwa lisans ak yon tèz doktora ekri ak soutni an
Kreyòl ayisyen – Kisa n ka aprann nan eksperyans sa yo ?
— Par Robert Berrouët-Oriol —
Article paru en Haïti le 22 février 2026 sur AlterPresse.
Yo voye atik sa a pou AlterPresse 20 fevriye 2026
Ekritè : Kenny Thelusma ak Endara Elmano JOSEPH
Rezime
Atik sa a analize chwa lang nan pwodiksyon syantifik an Ayiti, sou baz entèvyou ak chèchè tankou doktè Ary Régis ak doktè Renauld Govain. Pwoblèm santral la se dominasyon franse nan sistèm inivèsitè a, malgre kreyòl la se lang majorite pèp la pale. Travay rechèch sila poze yon kesyon santral : kisa ki pouse etidyan ak pwofesè pwodui oswa akonpaye travay syantifik an kreyòl nan yon espas kote privilèj estriktirèl bay preferans defakto ak lang franse a ? Atik la montre motivasyon sa yo mare ak istwa pèsonèl, angajman sosyal ak vizyon pou yon inivèsite ki pi enklizif. Li mete anfaz sou tansyon ant lejitimite akademik ak responsablite sosyal aktè k ap reflechi e pwodui nan espas desizyon yo.
25, 26 et 27 juin à 19h30, au Théâtre du Lycée Schoelcher à Fort-de-France
L’Autre Bord Compagnie présente les, la onzième création de son atelier amateur : War & Breakfast, d’après l’œuvre du dramaturge britannique Mark Ravenhill.
Figure majeure du théâtre contemporain anglais, Mark Ravenhill est reconnu pour son écriture incisive et sa capacité à décrypter les mécanismes de nos sociétés. Avec War & Breakfast, il interroge la manière dont la guerre, la peur et les discours idéologiques s’immiscent dans les gestes les plus ordinaires de la vie quotidienne.
À travers trois courtes pièces – Grand-Peur et Misère, Les Troyennes et Guerre et Paix – les comédiens explorent un univers où l’intime se trouve progressivement envahi par les tensions du monde. Quand la guerre s’infiltre dans la vie d’un couple, jusque dans les cauchemars de leur enfant, la peur transforme peu à peu le regard porté sur les autres. Derrière les apparences rassurantes d’une société convaincue d’incarner le bien, se dessine alors une réflexion sur les mécanismes de l’exclusion, de la violence et de la désignation de l’ennemi.
La Guadeloupe et la Martinique face au risque d’un véritable ravage sur l’emploi en raison du décrochage numérique et économique ?
— Par Jean-Marie Nol —
L’intelligence artificielle n’est plus une simple perspective technologique réservée aux grandes entreprises mondiales ou aux laboratoires de recherche. Elle est désormais en train de pénétrer progressivement les secteurs qui structurent le quotidien économique et administratif des sociétés modernes : la banque, les services publics, les collectivités territoriales et l’ensemble du secteur tertiaire. Les inquiétudes concernant le remplacement des travailleurs humains par l’intelligence artificielle se sont intensifiées au cours de l’année écoulée, à mesure que les entreprises réduisent leurs effectifs, que les modèles d’IA deviennent plus performants pour les tâches de bureau et que les entreprises intègrent plus profondément l’IA dans leurs opérations. « De nombreuses banques ont fait état de gains d’efficacité de l’ordre de 30 % grâce à l’IA et à la poursuite de la numérisation », écrit la direction de Morgan Stanley.
Les banques sont à l’avant-poste de l’adoption de l’intelligence artificielle et tentent d’automatiser une partie de leurs activités pour essayer de profiter des économies promises par les avancées technologiques.Dans
— Par Alex Lollia, Professeur de philosophie à la retraite
Pour Emma
La Pool Art Fair fait son grand retour pour une 17ême édition qui s’annonce d’ores et déjà majeure. Du 25 au 28 Juin 2026, le Terminal de croisière de Pointe-à-Pitre se transforme en carrefour international de la création contemporaine.
