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Zones franches : transformer notre géographie en force économique

— Par Sandra Casanova (*)

Le débat qui s’ouvre en Martinique sur les zones franches est légitime et nécessaire. Face aux fragilités structurelles de notre économie, à l’étroitesse de notre marché intérieur, au coût des importations et à l’urgence de créer des activités et des emplois, aucune piste sérieuse ne doit être écartée. Ce débat appelle d’abord une clarification. Toutes les zones franches ne répondent ni aux mêmes objectifs, ni aux mêmes règles, ni aux mêmes réalités économiques. Et cette distinction en commande une autre, plus large : voulons- nous seulement améliorer les conditions dans lesquelles fonctionne notre économie actuelle, ou voulons-nous également transformer la place de la Martinique dans son environnement économique régional et international ?

De l’insularité subie à la géographie choisie

Depuis des décennies, nous décrivons à juste titre les handicaps auxquels notre territoire est confronté : éloignement de la France continentale, étroitesse du marché intérieur, dépendance aux importations, coûts de transport et d’approvisionnement. Ces réalités demeurent, mais elles ne peuvent constituer notre seul horizon. Si notre marché intérieur est étroit, notre marché potentiel ne s’arrête pas aux frontières de la Martinique.<p>  Lire Plus

Vert’île : quel jardin pour la Martinique de 2040 ?

Le premier Salon du paysage de la Martinique ouvre ses portes ce vendredi 4 septembre au Château-Gaillard, aux Trois-Îlets. Pendant trois jours, professionnels et grand public seront invités à réfléchir au paysage martiniquais de demain.

À quoi ressembleront les jardins de la Martinique dans quinze ans ? Comment adapter les pratiques paysagères aux évolutions climatiques, environnementales et économiques ? Ces questions seront au cœur de Vert’île, premier Salon du paysage de la Martinique, organisé du vendredi 4 au dimanche 6 septembre par l’Unep Outre-Mer.

Le rendez-vous se tiendra sur le site du Château-Gaillard, aux Trois-Îlets, avec l’ambition de réunir l’ensemble des acteurs d’une filière qui occupe une place importante dans l’économie martiniquaise.

Avec près de 902 entreprises recensées sur le territoire, le secteur du paysage représente en effet un vivier d’emplois et de compétences. Jardiniers, paysagistes, entrepreneurs, fournisseurs de matériel et établissements de formation participeront à cette première édition destinée à mieux faire connaître les métiers et les savoir-faire de la profession.<p>  Lire Plus

Divini zozio ?

— Par Daniel M. Berté —

Divini zozio ?

Aimé Césaire té di
afos i gadé-yo, an pyébwa i divini
Mwen sé zozio man lé vini
afos gadé-yo épi lanvi
Si man té pé èt an zozio
kiles man té ka’y chwézi ?
Yonn ki ni gro-gran kri
oben an tou piti ?
Sa ka rilévé défi
ek afronté lelmi ?
Yonn ka volé isi
oben jik lenfini ?
Tala ki ni plim gri
ek ki rayi lapli ?
Sila ki évité pri
adan an piej lagli ?
Malfini ki ka souri
lé Jili ka fè kokinri épi Anri ?
Sisi ki ka sanfui
jik Sentlisi lè’y wè fizi ?
Kayali ki ka di
ki titiri sé kochonni ?
Grigri ki ka dòmi
an lépini Sentmari ?
Pewdri ki ka kouri
an lari Sentespri ?
Pipiri ki ka pini
sa ki touché yich-li ?
Bengali ki ka ri
douvan an mango mi ?
Koulibri ki pati
pou étenn lensandi ?

Anpil bòn volonté man ni
pou kon zozio man sa pati
pou alé fè an bel wondi
Jis an tet-mòn Fonsendini
Men jiskisi man ka santi
man pa ka’y rivé réyisi
Zozio sa red a divini
sa pa fasil pies mé zanmi
Si dé bel zel man té ni
man té ka’y pé pati
Fè tousa man anvi
volé lwen dan lanati<p>  Lire Plus

Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Autonomie politique vs autonomie économique ?

