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La bossalisation, un concept pour penser la condition haïtienne

Le concept permet de penser la condition haïtienne entre violence symbolique, résistance et émancipation

 —- Par Dr Edelyn Dorismond (*)—

Dans cet article, j’entends élaborer, en prétendant lui apporter une intelligibilité originale, la bossalisation comme concept philosophique pour désigner le processus par lequel une société -et singulièrement la société haïtienne- se voit réduire à une condition de dépossession symbolique, de désordre ontologique et de violence structurelle héritée de la plantation. Distinct tant de l’usage que fait Jean Casimir du potentiel subversif du bossale que de la sociologie historique de la contre-plantation élaborée par Gérard Barthélémy, ce concept vise à opérer une percée théorique dans la compréhension de la phénoménologie haïtienne : il s’agit de penser ensemble la destruction des cadres symboliques, la dissolution des repères identitaires, la fracturation du lien social et la persistance d’un régime anthropophage qui dévore ses propres membres. L’article propose une exposition systématique du concept, de ses sources, de son statut de structure des sociétés postcoloniales fondée sur une triple logique d’infériorisation, de mise à mort et d’exclusion, du concept corrélatif de zoopolitique -donner la mort à petit feu comme modalité propre de la politique haïtienne-, de son articulation avec les grands fils de ce que j’ai tenté de mettre en œuvre depuis quelques temps, notamment mon analyse du rapport infériorisant que l’Haïtien exerce sur l’autre Haïtien-, et de ses implications pour une philosophie de l’émancipation articulée autour de l’imagination comme faculté des possibles, de la dignité humaine et de l’égalité comme principes fondateurs d’un monde politique haïtien nouveau.

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Probable isolement de la Martinique

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

En 1950, la Martinique inaugurait sa piste d’atterrissage sous le nom d’Aéroport du Lamentin. Disposant d’une seule piste de 3 000 mètres, assez longue pour accueillir des avions long-courriers, l’ouvrage s’est modernisé au fil des années pour répondre aux besoins croissants. Il est devenu l’aéroport international de la Martinique. Sa zone d’implantation vaste d’environ 2400 hectares permet l’expansion des infrastructures et l’ajout de nouveaux services pour les compagnies aériennes et les usagers.

Situé en zone de mangrove, l’aéroport bénéficie d’un programme d’entretien structurel d’enrobé sur la piste. C’est une opération particulièrement délicate qui requiert la condamnation d’une partie de la chaussée. Aussi, pour éviter de perturber le trafic aérien, les travaux sont effectués la nuit.

Par rapport au niveau de la mer son altitude était de + 4,80 m en 1950 pour seulement + 0,50 m aujourd’hui. Le changement est significatif… Selon le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) les fortes pluies, comme celles tombées sur la Martinique dans la nuit du 4 au 5 mai 2009 provoquent des inondations spectaculaires dans les plaines du centre et de la Martinique et exposent l’aéroport à devoir fermer.

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Autonomie : qui tient les horloges ?

Autonomie des Antilles-Guyane : l’État français seul maître du jeu , mais avec quelle vision prospective pour l’avenir ?

— Par Jean-Marie Nol —

Désormais, force est de constater que l’autonomie est en marche en dépit des réticences des uns et des autres , pour autant il semble nécessaire de noter que nous sommes en présence d’un théâtre d’ombres chinoises où l’État français au delà des apparences demeure le seul maître de l’échiquier et surtout des horloges.

L’annonce de la signature de l’accord-cadre entre l’État et la Collectivité territoriale de Martinique, ouvrant officiellement le processus de discussions sur l’évolution institutionnelle du territoire, marque une étape symbolique dans une transformation qui semble inéluctable et qui ne date pas d’hier. Derrière l’apparente initiative des élus locaux et le débat public sur l’avenir statutaire des territoires ultramarins, une réalité plus profonde semble se dessiner : l’État français demeure l’acteur central, celui qui fixe le rythme, organise le calendrier et accompagne progressivement une mutation institutionnelle déjà préalablement pensée sur le temps long.

La scène actuelle ressemble ainsi à un véritable théâtre d’ombres chinoises où les acteurs visibles — élus, partis politiques, représentants de la société civile — occupent le devant de la scène, tandis que l’État conserve en coulisse une capacité d’influence majeure sur l’orientation générale du processus d’autonomie.

