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« Enchaînés », un série, créée par Alain Moreau et réalisée par Laure de Butler

Mercredi 13 mai sur France 2 et en replay |  ★★★★★ |

Enchaînés est une fresque historique ambitieuse qui s’inscrit dans un mouvement encore rare dans la fiction française : celui qui consiste à regarder en face l’histoire de l’esclavage colonial dans les territoires français d’outre-mer. Créée par Alain Moreau et réalisée par Laure de Butler, la série est diffusée en 2026 sur France.tv, sur France 2 ainsi que sur la chaîne belge RTBF La Trois. Produite par Tetra Media Fiction, elle compte six épisodes de 52 minutes.

La série se déroule en 1806 sur l’île Bourbon, ancien nom de La Réunion sous l’Empire napoléonien. À travers le destin d’une plantation de café dirigée par le colon Charles Bellevue, interprété par Olivier Gourmet, Enchaînés plonge le spectateur dans la violence quotidienne du système esclavagiste français. Après le passage d’un cyclone dévastateur qui ruine en partie l’exploitation, les tensions s’exacerbent : les maîtres tentent de préserver leur pouvoir tandis que les esclaves redoutent d’être vendus et séparés de leurs proches.

Au cœur du récit se trouve Isaac, incarné par Enzo Rose, jeune esclave né du viol de sa mère Célestine par Charles Bellevue.

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*L’appel de la Sorbonne du 13 mars 1998*

— Par Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Wole Soyinka —
En 1998 à la Sorbonne, lors du colloque “Poétiques d’Édouard Glissant” qui s’était tenu du 11 au 13 mars 1998 à la Sorbonne, l’événement fut cette déclaration tenue par Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau et Wole Soyinka, réclamant la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité, en guise de conclusion imprévue au colloque international ; Pétition à l’appui.

Une déclaration solennelle, pensée au mot près, un point de départ qui devait rendre possibles La loi du 21 mai 2001.

DÉCLARATION SUR LA TRAITE NÉGRIÈRE ET L’ESCLAVAGE.

Par ÉDOUARD GLISSANT, WOLE SOYINKA (Nigérian, 1er Prix Nobel Noir de littérature) et PATRICK CHAMOISEAU (Prix Goncourt 1992).

NOUS RAPPELONS

Que dans l’interminable suite des invasions, des massacres, des génocides qui ont marqué l’histoire de l’Humanité, l’un des épisodes les plus considérables par l’ampleur et la quantité de malheurs qu’il a enfanté fût celui de la Traite négrière et du système servile dans les Amériques et dans l’océan Indien, qui portèrent sur des dizaines de millions de personnes.

Que l’Afrique en a subi des dommages pratiquement irréparables et qu’en même temps une énorme part de la richesse de la plupart des pays industrialisés a pris sa source dans ce commerce des esclaves et dans le travail forcé des plantations.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

« Quand la justice entrave la parole des victimes » 

Tribune collective

En France, les violences sexistes et sexuelles demeurent massives et largement sous-déclarées. D’après le ministère de l’Intérieur, en 2023, 94 000 plaintes pour viols et tentatives de viols sur des femmes ont été portées devant les forces de l’ordre, et plus de 270 000 plaintes pour violences conjugales. Par ailleurs, les enquêtes de victimation montrent qu’à peine une victime sur dix porte plainte. L’énorme majorité des violences reste donc invisible.

Dans les territoires dits ultramarins, dont la Martinique, ces réalités prennent une acuité particulière. En 2023, pour 360 000 habitants, plus de 1 000 femmes ont déclaré des violences d’après l’OVIFEM, l’observatoire territorial des violences faites aux femmes. Les violences intrafamiliales y sont deux à trois fois plus importantes que dans le territoire national (jusqu’à 2,4 victimes pour 1 000 habitants en Martinique contre 1,4 au niveau national) et 80 % des victimes de violences sexuelles intrafamiliales sont des femmes. Ces données, déjà alarmantes, ne reflètent qu’une part des violences réellement subies.

Ce silence généralisé s’inscrit dans un système encore structuré par des rapports de pouvoir et de domination patriarcaux, mais aussi par des inégalités sociales, territoriales et postcoloniales qui renforcent, en contexte ultramarin, les obstacles à l’accès aux droits et à la justice. 