— Par Jean-Marie Nol —

En Guadeloupe comme en Martinique, le débat institutionnel est peut-être en train de rencontrer sa contradiction la plus redoutable : comment réclamer davantage de pouvoir politique lorsque la puissance publique et les collectivités locales peinent déjà à exercer efficacement les compétences dont elles disposent dans le cadre du droit commun de l’article 73 de la constitution ?

La question est politiquement sensible, mais elle devient incontournable car la décrédibilisation de la classe politique est déjà actée dans les faits . Alors que faire pour construire un véritable plan de développement économique quinquennal, et surtout que penser du processus d’évolution statutaire au vu de l’échec actuel de l’action publique ?

Il faut surtout comprendre que la crise actuelle de l’action publique n’est pas seulement une crise de gestion. Elle est devenue une crise de légitimité. Lorsque les dysfonctionnements quotidiens s’accumulent, le raisonnement du citoyen devient simple : si les institutions actuelles ne parviennent pas à régler les problèmes essentiels, pourquoi leur confier davantage de responsabilités ? C’est précisément ici que le débat sur l’évolution institutionnelle peut rencontrer une contradiction majeure.<p>  Lire Plus

L’esclave mental, un déchu volontaire de l’humanité…

— Par Camille Loty Malebranche —

L’esclave mental se manifeste par sa servilité inconsciente où il croit exhiber quelque grandeur avec zèle et arrogance! Il porte la livrée mais se croit couronné de gloire parce qu’il est adopté en chose, réifié par des dominateurs qu’il perçoit supérieurs et dispensateurs d’ascension et de hauteur. C’est un chosifié si aliéné si ténébreux qu’il jubile de ce que sa livrée est sertie des médailles de sa servitude de bon esclave que lui octroient ses utilisateurs.

Dans un monde de hiérarchisation individuelle et de clivages sociaux paroxystiques, les esclaves mentaux sont légion et leur sujétion s’exerce par leur misérabilisme qui foisonne partout où l’interaction sociale rend incontournable leur côtoiement! Et, croyez-moi, il faut s’aimer fort et de manière ostensible pour dissuader la masse patibulaire de ces assujettis haineux d’eux-mêmes, qui voudraient ravaler tous aux bas-fonds où ils pataugent et règnent dans la platitude et l’infrahumanité, zélateurs serviles, insolents et agressifs d’un ordre immonde de domination oligarchique contre l’humanité.

Quand vous faites le bien, le beau, le juste, croyez en vous-même et soyez dédaigneux du méchant qui vous désavoue, au point que la puissance de votre dédain envers toutes les racailles de la servitude, anéantisse les esclaves agressifs qui cherchent à désarçonner votre liberté et votre souveraineté mentale qu’ils n’ont pas.<p>  Lire Plus

La rentrée des associations s’anime dans plusieurs communes de Martinique

À l’occasion de la rentrée, les associations investissent les communes de l’île pour présenter leurs activités, faire découvrir leurs disciplines et accueillir de nouveaux adhérents. Sport, culture, loisirs, solidarité, santé ou encore bien-être : de nombreux rendez-vous sont proposés ce week-end, avec des animations accessibles à toutes les générations.

Bellefontaine : 34 associations au rendez-vous

Samedi 5 septembre de 8h à 14h – Place Simon-Charles-François

La commune de Bellefontaine donne le coup d’envoi de sa rentrée associative avec son traditionnel Forum des associations. La ville compte pas moins de 34 associations, qui viendront présenter leurs activités et échanger avec les habitants.

Sport, loisirs, santé et prévention seront notamment à l’honneur. Une occasion pour le public de découvrir l’offre associative locale, de rencontrer les bénévoles et, pourquoi pas, de trouver une nouvelle activité pour l’année.

Renseignements : 0596 30 10 30

Le Carbet : une rentrée placée sous le signe de la diversité<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 4 septembre

Reddition de Géronimo le 4 septembre 1886

Geronimo est né le 16 juin 1829 dans la tribu apache Bedonkohe près du Turkey Creek, affluent de la rivière Gila (Nouveau-Mexique, alors sous domination mexicaine), et mort le 17 février 1909 à Fort Sill (Oklahoma, États-Unis). Appelé Go Khla Yeh (« celui qui bâille ») à sa naissance, parfois écrit Goyathlay, ou encore surnommé Guu Ji Ya (« l’astucieux »), il est l’un des protagonistes des guerres apaches, le dernier à continuer à se battre contre le Mexique et les États-Unis pour les droits des Amérindiens, avant sa reddition en 1886.

