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« Les Nouveaux Esclavagistes », de Barbie Latza Nadeau

Dans Les Nouveaux Esclavagistes, Barbie Latza Nadeau signe une enquête internationale d’une ampleur rare sur l’un des trafics les plus lucratifs et les plus méconnus de notre époque : la traite des êtres humains. Loin d’être un phénomène marginal, ce commerce clandestin constitue aujourd’hui une véritable industrie mondialisée, générant des profits colossaux et faisant une nouvelle victime toutes les trente secondes.

L’ouvrage montre que la traite des êtres humains constitue aujourd’hui une véritable économie mondialisée, générant environ 150 milliards de dollars par an. Ce chiffre vertigineux révèle une réalité glaçante : derrière chaque bénéfice se trouve une vie exploitée.

Une enquête internationale au long cours

Journaliste d’investigation installée en Italie, Barbie Latza Nadeau s’est d’abord intéressée aux migrations en Méditerranée. En embarquant sur des navires humanitaires venus secourir des embarcations de fortune, elle observe un phénomène récurrent : la présence massive de jeunes femmes nigérianes. En creusant, elle découvre l’ampleur des réseaux de traite sexuelle opérant entre l’Afrique et l’Europe, souvent en lien avec des organisations criminelles structurées.

Mais son livre élargit considérablement le champ. Des côtes libyennes aux États-Unis, de l’Ukraine à la Thaïlande, elle cartographie un système tentaculaire et intercontinental.

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La modélisation de la corruption au ministère de l’Éducation d’Haïti

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Publié en Haïti dans le journal Le National daté du 11 février 2026, notre article « La « refondation » du système éducatif haïtien a-t-elle vraiment eu lieu en janvier 2026 ? » consigne la conclusion suivante : « En définitive, le système éducatif haïtien demeure captif entre ses 1804 « réformes » –tant de fois grassement financées par l’UNESCO, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, le Partenariat mondial pour l’éducation–, et l’affabulation illusionniste de sa « refondation… Semblables ou maquillées, ses 1804 « réformes » ont défilé d’une année à l’autre sans résultats mesurables et durables… Malgré cela, l’affabulation illusionniste de sa « refondation » est aujourd’hui promue sur toutes les tribunes de l’échec programmé : nulle part il n’est attesté que l’on peut « refonder » un système éducatif national en le « rapiéçant », en lui infligeant les mêmes recettes d’une année à l’autre… Nulle part il n’est attesté que les vieilles recettes –mises en œuvre par les mêmes « spécialistes » d’hier et d’avant-hier, porteurs des mêmes extraordinaires « visions » invariablement œcuméniques–, peuvent être le terreau de la refondation du système éducatif haïtien ».

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La Saint-Valentin : d’un mythe antique à une fête, commerciale et mondiale, de l’amour

Chaque 14 février, des millions de couples célèbrent la Saint-Valentin à travers le monde. Roses rouges, chocolats, cartes illustrées et déclarations enflammées rythment cette journée devenue emblématique de l’amour romantique. Pourtant, derrière les clichés et le succès commercial, l’histoire de la Saint-Valentin demeure complexe, mêlant traditions antiques, légendes chrétiennes, poésie médiévale et stratégies marketing modernes.

Des racines antiques controversées

Certains font remonter la Saint-Valentin aux Lupercales, fête romaine célébrée du 13 au 15 février en l’honneur de Lupercus, dieu de la fécondité. Lors de ces rituels, des prêtres parcouraient la ville en frappant les femmes avec des lanières de cuir censées favoriser leur fertilité. Ces célébrations, marquées par une forte dimension sexuelle et carnavalesque, visaient à encourager la reproduction et symbolisaient le renouveau du printemps.

Toutefois, aucun texte antique n’associe directement le 14 février à l’amour romantique. Si l’Église a su  christianiser bien des fêtes païennes, le lien direct entre les Lupercales et la fête des amoureux reste historiquement fragile.

Les figures de saint Valentin : entre histoire et légende

Plusieurs martyrs chrétiens nommés Valentin sont célébrés le 14 février.