Cette année encore, le salon réunira plus d’une centaine d’exposants : artistes, galeries, collectifs et acteurs de la scène artistique caribéenne et internationale. Un véritable festival de la création où les formes se réinventent et les couleurs explorent des territoires inédits.
Cette édition sera marquée par la présence de Barthélémy Toguo, artiste camerounais de renommée mondiale. Poète des matières, il apportera à la Pool Art Fair, la puissance de son regard et l’universalité de son oeuvre.
Il s’agit de réaffirmer la vocation du salon : faire dialoguer les scènes, les cultures et les imaginaires.
Dans ce dialogue, Patricia Lollia a choisi de présenter un ensemble d’ œuvres centrées sur les figures et les postures d’enfants : corps en mouvements, visages ouverts, gestes suspendus.
En créole guadeloupéen, enfant se dit « Timoun ».
Mercredi 24 à 19h | Jeudi 25 | 14h | Madiana
Par Naomi Kawase
Avec Vicky Krieps, Kan’ichirô, Ojiro Nakamura
17 juin 2026 en salle | 1h 52min | Drame
Synopsis
Tout public avec avertissement
Corry est française et vit au Japon. Elle partage sa vie avec Jin et s’occupe d’enfants en attente de greffe cardiaque à l’hôpital de Kobé. Alors que la culture Japonaise a du mal à accepter le don d’organe, Corry se bat au quotidien pour faire évoluer les mentalités et trouver plus de donneurs. Quand Jin disparait un jour sans laisser de trace, elle tente de le retrouver, mais doit aussi mener une course contre la montre pour que la greffe de son jeune patient aboutisse…
La presse en parle !
Marie Claire par Emily Barnett
Dans ce puissant mélodrame (à prendre au sens plein et fort), le cœur organique rejoint le cœur métaphorique, tous deux battant à l’unisson d’une mise en scène où se mêlent nature et spiritualité, précision scientifique (la dernière scène d’opération à cœur ouvert) et lyrisme des sentiments.
CinemaTeaser par Aurélien Allin
L’Illusion de Yakushima convainc sans réserve, dans ce qui est peut-être ce que la cinéaste a fait de mieux depuis La Forêt de Mogari.
Fort-de-France : Isis Labeau-Caberia invitée de la conférence de clôture
L’association D’Antilles et D’Ailleurs clôturera le mercredi 24 juin 2026 son cycle de conférences « Mémoires blessées, voix libérées » avec une rencontre exceptionnelle consacrée à l’écrivaine, chercheuse indépendante et artiste martiniquaise Isis Labeau-Caberia. L’événement se tiendra au Bayou, à Fort-de-France, à partir de 17h30.
Soutenu par la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) de Martinique, ce cycle de conférences a permis, depuis plusieurs mois, d’aborder les violences faites aux femmes, les mécanismes de domination et les enjeux d’égalité à travers des interventions d’acteurs engagés du territoire.
Pour cette dernière rencontre, le public est invité à découvrir l’univers de « Chères ancêtres : Contre-histoire des résistances féminines et anticolonialistes », ouvrage publié aux Éditions Grasset. Dans ce livre, Isis Labeau-Caberia entreprend un voyage au cœur de son histoire familiale et collective afin d’interroger les héritages de l’esclavage, de la colonisation et des silences transmis de génération en génération.
Vendredi 26 à 18h | Dimanche 28 à 11h| Madiana
Par Asghar Farhadi, Saeed Farhadi
Avec Isabelle Huppert, Virginie Efira, Pierre Niney | 14 mai 2026 en salle | 2h 19min | Drame
Synopsis
Tout public
En quête d’inspiration pour son nouveau roman, Sylvie espionne ses voisins d’en face. Quand elle engage le jeune Adam pour l’aider dans son quotidien, elle ignore que celui-ci va bouleverser sa vie et son travail, jusqu’à ce que la fiction qu’elle avait imaginée dépasse leur réalité à tous.