Biographie
Né au Nouveau-Mexique dans la tribu des Apaches Bedonkohe à Nodoyohn Canyon (anciennement au Mexique) près de la rivière Gila. Fils de Taa Di Tlish Hn et de Gha Den Dini (« celle qui est traversée par la lumière »), il n’a jamais été chef, mais en tant qu’homme-médecine (chaman)[réf. souhaitée] et guerrier reconnu et respecté, il eut une grande influence sur les Apaches Chiricahuas. Après la mort de Taza, le fils aîné de Cochise, Naiche, le second fils du vieux chef doit partager le contrôle de la tribu avec lui.<p>  Lire Plus

Le mois du matromoine avec l’UFM

Et si nous portions un autre regard sur notre histoire ?

Le matrimoine fait référence à l’héritage culturel, artistique et historique légué par les femmes qui nous ont précédées. Cet héritage est trop souvent rendu invisible, parfois effacé de la mémoire, mais il reste fondamental pour notre héritage collectif.

Ce mot, cependant, n’est pas nouveau. Il puise ses racines dans le latin *mater*, signifiant « mère », et est déjà apparu au Moyen Âge pour désigner la propriété et les droits transmis par la ligne maternelle, reflétant l’héritage hérité du père. Peu à peu, le terme s’est estompé au profit d’une notion plus englobante du patrimoine, reléguant dans l’ombre ceux qui avaient activement façonné notre histoire culturelle.

Ces dernières années, le mot *matrimoine* a été ravivé et a retrouvé sa pleine signification. Elle offre une reconnaissance bien méritée aux créatrices, artistes, auteurs, scientifiques, penseurs, militantes et artisanes – toutes ces femmes qui ont marqué leur époque et dont les œuvres et la vie doivent être transmises aux générations futures.

Le Mois du matrimoine des femmes invite chacun à découvrir, redécouvrir et faire vivre cet héritage.<p>  Lire Plus

Antilles : l’économie au bord du basculement

Comment la vie chère, la crise économique et la robotisation vont se conjuguer pour un prochain choc social aux Antilles avec des destructions d’emplois en masse ?

— Par Jean-Marie Nol —

La Guadeloupe et la Martinique pourraient être confrontées dans les toutes prochaines années à une combinaison économique , financière, et technologique particulièrement dangereuse : la vie chère, le ralentissement de l’activité et l’accélération de la robotisation. Jusqu’ici, les débats ont surtout porté en Guadeloupe et Martinique sur le pouvoir d’achat et le prix des produits. Mais le problème pourrait bientôt changer de nature : après avoir attaqué le portefeuille des ménages, la crise risque d’atteindre directement l’emploi.La véritable menace qui se profile pour la Guadeloupe et la Martinique n’est peut-être pas seulement celle de la vie chère, du ralentissement économique ou de la crise des finances publiques françaises. Elle réside dans la conjugaison de ces phénomènes avec une transformation silencieuse du travail : l’automatisation accélérée des services et des commerces. Lorsque les entreprises voient leurs charges augmenter, que le pouvoir d’achat des ménages s’érode et que la consommation ralentit, la réduction des coûts devient une priorité.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 3 septembre

Entrée en vigueur de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes le 3 septembre 1981.

La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (en anglais Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, CEDAW) a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle est entrée en vigueur le 3 septembre 1981 après avoir été ratifiée par 20 pays.

Les États-Unis l’ont signée en 1980 mais ne l’ont toujours pas ratifiée. Les États qui n’avaient pas signé le traité lors de son entrée en vigueur y adhèrent aujourd’hui, sans le signer. Le dernier État en date à l’avoir fait est le Qatar, le 29 avril 2009. De nombreux pays l’ont signé en émettant toutefois des réserves, de nature à fortement en affaiblir la portée. Aujourd’hui, les seuls membres de l’ONU à n’avoir pas adhéré à la convention sont le Vatican, l’Iran, la Somalie, le Soudan et les îles Tonga.