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Suppression des APL pour les étudiants extra-européens non boursiers à compter du 1er juillet 2026

À compter du 1er juillet 2026, les étudiants ressortissants de pays hors Union européenne (UE), hors Espace économique européen (EEE) et hors Suisse, ne peuvent plus bénéficier des APL s’ils ne sont pas titulaires d’une bourse sur critères sociaux.

Les étudiants exerçant une activité professionnelle ou engagés dans un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation peuvent être éligibles à cette aide.

À noter

Les étudiants réfugiés, apatrides et les conjoints d’étudiants extracommunautaires continuent de bénéficier des APL.

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Publié le 01 juillet 2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

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Allocations d’assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet

Comme le précise le décret du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage, le conseil d’administration de l’Unédic peut augmenter une partie ou la totalité des allocations chômage.

Le 30 juin 2026, le conseil d’administration de l’Unédic, réunissant les organisations représentatives des salariés et des employeurs, n’a pas recueilli de majorité en faveur d’une revalorisation des allocations chômage, comme cela avait été le cas en 2016. Les montants du 1er juillet 2025 restent donc en vigueur :

  • Allocation minimale de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) : 32,13 € par jour, et 16,05 € par jour pour Mayotte.
  • Partie fixe de l’ARE : 13,18 € par jour indemnisé.
  • Aide de fin de droit : 355,86 € (27 fois la partie fixe).
  • Allocation plancher d’aide au retour à l’emploi formation (AREF) : 22,99 € par jour (11,51 € par jour pour Mayotte).
  • Plancher relatif à l’application du coefficient de dégressivité : allocation journalière de 92,57 €.

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Publié le 01 juillet 2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

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La taxe française sur les petits colis remplacée par un droit de douane européen

Le Conseil de l’Union européenne avait annoncé, le 12 décembre 2025, la mise en place de mesures pour faire face à l’afflux de « petits colis » dans l’Union européenne. Dans un communiqué, le Conseil soulignait que ces colis de faible valeur ne sont pas soumis à des droits de douane, « un problème qui entraîne une concurrence déloyale pour les vendeurs de l’UE et qui suscite des préoccupations environnementales ».

Ainsi, à compter du 1er juillet, un droit de douane forfaitaire de 3 € s’applique sur tous les colis importés d’une valeur inférieure ou égale à 150 € ; cette taxation coOKncerne toutes les marchandises entrant dans l’Union européenne et vendues par des commerçants extra-européens.

Ce droit de douane de 3 € est appliqué sur chaque catégorie d’articles présente dans un colis. Par exemple, si un colis contient 2 jouets, 1 manteau et 2 bouteilles de parfum, le montant total des droits de douane pour ce colis s’élève à 9 € (3 catégories d’articles différentes dans le colis). Et si un colis contient 3 t-shirts et 1 paire de chaussures, le montant total des droits de douane s’élève à 6 € (2 catégories d’articles différentes dans le colis).

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L’éphéméride du 4 juillet

Création de la Communauté Caribéenne le 4 juillet 1973

La Communauté caribéenne, ou Communauté des Caraïbes en abrégé CARICOM (en anglais : Caribbean Community, en néerlandais : Caribische Gemeenschap et en espagnol : Comunidad del Caribe), est une organisation supranationale qui regroupe plusieurs États anglophones des Caraïbes, le Suriname néerlandophone et Haïti à la fois francophone et créolophone. L’organisation a quatre langues officielles, mais sa seule langue de travail est l’anglais. Cependant, le président haïtien Michel Martelly a demandé en 2011 que le français devienne également langue officielle en insistant sur le fait que son pays représente à lui seul la moitié de la population de l’organisation.

Elle est née le 4 juillet 1973 du traité de Chaguaramas entre quatre pays (la Barbade, le Guyana, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago) avec pour objectifs de renforcer les liens interétatiques dans la Caraïbe, et de construire un espace de libre-échange autour d’un marché unique : le CSME (économie et marché unique caribéen, en anglais : Carribean Single Market and Economie) dont la mise en pratique est prévue par la révision de 2001 du Traité de Chaguaramas.

