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Plus diplômées, toujours moins payées : le paradoxe martiniquais

— Par Sabrina Solar —

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Insee Martinique publie une photographie détaillée de la situation comparée des femmes et des hommes sur le territoire. Les indicateurs confirment une réalité contrastée : les Martiniquaises sont aujourd’hui plus diplômées que les hommes, mais cette avance scolaire ne se traduit pas pleinement en termes de rémunération, de conditions d’emploi et d’équilibre des responsabilités familiales.

Sur le plan de la formation, l’écart est significatif. Parmi les 25 à 54 ans, 44 % des femmes sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 32 % des hommes, soit 12 points de plus. Autrement dit, plus de quatre femmes sur dix disposent d’un niveau d’études supérieures, contre environ trois hommes sur dix. Cette progression s’inscrit dans une dynamique de long terme : les filles réussissent globalement mieux leur scolarité et prolongent davantage leurs études. Elles constituent ainsi une génération hautement qualifiée, en mesure d’occuper des fonctions à responsabilité.

Pourtant, cette avance en matière de qualification ne garantit pas une égalité réelle dans l’entreprise. En 2022, 10 % des femmes en emploi occupent un poste de cadre, contre 11 % des hommes.

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Les femmes ne sont pas des travailleurs comme les autres

— Collectif —

A l’initiative du magazine « Santé & Travail » un collectif de quelque 90 personnalités, parmi lesquelles Sophie Binet et Marylise Léon, secrétaires générales de la CGT et de la CFDT, appelle à mieux identifier les facteurs de pénibilité et de maladies professionnelles propres aux genres.

Le standard du travailleur masculin va-t-il continuer à dicter les règles de la prévention des risques professionnels ? Et, ce faisant, à éclipser les risques spécifiques qui menacent la santé et la sécurité des femmes au travail ? Depuis de nombreuses années, des travaux de recherche montrent les limites de ce modèle implicite. C’est le cas de la photographie statistique de la sinistralité selon le sexe, réalisée par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, depuis 2012, qui met en évidence des écarts significatifs, longtemps invisibilisés.

Malgré ces coups de projecteur, la question demeure. Il suffit, pour s’en convaincre, de consulter le dernier bilan de l’Assurance-maladie sur les accidents du travail, qui, derrière une baisse globale de 25 % depuis vingt ans, fait apparaître une évolution fortement asymétrique : une diminution de 40 % des accidents pour les hommes, mais une hausse de 26 % chez les femmes.

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Madame Jazz(e) – Un voyage musical au cœur des voix légendaires

Avec Madame Jazz(e), la chanteuse Abyale a offert au public martiniquais, un véritable spectacle musical qui célèbre les grandes divas du jazz, de la soul et du rhythm and blues. À la fois hommage, récit et performance scénique, ce spectacle entraîne le public dans un voyage vibrant à travers l’histoire de ces femmes extraordinaires dont les voix ont façonné la musique du XXᵉ siècle.

Sur scène, accompagnée au piano par son fils Niels Sem, Abyale redonne vie aux chansons mythiques et aux destins hors du commun de figures légendaires telles que Nina Simone, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Aretha Franklin, Tina Turner, Ella Fitzgerald, Joséphine Baker ou encore Peggy Lee. Toutes ont en commun d’avoir marqué l’histoire de la musique par leur talent, leur audace et leur capacité à transformer leurs expériences de vie en œuvres inoubliables.

Car derrière ces voix immortelles se cachent souvent des parcours de vie intenses, parfois douloureux. Beaucoup de ces artistes ont dû lutter pour s’imposer dans un monde dominé par les hommes, et dans une société traversée par les discriminations raciales et sociales. Le spectacle évoque ainsi, en filigrane, les combats menés par les artistes afro-américaines dans un contexte marqué par la lutte pour les droits civiques.

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Fort-de-France : une campagne municipale sous le poids des affaires

— Par Jean Samblé —

À l’approche des élections municipales prévues le 15 mars, la vie politique de Fort-de-France, chef-lieu de la Martinique, traverse une période de fortes tensions. Le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du Parti progressiste martiniquais (PPM), formation historique fondée en 1958 par Aimé Césaire et longtemps dominante dans la capitale martiniquaise. Le maire sortant, Didier Laguerre, candidat à un troisième mandat, mène campagne dans un contexte politique inédit, marqué par des affaires judiciaires, une recomposition des alliances et l’émergence de nouvelles forces issues du mouvement social.