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Mémoire contre développement

Quand la quête mémorielle devient obstacle à toute pensée en capacité de se projeter sur l’avenir du développement économique ?

— Par Jean-Marie Nol —
La Guadeloupe vit aujourd’hui une contradiction silencieuse mais profonde : jamais le devoir de mémoire n’a été aussi présent dans le débat public, et jamais, dans le même temps, l’avenir économique et social du territoire n’a semblé aussi incertain. La mémoire collective de l’esclavage, de la colonisation, des humiliations historiques et des blessures identitaires occupe en ce mois de mai une place centrale dans le discours politique, culturel et militant. Pourtant, à mesure que cette mémoire devient le principal prisme d’analyse du présent, une question dérangeante s’impose progressivement : et si le passé, lorsqu’il devient une obsession permanente, finissait par empêcher la société guadeloupéenne de construire son avenir ?
Les neurosciences contemporaines apportent un éclairage particulièrement intéressant sur cette interrogation. Contrairement à l’idée longtemps admise d’une mémoire figée, les chercheurs montrent aujourd’hui que les souvenirs se reconstruisent continuellement. Le passé n’est pas un fichier immobile conservé intact dans l’esprit humain ; il est réinterprété à chaque rappel, influencé par les émotions, les discours, les relations sociales et les préoccupations du présent.

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Polémique et accusations d’escroquerie liées à la diaspora haïtienne 2026

Charlatanisme, imposture et enfumage : actualisation des liaisons délictueuses entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 et le Fonds national de l’éducation d’Haïti

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Charlatanisme – subst. masc. (a) Art d’exploiter la crédulité d’autrui érigé en système. Le charlatanisme à côté du mérite est comme le zéro à la droite d’un chiffre et décuple sa partenairevaleur (Stendhal, Lucien Leuwen, t. 3, 1836, p. 228). (b) Péj. Comportement de charlatan. Ceci était charlatanisme pur et conscient (Montherlant, Les Lépreuses,1939, p. 1467). (c) Caractère de ce qui est digne d’un charlatan. Le charlatanisme d’un écrit (Senancour, Obermann, t. 1, 1840, p. 11). Dictionnaire OrtoLang, Centre national de ressources textuelles et lexicales, CNRS, Université de Nancy.

À l’entame du présent article, il est utile de contextualiser notre propos en posant une question de premier plan : le Canada étant un État de droit, une organisation culturelle haïtienne sise à Montréal peut-elle en toute impunité offrir l’hospitalité et donner la parole à une institution haïtienne objet, en Haïti, dune demande d’audit financier et administratif auprès de la Cour supérieure des comptes ?

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Cinq questions sur le 10 mai, journée nationale des mémoires de l’esclavage

En France, depuis 2006, le 10 mai est la « journée nationale de commémoration des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition ». Retour en cinq questions sur les travaux et les lieux qui permettent de poursuivre la réflexion sur l’histoire de la traite et de l’esclavage.

Le 10 mai marque la journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et leur abolition. Après la découverte de l’Amérique par les Européens en 1492, du XVe au XIXe siècles, plus de 11 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été capturés en Afrique, transportés à travers l’Atlantique et réduits en esclavage pour travailler dans des conditions très dures au sein d’exploitations coloniales dans les Amériques.

Le 10 mai, des cérémonies sont organisées par les préfets en lien avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. 

C’est aussi une journée de réflexion civique sur le respect de la dignité humaine et la notion de crime contre l’humanité, notamment au sein du ministère de l’éducation nationale.  

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Festival Ciné-Communes : programme de la 2ème édition

Du 6 au 23 mai en communes en Martinique

Pour sa seconde édition, le festival Ciné Communes, initié par l’association Protea, poursuit une ambition forte : créer un dialogue vivant entre le cinéma et la mémoire. Baptisée « Ciné Mémoires », cette nouvelle programmation invite à explorer les récits qui construisent notre héritage commun et éclairent notre réalité contemporaine.

