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L’Assemblée nationale a, officiellement, effacé le Code noir du droit français

— Par Jean Samblé —

Près de cent quatre-vingts ans après l’abolition définitive de l’esclavage, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une proposition de loi mettant fin à l’existence juridique du Code noir dans le droit français. Ce vote, intervenu le 28 mai, marque une étape hautement symbolique dans le long travail de mémoire engagé autour de l’histoire de l’esclavage et de la colonisation.

Porté par le député guadeloupéen Max Mathiasin, le texte vise à supprimer officiellement cette ordonnance royale promulguée en 1685 sous le règne de Louis XIV. Conçu pour encadrer l’esclavage dans les colonies françaises, le Code noir définissait notamment le statut des personnes réduites en servitude, considérées comme des biens meubles pouvant être achetés ou vendus. Il organisait également les rapports entre maîtres et esclaves et prévoyait un système de sanctions particulièrement brutal.

Si l’esclavage a été définitivement aboli en 1848, le Code noir n’avait jamais fait l’objet d’une abrogation formelle. En pratique, ses dispositions étaient devenues inapplicables dès lors que les principes républicains et constitutionnels les rendaient incompatibles avec le droit en vigueur. Pour de nombreux juristes, le texte était donc déjà caduc.

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Qualité et quantité : du substratum de l’être aux contingences de l’étant!

— Par Camille Loty Malebranche —

La qualité est prioritairement ontologique en tant que manifestation de tout être fini ou infini, tangible ou intangible à partir de sa substance et de ses caractères intrinsèques, alors que la quantité n’a qu’une valeur ontologique secondaire parce que référant aux seuls êtres finis et matériels dont elle constitue l’étendue à travers la mensuration de la densité, du volume, de la masse… La quantité évoque l’occupation spatiale d’un étant dans un topos. Ainsi, les choses immatérielles sont désignées par leur niveau d’expression, leur intensité exprimée car n’ayant pas de posture quantitative à proprement parler : la connaissance, l’amour, la joie sont intenses mais jamais volumineux pour être mesurables ou comptables!

Au niveau matériel, la qualité réfère au substratum qui définit un étant alors que la quantité est la condition contingente où la qualité prend forme pour être factuelle dans le monde. La qualité a donc une acception ontologique où elle incarne tel attribut d’une essence et un sens axiologique prenant forme dans le jugement de valeur appliqué par l’homme aux étants. Au sens axiologique absolu, la qualité intronise la plénitude du bon, alors qu’au relatif, elle est l’archétype qui permet de juger les étants dont la conformité ou non audit archétype, détermine leur bonne ou mauvaise qualité!

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Nouveautés éditoriales de mai 2026

Découvrez une sélection d’ouvrages qui explorent l’histoire, les identités, la santé, la littérature, la médecine et les récits de vie.

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🌍 ÉTUDES • ANTILLES • HISTOIRE

🇭🇹 Haïti au confluent du Panaméricanisme et du Panafricanisme

Mémoire d’une âme transplantée

✍️ Guillaume René Sévère

📖 Née d’une révolution d’esclaves victorieuse, Haïti occupe une place singulière dans l’histoire des Amériques. Ce livre analyse son rôle au croisement du Panaméricanisme et du Panafricanisme, montrant comment la première République noire a constamment déjoué, influencé ou révélé les contradictions du système interaméricain.

📚 À travers une lecture croisée de l’histoire, de la diplomatie, des prati[…]

🔖 EAN : 9782336596525
📅 Parution : 23/04/2026
📏 Format : 135 x 215 mm
📚 Collection : Études/Antilles
📄 272 pages
💰 Prix : 27,00 €

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Le Gala de Charité de l’APIPD célèbre ses 10 ans sous le signe d’« Agapé »

Samedi 13 juin 2026, à La Palmeraie (Paris 15e),

L’Association Pour l’I nformation et la Prévention de la Drépanocytose (APIPD) organise la 10e édition de son Gala de Charité. Placé sous le thème « Agapé », l’évènement rend hommage au don de sang, à la solidarité et au combat mené
Cette année, sous le thème Agapé l’amour inconditionnel, le Gala de charité de l’APIPD choisit de mettrontre la drépanocytose maladie génétique la plus transmise au monde.

