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Fort-de-France : une campagne municipale sous le poids des affaires

— Par Jean Samblé —

À l’approche des élections municipales prévues le 15 mars, la vie politique de Fort-de-France, chef-lieu de la Martinique, traverse une période de fortes tensions. Le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du Parti progressiste martiniquais (PPM), formation historique fondée en 1958 par Aimé Césaire et longtemps dominante dans la capitale martiniquaise. Le maire sortant, Didier Laguerre, candidat à un troisième mandat, mène campagne dans un contexte politique inédit, marqué par des affaires judiciaires, une recomposition des alliances et l’émergence de nouvelles forces issues du mouvement social.

Une affaire judiciaire au cœur de la campagne

Pendant plusieurs semaines, l’hypothèse d’une condamnation judiciaire a pesé sur l’avenir politique de Didier Laguerre. Le maire de Fort-de-France était poursuivi devant le tribunal judiciaire de Paris pour recel de détournement de fonds publics aux côtés de son premier adjoint, Yvon Pacquit, et de l’ancien maire de la ville, Serge Letchimy.

L’affaire trouve son origine dans un rapport de la chambre régionale des comptes publié en 2021. Celui-ci pointait un montage administratif ayant permis à Serge Letchimy de faire valoir ses droits à une retraite anticipée d’ingénieur territorial de la ville de Fort-de-France en 2016, alors qu’il occupait toujours un mandat parlementaire à l’Assemblée nationale.

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Un marché artisanal pour célébrer les femmes

Dimanche, de 7 h à 17 h près des snacks du Rocher Zombi. Rivière-Pilote

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le marché des artisans aura pour vocation de mettre en avant le savoir-faire local, tout en valorisant particulièrement l’entrepreneuriat féminin.

Dès le début de la matinée, le public pourra découvrir un marché riche en créativité où une quarantaine d’artisanes et d’artisans présenteront leurs réalisations. L’initiative vise à offrir à ces créateurs un espace pour exposer leur travail, développer leur activité et partager leurs talents avec les visiteurs.

Cette manifestation a également pour objectif de souligner la place grandissante des femmes dans l’entrepreneuriat et de favoriser leur autonomie économique. À travers ce moment d’échanges et de découvertes autour des savoir-faire locaux, l’événement rappelle aussi le chemin parcouru depuis 1977, année où la Journée du 8 mars a été officiellement reconnue. Il s’agit de la deuxième édition de ce rendez-vous.

Les visiteurs pourront parcourir des stands aux univers variés : cosmétiques naturels, soins capillaires, bijoux artisanaux, textiles, accessoires de mode ou encore objets de décoration. Des produits du terroir et différentes pâtisseries seront également proposés.

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Luiz, l’artiste mexicain qui fait germer ses racines en Martinique

Une rencontre au festival « Art Mada »

Par Myriam Barthélémy

Le 11 février dernier, lors du festival « Art Mada » en Martinique, j’ai rencontré Luiz, un artiste mexicain dont j’avais déjà découvert le travail à travers plusieurs fresques visibles sur l’île. Ses peintures, présentes sur différents murs et espaces urbains, m’avaient profondément marquée par la force de leurs couleurs et par cette dimension intensément mexicaine qui transparaît dans chacun de ses traits.

Ce jour-là, face à une œuvre encore en cours de réalisation, nous avons eu une conversation sincère et intime sur son parcours, ses rêves et la foi qui guide son chemin artistique.

De Mexico à la Martinique

Luiz est né à Mexico, la capitale du Mexique, un environnement vibrant où l’art urbain et le graffiti font partie intégrante du paysage. Il a grandi au milieu de cette culture visuelle riche et a commencé à peindre très jeune.

Il est arrivé en Martinique il y a environ un an et demi. Jamais il n’aurait imaginé quitter son pays. Il confie avoir grandi dans un contexte marqué par la violence, dans un lieu où il ne se sentait pas en sécurité et d’où il voulait partir.