À travers une sélection engagée, deux grandes thématiques se dessinent. La première met à l’honneur des documentaires consacrés à des figures marquantes de la littérature martiniquaise, qu’elles soient célèbres ou plus discrètes, comme Loïc Léry, Joseph Zobel ou encore Mayotte Capécia. Leurs parcours et leurs œuvres offrent un regard précieux sur les dimensions sociales, culturelles et humaines du territoire. La seconde thématique propose une réflexion autour de l’esclavage et du colonialisme, à travers des films puissants tels que « Solitude, une figure de la liberté », « Mary Prince, récit autobiographique d’une esclave antillaise » ou « Le Sucre, pour la douceur et pour le pire », qui interrogent les traces laissées par ces systèmes et leurs échos dans le monde actuel.

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Esclavage : une demande de réparation portée par la Collectivité Territoriale de Martinique

— Par Jean Samblé —

À l’occasion du 25e anniversaire de la loi Taubira, qui a reconnu en 2001 la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, le président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, relance avec force le débat sur la question des réparations liées à l’héritage de l’esclavage dans les territoires français d’outre-mer.

Dans une lettre ouverte de cinq pages adressée au président de la République Emmanuel Macron, l’élu martiniquais estime que la France doit désormais aller au-delà de la seule reconnaissance mémorielle et engager un véritable processus politique et juridique autour de la réparation. Selon lui, la loi portée le 10 mai 2001 par l’ancienne députée guyanaise Christiane Taubira a constitué une étape historique majeure, mais elle ne saurait suffire face aux conséquences profondes laissées par plusieurs siècles d’exploitation esclavagiste.

Dans ce courrier, Serge Letchimy affirme qu’« une nouvelle loi est désormais nécessaire ». Il plaide pour l’adoption d’un texte qui reconnaîtrait officiellement les « dommages historiques, culturels, économiques et sociaux durables » causés par l’esclavage en Martinique et plus largement dans les sociétés issues de la colonisation.

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Disparition de Roland Ménil, figure engagée de la Martinique

Roland Ménil est décédé à l’âge de 86 ans, laissant derrière lui le souvenir d’un homme de conviction dont l’engagement aura profondément marqué la vie politique, éducative et associative de la Martinique.

Enseignant de profession, il a consacré une grande partie de sa vie à la transmission du savoir et à l’éducation populaire. Directeur de l’Association Martiniquaise d’Éducation Populaire (AMEP), il s’est attaché à former et accompagner plusieurs générations de jeunes Martiniquais, fidèle à une conception exigeante de l’éducation comme outil d’émancipation.

Figure engagée du paysage politique martiniquais, Roland Ménil fut d’abord membre du Parti Progressiste Martiniquais avant de rejoindre le Mouvement Indépendantiste Martiniquais. Ancien conseiller municipal de Fort-de-France au début des années 2000, durant le mandat de Serge Letchimy, il aura défendu avec constance ses idéaux politiques et son attachement à l’identité martiniquaise.

Son parcours militant s’est également illustré à travers son rôle de directeur de publication du journal Le Progressiste, son engagement au sein de l’Alliance Révolutionnaire Caraïbe ainsi que sa participation au cercle Frantz Fanon. Ceux qui l’ont côtoyé retiennent un homme profondément attaché à la Martinique, à son peuple, à son histoire et à sa culture.

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Faire du 22 Mai la fête nationale de la Martinique

— Par Guy Lordinot —

La Martinique fait partie de la république française dont l’emblème est le drapeau bleu blanc rouge, derrière lequel le peuple français se retrouve.

La fête de la nation se déroule le 14 Juillet.

La Martinique est une collectivité d’Outremer, ce qui signifie qu’elle a quelques spécificités venant de sa géographie et de son histoire qui peuvent justifier qu’elle ait en plus du 14 juillet, sa propre fête nationale.

Victor Schoelcher a obtenu du gouvernement l’abolition de l’esclavage le 27 Avril 1848 mais l’abolition effective date du 22 mai 1848, date à laquelle la révolte des esclaves a imposé au gouverneur Rostoland de la décréter. Depuis 43 ans que le 22 mai est devenu un jour férié, il n’a jamais été célébré officiellement par l’ensemble des élus martiniquais.
Pour faire peuple, une population a besoin d’un symbole. Pour la France c’est le drapeau bleu blanc rouge qui est bien sûr celui des martiniquais.