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Alé Viré relance l’appel du retour au pays : cap sur la 9e édition du Salon du Retour

Partir pour étudier, travailler, découvrir d’autres horizons… De nombreux Martiniquais font ce choix chaque année. Mais une autre question se pose : celle du retour. Comment recréer des liens avec son territoire ? Comment imaginer un avenir professionnel et personnel en Martinique après une expérience ailleurs ?

Depuis plusieurs années, l’association Alé Viré s’est donné une mission : transformer cette question en véritable projet de société. À travers son Salon du Retour, devenu au fil du temps un rendez-vous incontournable, elle souhaite encourager les Martiniquais vivant ailleurs à envisager un retour durable sur leur territoire.

Du 3 au 10 juillet, l’association organise la 9e édition du Salon du Retour, une manifestation entièrement consacrée à l’accompagnement de celles et ceux qui souhaitent revenir vivre, entreprendre ou travailler en Martinique.

Chaque année, l’île continue en effet de perdre plusieurs milliers d’habitants, avec une forte proportion de jeunes qui quittent le territoire pour leurs études ou leur carrière professionnelle sans forcément revenir. Face à cette réalité démographique, Alé Viré défend une autre vision : celle d’une Martinique capable d’attirer à nouveau ses talents, ses compétences et ses forces vives.

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Fête patronale du Marigot 2026

🎉 Sous le signe du partage et des retrouvailles

La commune s’apprête à vivre plusieurs jours d’animations, de musique, de traditions et de rencontres à l’occasion de sa fête patronale, organisée cette année autour du thème : « À la rencontre de nous-mêmes ».

Pour sa première grande manifestation depuis son élection en mars dernier, l’équipe municipale conduite par Cynthia Yerro propose un programme varié mêlant patrimoine, culture, sport et convivialité.

📅 Dimanche 5 juillet : ouverture officielle

Les festivités débuteront dès le matin avec les temps forts traditionnels :

9h : Messe solennelle
📍 Église Saints Pierre et Paul

🌺 À l’issue de la cérémonie :

  • Dépôt de gerbe au monument aux morts
  • Grand défilé avec majorettes, groupes à pied, élus, associations, invités et habitants

📍 Espace Michel-Renard

  • Cérémonie protocolaire
  • Allocutions officielles
  • Vin d’honneur

🕺 Nouveauté cette année : un bal populaire
Après le vin d’honneur, place à la danse avec le groupe Fresh, porté par Jennifer Vermignon et Enrick Tuernal-Vatran, avec la participation de Max Télèphe.

🌙 À partir de 18h – Place de la mairie

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Madin’Japan Festival 2026

La culture japonaise toujours à l’honneur en Martinique

Le Madin’Japan Festival revient pour sa 5e édition au lycée Victor-Schœlcher à Fort-de-France, confirmant son statut de rendez-vous incontournable de la pop culture japonaise en Martinique.

Organisé par l’association Otaku’s Family, le festival s’impose désormais comme un événement culturel majeur, attirant chaque année un public toujours plus large et diversifié, au-delà même des frontières de l’île.


🌏 Un festival en pleine expansion

Porté par un engouement croissant, l’événement bénéficie aujourd’hui d’une visibilité internationale (France, Canada, Belgique, Suisse, Luxembourg).

Selon l’organisation, cette dynamique confirme la montée en puissance d’un festival devenu un véritable espace de découverte, de transmission et de création culturelle.

Pour cette édition, le nombre d’exposants a été doublé, offrant une diversité renforcée :

  • artisanat
  • univers manga
  • créations originales
  • produits culturels

🎤 Invités & animations

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« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre I

— Par Robert Lodimus —
Tous les quatre ou cinq ans, les masses populaires participent à des mascarades électorales organisées sur la planète par les États mafieux. Elles votent des incompétents, des voleurs, des corrupteurs, des assassins, des usurpateurs, des traîtres, des « malfrats »… Elles octroient la « légitimité gouvernementale » à des fauves qui protègent les intérêts des oligarques et qui les dévorent. Le système électoral, tel qu’il se définit aujourd’hui dans les pays dominants et dominés, et par le but qu’il poursuit, demeure une « invention diabolique », en vue d’exploiter la naïveté des électeurs qui n’ont  pas une « faculté cognitive adéquate » pour rationnaliser leur bulletin de vote.