La présidente du CEDAW est actuellement Dalia Leinartė.

Cette convention est adoptée dans la lignée de l’année internationale des femmes de 1975.<p>  Lire Plus

Elections présidenteilles françaises ( V) ; Programmes et dynamiques

— RS n° 462 du lundi 31 août 2026 —

Notre précédent article visait à évaluer la proposition programmatique de Jean-Luc Mélenchon concernant l’indépendance de la Kanaky. Du fait de l’alliance conçue sur cette base avec le mouvement national kanak, ce pas en avant dans le sens de l’autodétermination du peuple kanak entre dans une dynamique positive. Toutefois, si celle-ci ouvre bien la voie à une échappée émancipatrice, elle ne débouche pas fatalement sur une certitude de victoire. Il en est d’ailleurs ainsi du reste.

En dépit des cris d’orfraie amplifiés par les médias asservis, le programme de LFI (La France insoumise) ne revêt pas un caractère à proprement parler révolutionnaire. Son anticapitalisme n’est pas la planification du renversement pur et simple du capitalisme que nous considérons, nous, comme la condition d’une survie digne de l’humanité. Mais le programme auquel LFI accorde une importance cardinale, ouvre la perspective d’une rupture claire avec toutes les orientations social-démocrates ou social-libérales d’accompagnement et d’aménagement du capitalisme.

Jean-Luc Mélenchon affirme sans ambiguïté que la seule façon de barrer la route au fascisme des temps modernes, c’est d’affronter le système au nom de l’intérêt collectif humain.<p>  Lire Plus

« L’Indifférence », « L’Humain » …

— Par Jean-Bernard Bayard —L’Indifférence
L’indifférence est-elle une forme de dépression
Ou serait-elle plutôt une méprisable aberration
Quand tout un peuple semble renier leur nation
N’acceptant pas la responsabilité de leur action
_____
L’indifférence représente-t-elle une infecte lâcheté
Ou pourrait-elle être une nature de gens dénaturés
Quand toute la racaille hypocrite se fait dévalorisé
N’acceptant aucun blame de sa sale malhonnêteté
_____
L’indifférence est pour moi une capitulation de droits
Ou encore de désavouer tous les conceptes de la loi
Quand toute une population déçue perd toutes voies
N’acceptant qu’une défaite absolue abdiquant leur foi

Jean-Bernard Bayard

L’Humain
L’humain est d’une espèce paradoxale
C’est une créature plutôt contradictoire
La race humaine est vraiment illogique
Une entité complètement controversée
_____
L’humain est surtout incompréhensible
C’est une créature bien trop contrariée
La race humaine est surtout irrationelle
Une entité qui agit en tant qu’opposée
_____
Il se protège et en même temps se tue
Il se nourrit et sans raison il s’affame
Il soigne et du coup il se rend malade
Il aime sans pouvoir s’arrêter de haïr
Jean-Bernard Bayard

 

Lettre Ouverte aux Politiciens Haïtiens

Chers Concitoyens:
Si je m’adresse à vous aujourd’hui, la situation doit-être bien plus que précaire.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 2 septembre

Aux États-Unis le massacre de Rock Springs a eu lieu le 2 septembre 1885.

Gravure sur le massacre parue en 1885 dans le Harper’s Weekly
L’émeute a opposé des mineurs d’origine chinoise et des blancs, dans un contexte de tensions raciales, exacerbées par la décision de l’Union Pacific Coal Department de payer des salaires plus bas aux mineurs chinois. Au moins vingt-huit mineurs chinois ont trouvé la mort et quinze furent blessés, soixante-quinze maisons de chinois ont été incendiées, soit environ 150 000 dollars américains de dommages.

La tension entre les blancs et les immigrants chinois était particulièrement élevée dans l’Ouest américain à la fin du xixe siècle, en particulier dans la décennie précédant cet événement ; celui-ci a été la libération brutale du ressentiment anti-coolie accumulé depuis des années. La Loi d’exclusion des Chinois de 1882 suspendit l’immigration chinoise pendant dix ans, mais des milliers d’immigrants étaient déjà dans l’Ouest américain.