Nous proposons de faire du 22 mai une fête nationale.

Le symbole qui peut permettre aux martiniquais de faire peuple provient du sport.

En effet les seuls évènements qui unissent la quasi-totalité de population de la Martinique sont le Tour des Yoles et le Tour cycliste.

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26e édition du Konvwa ba reparasyon

Mobilisation autour des questions de santé et de mémoire

Le Mouvement International pour les Réparations (MIR) organise la 26e édition du Konvwa ba reparasyon du 8 au 22 mai 2026, entre Sainte-Anne et Le Prêcheur. Douze communes participent à cette manifestation placée cette année sous le thème : « Pèp Nèg Annou Fè Yonn Kont Anpwazonman, jénosid, ékosid, épistémisid. Pou Lavi ».

À travers cet événement, le MIR souhaite mettre en avant les enjeux liés à la mémoire, à l’identité culturelle et aux conséquences sanitaires et environnementales de l’utilisation des pesticides aux Antilles. Les organisateurs appellent également à une mobilisation des populations afro-descendantes et de la diaspora.

Lors de la présentation de cette édition, le président du MIR, Garcin Malsa, a souligné la nécessité d’une implication collective dans les actions engagées autour de la question de l’empoisonnement au chlordécone et des démarches judiciaires en cours. Le mouvement indique notamment préparer une nouvelle assignation devant le tribunal de Paris.

Les responsables du MIR ont également évoqué les notions de génocide, d’écocide et d’épistémicide, présentées comme des conséquences de la disparition progressive de certaines pratiques culturelles et savoirs traditionnels.

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Mon frère Davertige

— Par Gary Klang —

Davertige, mon frère, et Port-au-Prince, ma ville natale, si mal en point. Ma ville natale, qui fut si belle, et Davertige dont les vers d’Idem expriment cette beauté morte dans une langue unique.

« Omabarigore la ville que j’ai créée pour toi 
En prenant la mer dans mes bras »

Port-au-Prince est aussi mon Omabarigore et demeure dans mes souvenirs la ville qu’elle fut jadis, un lieu mythique où s’enracinent mes rêves d’enfant et mes poèmes. Et non la ville-poubelle que les médias occidentaux exposent avec une joie sadique sous son plus mauvais jour. Ville-détritus, ville-enfer, Calcutta des Antilles, où les assassins kidnappent et tuent en plein midi. Ville kafkaïenne, à l’opposé de celle de mes songes et dont Davertige nous restitue l’atmosphère tranquille d’avant la dictature :

« O mémoire ô mémoire redites-moi sa vie parmi les fleurs blanchies 
Parmi les fers à repasser et les vieux moulins à café 
Parmi les tables de lessiveuse et les cuvettes de linge frais »

Il faut lire Davertige. L’universel se mêle ici au particulier, et s’il nomme Port-au-Prince c’est pour s’échapper aussitôt dans une surréalité qu’André Breton eût appréciée :

« Je voulais librement m’en aller à travers Port-au-Prince 
Quand un monsieur en bleu me dit – Arrêtez mon cher Ange… 
Ma petite folle s’en allait les cheveux pleins de vers luisants 
Mille Messieurs en bleu m’encerclaient un instant 
Me tenaient par le cou Et j’arrivais à me défaire d’eux 
En disant – Sales punaises aux yeux rouges de feu…»

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Ami ne m’appelle pas étranger

Ami ne m’appelle pas étranger
— Par Gary Klang —

Ami
Ne m’appelle pas étranger
Ni d’une île
Ni de la mer
Ni des fleuves

Comme toi
Poussière d’étoiles
Et nos ancêtres
Venus des terres d’ébène

Tu t’enfermes
Et me parles de frontières
D’immigrés
D’immigrants
D’étrangers
De sans-papiers
Que sais-je

Qui t’a légué la terre

Je vais
Je viens
Je passe

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Vapotage : une expérimentation pour près de la moitié des lycéens

Entre 2015 et 2024, l’expérimentation du vapotage par les lycéens est passé de 35,1% à 46%. C’est ce que constate notamment l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives dans une étude publiée le 29 avril 2026.