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Passion d’artiste : 2026, année Constantin Brâncuși

Quand l’Europe célèbre l’un de ses fondateurs

— Par Rodolf Étienne —

En proclamant 2026 « Année Constantin Brâncuși », la Roumanie, sa terre natale, ne se contente pas seulement de célébrer un anniversaire. Elle réaffirme avec éclat une évidence trop souvent oubliée : la modernité artistique européenne ne s’est pas construite uniquement autour des grandes capitales, à Paris, Berlin ou Rome, mais aussi depuis ses marges, depuis l’Europe orientale, rurale, spirituelle, parfois reléguée hors du grand récit occidental.

Né en 1876, Constantin Brâncuși aurait eu 150 ans en 2026. Un siècle et demi après sa naissance, son œuvre continue d’irriguer la sculpture, l’architecture, le design, la photographie et même la pensée contemporaine de la forme.

Un geste politique et culturel fort

La décision, adoptée par la Chambre des députés roumaine, d’inscrire 2026 comme « Année Brâncuși » engage l’État, les collectivités, les institutions culturelles et éducatives autour d’un programme national et international de manifestations : expositions, restaurations patrimoniales, actions pédagogiques, coopérations muséales. Ce geste n’est pas neutre, tandis qu’il s’agit pour la Roumanie de réinscrire Brâncuși dans son histoire nationale, dans sa géographie, tout en assumant sa dimension universelle.

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Municipales 2026 : l’enjeu caché de l’économie communale

La myopie antillaise face aux enjeux économiques et financiers de l’élection municipale.

— Par Jean-Marie Nol —

À l’approche des élections municipales de mars 2026, la Guadeloupe et la Martinique se préparent, une fois encore, à une séquence politique intense, rythmée par les promesses, les invectives et les professions de foi de candidats assurés d’être les seuls à pouvoir résoudre l’ensemble des difficultés quotidiennes de la population. Le hic , c’est que la fête est finie , et que nous sommes à l’aube de la rigueur voire de l’austérité. Thierry Breton

l’ex-commissaire européen estime que tous les avantages sociaux obtenus en France ont été payés par la dette. Par exemple, la France s’est «payé» la retraite à 60 ans, ou encore la 5e semaine de congés payés, grâce à l’endettement public. Comme à chaque scrutin local, le discours dominant repose sur une idée profondément ancrée : celle selon laquelle le pouvoir d’agir sur la société, l’économie, la sécurité et même l’avenir du territoire serait presque exclusivement concentré entre les mains des élus municipaux. Tout cela est démenti par les faits. Cette croyance, largement partagée, relève pourtant d’une illusion persistante, voire d’une forme de forfaiture intellectuelle, tant elle occulte la complexité réelle des mécanismes économiques et sociaux à l’œuvre, ainsi que la responsabilité collective des citoyens eux-mêmes.

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34e édition de la Semaine nautique internationale de Schœlcher

Du 14 au 17 février, le plan d’eau de Schœlcher vibrera au rythme de la 34e édition de la Semaine nautique internationale, l’un des rendez-vous majeurs de la voile légère dans la Caraïbe. Organisée par le Cercle nautique de Schœlcher, la compétition s’annonce comme un excellent cru 2026, avec une participation en nette hausse et un plateau relevé.

Près de 135 régatiers sont attendus en compétition, épaulés par une cinquantaine de bénévoles, membres du comité de course, jurés et organisateurs mobilisés pour faire tourner cette « grosse machine » logistique. Au total, près de 200 personnes feront vivre, chaque jour, cette grande fête de la voile. Inscrite au calendrier de la Fédération française de voile, l’épreuve confirme son rayonnement au-delà des frontières martiniquaises.

Une dizaine de délégations feront le déplacement. Si certaines viennent en petit comité, à l’image de Saint-Kitts, d’autres arrivent en force, notamment la Guadeloupe avec près de 50 compétiteurs. Des représentants de Sainte-Lucie, Antigua, des Antilles néerlandaises, de Saint-Martin ou encore de Saint-Barthélemy seront également de la partie, offrant un beau mélange d’expériences et d’ambitions. Pour les plus jeunes, il s’agira parfois d’un premier déplacement et d’une découverte d’un plan d’eau réputé technique ; pour les plus aguerris, l’objectif sera de peaufiner la préparation des grandes échéances nationales et internationales à venir.