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L’alliance avec le Nommo au Pays Dogon (Mali)

Ce que disent les Dogons : «  Nous n’avons jamais été esclaves et nous n’avons mis personne en esclavage « 

Paysan berrichon, paysan chinois, paysan dogon : même pensée «  Pleuvra-t-il assez, pleuvra-t-il trop ? »

« L’eau est ce qui, dans le monde, est le plus proche de Dieu » ( Amadou Hampâté Bâ, écrivain malien)

Voilà un titre bien mystérieux ! Le Pays Dogon ? Une région du Mali, non loin de la frontière avec le Burkina-Fasso, constitué d’une gigantesque falaise en arc de cercle, longue de 200 km , au pied de laquelle vit le peuple des Dogons qui sont environ 500 000 aujourd’hui, répartis en une multitude de villages. Les Dogons sont aujourd’hui bien connus par les amateurs de l’art africain grâce à une grande exposition au Musée du quai Branly il y a quelques années. Mais plus lointainement, les Dogons ont fait parler d’eux depuis les années trente du siècle dernier à travers le livre de l’ethnologue Marcel Griaule «  Dieu d’eau, trente jours de conversation avec le vieux sage Ogotoméli ». Cette enquête et à proprement parler cette initiation à la spiritualité dogon s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui avec les nombreux travaux de l’école de Marcel Griaule comme si ce petit peuple s’était doté d’une spiritualité secrète dont la profondeur et la créativité fascinent tous ceux qui cherchent à la comprendre.

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Rencontre entre la littérature et la peinture : un expérience singulière

Par Patricia Lollia, artiste peintre

« De Saba au crépuscule d’O’maha  » est un polar écrit par Patricia Lépine et Errol Nuissier. Il est publié par les éditions « Jets d’encre »

En fait, il s’agit de la suite d’« Irma mon amour ».

Pour rappel du Tome 1, l’histoire se déroulait sur le fond du cataclysme cyclonique baptisé « Irma » qui avait ravagé l’île de Saint-Martin en 2017. Amélia, l’héroïne de cette histoire s’était retrouvée mêlée à un vol. Prise dans un tourbillon incontrôlable où tout l’accusait, la question était de savoir si elle allait pouvoir se disculper et repartir de l’île ?

Les auteurs m’avaient proposé de réaliser la première de couverture du premier tome. A l’époque, j’avais bien sûr accepté le projet sans trop savoir comment j’allais le mener à bien.

Il faut savoir que je n’avais pas lu le livre. J’ai dû travailler à partir des éléments donnés et donc choisis par les auteurs.

Tout le problème fût de traduire en peinture les quelques idées émises par Patricia et Errol.

Pour la petite histoire, pour le Tome 1 « Irma mon amour »,.

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3919 : plus de 108 000 appels traités en 2025

En 2025, la ligne d’écoute 3919, dédiée aux femmes victimes de violences, a enregistré une hausse notable de son activité. Selon la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), qui gère ce dispositif, 108 241 appels ont été pris en charge par les écoutantes au cours de l’année, soit une augmentation de 7,8 % par rapport à l’année précédente.

Cette progression s’explique en partie par une libération de la parole des victimes et par une meilleure visibilité du numéro, désormais largement relayé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais elle reflète aussi certaines difficultés rencontrées sur le terrain. La directrice générale de la FNSF, Mine Günbay, souligne notamment que des femmes se retrouvent parfois moins soutenues par les associations locales, certaines d’entre elles étant fragilisées par des réductions de subventions.

Parmi les appels traités, 63 500 concernaient des violences conjugales. Les situations décrites révèlent une forte présence de violences psychologiques, mentionnées dans 85 % des cas, souvent liées à des phénomènes d’emprise ou de dévalorisation. Les violences verbales apparaissent dans 71 % des témoignages, tandis que 48 % évoquent des violences physiques.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

« Mési » – Création chorégraphique 2026 de Chimen Milo

« Lè nou ka gadé dèyè nou toujou travay, ki si swa ba nou menm, ki si swa ba lézot, nou toujou travay. »

Avec « Mési », l’association Chimen Milo propose une nouvelle création chorégraphique portée par Jean-Michel Casérus, au croisement de la mémoire, du mouvement et de la musique. Ce spectacle est une invitation à regarder derrière nous, à reconnaître les chemins parcourus et à rendre hommage à celles et ceux qui ont transmis un héritage culturel et humain précieux.

Nous, héritiers riches de notre histoire et fiers de nos mémoires, avons souvent dû nous dépasser pour être vus, entendus et compris. D’où vient ce besoin de prouver ce dont nous sommes capables ? Et d’où vient aussi cette force qui nous pousse à avancer ?
À travers « Mési », ces questions deviennent matière à danse, à chant et à partage.