Pays à l’honneur pour cette édition : la Côte d’Ivoire.

Cette année, sous le thème Agapé l’amour inconditionnel, le Gala de charité de l’APIPD choisit de mettre en lumière celles et ceux qui sauvent des vies dans l’ombre et dans l’urgence.
Nous rendrons hommage aux premiers maillons de la chaîne de secours le SAMU, les sapeurs-pompiers, les équipes de premiers soins et tous les intervenants de terrain mais aussi aux donneurs de sang, dont le geste silencieux et généreux permet, chaque jour, de prolonger l’espoir et de redonner souffle à la vie.
Parce qu’aimer, c’est aussi protéger, secourir, partager une part de soi et tendre la main lorsque chaque seconde compte.

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L’éphéméride du 31 mai

Début de la bataille du Rocher du Diamant le 31 mai 1805

La bataille du rocher du Diamant a eu lieu entre le 31 mai et le 2 juin 1805 durant les guerres napoléoniennes. Il s’agit du siège et de la prise par une force franco-espagnole commandée par le Capitaine Julien Cosmao, d’une île appelée rocher du Diamant. Cette île, située à l’entrée de la baie de Fort-de-France, était occupée depuis plus d’un an par les forces britanniques.

Les français de Martinique avaient été incapables de chasser les défenseurs de cet îlot stratégiquement important, et la garnison britannique était grâce à lui en mesure de contrôler l’accès à la baie de Fort-de-France. Ils tiraient sur les navires qui tentaient d’y entrer avec des canons qui avaient été placés sur les pentes et le sommet de l’île. L’arrivée, en mai, d’une grande flotte combinée franco-espagnole changea la situation. Le vice-amiral français, Pierre de Villeneuve, avait l’ordre d’attaquer les possessions britanniques dans les Caraïbes, mais attendait d’avoir des consignes plus précises venant de la Martinique. Il fut finalement autorisé à lancer un assaut sur le Diamant avec une flottille franco-espagnole.

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Pour saluer Monsieur Edgar Morin

— Par Patrick Chamoiseau—

Cher Edgar Morin,

Vous accueillir ici, en Martinique, relève de l’honneur et du plaisir.
C’est un honneur, car le rayonnement de votre pensée nourrit, de par le monde, des milliers et des milliers de lecteurs. Et ces milliers de lecteurs considèrent vos ouvrages non comme des livres de chevet mais comme des tables d’existence. Innombrables, et même innumérables, sont ceux qui auraient tout donné pour être des nôtres ce soir, et de le savoir nous dresse quelque peu la mesure du privilège dont nous bénéficions.

C’est aussi un plaisir, mais un plaisir des plus variés, qui va de la reconnaissance à la pure gratitude, jusqu’à la satisfaction d’être en présence d’une très belle âme humaine.

Mais au-delà de l’honneur et du plaisir, je veux témoigner d’un sentiment très singulier : celui d’une vieille fraternité, et cela non parce que je fréquente vos pensées depuis trois décennies, mais surtout en raison de ce que vous êtes dans votre vie elle-même. Une vie conforme à vos idées, qui nous incline à reconnaître que nous sommes en présence d’un ami, et j’oserais dire : d’un frère.

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Consigne pour recyclage des bouteilles en plastique

Les associations d’élus réaffirment leur opposition totale à la « fausse » consigne et obtiennent l’intégration de leurs 14 propositions dans la concertation

— Communiqué du 29 mai 2026 —

Lors d’une réunion avec le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, les associations d’élus locaux ont collectivement dû marteler leur opposition à la mise en place à nouveau annoncée par le Président de la République d’une « fausse » consigne pour recyclage sur les bouteilles en plastique. Elles ont rappelé que ce dispositif détournerait l’objectif prioritaire de prévention et de réduction des déchets à la source, fragiliserait le service public de gestion des déchets et ne présenterait pas de garantie d’efficacité environnementale significative. Les élus présents ont ensuite fait part au ministre de leur fort mécontentement de la tournure que prenait la réunion.