(Robert Lodimus, Voter : c’est choisir son maître)

« Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme de classe à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles. »

(Karl Marx)

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Avant-propos

De temps en temps, des milliers d’Haïtiens envahissaient les rues de la capitale et des principales villes du pays.

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Martinique et guerre d’indépendance américaine

📅 Samedi 4 juillet ⏰ 10h 📍 Tropiques Atrium – salle Frantz-Fanon

🇲🇶⚔️ Un rôle stratégique longtemps méconnu
À l’occasion des 250 ans de l’indépendance des États-Unis, l’historien Gilbert Pago propose de revenir sur un épisode peu connu de l’histoire : le rôle central de la Martinique dans la guerre d’indépendance américaine.
🧭 Une conférence pour éclairer l’histoire
Lors de cette conférence intitulée « Les Martiniquais aux côtés des insurgents créant les États-Unis », l’historien met en lumière les liens entre la Caraïbe et la naissance des États-Unis.
La Martinique, un carrefour stratégique
Durant la guerre d’indépendance, la Martinique joue un rôle clé :
Point central des échanges dans la Caraïbe
Zone stratégique pour l’approvisionnement en armes
Développement de réseaux de commerce clandestin avec les colonies anglaises
Ces échanges, malgré les règles coloniales, ont contribué à soutenir les insurgents américains.
👥 Des engagements multiples
De nombreux libres de couleur et personnes réduites en esclavage participent au conflit, espérant en retour obtenir leur liberté.
Aprè l’entrée en guerre de la France, la Martinique devient également un centre militaire majeur dans les affrontements caribéens, touchant plusieurs îles de la région.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

01/07/26

Méta Politique :Quitter l’insignifiance.

Le système « outremer » supprime la reconnaissance due à des peuples-nations nouveaux, surgis inattentivement du phénomène colonial.

Victimes de l’aliénation qui accompagne une telle emprise, nous avons intériorisé cette négation.

La dépasser, est l’urgence sans laquelle il n’existe aucune dimension véritablement politique à nos pensées et à nos actes.

Sans cette urgence, tout sombre dans l’insignifiance.

L’action économique, sociale, technologique et culturelle la plus vertueuse se retrouve abîmée à la base, et n’ouvre qu’à plus de dépendance, plus d’assistanat, plus de déresponsabilisation, plus de refus dérisoire d’un futur.

Dépasser cette négation est une méta-politique qui donne tout son sens (son étoile du Nord) aux politiques ordinaires et au traitement utile des urgences et misères.

Sans métapolitique, ce qui semble « politique » n’est, chez nous, qu’une agitation.

Nous reconnaître et nous faire reconnaître dans ce que nous sommes,

nous accepter et exister pleinement dans ce que nous sommes,

est le signe inaugural d’un bel assainissement de l’imaginaire politique.

P.C.
1 07 2026

(C’était en Martinique, à Fort–de-France, dans la Maison d’Aimé Césaire .

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Penser l’avenir dans une France en crise.

— Par Jean-Marie Nol —

Penser l’avenir de la Guadeloupe et de la Martinique dans une France hexagonale en crise n’est plus un exercice intellectuel lointain : c’est devenu une nécessité stratégique pour les acteurs politiques et économiques . Une société qui ne pense pas son avenir accepte, souvent sans le vouloir, que celui-ci soit écrit par d’autres. Or l’avenir n’est pas seulement ce qui arrive ; il est aussi ce que les choix du présent rendent possible. Prévoir, ce n’est donc pas seulement anticiper les événements, c’est préparer les conditions d’un futur maîtrisé.

Cette réflexion prend une dimension particulière pour la Guadeloupe, territoire insulaire confronté à ses propres défis alors que la France hexagonale traverse une période de profondes incertitudes économiques, sociales et politiques. Endettement public, ralentissement économique, crise de confiance, difficultés des services publics, transition écologique imposée par le changement climatique : le modèle national qui a longtemps constitué un cadre protecteur apparaît aujourd’hui fragilisé. Dans ce contexte, attendre passivement les réponses venues de l’extérieur reviendrait à prendre le risque de subir les transformations plutôt que de les accompagner.