Créé dans la continuité du travail mené par Chimen Milo, ce spectacle s’inscrit dans un engagement porté depuis 2002 : faire vivre et transmettre les pratiques traditionnelles martiniquaises – Danmyé, Kalenda et Bèlè – à travers ateliers, conférences et créations scéniques, en mémoire de Ti Émile.

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1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

04 03 2026.

UN HOMME D’ETAT.

La paix par
du Droit international,
da la décence,
de l’éthique,
des droits humains,
de la compassion,
de la dignité
et de la justice.🙏🏿💫🪄🥰
https://www.facebook.com/share/v/1BzKGLWFKp/

18 02 2026.

Carnaval « Outremer »

Hé compère Vaval
utile à nos côtés
depuis les nuits de l’esclavage

ho commandeur d’une gaîté colossale
aussi stérile que nécessaire
dans le hoquet de notre tragique

que se passerait-il si
(dans un blo de conscience)
cette formidable énergie collective

(ce grand balan de tout un peuple
pulsé à vide dans le divertissement)

se voyait
soudain orientée
vers quelques-uns de nos problèmes ?

Existe t-il en quelque part

quelque souffrance en Palestine
quelque douleur à Cuba
quelque violence systémique

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Parutions mars 2026 : Pédagogie, Education et Société, Education et Afrique

📚 Éducation et Société

Éducation et Société

Déterminants de la réussite à l’université
Comparaison entre les universités privées et publiques au Burundi
Jonathan Niyongabo
Préface : Jean-Marie De Ketele

Entre l’Europe et l’Afrique, la question de la réussite universitaire révèle des enjeux humains, sociaux, psychologiques et éducatifs d’une étonnante universalité. À travers une enquête menée dans trois universités du Burundi, cet ouvrage explore le parcours des étudiants de master : choix d’orientation, espoirs, difficultés et stratégies d’apprentissage.

📖 340 pages
📐 155 x 240 mm
📚 Collection : Enfance éducation et société
📅 Parution : 26/02/2026
🔢 EAN : 9782336583280
💶 37,00 €


Militantisme pédagogique et recherches en éducation

Comprendre les problèmes, chercher des solutions
Dirigé par Yves Reuter et Bruno Robbes

Un projet de recherche visant à analyser les relations entre chercheurs et mouvements pédagogiques et à contribuer à leur amélioration, dans une perspective historique et internationale.

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Hybridation, appropriation, interférences

Éric Vincent à la Bibliothèque Schoelcher du 4 au 26 mars 2026.

— Par Marie Gauthier (*) —

« Le propre du visible est d’avoir une doublure d’invisible au sens strict qu’il rend présent comme une certaine absence. »
Maurice Merleau-Ponty, L’oeil et l’Esprit, Gallimard, 1964.

Si le masque africain est un trait d’union entre le monde visible des vivants et le monde invisible des ancêtres, les Modulavatars d’Éric Vincent contiennent, quant à eux, une réminiscence africaine, sur le mode avatar, avec toutes les variantes enrichies des possibles et de l’imprévisible coexistant dans notre aire culturelle caribéenne. Ces oeuvres, au sein de la communauté, ne sont-elles pas le signe tangible adressé aux ancêtres pour honorer leur mémoire ?

Les Modulavatars présentent des bas-reliefs réalisés à partir d’emballages postaux standardisés, prêts à l’emploi. Symbole des voyages et échanges transatlantiques, cette fois-ci chargés des douceurs du pays pour les expatriés. Ces supports de carton recyclés, partiellement pliés, structurent la représentation de visages où cohabitent, de manière non symétrique, des parties colorées peintes et des collages. Il ne s’agit pas du portrait tel qu’on le définit d’habitude.

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La recolonisation technologique

— Par Jean-Marie Nol —

Clap de fin du cycle de décolonisation et émergence d’un nouveau cycle de recolonisation par la puissance technologique ?