Après avoir réitéré pendant plus d’une heure trente leur opposition ferme à une consigne pour recyclage sur les bouteilles en plastique, véritable privatisation déguisée d’un service public essentiel, les associations d’élus ont finalement obtenu du ministre l’assurance :

que le Gouvernement ne fera pas de la mise en place de la consigne un préalable, ni une condition à l’ouverture d’une véritable concertation avec les élus locaux, que cette concertation intégrera non seulement les autres propositions du ministère, mais également les 14 propositions que les élus locaux font depuis 2023 et qui n’ont jusque-là malheureusement pas été réellement prises en compte dans le débat avec l’Etat, et qu’une nouvelle réunion associant l’ensemble des associations d’élus locaux sera convoquée dans les prochaines semaines.

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Une immersion inédite au Lycée de Bellevue pour révéler le potentiel de 50 jeunes Martiniquais

Leaders’ Ship 2026 : Du 25 au 29 août 2026

— Communiqué de presse Fort-de-France le 29 mai 2026 —

Le Programme Leaders’ Ship lance sa toute première édition en Martinique au Lycée de Bellevue. Durant cinq jours, 50 jeunes martiniquais âgés de 14 à 17 ans vivront une expérience d’immersion totale unique à l’internat, mêlant enseignements théoriques de haut niveau et applications pratiques intensives. Un parcours d’excellence conçu sur mesure pour développer leur leadership, soutenu financièrement à hauteur de 75 % par le tissu économique local. Les candidatures sont officiellement ouvertes.

Une grande première en Martinique.

C’est au cœur du Lycée de Bellevue qu’une aventure humaine et pédagogique hors du commun s’apprête à voir le jour à la fin des vacances scolaires. Le programme Leaders’ Ship propose de briser les codes traditionnels de l’apprentissage en plongeant 50 adolescents dans une dynamique d’excellence collective et individuelle. L’objectif ? Leur donner les clés, les outils et la confiance nécessaires pour devenir les acteurs majeurs de la Martinique de demain.

Sortir de sa zone de confort grâce à l’immersion complète

Pendant 5 jours et 4 nuits, l’internat du Lycée de Bellevue sera entièrement dédié à ces futurs leaders.

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Refuser le réel ne sauvera pas le modèle social

Deux visions de l’avenir et deux conceptions du changement se profilent dans le débat intellectuel aux Antilles avec comme seul juge de paix : la crise qui vient….

— Par Jean-Marie Nol —
La France est aujourd’hui menacée de récession, l’inflation accélère, et les marges des entreprises se réduisent. De mauvais chiffres qui ne s’expliquent pas que par la guerre en Iran et qui valident nos analyses précédentes. Le produit intérieur brut (PIB) français a reculé de 0,1 % au premier trimestre
par rapport au dernier trimestre de 2025, selon les chiffres publiés par l’Insee ce vendredi. C’est la première fois depuis la crise du Covid que la France affiche une croissance négative sur un trimestre. Les déficits se creusent. La dette explose. Et pourtant, le déni collectif persiste. Politiques comme citoyens peinent à reconnaître à l’aube de la prochaine présidentielle que ce système n’est plus soutenable. Le confort social auquel nous nous sommes habitués repose désormais sur des bases financières de plus en plus fragiles. Le déficit chronique de la Sécurité sociale, qui se chiffre désormais en dizaines de milliards d’euros, l’explosion de la dette publique, le vieillissement de la population française, le ralentissement économique et les menaces récurrentes de récession témoignent d’un essoufflement progressif de l’État-providence.

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« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Parties IX & X – Conclusion

Neuvième partie

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Pour les Carthages du monde

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« Le moyen ne peut être justifié que par la fin. Mais la fin a besoin aussi de justification. Du point de vue du marxisme, qui exprime les intérêts historiques du prolétariat, la fin est justifiée si elle mène à l’accroissement du pouvoir de l’homme sur la nature et à l’abolition du pouvoir de l’homme sur l’homme. »

(Léon Trotsky)

Nous avons abondamment expliqué, au cours de cette série, – dans laquelle nous utilisons le mot Carthage, qui représenta une cité prospère de l’antiquité, comme métaphore –, que les puissances esclavagistes ne sont pas disposées à soutenir véritablement les efforts de développement et d’autodétermination des pays qu’elles maintiennent elles-mêmes sous la dépendance et la domination du « Capital ». Yalta, cette ville historique de Crimée où se rencontrèrent en février 1945 Franklin D. Roosevelt des États-Unis, Winston Churchill du Royaume uni, Joseph Staline de l’Union soviétique, symbolise le lieu de la manifestation du cynisme des puissances impérialistes. Les futurs vainqueurs de la seconde guerre mondiale séparèrent entre eux la terre, l’océan et l’espace, avant même la défaite officielle de l’Allemagne et la capitulation du Japon.