Au début, les immigrants chinois du Territoire du Wyoming avaient des emplois liés au chemin de fer, mais beaucoup finirent par être employés dans les mines de charbon appartenant à l’Union Pacific.<p>  Lire Plus

Et si l’on pouvait produire de l’eau potable à partir de l’air ?

 — Par Ando Ny Aina Randriantsoa —

Face aux sécheresses et au stress hydrique, une technologie encore méconnue pourrait compléter les ressources traditionnelles : récupérer l’humidité présente dans l’air pour la transformer en eau potable. Testés notamment à Madagascar, des générateurs atmosphériques peuvent produire plusieurs dizaines de litres par jour, à condition que le climat soit suffisamment chaud et humide.

En bref

  • Les générateurs d’eau atmosphérique récupèrent l’humidité de l’air par condensation afin de produire une eau qui peut ensuite être filtrée et rendue potable.

  • La technologie fonctionne surtout dans les climats chauds et humides, idéalement au-dessus de 20 °C et avec une humidité relative supérieure à 40 %.

  • Des essais menés à Antananarivo, à Madagascar, ont permis de produire jusqu’à 23 litres d’eau potable par jour avec un même appareil.

  • La principale limite reste la consommation électrique : les expériences présentées nécessitent environ 0,8 à 0,9 kWh pour produire un litre d’eau, ce qui plaide notamment pour un couplage avec le solaire photovoltaïque.

L’accès à l’eau potable est un enjeu primordial dans le monde. Le continent européen fait actuellement face à des vagues de chaleur intense avec des intervalles de plus en plus réduits, qui provoquent l’assèchement des rivières et des sources d’eau douce de façon alarmante.<p>  Lire Plus

Comment construire plus sans aggraver la crise climatique ?

— Par Ignat Kulkov & René Rohrbeck —

Les bâtiments représentent environ 40 % de la consommation énergétique européenne.

L’Europe manque de logements, tandis que les prix, les loyers et les coûts de construction s’envolent. Mais bâtir davantage ne suffira pas : le secteur du bâtiment pèse lourd dans les consommations d’énergie et les émissions de CO₂. Une étude explore quatre scénarios possibles à l’horizon 2040 pour tenter de réconcilier logement abordable et décarbonation

En bref

  • Les prix de l’immobilier ont augmenté de 60 % en quinze ans en Europe, tandis que les loyers ont progressé de 30 % et les permis de construire ont reculé de 20 %.
  • L’Union européenne aurait besoin d’environ 2,25 millions de logements supplémentaires, alors que le secteur du bâtiment représente près de 40 % de la consommation énergétique européenne.
  • Une étude dessine quatre scénarios pour 2040 : construction industrialisée dominée par de grands groupes, économie circulaire, intervention publique renforcée ou révolution énergétique fondée sur les réseaux intelligents.
  • Dans tous les scénarios, trois leviers apparaissent incontournables : rénover massivement le parc existant, mieux mesurer ses performances et développer de nouvelles compétences dans la construction industrialisée et bas carbone.
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Corrompu et mafieux, le F.N.E. d’Haïti est-il le principal partenaire financier des JIDH2026 ?

Corrompu et mafieux,
le Fonds national de l’éducation d’Haïti
est-il le principal partenaire financier
des Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH2026) ?

 —Par Robert Berrouët-Oriol (*)—

audit des états financiers / Synonymes : audit financier, vérificaOKtion financière, vérification des états financiers, révision des comptes, contrôle des comptes. « Audit portant sur des états financiers et effectué en vue d’exprimer une opinion quant à la fidélité de l’image que ces états donnent de la situation financière et des résultats selon le référentiel comptable identifié ». (Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière, Ordre des comptables professionnels agréés du Québec (CPA) et Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française)

Depuis Montréal et à grand renfort de publicité sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH2026) ont annoncé la tenue, le mardi 25 août 2026, du « Forum international sur l’éducation et la santé Canada Haïti ». Et par courriel acheminé le 23 août 2026 à un nombre indéterminé de personnes, les JIDH2026 précisent que « Ce mardi 25 août 2026 Montréal accueillera une rencontre stratégique consacrée au renforcement des systèmes d’éducation et de santé en Haïti ».<p>  Lire Plus

À la veille de la rentrée, plus de 2 300 enfants restent sans solution d’hébergement

Le constat dressé par l’UNICEF France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) est alarmant. Selon leur huitième baromètre consacré aux enfants sans domicile, au moins 2 355 enfants se sont retrouvés sans solution d’hébergement après avoir sollicité le 115, dans la nuit du 18 au 19 août 2026.