À l’ère de l’intelligence artificielle et de l’hyperconnectivité, la domination coloniale d’un pays sur un autre pays ne passe plus nécessairement par l’occupation administrative territoriale visible comme auparavant, ni par la présence massive de troupes militaires au sol, mais par la maîtrise des technologies capables d’anticiper, de surveiller, de cibler et de frapper avec une précision chirurgicale. La guerre du type de l’ex domination coloniale change de nature, et avec elle l’équilibre du pouvoir mondial. Dans ce nouvel environnement stratégique, la technologie devient l’arme décisive d’une forme contemporaine de recolonisation, où la supériorité algorithmique et la maîtrise des systèmes d’armes avancés permettent à certaines grandes puissances d’imposer leur volonté à distance, sans administration directe pour exploiter les ressources minières ou encore un simple contrôle géostratégique , mais avec une efficacité redoutable du fait de la  supériorité écrasante de la maîtrise technologique . C’est le cas aujourd’hui du Venezuela et demain de l’Iran et de Cuba. Ce sont des exemples parmi d’autres qui éclairent ce qui pourrait se généraliser à l’avenir dans les prochaines décennies qui s’ouvrent sur un monde trouble et dangereux.

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Changement climatique, an nou fey * !

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Depuis le début de l’année 2026, nous observons qu’à travers le Monde, les phénomènes climatiques sont de plus en plus fréquents, avec des évènements très intenses. Nous tenterons de vous exposer ce qui a attiré notre attention. Pendant 40 jours consécutifs il a plu de manière continue sur l’Hexagone entre le 14 janvier et le 22 février 2026 : il s’agit de la série de jours de pluie la plus longue mesurée en France depuis le début des mesures en 1959.

Depuis mi-janvier, les tempêtes Goretti, Ingrid, Nils, Pedro se sont succédés dans un flux perturbé. La Bretagne, le quart Sud-Ouest, et le pourtour méditerranéen sont en première ligne en matière de pluviosité.

À l’échelle du pays, l’hiver 2025 – 2026 figurera parmi les 10 hivers les plus pluvieux depuis 1959. Dès le 1er janvier, il est tombé l’équivalent d’un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, sur un large quart Sud-Ouest et sur le pourtour méditerranéen.

Actuellement l’hiver New-Yorkais force les autorités à interdire tous les déplacements dans la ville la plus peuplée des États-Unis qui fait face à une forte tempête de neige si forte que les gratte-ciels de la mégalopole ont disparu dans le blizzard ; tandis que des rafales glacées ont secoué les mouettes qui tentaient de voler au-dessus de l’East River.

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Parutions 1er mars 2026 : philosophie

Conversations persanes

Usbek à Rica, 2026
François Chassaing

Dans la droite ligne de ce que découvrirent à Paris les Persans de Montesquieu il y a un peu plus de trois cents ans, nous voici en présence de très modernes étudiants iraniens vivant et étudiant à Paris dans les meilleures universités. Ces jeunes gens échangent entre eux en toute liberté sur WhatsApp et ce qu’ils se disent sur la société française du XXIe siècle, voire sur la géopolitique…

  • EAN : 9782336591964

  • Parution : 12/02/2026

  • Format : 155 x 240 mm

  • Collection : L’Iran en transition

  • Pagination : 334 pages

  • Prix : 25,50 €


Ivresse au miroir d’Alice

Essai de philosophie merveilleuse
Stéphane Magarelli
En collaboration avec Jean-Baptiste Grongnard

Et si l’alcoolisme n’était pas qu’une fuite, mais la recherche d’un monde perdu ?
À travers les univers fantasques de Lewis Carroll, cet essai interroge la fonction de certaines ivresses chroniques dans un monde trop rationnel pour toujours faire sens…

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Du rutabaga honni au topinambour chic : la revanche des légumes racines

— Par Anne Parizot (*) —

Longtemps associés aux privations et à la honte alimentaire, topinambours, rutabagas ou panais refont surface dans les assiettes gastronomiques et les paniers bio. Leur retour raconte moins une mode qu’une recomposition de notre mémoire et de nos hiérarchies alimentaires.

On les disait tristes, fades ou dépassés, les topinambours, rutabagas, panais ou crosnes font leur retour sur les étals, dans les paniers bio et sur les menus gastronomiques. Associés aux souvenirs de guerre et de pénurie, ils questionnent notre apport à l’alimentation. Comment des légumes associés à la contrainte alimentaire sont-ils devenus emblèmes d’une cuisine désirable et responsable ?