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Le salon littéraire de Martinique : 2ème édition

Les 4 et 5 juillet 2026, les jardins de l’Habitation Clément, au François, s’ouvriront à quarante-trois auteurs et à tous les amoureux du livre, dans un cadre patrimonial unique.
UN SALON ANCRÉ DANS LE PATRIMOINE MARTINIQUAIS
En deux jours, auteurs, lecteurs et passionnés de littérature se retrouveront pour partager, débattre et célébrer le livre sous toutes ses formes. Au programme, séances de dédicaces, échanges, conférences et tables rondes, lectures publiques en plein air sur les abords ombragés de l’étang.
Quarante-trois auteurs seront présents, couvrant l’ensemble des genres littéraires : romans, essais, livres de jeunesse, poésie, récits historiques… Une invitation à traverser les univers, des plus intimes aux plus universels.
INVITÉE D’HONNEUR : GISÈLE PINEAU
Cette édition 2026 a l’insigne honneur d’accueillir Gisèle Pineau comme invitée d’honneur. Romancière guadeloupéenne de renommée internationale, lauréate de nombreux prix littéraires, Gisèle Pineau est l’une des voix les plus puissantes et les plus singulières de la littérature antillaise contemporaine. Son oeuvre, traversée par la mémoire, l’identité et la condition des femmes, résonne avec une force particulière dans l’espace caribéen.
« Écrire, c’est toujours un voyage vers l’autre, un acte de mémoire et d’espérance.

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L’impasse du récit assimilationniste

De la question de la vision paradoxale des Guadeloupéens et Martiniquais sur l’avenir  ? 
— Par Jean-Marie Nol —
La Guadeloupe tout comme la Martinique traversent aujourd’hui une période singulière où le rapport au temps semble profondément bouleversé. Entre mémoire du passé et difficulté à imaginer l’avenir, le paradoxe d’une société antillaise en quête de nouveaux questionnements identitaires à la recherche d’un nouveau cycle de progrès social . Alors que dans l’Hexagone le pessimisme face à l’avenir s’exprime surtout par une critique d’un modèle national jugé en déclin, la perception guadeloupéenne et martiniquaise apparaît plus paradoxale : l’avenir inquiète, mais le passé semble parfois offrir davantage de repères que le futur. Cette différence de regard révèle une question fondamentale : la promesse historique de progrès portée par la départementalisation est-elle arrivée au bout de son cycle, laissant place à une forme de désenchantement collectif ?
Pendant plusieurs décennies, la départementalisation de 1946 a constitué un horizon politique et social puissant. Elle incarnait avec l’idéologie de l’assimilation une promesse claire : celle d’une convergence progressive avec la France hexagonale, d’une amélioration continue des conditions de vie, d’un accès renforcé aux droits sociaux, aux infrastructures et aux services publics.

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L’Histoire humaine, ce construit axiologique

— Par Camille Loty Malebranche —

L’homme est un esprit en accomplissement dont la mission est l’autoconstruction par des valeurs. Les valeurs sont les briques constitutives de l’édifice humain. L’animal humain ne commence son humanisation qu’en intégrant les valeurs morales, intellectuelles, spirituelles qui le font personne humaine. Quand les excentricités matérialistes se substituent aux valeurs ontologiques proprement humaines, c’est toute l’orientation sociale de l’homme qui est déviée de sa vérité et frappée de déshumanisation. Une société en crise est avant tout une société en crise de valeurs, une société aux valeurs fausses.

L’histoire n’est que la somme des représentations du monde et de la place de l’homme dans le monde mis en place à travers la projection de soi des sociétés tout au long de l’action. L’histoire est l’engramme des générations qui construisent le monde, le monde étant la représentation et l’action des hommes ajoutées à l’univers. C’est aussi une téléologie collective vers une entéléchie temporelle des sociétés humaines. Là où la métaphysique et la spiritualité courent à l’eschatologie comme accomplissement supraterrestre et extratemporel parce que visant à l’éternité, l’histoire est la menée politique des vœux humains en vue d’un aboutissement terrestre et temporel des sociétés.