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L’aménagement constitutionnel du créole et du français

Obligation normative et égalité jurilinguistique au coeur de l’état de droit

—Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

L’aménagement constitutionnel du créole et du français en Haïti vise à institutionnaliser l’égalité statutaire entre les deux langues de notre patrimoine linguistique historique, à garantir l’effectivité des droits linguistiques de tous les locuteurs (unilingues créoles et bilingues créole-français), à contribuer à l’édification de l’État de droit, à promouvoir et à renforcer la participation de l’ensemble des locuteurs à la vie démocratique. L’aménagement constitutionnel du créole et du français en Haïti est rigoureusement arrimé à la Constitution haïtienne de 1987 et il est conforme à la Déclaration universelle des droits linguistiques (Barcelone, 1996).

La toute jeune jurilinguistique haïtienne n’a pas encore produit un corpus référentiel relatif à la dimension constitutionnelle de l’aménagement des deux langues de notre patrimoine linguistique historique, le créole et le français. À notre connaissance, il n’existe qu’un seul article scientifique dans lequel un juriste, Me Alain Guillaume, aborde avec hauteur de vue les rapports entre le Droit et la situation linguistique haïtienne. L’article a pour titre « L’expression créole du droit : une voie pour la réduction de la fracture juridique en Haïti ».

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Pour transmettre, reconnaître et honorer l’histoire du 22 mai 1848

Pour un lieu de mémoire, de transmission et de dignité dédié au 22 mai

La Martinique porte en elle une histoire majeure de la lutte pour la liberté, de la résistance à l’esclavage et de la conquête de la dignité humaine. Pourtant, malgré la portée universelle de cette mémoire, notre pays ne dispose toujours pas d’un grand lieu symbolique consacré à la traite négrière, à l’esclavage et aux combats qui ont conduit à l’insurrection du 22 mai 1848.

Dans le monde entier, des sites mémoriels rappellent cette histoire et permettent aux générations de comprendre, transmettre et méditer : Gorée au Sénégal, Ouidah au Bénin, le mémorial des Nations Unies à New York, le Mémorial ACTe en Guadeloupe ou encore le mémorial de Nantes. Ces lieux sont devenus des espaces de connaissance, de recueillement et de reconnaissance.

La Martinique, terre d’Aimé Césaire, de Frantz Fanon et d’Édouard Glissant, mérite elle aussi un lieu fort, visible et fédérateur, capable de raconter notre histoire collective et de rendre hommage à celles et ceux qui ont résisté à l’oppression.

Le 21 mai 2026, lors d’une séance de l’Assemblée de Martinique, Louis Boutrin, Conseiller territorial, a proposé officiellement la création d’un grand lieu mémoriel martiniquais.

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L’éphéméride du 30 mai

Naissance de la République du Biafra le 30 mai 1967

La république du Biafra (Bịafra en alphabet pan-nigérian) était, entre les années 1967 et 1970, un État sécessionniste situé dans la partie sud-est du Nigeria, la plus riche en réserves de pétrole. Le nom Biafra vient du golfe du Biafra situé au sud, sur la côte atlantique, lui-même nommé d’après le nom — Biafara — de la capitale d’un État resté mystérieux mais localisé par les marins portugais au xve siècle en retrait de la côte, entre l’ancien royaume du Bénin et le Loango.

Géographie

La superficie revendiquée et contrôlée au début de la guerre du Biafra était celle de la région de l’Est (en) soit 76 364 km2.