Une affaire judiciaire au cœur de la campagne

Pendant plusieurs semaines, l’hypothèse d’une condamnation judiciaire a pesé sur l’avenir politique de Didier Laguerre. Le maire de Fort-de-France était poursuivi devant le tribunal judiciaire de Paris pour recel de détournement de fonds publics aux côtés de son premier adjoint, Yvon Pacquit, et de l’ancien maire de la ville, Serge Letchimy.

L’affaire trouve son origine dans un rapport de la chambre régionale des comptes publié en 2021. Celui-ci pointait un montage administratif ayant permis à Serge Letchimy de faire valoir ses droits à une retraite anticipée d’ingénieur territorial de la ville de Fort-de-France en 2016, alors qu’il occupait toujours un mandat parlementaire à l’Assemblée nationale.

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Le Musée National du Patriarcat entame sa tournée nationale à Fort-de-France

Ce samedi, l’association En avant toute(s) lance la tournée nationale du Musée National du Patriarcat (MNP) en ouvrant gratuitement les portes de son musée éphémère à Fort-de-France, dans les locaux de Kap Caraïbes.

Reconnue d’intérêt général, l’association En avant toute(s) œuvre pour l’égalité entre les genres et la lutte contre les violences faites aux femmes, aux jeunes et aux personnes LGBTQIA+. Elle mène des actions de sensibilisation auprès des jeunes et du grand public afin de prévenir les comportements sexistes et violents, tout en proposant des formations à destination des professionnel·le·s. L’association accompagne également les victimes de violences grâce à plusieurs dispositifs nationaux d’aide à distance, accessibles par tchat, visioconférence ou téléphone.

Consolider les partenariats en Martinique

Présente en Martinique depuis un mois, l’équipe de l’association est venue renforcer ses liens avec les acteurs locaux et développer de nouvelles initiatives sur le territoire. L’un des objectifs principaux de cette mission est également de faire connaître la plateforme d’accompagnement commentonsaime.fr, explique dans France-Antilles, Thomas Humbert, cofondateur d’En avant toute(s).

Le projet, baptisé « Des ponts entre les territoires d’outre-mer et l’hexagone », a été mené en collaboration avec plusieurs associations locales, dont Kap Caraïbes et Union des Femmes de Martinique (UFM).

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Un marché artisanal pour célébrer les femmes

Dimanche, de 7 h à 17 h près des snacks du Rocher Zombi. Rivière-Pilote

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le marché des artisans aura pour vocation de mettre en avant le savoir-faire local, tout en valorisant particulièrement l’entrepreneuriat féminin.

Dès le début de la matinée, le public pourra découvrir un marché riche en créativité où une quarantaine d’artisanes et d’artisans présenteront leurs réalisations. L’initiative vise à offrir à ces créateurs un espace pour exposer leur travail, développer leur activité et partager leurs talents avec les visiteurs.

Cette manifestation a également pour objectif de souligner la place grandissante des femmes dans l’entrepreneuriat et de favoriser leur autonomie économique. À travers ce moment d’échanges et de découvertes autour des savoir-faire locaux, l’événement rappelle aussi le chemin parcouru depuis 1977, année où la Journée du 8 mars a été officiellement reconnue. Il s’agit de la deuxième édition de ce rendez-vous.

Les visiteurs pourront parcourir des stands aux univers variés : cosmétiques naturels, soins capillaires, bijoux artisanaux, textiles, accessoires de mode ou encore objets de décoration. Des produits du terroir et différentes pâtisseries seront également proposés.

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Luiz, l’artiste mexicain qui fait germer ses racines en Martinique

Une rencontre au festival « Art Mada »

Par Myriam Barthélémy

Le 11 février dernier, lors du festival « Art Mada » en Martinique, j’ai rencontré Luiz, un artiste mexicain dont j’avais déjà découvert le travail à travers plusieurs fresques visibles sur l’île. Ses peintures, présentes sur différents murs et espaces urbains, m’avaient profondément marquée par la force de leurs couleurs et par cette dimension intensément mexicaine qui transparaît dans chacun de ses traits.

Ce jour-là, face à une œuvre encore en cours de réalisation, nous avons eu une conversation sincère et intime sur son parcours, ses rêves et la foi qui guide son chemin artistique.