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Festival culturel de Fort-de-France : une 55e édition entre création martiniquaise et ouverture caribéenne

Le Festival culturel de Fort-de-France ouvre sa 55e édition sous le thème « Diaspora Nègre ». Organisée par la Ville de Fort-de-France et le Sermac, la manifestation se déroulera pendant près d’un mois, jusqu’au 25 juillet, avec une programmation répartie sur plusieurs sites de la capitale : le parc culturel Aimé-Césaire, le Grand Carbet, la Savane, Tropiques Atrium, le kiosque Guédon, ainsi que plusieurs centres culturels de quartier.

Cette édition accorde une place importante à la création martiniquaise. Selon les organisateurs, près de 70 % de la programmation est portée par des artistes du territoire. Ce choix s’inscrit dans une volonté de soutenir les productions locales tout en maintenant des échanges avec d’autres scènes de la Caraïbe. Des artistes originaires notamment de Guadeloupe, d’Haïti et de Cuba participent ainsi au festival.

Le thème retenu cette année, « Diaspora Nègre », sert de fil conducteur à la programmation. Il interroge les héritages culturels issus de la diaspora africaine et leurs expressions dans les sociétés caribéennes. Musique, théâtre, danse et rencontres publiques abordent cette question à travers des approches artistiques et historiques variées.

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« Vivaldi et moi », un film de Damiano Michieletto

📌Madiana à 14h | 🕘18h à Tropiques-Atrium

Avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia Sacchi
Titre original Primavera
Synopsis :
Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l’institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant que violoniste. Jusqu’au jour où l’arrivée d’un nouveau maître de musique, Antonio Vivaldi, vient bousculer sa vie et celle de l’Ospedale.
La presse en parle :
Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Vivaldi et moi, en salles ce mercredi, est un hommage vertueux, plein de maestria, aux musiciennes de l’Ospedale della Pietà, à Venise, du temps du compositeur Antonio Vivaldi, tout à la fois professeur et mentor.

L’Obs par Xavier Leherpeur
Derrière le titre factuel et sommaire (celui de la version originale, « Primavera », était plus allégorique), cette fiction brodée autour de l’auteur des « Quatre Saisons » dresse avant tout le portrait d’une jeune orpheline qui, sous l’égide du maître, trouve l’occasion de s’émanciper de sa condition.

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Vagues de chaleur : l’Europe entre dans l’ère du climat invivable

— Par Júlia de Freitas Sampaio (*) —

Nous ne sommes qu’en juin, mais l’Europe subit déjà sa deuxième vague de chaleur extrême en deux mois. Les températures ont dépassé les 44 °C dans plusieurs régions du continent. Des alertes canicule sont désormais en vigueur dans plusieurs pays, dont six au niveau rouge, le plus extrême. La France a placé 72 de ses 96 départements en alerte rouge. Au moins 40 personnes se sont noyées en tentant d’échapper à la chaleur.

En Espagne, les températures ont atteint un pic de 45,1 °C, avec 101 décès liés à la chaleur recensés rien qu’au mois de mai, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré pour ce mois. Le Royaume-Uni a battu son record historique de température pour le mois de juin. Les villes ferment les écoles, les réseaux électriques sont mis à rude épreuve et les hôpitaux signalent une forte augmentation des urgences liées à la chaleur. Mais rien de tout cela n’aurait dû être une surprise.

Une nouvelle norme européenne

L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement sur Terre, à un rythme environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale, et les scientifiques alertent depuis des décennies sur le fait que le changement climatique d’origine humaine allait rendre les vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses.

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« Shana’, un film de Lila Pinell

 Madiana : Jeudi 2 à 14h 

Avec Eva Huault, Noémie Lvovsky, Inès Gherib
17 juin 2026 en salle | 1h 20min | Comédie dramatique

Synopsis
Tout public avec avertissement
Shana traverse les galères du quotidien avec une énergie débordante et le soutien de sa bande de copines. Lorsque sa grand-mère décède, elle hérite d’une bague censée protéger du mauvais œil. Shana a bien besoin de ce coup de pouce. D’autant qu’avec la sortie de prison de son compagnon toxique, les mésaventures s’accumulent !
La presse en parle :
Public par Sarah Lévy-Laithier
Sensible et trash, doux et cash.

Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Une comédie réussie, autour d’un personnage de poissarde solaire.