Parmi eux, 514 sont âgés de moins de trois ans, dont 173 ont moins d’un an. Ces enfants risquent ainsi de commencer l’année scolaire dans des conditions marquées par l’instabilité, l’errance et l’absence de logement.

Le phénomène est loin de se résorber. En un an, le nombre d’enfants concernés a progressé de 9 %. Depuis 2022, l’augmentation atteint 42 %. Pour l’UNICEF France et la FAS, cette évolution traduit une dégradation continue de la situation du logement et de l’hébergement d’urgence.

Des chiffres qui ne reflètent qu’une partie de la réalité

Le nombre de 2 355 enfants doit par ailleurs être considéré comme un minimum. Le baromètre repose sur les demandes adressées au 115 et ne recense donc pas les familles qui ne parviennent pas à joindre le service ou qui ont renoncé à appeler.<p>  Lire Plus

Ce qui change en septembre 2026

Tout s’en va à vau-l’eau

— Par Gary Klang —

Tout s’en va vau-l’eau
Tout ce qui est ne sera plus
La mer se retire
Et moi
Je pense au temps passé
Au temps défunt
A la maison tombée dans la poussière
Un soir où tout semblait si calme
Et je me dis
Pourquoi tout va si mal
Qu’est-ce qui pousse à mal faire
Tel ce médecin soignant le pian
Et qui une fois élu
Ne guéris plus personne
Mais tua ceux qui jamais ne lui ont fait de mal
Tout comme ces petits hommes en pantalons flottants dans la forêt
Éliminant leur propre peuple à coups de barres de fer
Puis vidant toutes les villes
Leur chef aimait pourtant Verlaine
Sans oublier ceux qui un jour voulurent éliminer le peuple de la Bible
Les cheminées crachant la chair humaine
Et tuant à qui mieux mieux
Pourquoi donc ô mon Dieu
Pourquoi le mal
Pourquoi certains prennent-ils les chemins creux
Alors que la grand-route apporte la lumière
Comme une nuit calme baignée d’étoiles
Une nuit parfumée au jasmin
Allez comprendre

Gary Klang<p>  Lire Plus

Analyse sociolittéraire des « Larmes du destin » de Robert Lodimus

(Avec l’aide IA)

Les larmes du destin de l’écrivain et journaliste haïtien Robert Lodimus est un récit poignant qui s’inscrit comme un plaidoyer littéraire et social contre la misère, l’analphabétisme et l’exploitation humaine en Haïti.

À travers l’évocation de figures populaires de l’informel, le texte dresse une critique sans concession des structures inégalitaires de la société.

1. La radiographie de la misère et de l’informel

Le récit met en lumière la vie des couches les plus vulnérables de la population, symbolisées par des personnages comme Esthée, une marchande ambulante de maïs bouilli.

  • L’espace de la vulnérabilité : L’auteur décrit un environnement marqué par l’indigence, l’aliénation et le manque d’éducation. La ville y est dépeinte avec une « sombritude » métaphorique, illustrant la lourdeur du quotidien.

  • La dignité dans la précarité : Malgré la dureté de sa condition (« l’indigente créature »), le personnage conserve une mine souriante et s’attire l’admiration de sa clientèle. Lodimus souligne ici la noblesse et le courage des petits travailleurs face à l’adversité économique.