La majorité du territoire est composée de plaines et du delta marécageux du Niger à l’ouest où le palmier à huile, l’hévéa et le cacaoyer étaient cultivés. Des gisements de pétrole avaient été trouvés dans la région. Des collines, début de la chaîne volcanique de la ligne du Cameroun, s’élèvent à la frontière est avec le Cameroun et le fleuve Niger marque la frontière ouest.

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« Les pires », un film de Lise Akoka, Romane Gueret

Samedi 30 mai à 17h | Tropiques-Atrium

Par Lise Akoka, Romane Gueret
Avec Mallory Wanecque, Timéo Mahaut, Johan Heldenbergh
7 décembre 2022 en salle / 1h 39min / Comédie dramatique

Synopsis :
Un tournage va avoir lieu cité Picasso, à Boulogne-Sur-Mer, dans le nord de la France. Lors du casting, quatre ados, Lily, Ryan, Maylis et Jessy sont choisis pour jouer dans le film. Dans le quartier, tout le monde s’étonne : pourquoi n’avoir pris que « les pires » ?

La presse en parle :
Elle par Françoise Delbecq
Une charge émotionnelle incroyable, portée par des jeunes acteurs magnifiques d’authenticité et de tendresse.

L’Humanité par Michaël Melinard
Ils sont beaux et touchants, ces mômes, avec leur étincelle dans le regard, leur fragilité et leurs talents. Avec une certaine autodérision, elles s’amusent aussi des travers des équipes de tournage, amenant une touche comique à leur récit. Elles se moquent gentiment des archétypes du cinéma social.

Le Parisien par La Rédaction
Époustouflant, ce film, où chaque action et chaque dialogue sont très écrits, conte le parcours de quatre jeunes issus d’environnements sociaux et familiaux complexes au cours d’un tournage qui va les voir passer par tous les états, du traitement indigne à la grâce.

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L’autoracisme, cette autodéchéance du soi ethnique et social.

— Par Camille Loty Malebranche

L’un des traits majeurs de l’autoraciste est son larbinisme dévoué envers ceux qu’il prend pour supérieurs par leur classe, leur race ou leur pays d’origine. L’autoracisme – racisme à rebours – consiste en la posture d’une ethnie ou d’une société opprimée ou stigmatisée, qui se comporte comme une « race » inférieure par essence face à ses dominateurs ou contempteurs, vivant comme par procuration du contempteur qu’elle introjecte, consacre comme maître à travers une sorte de confinement de soi dans l’autoravalement. L’autoracisme, c’est la perception du soumis volontaire, misérable laquais consentant qui veut être défini et dominé dans une posture de soumission comme une sorte de serf intellectuel, recherchant, en minus méprisable, l’approbation du « supérieur » qu’il considère tel à cause de son ethnicité étrangère, sa société de provenance, ses apparats matériels ou institutionnels, sans jamais interroger les voies historiques souvent criminelles d’acquisition desdits apparats ni même l’usage idéologique actuel qu’en fait ce dominateur que bêtement il se choisit par complexe d’infériorité. Le larbinisme civilisationnel, ce visage découvert de l’autoracisme, émanation pérenne de l’autoracisme, est une composante majeure des relations nord-sud.

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« Dao », un film d’Alina Gomis

 📅 Lundi 1er juin 🕕 19h | 📍 Madiana
Par Alain Gomis | Avec Katy Correa, D’Johé Kouadio, Samir Guesm | 29 avril 2026 en salle | 3h 12min | Drame

Synopsis
Tout public
Aujourd’hui Gloria marie sa fille en banlieue parisienne. Il y a peu, en Guinée Bissau, elle assistait à la cérémonie qui consacre son père décédé en ancêtre. D’une cérémonie à l’autre, entre passé et présent, vie et mort, réalité et fiction, Gloria se réconcilie avec son histoire, trouve sa place et connaît un moment de paix.

La presse en parle :

Cahiers du Cinéma par Vincent Malausa
On ressort des trois heures cinq de Dao dans un état second, un peu sonné, tant les scènes de réunion, de danse ou de rituels du nouveau film d’Alain Gomis filent et défilent à la manière d’un vaste souffle emportant tout sur son passage.