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Napoléon Bonaparte : L’empereur fossoyeur qui assassina Toussaint Louverture…

… en 1803 au Château de Joux, dans le massif du Jura…

— Par Robert Lodimus —

Durant les dernières semaines de sa vie, Napoléon Bonaparte pensait de temps en temps à Hannibal Barca. Il relisait ou écoutait des récits tragiques sur la chute de Carthage. Peut-être, l’empereur voulait-il que la fin de son exil à l’île Sainte-Hélène ressemblât à celle du grand héros de la cité carthaginoise. Comme vous le savez, Hannibal se suicida, dans le but de priver ses ennemis, les Romains, du plaisir de le tourner en dérision. De le ridiculiser. De l’humilier. L’arme du suicide est souvent utilisée par les grands chefs militaires pour disparaître dans la dignité, pour mourir de manière honorable, après une cuisante défaite sur le champ de bataille. Les samouraïs s’éventraient avec leur sabre ou leur poignard : c’est ce que l’on appelle « faire son hara-kiri ». Adolf Hitler ne termina pas son existence comme Benito Mussolini. Il se tira lui-même une balle dans la tête. Alors que pour Benito Mussolini, la honte l’accompagna aux barrières des ténèbres. Son cadavre, comme celui de sa compagne, Clara Petacci, fut profané par les partisans le 28 avril 1945 à Giulino di Mezzegra, en Italie.

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« Eskandal an kannaval »

— Par Daniel M. Berté —

Bwabwa té dédjizé an kostim prens wayal
I ponmet
Mariyàn mennen’y dansé an bal
Ladjables ki tann sa fè an gro eskandal
Ek mété’y a djélé ki sé li fanm
Vaval
Ki i pa ka’y pran kòn pou vakabòn Foyal
Ek ki kannaval-a sé pa an bakannal

Pawol monté-désann an model radikal
Ek pawol mennen kou, sa sé bagay fatal
Lé dé bougres ploté an manniè enfernal
Kout-pyé kout-tjok pati yo tonbé an kannal
Ladjables balansé an kout-jounou an fal
Mawyàn ki pa manchot fè’y wè trannsis zétwal

Té ni kout-dan osi, bref sé té latotal
Pies moun pa séparé, yo di sel fanm fatal
Ki pé pran an konba andidan kannaval
Toutefwa-sepandan té ni yonndé timal
Ki pou yonn ki pou lot té pré a ba’y an pal
Men apré réfleksion, yo di sa tro kouchal

Makoumè ek Malprop di sa libidinal
Moko-zonbi réponn sa pa orijinal
Ki pa ni pies rézon an vié fanm véjétal
Prétann alé zouké épi wa kannaval
Karolin-zyé-loli touvé sa imoral
Matlo-sou li-menm di i san-fouté-pa-mal

Edmond Evrard Suffrin di sa poligamial
Papa-Djab aplodi mi dé fanm ki brital !

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

« La désoccidentalisation des savoirs », un livre de Thomas Brisson

Décentrer l’Occident sans renoncer à l’universel

Dans Désoccidentaliser les savoirs, Thomas Brisson propose une analyse nuancée et ambitieuse des circulations intellectuelles entre l’Occident et les sociétés dites du « Sud ». Plutôt que d’opposer frontalement savoirs occidentaux et savoirs non occidentaux, il interroge les conditions dans lesquelles les sciences humaines et sociales se sont diffusées à l’échelle mondiale, transformées au contact d’autres contextes, et parfois retournées contre l’hégémonie dont elles étaient issues.

L’ouvrage s’ouvre sur une série de questions provocantes : peut-on comprendre le capitalisme indien contemporain avec les catégories de Max Weber ? Analyser le suicide au Japon à partir des concepts forgés par Durkheim pour la France du XIXe siècle ? Appliquer sans précaution l’historiographie occidentale moderne à des mondes – arabe ou chinois – dotés de traditions historiques pluriséculaires ? Ces interrogations ne visent pas à disqualifier les sciences sociales européennes, mais à mettre en lumière leur inscription historique et culturelle. Elles soulignent le décalage possible entre des concepts élaborés dans un contexte précis et leur usage dans d’autres univers sociaux.