En 2024, le tabagisme quotidien touche 5,5% des lycéens (contre 17,5% en 2018). En revanche, l’usage quotidien de la cigarette électronique progresse de 2,8% à 6,8% chez les lycéens sur la même période. 

Une étude publiée le 29 avril 2026 par l’Observatoire français des drogues et des conduites addictives (OFDT) présente l’évolution des usages de la cigarette électronique (y compris jetable – « puff ») par les élèves du secondaire entre 2014 et 2024.

De plus en plus de lycéens vapotent

De 2014 à 2024, la part des collégiens ayant expérimenté la cigarette électronique baisse de 26,8% à 19%. Depuis 2015, cette part a augmenté parmi les lycéens de 35,1% à 46% (48,7% chez les filles, 43,2% pour les garçons). La part des élèves ayant testé la e-cigarette est passée de 34,2% à 41,5% dans les lycées d’enseignement général et technologique (LEGT) et de 36,8% à 58,7% en lycée professionnel (LP).

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Attestation d’honorabilité obligatoire !

L’attestation d’honorabilité devient obligatoire pour les professionnels intervenant auprès d’enfants handicapés

L’attestation d’honorabilité est un document officiel garantissant qu’une personne n’a pas de condamnation écrite dans un casier judiciaire ou sur le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (FIJAISV) qui empêche d’intervenir auprès des mineurs. Les démarches pour l’obtenir se font via une plateforme dédiée en fonction de votre statut.

Elle est obligatoire depuis octobre 2025 pour tous les professionnels et les bénévoles intervenant dans le champ de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant (assistants maternels, assistants familiaux, professionnels et bénévoles des crèches, foyers…). Depuis le 1er février 2026, elle l’est aussi pour les personnes s’engageant dans une procédure d’adoption.

À noter:

Le dispositif sera progressivement étendu en 2027 aux professionnels et bénévoles intervenant au sein d’un établissement ou service accompagnant des adultes en situation de handicap, puis en 2028 aux professionnels et bénévoles intervenant auprès des personnes âgées.

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Une aide pour financer une colonie de vacances si votre enfant a 11 ans

Le Pass’colo est un dispositif de l’État visant à favoriser les départs en colonies de vacances des enfants durant l’année civile de leurs 11 ans ; cet âge charnière est notamment marqué par leur entrée au collège.

L’aide attribuée varie entre 200 et 350 € selon les ressources du foyer. Pour en bénéficier, votre enfant doit être né entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2015. Si votre enfant est né en 2014 et que vous n’avez pas utilisé l’aide en 2025, vous pouvez en bénéficier cette année.

Vous pouvez consulter la liste des séjours éligibles au dispositif en 2026 sur le site du ministère des Sports et de la Jeunesse (recherche possible par période de vacances, tarifs, localisation du séjour, etc.). Des colonies sont disponibles pour les vacances de printemps et d’été.

À savoir  

Le Pass’colo est utilisable pour un seul séjour par enfant et uniquement pendant les vacances scolaires. Il est cumulable avec d’autres aides aux vacances (aides de la Caf, de votre mairie, de votre comité social et économique, etc.).

Le montant de l’aide

Le montant du Pass’colo est calculé en fonction de votre quotient familial (QF).

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Foire agricole à Sainte-Marie

 Deux jours dédiés au terroir et aux savoir-faire locaux : les 9 et 10 mai

La foire agricole se déroule samedi et dimanche sur le boulevard Désir Jox et ses abords, dans le cadre de la semaine de l’agriculture. Organisé avec le soutien de la CTM et de CAP Nord Martinique, l’événement met à l’honneur producteurs, artisans et produits du terroir autour du thème « Lonj an tout sos ».

Le public pourra découvrir de nombreux produits locaux, assister à des animations culinaires, ateliers pédagogiques, balades en poney et spectacles culturels.

Plusieurs personnalités du monde agricole et gastronomique seront présentes, dont Jean-Philippe Isidore, Donald Dalmat et le chef David Colomba.