L’histoire des légumes varie selon les périodes : longtemps méprisés par l’élite jusqu’à la Renaissance, certains ont alors connu un engouement, lié au changement de statut social des légumes, à la transgression des prescriptions médicales, à l’influence italienne et à l’acclimatation de produits venus d’Espagne.

Des légumes longtemps méprisés par l’élite

Historiquement, ces légumes constituaient une base ordinaire de l’alimentation européenne du début du Moyen Âge à l’époque moderne. Leur robustesse, leur capacité de conservation en faisaient des ressources fiables face aux aléas climatiques et aux pénuries.

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La Barbarie, un rapport malsain de la société à soi et à l’altérité.

— Par Camille Loty Malebranche

Le paradoxe de la barbarie sévissant dans le monde soi disant civilisé par l’acquisition de tous les savoirs et savoir-faire, c’est que cette sorte d’antihumanité qui fait le civilisé barbare, découle des rapports des sociétés avec elles-mêmes, en leurs classes, leurs groupes, leurs catégories jusques en leurs individus et aussi de ceux qu’elles entretiennent avec autrui au nom de principes inavoués et de choix de société inavouables qui déterminent des comportements monstrueux.

La barbarie est de la civilisation gouvernée par les pires défauts humains qui l’altèrent à travers les plus ignobles vices des hommes mis en commun et érigés système idéologique, choix politique, mode de vie culturel. Là, il faut préciser que la société comme création et institution humaine est ce qu’on peut appeler la protoculture inéluctable émanée de la Nature humaine, protoculture constituant la configuration fondamentale qui héberge le vivre-avec indispensable aux êtres humains.

La sauvagerie, comme nous l’avons dit ailleurs, est du domaine de la pulsion naturelle alors que la barbarie est culturelle ou, en tout cas, de motivation non naturelle. Le lion qui attaque le gnou, le fait parce que la chasse, la carnivorie est part naturelle de ses codes de carnassier, mais la barbarie d’un escogriffe qui frappe brutalement et lâchement un homme de moindre taille, est primitive et n’est pas que de la sauvagerie puisqu’il ne s’agit pas de nature mais d’une culture de l’agression réfléchie pour s’imposer et d’usage couard de la force afin de dominer sur ce qui est sans défense.

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Haïti : Pour comprendre le phénomène des gangs armés…

— Par Robert Lodimus —

« Dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de « liberté », réelle et véritable. »

  (Lénine)

Tout va de travers dans ce pays que l’on appelait autrefois – et non par ironie – la Perle des Antilles. À cette époque-là – qui était aussi celle du Bicentenaire du président Dumarsais Estimé – les touristes venus des quatre coins de la planète déambulaient par dizaines dans les rues des villes accueillantes et longeaient sans inquiétude les sentiers des campagnes verdoyantes, noyées dans l’exubérance des forêts vierges. Ce temps béni et enchanteur n’existe plus dans cette presqu’île mourante de la Caraïbe. Aujourd’hui, la République d’Haïti incarne, symbolise aux yeux des étrangers une clocharde lépreuse qui attend sa dernière heure dans la honte grisailleuse, une pestiférée malchanceuse que même sa diaspora cherche volontairement à éviter par tous les moyens. 

En 2025, la population haïtienne était évaluée à 12 037 506 habitants. 75% du nombre se retranchaient dans les bas-fonds d’une misère au goût de fiel.

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« C’est de la bombe ! » &  » UrubU… SA !

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

C’est de la bombe !

Aujourd’hui, sur les murs
tu as laissé les traces
de tes sublimes frasques
de nocturne lémure…

Ainsi tu nous murmures
tes rêves en graffs, en fresques
avec de la peinture
dont tu bombes nos murs…

Tant pis si ça agace
quelques réactionnaires
et même d’aventure
si le temps les efface,

œuvres d’art éphémères,
on ne s’en soucie guère
puisqu’on sait que demain
seront d’autres dessins
apposés par ta main

pour égayer l’en-ville
aux couleurs de notre île
et nous faire oublier
notre vie difficile…

UrubU … SA !