Libération par Luc Chessel
Comment décrire un tel film, un tel flot, un tel flow ? Il faudrait se laisser porter, bercer, emporter par « Dao » du grand Alain Gomis, plutôt que de le traduire en mots.

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L’éphéméride du 29 mai

Le pape Paul III publie le bref apostolique Pastorale Officium condamnant l’esclavage dans le catholicisme le 29 mai 1537.

Point de vue du Magistère catholique sur l’esclavage
Ce n’est que progressivement que la condamnation de l’esclavage est apparue dans le Magistère catholique et y a revêtu un caractère doctrinal. Pour l’Église catholique, les droits de la personne trouvent leur justification dans la dignité humaine et sont par conséquent inaliénables. Ainsi, l’esclavage tel qu’on l’entend couramment est considéré comme un crime grave, quelle que soit sa forme : l’esclavage traditionnel comme la traite.

Cette position est rappelée à toute la chrétienté et assortie d’une interdiction par le pape Paul III dans Veritas ipsa en 1537. Cependant, si l’esclavage de chasse est condamné, il n’en va pas de même pour toute forme de servitude1. La bulle In Supremo Apostolatus de Grégoire XVI en 1839, mais plus encore les années 1890 et les deux encycliques de Léon XIII, apportent des clarifications. La condamnation de certaines pratiques intervient solennellement en 1965, avec la constitution pastorale Gaudium et Spes publiée lors du concile Vatican II, qui est souvent interprétée comme une condamnation de toute servitude quelle qu’elle soit, même pénale, bien que la question de savoir si ce texte contredit la doctrine précédente demeure discutée.

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L’autorité unique de l’eau ?

Par Edouard Gamess

Éléments de contexte

La gestion de l’eau potable et de l’assainissement collectif en Martinique est structurellement marquée par l’histoire de ce pays et une répartition des équipements publics (usines de production ou de d’épuration ; réseaux d’adduction, de collecte ou de distribution ; réservoirs ; etc.) pensée par les structures qui avaient en charge ces compétences antérieurement (Département de la Martinique ; Syndicats : SICSM, SCNA, SCCNO, SIAFOS ; Régie des Eaux de FdeF).

La répartition des équipements visibles ou souterrains qui a découlé de cette multiplicité d’autorités publiques, chacune réglant ses affaires en fonction de ses objectifs et compétences propres, n’est plus adaptée à une redistribution des légitimités institutionnelles et opérationnelles entre les trois intercommunalités pour l’essentiel (CAPNM, CAESM, CACEM) et la CTM.

Il en résulte des conflits liés à la propriété ou à l’usage des ouvrages, aux volumes et aux prix de l’eau vendue ou à traiter ce qui a abouti à des contentieux portés parfois devant les tribunaux.

Le choix des gestionnaires, entre mise en régie ou délégation de service public, vient complexifier la donne.

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A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage | Version complète |

Par Mireille Pierre-Louis
Contribution à titre personnel/V26 mai 2026 version complète

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ».
(Mayra Santos)

*****

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?OK
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
La servitude volontaire

 

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.

Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.

Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?

Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.

Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affablei, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.

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L’éphéméride du 28 mai

La loi sur la déportation des Indiens est promulguée le 28 mai 1830

L’Indian Removal Act (en français : « loi sur le déplacement des Indiens » ou « loi sur la déportation des Indiens ») est une loi des États-Unis, proposée par le président Andrew Jackson, votée par le Congrès les 24 avril et 26 mai 1830 et signée par le président le 28 mai 1830, qui ordonne la déportation des Amérindiens vivant dans les territoires situés entre les treize États fondateurs et le Mississippi vers un territoire situé au-delà de ce fleuve. Elle concernait 60 000 personnes.

Politique américaine à l’égard des Amérindiens
Cette loi représente une rupture dans l’attitude officiellement adoptée par les colons américains à l’égard des premiers occupants du sol. Jusqu’en 1800, 98 % des Blancs vivent sur 7 % du territoire américain, à l’est des Appalaches, sans gêner les vingt millions d’Amérindiens qui vivent à l’ouest. De 1806 à 1830, 50 tribus seront déportées, sous la menace d’expéditions punitives. À l’est, les États-Unis tolèrent les Amérindiens, jusqu’en 1830, pour autant qu’ils adoptent un mode de vie « civilisé », c’est-à-dire l’abandon du nomadisme, la pratique de l’agriculture, l’abandon de la propriété collective des terres et l’adoption de la démocratie.