Pour autant, « désoccidentaliser » ne signifie pas rejeter en bloc les savoirs nés en Europe.

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« Quelque chose s’est passé », de Nicolas Kurtovitch


À travers ses pas sur les chemins de la Grande Terre, Nicolas Kurtovitch interroge la mémoire, les paysages et la profondeur de l’expérience humaine.
Chaque marche devient rencontre : avec une ville, une tribu, un silence, une parole ancienne. Chaque souffle est dialogue : entre le visible et l’invisible, entre l’intime et l’universel.
Poète et passeur d’histoires, il inscrit dans ces pages une quête — celle du Do Kamo, de l’humanité en marche, qui cherche à se construire dans le lien, l’écoute et la vérité.
Mais ce livre n’est pas seulement une invitation à la contemplation : il exige vigilance et responsabilité. Reconnaître que « quelque chose s’est passé », c’est accepter de ne plus détourner le regard ; c’est accueillir la parole des anciens, la mémoire des lieux et l’épreuve du présent.
Un texte lyrique et sans concession, qui rappelle que vivre ici, c’est se tenir debout dans le temps et devant l’Histoire.

 

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J’ai pris un réel plaisir à lire Quelque chose s’est passé de Nicolas Kurtovitch, un récit à la hauteur de sa réputation. Pour J’apprécier pleinement, il faut entrer dans son univers, son style, sa poésie.

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Le monument et les traces

Visite d’échanges et de réflexion patrimoniale avec le Parc Naturel de la Martinique.

— Par Patrick Chamoiseau —

Le Château Dubuc est un haut lieu mémoriel de notre fondation collective. Nos ancêtres partagés y ont mené durant des siècles une lutte antagoniste et solidaire. Cette habitation sucrière fut l’une des plus puissantes de la côte atlantique. On y produisit du sucre, du tafia, de l’indigo ; on y exploita des terres défrichées au prix de la “désapparition” de nos ancêtres Kalinago ; on y fit travailler des centaines d’Africains, puis leurs descendants, réduits en esclavage et aux aliénations. Les archives attestent de pratiques de contrebande et d’un commerce négrier clandestin qui reliait cet endroit aux réseaux atlantiques. La prospérité du site fut brève, sa chute rapide au XVIIIᵉ siècle — mais son empreinte demeure.

Ici, comme partout ailleurs chez nous, la notion de patrimoine est problématique. La mémoire coloniale y a laissé des vestiges qui constituent un monument visible (bâtiments d’exploitation, canaux, citerne, moulin, cachot, débarcadère…), relevant d’une structure de domination totalitaire. Les mémoires amérindiennes, africaines et créoles, y ont laissé des traces qui tissent de nouvelles alchimies patrimoniales.

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Vie chère en Martinique : des causes structurelles au cœur des écarts de prix

Saisie par le gouvernement au début de l’année 2025 dans un contexte de tensions sociales liées à la vie chère, l’Autorité de la concurrence a rendu, le 10 février, un avis très attendu sur les prix et les marges dans la grande distribution alimentaire en Martinique. Le constat demeure sévère : les produits alimentaires y sont en moyenne 40 % plus chers que dans l’Hexagone, un écart qui tend à se creuser depuis plus d’une décennie.

Selon l’Autorité, cette situation ne peut être réduite à la seule question des marges des distributeurs. Elle met en avant des causes multiples et profondément structurelles. L’économie martiniquaise repose en grande partie sur les importations, notamment depuis la métropole, d’où proviennent environ 80 % des produits alimentaires. À cette dépendance s’ajoutent l’étroitesse du marché local, la concentration des acteurs à chaque étape de la chaîne logistique, ainsi que le poids de la fiscalité spécifique (TVA et octroi de mer).

Lire aussi : Hayot, leader martiniquais de la grande distribution devenu le nom de la vie chère en outre-mer

Les « frais d’approche » – c’est-à-dire l’ensemble des coûts liés à l’acheminement des marchandises, du port de départ jusqu’aux rayons des magasins – jouent un rôle déterminant.