2. Une esthétique naturaliste et engagée

L’écriture de Robert Lodimus se rapproche des codes du naturalisme moderne, rappelant parfois le rôle de témoin social d’un Émile Zola.<p>  Lire Plus

Marina Tsvetaïeva : la poésie comme dernier territoire

— Par Rodolf Etienne —

Il y a quatre-vingt-cinq ans, le 31 août 1941, Marina Tsvetaïeva mourait à Yelabuga, emportée à quarante-huit ans par la guerre, la pauvreté, l’isolement et la terreur stalinienne. Sa vie fut fracassée par le siècle ; sa langue, elle, ne se soumit jamais. Relire aujourd’hui cette immense poète russe, c’est entendre une voix qui transforma l’exil, l’amour, la faim et la perte en une énergie littéraire sans équivalent.

Marina Tsvetaïeva à sa table de travail, entre Moscou et Paris.

Elle semble appartenir à plusieurs mondes sans avoir pu demeurer pleinement dans aucun. La Russie impériale de son enfance disparaît dans la révolution. L’émigration russe de Paris la tient à distance. L’Union soviétique où elle revient devient un piège. Même la littérature, qui constitue sa seule patrie durable, ne lui offre ni sécurité matérielle ni protection.

Pourtant, de cette vie continuellement déplacée, Marina Tsvetaïeva tire une œuvre d’une intensité presque physique.

Chez elle, le poème ne raconte pas simplement une émotion : il la précipite. Les mots s’élancent, butent, se coupent, repartent. Les tirets ouvrent des abîmes ; les ruptures de rythme deviennent des battements de cœur.<p>  Lire Plus

L’épargne antillaise doit financer les Antilles

10 milliards d’euros d’«épargne paresseuse» aux Antilles : il est plus que temps de mettre cette manne financière au service de notre économie

— Par Jean-Marie Nol —

C’est une nouvelle plutôt mauvaise pour cette rentrée. Les antillais sont de moins en moins riches par rapport à leurs compatriotes de l’hexagone et qui eux mêmes sont plus pauvres que leurs voisins européens . Dans les années 2000, le PIB français par habitant était au-dessus de 15% de la moyenne européenne mais depuis 2022, il est largement en dessous. La problématique du développement économique se pose donc de façon aiguë et les freins doivent donc être à présent pris en compte notamment sur la thématique de l’épargne. En effet, l’épargne accumulée aux Antilles doit enfin financer l’économie locale et cesser de financer l’ailleurs.
La Guadeloupe et la Martinique disposent d’un paradoxe économique qui ne peut plus être ignoré : elles possèdent une épargne importante, mais celle-ci contribue encore trop peu au financement de leur propre développement. Près de 10 milliards d’euros d’épargne des ménages antillais seraient ainsi déposés dans les banques les assurances et la bourse, tandis qu’une part significative de cette épargne est investie en dehors des territoires.<p>  Lire Plus

« Un autre ( mauvais) état de lieux… » & « Dernier cri »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Un autre ( mauvais) état de lieux…

Je ne suis pas un citoyen,
ne vivant pas dans la cité…
Je ne suis pas un mitoyen
car mon territoire est entier,

ne souffrant aucune frontière
ni de murs à ma liberté…
À tous doit profiter la Terre,
elle n’appartient à personne !

Nomade était l’unique norme
d’existence aux tout premiers âges
quand importaient encore à l’homme
rencontres, échanges et puis partage…

Hélas, les choses ont bien changé…
À présent les “gens du voyage”
sont méprisés, stigmatisés
dans un monde trop sédentaire
dont les pseudo propriétaires
ne veulent plus rien partager !<p>  Lire Plus

Hommage à Hayden.

— Par Myrna Nérovique —

Hayden,
Toi, qui avait la nuance du paradis.
Aujourd’hui, tu es bien partie,
Tout comme Dolly Parton.
Je pense encore à Bill Clinton.
La vie espère te retrouver.
Ta beauté n’expirera point en dernier.
Je te souhaite de trouver le salut,
A une âme, qui ne serait point déchue.
Hayden, tu seras bien immortelle,
Sur Terre, tu étais sensationnelle.
Je ne suis point américaine,
Mais, cette mort m’inspire bien de la haine.
Les innocents auront, un jour, l’huis de la victoire.
Dieu nous honorera, même sans le vouloir.
Prends soin de toi, Hayden.
Et, n’oublie jamais, tu étais bien humaine.
Prends soin de toi, étoile du jour.
A chacun viendra le tour.

 

Myrna Nérovique<p>  Lire Plus