De Mexico à la Martinique

Luiz est né à Mexico, la capitale du Mexique, un environnement vibrant où l’art urbain et le graffiti font partie intégrante du paysage. Il a grandi au milieu de cette culture visuelle riche et a commencé à peindre très jeune.

Il est arrivé en Martinique il y a environ un an et demi. Jamais il n’aurait imaginé quitter son pays. Il confie avoir grandi dans un contexte marqué par la violence, dans un lieu où il ne se sentait pas en sécurité et d’où il voulait partir.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

07 03 2026.

VIVRE AU RÉEL

Le seul avantage
de l’actuelle situation catastrophique du monde
sous domination capitaliste occidentale
c’est qu’elle nous confirme

non seulement
que l’ancien
et piteux équilibre
portait en lui ces germes de perversions

(misère que nos impuissances s’en soient accommodées !)

mais que tout
équilibre à venir
ne saurait échapper
aux impensables
et aux imprévisibles insondables
du réel

à charge pour nous
d’en accepter l’augure
dans tous nos devenirs
et d’en faire

la très humble
très sereine
très horizontale
ouverture
d’une puissance en Relation.

Les littératures du monde peuvent deviner ces humanités nouvelles

ce « nous » planétaire essentiel
diversel
grand-œuvre
offert aux imaginations
et qui nous fixe déjà.

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L’alliance avec le Nommo au Pays Dogon (Mali)

Ce que disent les Dogons : «  Nous n’avons jamais été esclaves et nous n’avons mis personne en esclavage « 

Paysan berrichon, paysan chinois, paysan dogon : même pensée «  Pleuvra-t-il assez, pleuvra-t-il trop ? »

« L’eau est ce qui, dans le monde, est le plus proche de Dieu » ( Amadou Hampâté Bâ, écrivain malien)

Voilà un titre bien mystérieux ! Le Pays Dogon ? Une région du Mali, non loin de la frontière avec le Burkina-Fasso, constitué d’une gigantesque falaise en arc de cercle, longue de 200 km , au pied de laquelle vit le peuple des Dogons qui sont environ 500 000 aujourd’hui, répartis en une multitude de villages. Les Dogons sont aujourd’hui bien connus par les amateurs de l’art africain grâce à une grande exposition au Musée du quai Branly il y a quelques années. Mais plus lointainement, les Dogons ont fait parler d’eux depuis les années trente du siècle dernier à travers le livre de l’ethnologue Marcel Griaule «  Dieu d’eau, trente jours de conversation avec le vieux sage Ogotoméli ». Cette enquête et à proprement parler cette initiation à la spiritualité dogon s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui avec les nombreux travaux de l’école de Marcel Griaule comme si ce petit peuple s’était doté d’une spiritualité secrète dont la profondeur et la créativité fascinent tous ceux qui cherchent à la comprendre.

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Rencontre entre la littérature et la peinture : un expérience singulière

Par Patricia Lollia, artiste peintre

« De Saba au crépuscule d’O’maha  » est un polar écrit par Patricia Lépine et Errol Nuissier. Il est publié par les éditions « Jets d’encre »

En fait, il s’agit de la suite d’« Irma mon amour ».

Pour rappel du Tome 1, l’histoire se déroulait sur le fond du cataclysme cyclonique baptisé « Irma » qui avait ravagé l’île de Saint-Martin en 2017. Amélia, l’héroïne de cette histoire s’était retrouvée mêlée à un vol. Prise dans un tourbillon incontrôlable où tout l’accusait, la question était de savoir si elle allait pouvoir se disculper et repartir de l’île ?

Les auteurs m’avaient proposé de réaliser la première de couverture du premier tome. A l’époque, j’avais bien sûr accepté le projet sans trop savoir comment j’allais le mener à bien.

Il faut savoir que je n’avais pas lu le livre. J’ai dû travailler à partir des éléments donnés et donc choisis par les auteurs.

Tout le problème fût de traduire en peinture les quelques idées émises par Patricia et Errol.

Pour la petite histoire, pour le Tome 1 « Irma mon amour »,.

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3919 : plus de 108 000 appels traités en 2025

En 2025, la ligne d’écoute 3919, dédiée aux femmes victimes de violences, a enregistré une hausse notable de son activité. Selon la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), qui gère ce dispositif, 108 241 appels ont été pris en charge par les écoutantes au cours de l’année, soit une augmentation de 7,8 % par rapport à l’année précédente.