La presse en parle :
Bande à part par Isabelle Danel
Si l’art imite la vie, est-ce que la vie imite l’art ? Sur cette question passionnante, le réalisateur Asghar Farhadi tisse un film vertigineux et foisonnant. Avec un casting d’enfer.
Les Echos par Adrien Gombeaud
Un film virtuose à la fois sombre et ludique, porté par un casting de luxe.
CinemaTeaser par Renan Cros
[…] il y a une une jubilation à voir un cinéaste, d’ordinaire si premier degré lorsqu’il s’agit de jouer avec les codes de son cinéma, disséquer l’art de raconter tout en racontant […].
— Par Sabrina Solar —
Le changement climatique n’est plus une menace lointaine ou un scénario pour les décennies à venir. Ses effets sont déjà visibles et transforment le quotidien de millions d’enfants à travers le monde. Dans son rapport publié le 16 juin 2026, l’UNICEF dresse un constat particulièrement alarmant : près d’un enfant sur deux dans le monde, soit environ 1,1 milliard d’enfants, est aujourd’hui exposé à au moins trois risques climatiques simultanés. Une réalité qui menace directement leur santé, leur accès à l’éducation, leurs conditions de vie et, dans certains cas, leur survie.
L’étude s’appuie sur une cartographie précise de huit menaces climatiques majeures : les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur, les incendies, les inondations fluviales et côtières, les tempêtes tropicales ainsi que les tempêtes de sable et de poussière. Parmi les phénomènes les plus fréquents figurent les sécheresses combinées aux fortes chaleurs et aux vagues de chaleur, une triple menace qui concerne déjà près de 296 millions d’enfants dans le monde.
Au-delà des chiffres, le rapport montre surtout que les conséquences de ces événements dépassent largement les seuls dégâts environnementaux.
Pourquoi derrière le succès de la ZI de Jarry, la ville de pointe à Pitre est -elle en échec économique et sécuritaire ?
— Par Jean-Marie Nol —
Le cœur de Pointe-à-Pitre se désagrège depuis le départ des entreprises et commerces vers la zone industrielle et commerciale de Jarry, de Dothemare et également vers les centres commerciaux, et par voie de conséquence une frange de la jeunesse de la Guadeloupe est désormais prise au piège de la pauvreté et de la violence . C’est là un effet dû au temps long. Je veux dire par là que cela relève de la responsabilité de la rénovation urbaine ratée pour partie avec une erreur de jugement des municipalités successives qui a contribué à un urbanisme par trop social. La récente escalade de violence entre adolescents dans le département a une fois de plus mis en lumière une réalité préoccupante : la jeunesse de Pointe-à-Pitre et des environs est confrontée à une violence endémique et à des défis d’ordre économiques majeurs, accentués par la pauvreté croissante et le manque de perspectives d’avenir. Et c’est dans ce contexte, que les guadeloupéens devraient enfin finir par comprendre qu’aucun développement harmonieux et durable de la Guadeloupe n’interviendra sans prise de conscience sur l’importance des mécanismes économiques.