Cahiers du Cinéma par Olivia Cooper-Hadjian
Sur le format long, la gouaille de ce personnage larger than life risquait de dévorer le récit, qui aurait pu se limiter à un «Shana-show» anecdotique. Or Lila Pinell complexifie le portrait en rendant justice à ce qui, chez la vingtenaire, ne se voit pas à l’œil nu et contredit l’impression d’impudeur qu’elle dégage.

CinemaTeaser par Justin Kwedi
Après « L’Épreuve du feu » d’Aurélien Peyre, on apprécie de voir le cinéma français se pencher avec une tendresse dénuée de clichés sur ces figures de jeunes femmes assumant caractère entier, excentricité vestimentaire et cœur d’artichaut.

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“Alea jacta est !” & « Nomade’s land »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

“Alea jacta est !”

L’envie de remonter le temps
comme on remonterait un fleuve
en ramant à contre-courant
n’est certes pas une idée neuve…

Croire en reculant qu’on avance,
refusant de devenir vieux,
vouloir une seconde chance
en espérant faire un peu mieux…

On prend les mêmes, on recommence,
on dit je t’aime à qui l’on pense,
on veut retomber en enfance
en retrouvant son innocence…

Mais à cela, hélas, la science
nous apporte son désaveu…
Car, en dépit de tous nos vœux,
rebrousser chemin ne se peut !

Vivre est une drôle de danse
qui nous consume de son feu,
de hasard un genre de jeu
dans lequel on a peu confiance

car dès que les dés sont jetés
on sait qu’on ne pourra rejouer
mais jusqu’au bout nous faut aller…
“alea jacta est !”

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Il sagit d’imposer, non pas de quémander, la réparation des crimes commis par les colonialistes.

— Tribune du CNCP —

Oui ! Vous avez bien vu. Il s’agit de soldats exhibant fièrement des têtes d’Africains qu’ils ont décapités lors de leurs invasions coloniales.

Et puis, il se trouve encore des crapules qui déblatèrent sur de prétendus «aspects positifs de la colonisation», qui continuent à cracher la fable que celle-ci aurait amené la «civilisation» à des Peuples «sans histoire». Il se trouve encore des mystificateurs qui veulent nous convaincre que les représentants d’un État, toujours resté colonial et impérialiste, pourraient nous concéder quelques justes réparations pour les crimes qu’il a jadis commis et qu’il continue à perpétrer aujourd’hui !

Eh bien non ! C’est par une bataille mondiale et sans concession de tous les Peuples victimes qu’il s’agit d’imposer la Réparation des crimes commis par les barbares colonialistes.

Le 22 juin 2026, le tribunal d’appel de Paris a confirmé le non-lieu concernant le scandale de l’empoisonnement de la population au chlordécone. Nous sommes en face d’un Etat qui a accordé aux grands planteurs bananiers une dérogation leur permettant de semer des produits interdits en Europe et dont la dangerosité était connue, provoquant une catastrophe sanitaire qui concerne 92 % de notre population.

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La foyalaise. (3)

La foyalaise (3)

Par Myrna Nérovique
La foyalaise rêvait de Vladymyr, un jeune homme qu’elle ne connaissait point encore. Le fantasme de ses nuits, de ses pensées, de son cœur…

Dieu seul sait, comme elle l’aimait.

Elle devait encore se rendre chez le médecin généraliste, à cause de sa pathologie physiologique : son début de cancer, notamment.

Mariam occupait encore ses pensées. Elle le savait. Une ex à lui, qui vivait en Espagne ; elle n’en doutait parfois, pas du tout.

Les enfants foyalais lui avaient dit de prendre garde, face à cette femme, qu’ils pensaient venimeuse et Saritane écoutait toujours les enfants et la jeunesse, en général. Pourtant, Mariam semblait très avenante et très gentille, dans la délicatesse de son cœur exquis.

La vérité sort de la bouche des enfants… D’ailleurs, Marimar, Muñeca Brava, Rosalinda, étaient des feuilletons qu’elle suivait jeune. Car, Saritane était chrétienne et aimait les enfants. Son rêve était de devenir Maman. Non, Sarita n’était pas une imbécile. Saritane savait que Vladymyr l’aimait, mais elle connaissait vraiment le monde d’aujourd’hui.

Elle marchait encore. Était-ce devant elle, l’ancien local de France-Antilles ?

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