Cette progression s’explique en partie par une libération de la parole des victimes et par une meilleure visibilité du numéro, désormais largement relayé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais elle reflète aussi certaines difficultés rencontrées sur le terrain. La directrice générale de la FNSF, Mine Günbay, souligne notamment que des femmes se retrouvent parfois moins soutenues par les associations locales, certaines d’entre elles étant fragilisées par des réductions de subventions.

Parmi les appels traités, 63 500 concernaient des violences conjugales. Les situations décrites révèlent une forte présence de violences psychologiques, mentionnées dans 85 % des cas, souvent liées à des phénomènes d’emprise ou de dévalorisation. Les violences verbales apparaissent dans 71 % des témoignages, tandis que 48 % évoquent des violences physiques.

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Le Breteuil Calme & Lumineux Invalides

Appartement de 49m², étage : 2, accessible par ascenseur
max. 2 voyageurs
Serviettes de toilette et linge de lit inclus
Chambre Lit double Salle de bains toilettes, douche, baignoire

Équipements
Espace de travail pour ordinateur portable Jardin Lave-linge Lave-vaisselle Radiateurs Sèche-cheveux Terrasse WiFi Internet

Appartement de 49m², étage : 2, accessible par ascenseur

max. 2 voyageurs

Serviettes de toilette et linge de lit inclus

Chambre Lit double

Salle de bains toilettes, douche, baignoire

Catherine W.,

L’appartement est très agréable, pas aussi dépouillé qu’il n’y paraît sur les photos ! L’emplacement est calme et pratique.

Rebecca

L’hébergement Le Breteuil Calme & Lumineux Invalides se situe dans le centre de Paris, à respectivement 1,1 km et 1,9 km de ces lieux d’intérêt : Musée Rodin et Musée d’Orsay. Il propose une connexion Wi-Fi gratuite. Cet appartement est à respectivement 1,9 km et 2,8 km de : Tour Eiffel et Jardin du Luxembourg.

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« Mési » – Création chorégraphique 2026 de Chimen Milo

« Lè nou ka gadé dèyè nou toujou travay, ki si swa ba nou menm, ki si swa ba lézot, nou toujou travay. »

Avec « Mési », l’association Chimen Milo propose une nouvelle création chorégraphique portée par Jean-Michel Casérus, au croisement de la mémoire, du mouvement et de la musique. Ce spectacle est une invitation à regarder derrière nous, à reconnaître les chemins parcourus et à rendre hommage à celles et ceux qui ont transmis un héritage culturel et humain précieux.

Nous, héritiers riches de notre histoire et fiers de nos mémoires, avons souvent dû nous dépasser pour être vus, entendus et compris. D’où vient ce besoin de prouver ce dont nous sommes capables ? Et d’où vient aussi cette force qui nous pousse à avancer ?
À travers « Mési », ces questions deviennent matière à danse, à chant et à partage.

Créé dans la continuité du travail mené par Chimen Milo, ce spectacle s’inscrit dans un engagement porté depuis 2002 : faire vivre et transmettre les pratiques traditionnelles martiniquaises – Danmyé, Kalenda et Bèlè – à travers ateliers, conférences et créations scéniques, en mémoire de Ti Émile.

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Parutions mars 2026 : Pédagogie, Education et Société, Education et Afrique

📚 Éducation et Société

Éducation et Société

Déterminants de la réussite à l’université
Comparaison entre les universités privées et publiques au Burundi
Jonathan Niyongabo
Préface : Jean-Marie De Ketele

Entre l’Europe et l’Afrique, la question de la réussite universitaire révèle des enjeux humains, sociaux, psychologiques et éducatifs d’une étonnante universalité. À travers une enquête menée dans trois universités du Burundi, cet ouvrage explore le parcours des étudiants de master : choix d’orientation, espoirs, difficultés et stratégies d’apprentissage.

📖 340 pages
📐 155 x 240 mm
📚 Collection : Enfance éducation et société
📅 Parution : 26/02/2026
🔢 EAN : 9782336583280
💶 37,00 €


Militantisme pédagogique et recherches en éducation

Comprendre les problèmes, chercher des solutions
Dirigé par Yves Reuter et Bruno Robbes

Un projet de recherche visant à analyser les relations entre chercheurs et mouvements pédagogiques et à contribuer à leur amélioration, dans une perspective historique et internationale.