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Le Breteuil Calme & Lumineux Invalides

Appartement de 49m², étage : 2, accessible par ascenseur
max. 2 voyageurs
Serviettes de toilette et linge de lit inclus
Chambre Lit double Salle de bains toilettes, douche, baignoire

Équipements
Espace de travail pour ordinateur portable Jardin Lave-linge Lave-vaisselle Radiateurs Sèche-cheveux Terrasse WiFi Internet

Appartement de 49m², étage : 2, accessible par ascenseur

max. 2 voyageurs

Serviettes de toilette et linge de lit inclus

Chambre Lit double

Salle de bains toilettes, douche, baignoire

Catherine W.,

L’appartement est très agréable, pas aussi dépouillé qu’il n’y paraît sur les photos ! L’emplacement est calme et pratique.

Rebecca

L’hébergement Le Breteuil Calme & Lumineux Invalides se situe dans le centre de Paris, à respectivement 1,1 km et 1,9 km de ces lieux d’intérêt : Musée Rodin et Musée d’Orsay. Il propose une connexion Wi-Fi gratuite. Cet appartement est à respectivement 1,9 km et 2,8 km de : Tour Eiffel et Jardin du Luxembourg.

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« Je suis blanc et je vous merde », texte et m.e.s. de Sœuf Elbadawi

Jeudi 5 mars – 19h30| Tropiques-Atrium

Polar politique à Moroni !
A Moroni, Gaucel aux Comores, un blanc, se fait cueillir à la Rose Noire – une boîte de nuit – par les forces de l’ordre. On l’accuse d’être un espion à la botte de la France. Dans ce pays où les intrigues se tissent au rythme de la rumeur, les nuances de gris achèvent de tout emmêler, derrière les murs sombres du commissariat.
Ils sont six à y tutoyer l’improbable récit d’un coup d’Etat, au lever du jour. Six à rompre avec la routine du colonisé dans toute sa démesure. Mais qui peut dire qui est qui derrière ces figures transfigurées ? Blanc n’est jamais tout à fait blanc. Et la couleur n’est parfois qu’un leurre.

Lire aussi : Soeuf Elbadawi, musique et paroles en partage

Scénographie et costumes : Margot Clavières
Lumières : Matthieu Bassahon
Création son et régie : Maxime Imbert
Conception et construction décor : Benoit Laurent
Régie générale : Corentin Thomasset
Avec : Yaya Mbilé Bitang, Diariétou Keita, Fargass Assande, Dédé Duguet, Sœuf Elbadawi, Philippe Richard

Le texte, disponible aux.

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Au Salon de l’agriculture, les Amap défendent une autre façon de produire et de manger

— Collectif (*) —

Au cœur des débats du Salon international de l’agriculture, les Amap illustrent concrètement comment citoyens et agriculteurs peuvent co-construire une agriculture plus durable. Un modèle fondé sur la coopération, le partage des risques et l’engagement bénévole.

L’importance des échanges citoyens pour mettre en œuvre une agriculture durable est au cœur du programme de conférences du Salon international de l’agriculture. Les interrogations sur le “comment mieux manger ?” ou sur le “comment produire autrement ?” continuent de retenir l’attention.

Une des solutions à ces questionnements : l’entrepreneuriat collectif à travers les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). La finalité de l’Amap est la distribution hebdomadaire de paniers de produits agricoles frais, sous réserve d’un pré-paiement de la production par les membres adhérents. La coopération amapienne se matérialise par un engagement contractualisé de consommateurs bénévoles dans l’activité de production et de vente directe de produits alimentaires locaux. Elle repose sur le désir des membres d’interagir et de servir leur collectif.

Les Amap pour permettre aux exploitants de rester maître de leurs choix

En 2022, 375 Amap sont recensées rien qu’en Île-de-France, soit plus de 21 000 familles de bénévoles en partenariat avec environ 400 fermes.