Programme
Samedi 9 mai
de 8h30 à 17h
Village de la foire agricole –
Sainte-Marie
8h30 : ouverture du village
9h00 : ouverture officielle
10h00 à 12h00 : balades en poney gratuites avec Les Sabots dans le sable

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Parutions mai 2026 : Éducation, Pédagogie & Didactique

Sélection de nouveautés éditoriales – 2026

🏛️ Éducation et société

📘 L’Université africaine : de la colonialité à l’autonomie

Épistémologies et méthodes des sciences sociales en Afrique postcoloniale

Maurice Ntububa Bisimwa

Cet ouvrage interroge la production des savoirs en sciences humaines et sociales en Afrique, inscrite dans une tension fondatrice entre héritage colonial et quête d’autonomie. À partir du cas congolais, il analyse comment ces disciplines ont été façonnées par des cadres idéologiques et épistémologiques dominants, du marxisme au structuro-fonctionnalisme, souvent inadaptés aux réalités locales.

📖 Collection : Hors collection – Académia
📅 Parution : 12 mai 2026
📏 Format : 135 × 215 mm
📄 198 pages
💶 20 €
🔖 EAN : 9782806139672

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La France reconnaît enfin les spoliations culturelles de l’époque coloniale

— Par Sarha Fauré —

Le Parlement français a définitivement adopté une loi-cadre destinée à faciliter la restitution des biens culturels acquis de manière illicite durant la période coloniale. Voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale puis par le Sénat le 7 mai 2026, ce texte marque une étape majeure dans la politique mémorielle et culturelle de la France. Il concrétise une promesse formulée par Emmanuel Macron en novembre 2017 lors de son discours à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso, où il s’était engagé à créer les conditions permettant le retour d’œuvres africaines conservées dans les collections françaises.

Jusqu’à présent, les restitutions d’objets culturels restaient extrêmement limitées en raison du principe d’inaliénabilité des collections publiques françaises. Ce principe juridique interdit normalement qu’un bien appartenant aux collections nationales soit cédé ou retiré du patrimoine de l’État. Chaque restitution nécessitait donc l’adoption d’une loi spécifique, une procédure longue et complexe qui a fortement ralenti les démarches engagées depuis plusieurs années par certains États africains.

Grâce à cette nouvelle loi, le gouvernement pourra désormais procéder à des restitutions par décret, sans devoir repasser systématiquement devant le Parlement.

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Pétrol

Pétrol

An gro tet jòn-fol
Ki ka jwé pliziè wol
Mété limond an bòbol
Pou an zafè pétrol…
Sa pa drol !

Epi konpè’y ki pa boug mol
Yo ladjé bonm anlè lékol
Tjenbé détwa Dowmuz pa kol
Fouté Kiba dan an lajol…
Sa pa drol !

Yo fouté péyi an lakol
Désann lékonomi an vol
Di nò o sid ant lé dé pol
Tousa pou an zafè pétrol…
Sa pa drol !

Zopozan ki lé fè kakol
Kisiswa Pyè kisiswa Pol
Pyé-yo maré dan an ti-bol
Ek yo ka pèdi lapawol…
Sa pa drol !

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1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

08/05/26

Sur la relation
Tout ce qui nous unit doit nous différencier, et ce qui nous différencie est justement ce qui nous unit.

Si bien que la Relation, qui est déjà là, se révèle à nous à mesure que nous la vivons, la pensons, la construisons.

Se sentir et se savoir exister dans tout et dans chaque détail. S’en étonner sans fin, vivre avec, créer ainsi.

L’état poétique est le seuil où s’amorce l’imaginaire de la Relation.

P.C.

( Marquages sur le poécept de Relation)

04/2026

L’écrire en relation 

Dans toutes les expériences humaines, il existe des littératures, orales, écrites, musicales, imaginales ou symboliques.

Chaque littérature est un monde en soi. En les reliant, on fait « Littérature », sans déterminant et avec majuscule.

L’idée « Littérature » contient des mondes, et autant de mondes autres. Son échelle est celle du monde en sa totalité relationnelle.

L’idée « Littérature » est donc l’égrégore inatteignable qui surgit du concert de toutes nos littératures.