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Hybridation, appropriation, interférences

Éric Vincent à la Bibliothèque Schoelcher du 4 au 26 mars 2026.

— Par Marie Gauthier (*) —

« Le propre du visible est d’avoir une doublure d’invisible au sens strict qu’il rend présent comme une certaine absence. »
Maurice Merleau-Ponty, L’oeil et l’Esprit, Gallimard, 1964.

Si le masque africain est un trait d’union entre le monde visible des vivants et le monde invisible des ancêtres, les Modulavatars d’Éric Vincent contiennent, quant à eux, une réminiscence africaine, sur le mode avatar, avec toutes les variantes enrichies des possibles et de l’imprévisible coexistant dans notre aire culturelle caribéenne. Ces oeuvres, au sein de la communauté, ne sont-elles pas le signe tangible adressé aux ancêtres pour honorer leur mémoire ?

Les Modulavatars présentent des bas-reliefs réalisés à partir d’emballages postaux standardisés, prêts à l’emploi. Symbole des voyages et échanges transatlantiques, cette fois-ci chargés des douceurs du pays pour les expatriés. Ces supports de carton recyclés, partiellement pliés, structurent la représentation de visages où cohabitent, de manière non symétrique, des parties colorées peintes et des collages. Il ne s’agit pas du portrait tel qu’on le définit d’habitude.

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La recolonisation technologique

— Par Jean-Marie Nol —

Clap de fin du cycle de décolonisation et émergence d’un nouveau cycle de recolonisation par la puissance technologique ?

À l’ère de l’intelligence artificielle et de l’hyperconnectivité, la domination coloniale d’un pays sur un autre pays ne passe plus nécessairement par l’occupation administrative territoriale visible comme auparavant, ni par la présence massive de troupes militaires au sol, mais par la maîtrise des technologies capables d’anticiper, de surveiller, de cibler et de frapper avec une précision chirurgicale. La guerre du type de l’ex domination coloniale change de nature, et avec elle l’équilibre du pouvoir mondial. Dans ce nouvel environnement stratégique, la technologie devient l’arme décisive d’une forme contemporaine de recolonisation, où la supériorité algorithmique et la maîtrise des systèmes d’armes avancés permettent à certaines grandes puissances d’imposer leur volonté à distance, sans administration directe pour exploiter les ressources minières ou encore un simple contrôle géostratégique , mais avec une efficacité redoutable du fait de la  supériorité écrasante de la maîtrise technologique . C’est le cas aujourd’hui du Venezuela et demain de l’Iran et de Cuba. Ce sont des exemples parmi d’autres qui éclairent ce qui pourrait se généraliser à l’avenir dans les prochaines décennies qui s’ouvrent sur un monde trouble et dangereux.

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Changement climatique, an nou fey * !

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Depuis le début de l’année 2026, nous observons qu’à travers le Monde, les phénomènes climatiques sont de plus en plus fréquents, avec des évènements très intenses. Nous tenterons de vous exposer ce qui a attiré notre attention. Pendant 40 jours consécutifs il a plu de manière continue sur l’Hexagone entre le 14 janvier et le 22 février 2026 : il s’agit de la série de jours de pluie la plus longue mesurée en France depuis le début des mesures en 1959.

Depuis mi-janvier, les tempêtes Goretti, Ingrid, Nils, Pedro se sont succédés dans un flux perturbé. La Bretagne, le quart Sud-Ouest, et le pourtour méditerranéen sont en première ligne en matière de pluviosité.

À l’échelle du pays, l’hiver 2025 – 2026 figurera parmi les 10 hivers les plus pluvieux depuis 1959. Dès le 1er janvier, il est tombé l’équivalent d’un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, sur un large quart Sud-Ouest et sur le pourtour méditerranéen.

Actuellement l’hiver New-Yorkais force les autorités à interdire tous les déplacements dans la ville la plus peuplée des États-Unis qui fait face à une forte tempête de neige si forte que les gratte-ciels de la mégalopole ont disparu dans le blizzard ; tandis que des rafales glacées ont secoué les mouettes qui tentaient de voler au-dessus de l’East River.