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Municipales : l’angle mort économique

Les véritables raisons de s’inquiéter pour les guadeloupéens et Martiniquais de l’avenir qui s’annonce périlleux ?

— Par Jean-Marie Nol —

À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, les Guadeloupéens s’apprêtent à choisir leurs édiles locaux dans un climat politique qui, paradoxalement, laisse de côté une question pourtant centrale : celle de l’avenir économique et financier de la France et de ses conséquences directes sur la Guadeloupe. La campagne électorale, officiellement ouverte début mars, se focalise sur des enjeux de proximité, des promesses de gestion communale et des rivalités de personnes, sans jamais réellement interroger la future trajectoire globale du pays auquel la Guadeloupe est institutionnellement, financièrement et socialement arrimée. Or, pour un territoire ultramarin largement dépendant des subventions publiques, des transferts publics et sociaux , de la solidarité nationale et des choix budgétaires de l’État, l’évolution de la situation française devrait constituer une préoccupation majeure, tant pour la classe politique locale que pour les électeurs. À l’aune de ces élections municipales , les Guadeloupéens s’apprêtent à choisir leurs édiles locaux dans un contexte qui ne peut plus être analysé uniquement à l’aune des problématiques communales.

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« Une nuit à penser » & « Je t’aime vraiment »

— Par Myrna Nérovique —

Une nuit à penser.

J’aimerais que le ciel m’offre la nuit,
Pour perpétuer notre paradis.
J’aimerais que l’on puisse doucement s’aimer,
Et, je te vois alors t’en aller.

Et, le ciel m’offre le trépas,
Et, je jonche sur les amas.
Mes larmes couvrent les yeux,
De ceux qui brûlent et sont pieux.

Je me ternis de haine,
Tandis que je me baigne.
Et, malgré ce que je dis,
Je repense encore à nos envies.

Le beau jour où je m’élance,
Et, m’apprivoise une danse,
J’aimerais que le ciel m’offre la nuit,
Pour perpétuer notre paradis.

Myrna Nérovique

 

 

Je t’aime vraiment.

Je t’aime vraiment,
Je t’aime à mourir, tu m’entends !
Mais, j’ai accepté de te perdre,
Et, de me complaire dans ma merde.
Je t’aime passionnément,
Tu es mon doux tourment.
Suis-je idiote ; je ne sais pas.
Dois-je arrêter mon cinéma ?
Je t’aime à en crever,
Je ne peux plus m’arrêter.
Et, je ne comprends pas pourquoi : toi.
Pourquoi, je ne t’oublie pas ?
Pourtant, il y a plus beau,
Il y a plus riche.

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Programme et dates du Carnaval de Martinique 2026

Par Dates & par Communes

Pour ne rien manquer des festivités, le programme du carnaval 2026 dans les communes de Martinique. Calendrier ci-dessous!

Le carnaval de Martinique est le premier à avoir été célébré sur le continent Américain et dans la Caraïbe.
En Martinique, les chants de carnaval sont inspirés de faits d’actualité de l’année et  qui ont marqué la société..

Le Carnaval de Martinique se déroule chaque année entre le samedi et le mercredi des jours gras précédant le Carême. Il inclut des événements phares tels que le dimanche gras (présentation des reines du carnaval), le lundi gras (défilé des mariages burlesques, avec des costumes travestis), le mardi gras (défilé des diables rouges en rouge) et le mercredi des cendres (défilé en noir et blanc, marquant la mort de Vaval).

Histoire

Né de la rencontre des cultures européennes et africaines lors de la colonisation, le Carnaval de Martinique connaît son apogée à Saint-Pierre à la fin du XIXe siècle. Après la destruction de la ville par l’éruption de la montagne Pelée en 1902, la tradition carnavalesque se poursuit à Fort-de-France et dans toute l’île.

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Et si des bactéries électriques faisaient baisser la facture de l’eau ?