— Par Daniel M. Berté —
Nonm dou…
Man sé an nonm dou…
An nonm dou dou pasé siro sik sosé dan miel
An nonm doué di don dibikité di et isiya ek o siel
An nonm dousin ka balansé an balansin-sisin lé fiy
An nonm doulè ka di tout ladétres ki ka danmé lavi’y
Man sé an nonm dou…
An nonm douvan ka vansé kanktékant épi jimo’y dèyè
An nonm doutan otan ki Sen Toma ki lé wè pou pé kwè
An nonm doub ka boudé kon doub-sis dan an jé domino
An nonm dous ka sèvi lé kalin lé kares lé bel mo
Man sé an nonm dou…
An nonm doudou chéri-kòkot-lanmou-pendou-sikré
An nonm douzièm kon yon parmi lé zapot biennémé
An nonm doum ki anmen pran létjet lariviè an kanpan’y
An nonm doublaj ki ka pran douvan avan ki douvan pran’y
— Par Camille Loty Malebranche —
La volonté, le choix, la responsabilité sont la trilogie de la liberté vraiment souveraine. L’on comprend alors que la liberté, elle-même, est un apprentissage, un exercice mental pour être prêt aux exigences de la souveraineté de conscience. Nous préférons éluder le raccourci argumentatif qui dit que « l’homme est né libre » pour préciser que l’homme est né avec la faculté d’être libre. La liberté est faculté plutôt qu’effectivité à notre naissance car nous naissons avec tous les manques dont le plus opposé à la liberté effective, est l’ignorance.
Fors tous les conditionnements de l’institution sociale qui nous prend en charge dès que les mains de l’obstétrique nous remettent à celles de nos parents, la famille qui nous accapare, nous organise et nous façonne – famille elle-même toute structurée par et pour la société – nous sommes nous-mêmes porteurs de toutes sortes de pulsions agressives et serviles qui nous empêchent d’être libres.
La liberté ne se peut que comme apprentissage et désapprentissage.
La faculté, toute faculté, pour devenir qualité et richesse, doit être mise à contribution par la gérance judicieuse de l’homme.
Mardi 23 juin à 19h | Terres d’Art | Domaine de Tivoli FdF
— Par Sarha Fauré —
Avec Le Tanbouyé des sans-voix, Fola Gadet propose une adaptation scénique ambitieuse et sensible du roman éponyme d’Ernest Pépin, paru en 2024 chez Caraïbéditions. Présenté au Domaine de Tivoli à Fort-de-France, le spectacle s’inscrit dans une démarche artistique qui fait dialoguer littérature, théâtre, danse et musique afin de donner corps à l’une des figures les plus emblématiques de la culture populaire guadeloupéenne : Marcel Lollia, surnommé Vélo.
Le roman d’Ernest Pépin constitue déjà en lui-même une œuvre singulière. L’auteur ne cherche pas à écrire une biographie traditionnelle du célèbre tanbouyé. Il préfère emprunter une voie plus poétique et plus profonde : celle d’une parole réinventée de l’intérieur. En se glissant dans la conscience de Vélo, il compose une sorte d’autobiographie imaginaire qui restitue non seulement le parcours d’un homme exceptionnel, mais aussi l’âme d’un peuple. Chaque page vibre au rythme du tambour ka ; chaque phrase semble porter l’écho d’un battement, d’une respiration ou d’un chant venu des profondeurs de l’histoire caribéenne.
— Par Lionel Pabion (*) —
Derrière les exploits sportifs, la Coupe du monde 2026 pourrait devenir l’édition la plus émettrice de CO₂ de l’histoire du football. – © MDSAIFUR / adobe.stock.com
Alors que la Coupe du monde 2026 se déroule sur un continent entier, son empreinte carbone pourrait battre tous les records. Derrière le spectacle planétaire, le modèle du football international interroge de plus en plus sa compatibilité avec les limites environnementales.
La Coupe du monde de football est un événement sportif mondial qui n’a guère d’équivalents. La compétition est progressivement devenue un enjeu économique et médiatique gigantesque. En 2022, la finale a été suivie par près d’un milliard et demi de spectateurs. Le sport est ainsi un outil de soft power très convoité. La remise par le président de la FIFA d’un “prix de la paix” à Donald Trump en décembre 2025 en est un exemple éloquent. Ces instrumentalisations politiques sont souvent dénoncées, et la question d’un éventuel boycott de la compétition revient régulièrement.
En revanche, la question écologique est souvent moins mise en avant que les enjeux politiques et sociaux.