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Parutions 1er mars 2026 : philosophie

Conversations persanes

Usbek à Rica, 2026
François Chassaing

Dans la droite ligne de ce que découvrirent à Paris les Persans de Montesquieu il y a un peu plus de trois cents ans, nous voici en présence de très modernes étudiants iraniens vivant et étudiant à Paris dans les meilleures universités. Ces jeunes gens échangent entre eux en toute liberté sur WhatsApp et ce qu’ils se disent sur la société française du XXIe siècle, voire sur la géopolitique…

  • EAN : 9782336591964

  • Parution : 12/02/2026

  • Format : 155 x 240 mm

  • Collection : L’Iran en transition

  • Pagination : 334 pages

  • Prix : 25,50 €


Ivresse au miroir d’Alice

Essai de philosophie merveilleuse
Stéphane Magarelli
En collaboration avec Jean-Baptiste Grongnard

Et si l’alcoolisme n’était pas qu’une fuite, mais la recherche d’un monde perdu ?
À travers les univers fantasques de Lewis Carroll, cet essai interroge la fonction de certaines ivresses chroniques dans un monde trop rationnel pour toujours faire sens…

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Du rutabaga honni au topinambour chic : la revanche des légumes racines

— Par Anne Parizot (*) —

Longtemps associés aux privations et à la honte alimentaire, topinambours, rutabagas ou panais refont surface dans les assiettes gastronomiques et les paniers bio. Leur retour raconte moins une mode qu’une recomposition de notre mémoire et de nos hiérarchies alimentaires.

On les disait tristes, fades ou dépassés, les topinambours, rutabagas, panais ou crosnes font leur retour sur les étals, dans les paniers bio et sur les menus gastronomiques. Associés aux souvenirs de guerre et de pénurie, ils questionnent notre apport à l’alimentation. Comment des légumes associés à la contrainte alimentaire sont-ils devenus emblèmes d’une cuisine désirable et responsable ?

L’histoire des légumes varie selon les périodes : longtemps méprisés par l’élite jusqu’à la Renaissance, certains ont alors connu un engouement, lié au changement de statut social des légumes, à la transgression des prescriptions médicales, à l’influence italienne et à l’acclimatation de produits venus d’Espagne.

Des légumes longtemps méprisés par l’élite

Historiquement, ces légumes constituaient une base ordinaire de l’alimentation européenne du début du Moyen Âge à l’époque moderne. Leur robustesse, leur capacité de conservation en faisaient des ressources fiables face aux aléas climatiques et aux pénuries.

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La Barbarie, un rapport malsain de la société à soi et à l’altérité.

— Par Camille Loty Malebranche

Le paradoxe de la barbarie sévissant dans le monde soi disant civilisé par l’acquisition de tous les savoirs et savoir-faire, c’est que cette sorte d’antihumanité qui fait le civilisé barbare, découle des rapports des sociétés avec elles-mêmes, en leurs classes, leurs groupes, leurs catégories jusques en leurs individus et aussi de ceux qu’elles entretiennent avec autrui au nom de principes inavoués et de choix de société inavouables qui déterminent des comportements monstrueux.

La barbarie est de la civilisation gouvernée par les pires défauts humains qui l’altèrent à travers les plus ignobles vices des hommes mis en commun et érigés système idéologique, choix politique, mode de vie culturel. Là, il faut préciser que la société comme création et institution humaine est ce qu’on peut appeler la protoculture inéluctable émanée de la Nature humaine, protoculture constituant la configuration fondamentale qui héberge le vivre-avec indispensable aux êtres humains.

La sauvagerie, comme nous l’avons dit ailleurs, est du domaine de la pulsion naturelle alors que la barbarie est culturelle ou, en tout cas, de motivation non naturelle. Le lion qui attaque le gnou, le fait parce que la chasse, la carnivorie est part naturelle de ses codes de carnassier, mais la barbarie d’un escogriffe qui frappe brutalement et lâchement un homme de moindre taille, est primitive et n’est pas que de la sauvagerie puisqu’il ne s’agit pas de nature mais d’une culture de l’agression réfléchie pour s’imposer et d’usage couard de la force afin de dominer sur ce qui est sans défense.

