— Par Patrick Chamoiseau —
Sur des bases scientifiques autant que poétiques, la pensée écologique nous rappelle
(comme le font depuis longtemps les imaginaires animistes)
que tout est lié.
Elle embrasse l’ensemble de nos nécessités existentielles
et les dynamiques relationnelles qui les rendent possibles.
Elle ouvre ainsi la voie à une horizontale plénitude du vivant.
Sa quintessence est donc un imaginaire de la Relation :
relation de Tout à Tout, et de Tout au moindre détail.
Pourtant, quand on dit « écologie »,
l’entendement ordinaire se limite encore aux problèmes environnementaux ou climatiques.
Cette réduction explique sans doute, en partie,
la faible portée électorale des partis écologistes en France comme ailleurs.
Chez nous, en pays-Martinique, certains la définissent d’abord comme « décoloniale ».
Cette dimension si nécessaire soit-elle, devient étroite si elle constitue un horizon plutôt qu’un passage obligé.
Car l’écologie ne saurait être une fin en en soi mais un passage.
Ðés lors,
comment accéder d’emblée
(avec une poétique)
à la focale qui traverse,
qui dépasse et englobe toutes les étroitesses de nos petis combats :
une Politique de la Relation ?<p> Lire Plus

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— Par Jean Jr. Lhérisson —
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