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« L’inconcevable », « La Vérité », « Culte De La Personnalité », de Jean-Bernard Bayard

L’inconcevable
Que va devenir l’intégrité familiale après cet acte abominable
Il y a-t-il une action de notre part qui pourrait être rédemptable
Comment donc expliquer la logique de cette horreur si palpable
Ma souffrance depuis ce jour fatidique m’est vraiment exécrable

Le déshonneur accable la famille à sa source et dans ses racines
La honte nous oblige à l’exil de notre terre de ce mal qui abomine
Il serait impensable de nous expatrier même dans une terre voisine
L’œuvre de cette folie instantanée qui globalement nous assassine

A-t-il perdu la tête rien que d’y penser est fou dans ses conséquences
Même une impulsivité ne devrait point permettre une telle alternance
Son honneur a-t-il été si froissé qu’il n’a pas pu calmer son arrogance
Ce qu’il a commis comme grand délit insensé est de la pure démence

Il n’y a pas moyen de réparer le tort d’une telle action envers personne
Nous pouvons vraiment questionner dans ce cas comment il raisonne
Maintenant nous n’avons aucun choix il faut bien que l’on abandonne
C’est inexprimable de pouvoir tomber à ce point cela me désarçonne
Jean-Bernard Bayard

La Vérité
La vérité n’est pas ce qui est vrai mais ce qui est réel
Le vrai est universel le réel est subjectif peut-être cruel

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🎬 « The Mastermind », un film de Kelly Reichardt

Mardi 3 mars – 14h |📍 Madiana

Par Kelly Reichardt | Avec Josh O’Connor, Alana Haim, John Magaro | 4 février 2026 en salle | 1h 50min | Drame, Policier |
Synopsis
Tout public
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.

La presse en parle :

Libération par Camille Nevers
Rien ne sert de courir, on n’arrivera à rien : c’est l’idée générale des films. De quoi pour la cinéaste aller à l’essentiel, suivre la « dérive pure », le but jamais atteint des errances sans destin.

Cahiers du Cinéma par Raphaël Nieuwjaer
Mieux installé, James Blaine Mooney n’est pas le personnage typique des fictions de Kelly Reichardt. Quelque chose en lui résiste pourtant à ce confort. Il a beau avoir la haute silhouette et le visage d’aimable petite souris de Josh O’Connor, il paraît toujours en retrait, dans une légère absence à lui-même et aux autres.

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🎬 « Muganga, celui qui soigne »🎥 Film de Marie-Hélène Roux

📅 Mardi 3 mars ⏰ 18h45 📍 Teyjat Otonom Mawon (T.O.M.) – La Croix Mission – FdF
Avec : Isaach De Bankolé | Vincent Macaigne | Manon Bresch | Babetida Sadjo | Déborah Lukumuena | France, Belgique – 2023 – 1h45 | Drame
📖 Synopsis :
Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la Paix, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Sa rencontre avec le chirurgien belge Guy Cadière redonnera un souffle nouveau à son engagement.

La presse en parle : 🙂 👿 
Le Figaro par Olivier Delcroix
Un film coup de poing.

Positif par Jean-Jacques Manzanera
Une aventure humaine bouleversante.

20 Minutes par Caroline Vié
Isaach de Bankolé est éblouissant dans la peau du Prix Nobel de la Paix Denis Mukwege dans ce film passionnant récompensé à Angoulême.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Thibault Liessi
Éprouvant mais nécessaire.

Femme Actuelle par La Rédaction
Dès la première scène, le film prend à la gorge pour ne plus nous lâcher.

Franceinfo Culture par Laurence Houot
Le film rend hommage au courage du docteur Mukwege et des femmes qu’il soigne, qu’il répare, jour après jour, année après année, dans l’espoir qu’un jour cesse enfin dans son pays ce qu’il appelle la « guerre sur le corps des femmes ».

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🎬 « Orwell 2+2=5″, un film de Raoul Peck

📍 Madiana 📅 Jeudi 5 mars ⏰ 14h

Avec Damian Lewis | Documentaire – Brésil – 2025 – 2h
Synopsis :
1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier et plus important roman, 1984.
ORWELL : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother…
Autant de vérités sociopolitiques qui résonnent aujourd’hui avec une force renouvelée.
La presse en parle :
aVoir-aLire.com par Laurent Cambon
Édifiant et sidérant, ce documentaire du réalisateur I’m Not Your Negro devrait être classé d’utilité publique.

20 Minutes par Caroline Vié
Avec « Orwell : 2 + 2 = 5 », le réalisateur signe une réflexion puissante sur les similitudes entre l’œuvre de l’auteur de « 1984 » et le monde actuel.

Bande à part par Olivier Pélisson
Le cinéaste n’a pas son pareil pour faire résonner hier avec aujourd’hui, dans une démarche ample et ancrée dans l’avenir en marche.

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