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Haïti : Pour comprendre le phénomène des gangs armés…

— Par Robert Lodimus —

« Dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de « liberté », réelle et véritable. »

  (Lénine)

Tout va de travers dans ce pays que l’on appelait autrefois – et non par ironie – la Perle des Antilles. À cette époque-là – qui était aussi celle du Bicentenaire du président Dumarsais Estimé – les touristes venus des quatre coins de la planète déambulaient par dizaines dans les rues des villes accueillantes et longeaient sans inquiétude les sentiers des campagnes verdoyantes, noyées dans l’exubérance des forêts vierges. Ce temps béni et enchanteur n’existe plus dans cette presqu’île mourante de la Caraïbe. Aujourd’hui, la République d’Haïti incarne, symbolise aux yeux des étrangers une clocharde lépreuse qui attend sa dernière heure dans la honte grisailleuse, une pestiférée malchanceuse que même sa diaspora cherche volontairement à éviter par tous les moyens. 

En 2025, la population haïtienne était évaluée à 12 037 506 habitants. 75% du nombre se retranchaient dans les bas-fonds d’une misère au goût de fiel.

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« C’est de la bombe ! » &  » UrubU… SA !

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

C’est de la bombe !

Aujourd’hui, sur les murs
tu as laissé les traces
de tes sublimes frasques
de nocturne lémure…

Ainsi tu nous murmures
tes rêves en graffs, en fresques
avec de la peinture
dont tu bombes nos murs…

Tant pis si ça agace
quelques réactionnaires
et même d’aventure
si le temps les efface,

œuvres d’art éphémères,
on ne s’en soucie guère
puisqu’on sait que demain
seront d’autres dessins
apposés par ta main

pour égayer l’en-ville
aux couleurs de notre île
et nous faire oublier
notre vie difficile…

UrubU … SA !

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« Je suis blanc et je vous merde », texte et m.e.s. de Sœuf Elbadawi

Jeudi 5 mars – 19h30| Tropiques-Atrium

Polar politique à Moroni !
A Moroni, Gaucel aux Comores, un blanc, se fait cueillir à la Rose Noire – une boîte de nuit – par les forces de l’ordre. On l’accuse d’être un espion à la botte de la France. Dans ce pays où les intrigues se tissent au rythme de la rumeur, les nuances de gris achèvent de tout emmêler, derrière les murs sombres du commissariat.
Ils sont six à y tutoyer l’improbable récit d’un coup d’Etat, au lever du jour. Six à rompre avec la routine du colonisé dans toute sa démesure. Mais qui peut dire qui est qui derrière ces figures transfigurées ? Blanc n’est jamais tout à fait blanc. Et la couleur n’est parfois qu’un leurre.

Lire aussi : Soeuf Elbadawi, musique et paroles en partage

Scénographie et costumes : Margot Clavières
Lumières : Matthieu Bassahon
Création son et régie : Maxime Imbert
Conception et construction décor : Benoit Laurent
Régie générale : Corentin Thomasset
Avec : Yaya Mbilé Bitang, Diariétou Keita, Fargass Assande, Dédé Duguet, Sœuf Elbadawi, Philippe Richard

Le texte, disponible aux.

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Au Salon de l’agriculture, les Amap défendent une autre façon de produire et de manger

— Collectif (*) —

Au cœur des débats du Salon international de l’agriculture, les Amap illustrent concrètement comment citoyens et agriculteurs peuvent co-construire une agriculture plus durable. Un modèle fondé sur la coopération, le partage des risques et l’engagement bénévole.

L’importance des échanges citoyens pour mettre en œuvre une agriculture durable est au cœur du programme de conférences du Salon international de l’agriculture. Les interrogations sur le “comment mieux manger ?” ou sur le “comment produire autrement ?” continuent de retenir l’attention.

Une des solutions à ces questionnements : l’entrepreneuriat collectif à travers les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). La finalité de l’Amap est la distribution hebdomadaire de paniers de produits agricoles frais, sous réserve d’un pré-paiement de la production par les membres adhérents. La coopération amapienne se matérialise par un engagement contractualisé de consommateurs bénévoles dans l’activité de production et de vente directe de produits alimentaires locaux. Elle repose sur le désir des membres d’interagir et de servir leur collectif.

Les Amap pour permettre aux exploitants de rester maître de leurs choix

En 2022, 375 Amap sont recensées rien qu’en Île-de-France, soit plus de 21 000 familles de bénévoles en partenariat avec environ 400 fermes.

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