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A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage

Par Mireille Pierre-Louis
Contribution à titre personnel/V22 mai 2026

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ».
(Mayra Santos)

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
La servitude volontaire

Héritaj’

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.

Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.

Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?

Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.

Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affablei, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.

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Nouvelles séances ajoutées pour le film « WHO » en Martinique

Le film WHO, premier long-métrage du réalisateur Wil Aime, sortira en salles le 29 mai 2026 dans plusieurs territoires francophones. En Martinique, plusieurs projections affichent déjà complet, ce qui a conduit les exploitants à ajouter deux séances supplémentaires pour le vendredi 29 mai 2026.

Les nouvelles projections programmées sont les suivantes :

  • Madiana — vendredi 29 mai 2026 à 22h30
  • Toiles du Sud Cinéma — vendredi 29 mai 2026 à 21h30

Le film est présenté comme un thriller psychologique d’une durée de 2h10. L’intrigue suit des personnages confrontés à des choix déterminants dans un contexte où chaque décision peut avoir des conséquences irréversibles. Le récit aborde notamment les thèmes de la tension psychologique, des dilemmes moraux et des limites humaines face à des situations extrêmes.

Synopsis :
Dans un monde où le temps est compté et les décisions lourdes de conséquences, les personnages évoluent dans une mécanique où chaque erreur peut être fatale. Entre tension psychologique, dilemmes moraux et quête de vérité, WHO explore les réactions humaines dans des situations extrêmes.

La bande-annonce officielle est disponible ci-dessous.

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Politique climatique : quand les villes montrent l’exemple, les citoyens suivent

— Par Corinne Faure(*) & Joachim Schleich (*)

Une étude menée à Grenoble montre qu’une politique climatique locale bien assumée peut renforcer l’engagement individuel. Informés des succès de leur ville, les habitants se disent prêts à contribuer davantage à la lutte contre le réchauffement.

Plus les effets du réchauffement climatique deviennent visibles, plus la lutte contre le changement climatique devient locale. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) l’a clairement indiqué : les initiatives locales et municipales telles que la rénovation des bâtiments publics, le développement des transports en commun et la création de pistes cyclables sont essentielles pour limiter l’augmentation de la température du globe. Les actions locales prennent encore plus d’importance alors que, dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, on observe un fort backlash climatique au niveau national.

Mais lorsqu’une municipalité prend l’initiative de devenir un leader en matière de climat, comment ses citoyens réagissent-ils ? En économie, il existe une théorie bien établie appelée “l’effet d’éviction”. Cette théorie suggère que lorsque le gouvernement fournit un bien public comme la protection du climat, les citoyens peuvent avoir le sentiment qu’ils n’ont plus besoin de contribuer.

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Le rire contre la guerre : “Lysistrata” au Théâtre Aimé Césaire

Jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 mai à 19h30 au T.A.C. FdF

— Par Hélène Lemoine —

Près de vingt-cinq siècles après sa création, Lysistrata n’a rien perdu de sa puissance comique ni de son étonnante modernité. La célèbre pièce d’Aristophane sera présentée au T.A.C. – Théâtre Aimé Césaire dans une mise en scène de Julie Mauduech, les jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 mai à 19h30. Une occasion rare de redécouvrir l’un des textes les plus audacieux du théâtre antique, entre satire politique, comédie populaire et réflexion sur le pouvoir.

Écrite en 411 avant J.-C., en pleine guerre du Péloponnèse qui oppose Athènes à Sparte depuis de longues années, Lysistrata naît dans un climat de crise et d’épuisement collectif. Athènes traverse alors une période de tensions politiques, de défaites militaires et de désillusion. C’est dans ce contexte qu’Aristophane imagine une intrigue aussi extravagante qu’efficace : fatiguées de voir leurs maris partir au combat et la cité s’enfoncer dans le chaos, les femmes de Grèce décident de se révolter.

À leur tête, Lysistrata, figure aussi brillante qu’insoumise.

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