Vivre au Tout-monde, c’est vivre à l »échelle du « tout » relié à « tout », et à chaque détail.

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Mai . Poésie : 5ème édition du 8 au 16 mai 2026 | Martinique

…Trouver l’eau nocturne qui lavera nos yeux

Du 8 au 16 mai, la Martinique accueillera la 5e édition du festival Mai.Poésie, rendez-vous désormais incontournable porté par l’association Balisaille. Pendant plus d’une semaine, lectures, débats, performances, rencontres, musique et moments de partage feront circuler la poésie à travers plusieurs communes de l’île, dans une programmation entièrement gratuite et ouverte à tous.

Cette nouvelle édition s’inscrit sous un thème puissant et profondément symbolique : « Trouver l’eau qui lavera nos yeux ». Une formule inspirée d’un vers du poète Saint-John Perse, pseudonyme d’Alexis Léger, extrait du cinquième chant d’Anabase publié en 1924 :
« Duc d’un peuple d’images à conduire aux Mers Mortes, où trouver l’eau nocturne qui lavera nos yeux ? »

À partir de cette interrogation poétique, les organisateurs ont voulu construire une réflexion collective sur notre époque, nos fragilités et notre besoin de renouvellement. Dans l’imaginaire caribéen, « se laver les yeux » signifie autant retrouver l’émerveillement face à la beauté du monde que sortir de l’ignorance pour accéder à une conscience nouvelle. Quant à l’eau, elle apparaît ici comme un symbole de purification, de renaissance et de vie.

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Sur la question de l’utilité de la philosophie…

— Par Camille Loty Malebranche —

À la question réflexe « à quoi sert la philosophie? », je dis qu’ainsi posée, cette interrogation répétitive résonne comme une inquisition. Question trop chargée de préjugés sots, au point d’en devenir aberrante! Aberration primitive de la foule qui ne peut s’imaginer un ailleurs à l’utilité servile, celle de l’usage objectal des choses. Pragmatisme programmé par la société de l’immédiat.

Posée au pluriel, la réponse à la question de la fin des philosophies, non de leur utilité, serait: Elles aident à proposer des modes de vision, des manières de regard des êtres et des choses.

Mais sans vouloir justifier ce qui n’est sur la sellette du superfétatoire que par la superfluité du pratique, du rentable et de l’utile, ces idoles de la masse servile et réflexe que le systématisme de l’ordre socioéconomique et de l’idéologie programme, nous affirmons une bonne fois pour toutes, que l’utilité n’est pas la fin de l’homme et que ce qui est humain n’a que faire des réquisitions d’un quelconque mode de production ou d’emploi utilitaire.

Pour retourner à la manière de comprendre, cette forme d’observation et de perception qu’est la philosophie, je dis qu’elle (la philosophie) est le regard plongé dans les essences pour y appréhender le sens premier et ultime des étants, choses et situations perçus comme constituant l’être c’est-à-dire la présence en général en tant qu’antithèse du néant, à travers une généalogie et une eschatologie fondamentales.

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« Harriet Tubman – Passeuse de l’ombre » ou l’impossible représentation

Dans un dispositif scénique d’une grande sobriété, presque ascétique, une figure vêtue de blanc se détache dans un espace structuré par de hautes barres verticales, comme autant de lignes de fuite ou de barreaux symboliques. Dès les premiers instants, le rapport frontal est posé : « Je préfère rester debout pour bien voir vos visages ». Cette déclaration, à la fois simple et chargée de sens, inscrit la représentation dans une adresse directe au public. Ici, il ne s’agit pas seulement de raconter une histoire, mais de convoquer une présence, d’instaurer une vigilance partagée.

Cette frontalité engage immédiatement le spectacle dans une tension qui le traverse de part en part : comment représenter l’esclavage sans en réduire la violence à une narration explicative ou à une simple commémoration ? c’est peut-être là que se loge la difficulté la plus profonde de la pièce — se manifeste une impression persistante de balancement, presque d’hésitation structurelle, entre deux mouvements contradictoires.

D’un côté, l’œuvre semble engagée dans une tentative de symbolisation d’un réel historique : l’esclavage. Or ce réel excède constamment les cadres discursifs censés permettre de le penser.

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