— Grégory Bataillou (*) —

En France, le coût du traitement de l’eau (ou « assainissement collectif ») représente 40 % de son prix de vente. Un ménage paie en moyenne 260 euros par an juste pour l’assainissement… dont plus de 35 euros directement imputable à la consommation d’énergie des stations d’épuration. Au vu de la volatilité du prix de l’énergie, de nouvelles solutions émergent pour réduire drastiquement la consommation énergétique des stations de traitement. Des solutions qui utilisent des bactéries électriques !

Les technologies d’épuration des eaux usées sont connues de longue date et très matures. Leur principe est relativement simple : il s’agit de soustraire (ou mieux, d’éliminer) les polluants de l’eau, du plus gros au plus petit. Dans ces étapes, celle dite d’aération est une étape clef… mais c’est également la principale consommatrice d’énergie !

Traitement de l’eau – comment ça marche ?

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Rôle des élus politiques et souveraineté Populaire

—Tribune du CNCP —
L’échéance des élections municipales de mars 2026 approche. Des candidats de tout acabit appellent à se faire élire, affirmant leur ferme intention de résoudre tous les problèmes quotidiens rencontrés par la population. Dans tous les cas, les prétendant aux mandats assurent être les seuls capables de porter les meilleures réponses à tous les graves problèmes du pays.

Le soubassement idéologique de cette propagande est que les élus politiques seraient les seuls capables d’assumer le Pouvoir d’agir sur la société, son économie, sa sécurité et même sur son futur. Bien entendu, cela relève de la forfaiture. Suffrage après suffrage, les électeurs s’en rendent bien compte. C’est l’une des explications du caractère structurel de l’augmentation du taux d’abstention. Mais, malgré tout, la conviction, très largement exprimée par les «citoyens», selon laquelle «Les élus ne font rien pour nous» manifeste la croyance, profondément ancrée dans l’opinion générale, que c’est exclusivement à ceux-ci d’exercer le Pouvoir.

Dans cet article, nous examinerons la question suivante : la démocratie dite représentative, garantit-elle l’expression de la souveraineté du Peuple ?

Un rapide rappel de l’histoire de la démocratie représentative nous semble nécessaire à la compréhension de la problématique.

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Des chiffres occultés qui nous concernent

— RS n° 433 lundi 9 février 2026 —

L’attention se concentre souvent sur le « budget de l’outremer ». Et lorsque les baisses de celui-ci sont modérées par l’intervention des parlementaires coloniaux, beaucoup s’imaginent que le problème des moyens est plus ou moins résolu. Mais devant l’aggravation des difficultés du quotidien, on cherche les responsables. En réalité, on les trouve derrière des chiffres trop souvent ignorés parce qu’on ne les entend nulle part dans les grands médias.

Les municipalités voient leurs dotations diminuées. L’agriculture est sacrifiée. Pour les sargasses, l’argent manque et l’État organise la énième « concertation ». La culture est en souffrance. Le sport, si utile à l’épanouissement et la cohésion, est à la portion congrue.

Tout cela, nous dit-on, parce que la France n’a pas d’argent, est endettée, etc. C’est le prétexte donné par le pouvoir pour « justifier » que le budget des sports a diminué en deux ans de 31%, l’agriculture, dans la même période, de 14%, l’aide au développement, cette maigre compensation au pillage de l’Afrique, a diminué de 40% en deux ans.

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Nous, médecins et scientifiques, alertons sur le décalage croissant entre l’état de la science et la fabrique de la loi

— Collectif —

Alors que le gouvernement prépare une loi d’urgence agricole, plus de 650 experts dénoncent une politique qui privilégie le court terme au détriment de la remise en cause d’un modèle dont les limites sont établies de longue date par la recherche.

Au moment où une nouvelle loi d’urgence pour l’agriculture est annoncée, la France semble rejouer un scénario désormais bien connu. Face à une colère agricole profonde et légitime, la réponse politique privilégie des mesures de court terme, repoussant, une fois encore, l’examen de fond d’un modèle agricole dont les limites sont établies de longue date par la recherche.

Nous, médecins et scientifiques issus de disciplines allant de l’économie à la toxicologie en passant par l’agronomie, prenons aujourd’hui la parole collectivement pour alerter sur le décalage croissant entre l’état des connaissances scientifiques et la fabrique de la loi. Non pour opposer agriculture et environnement, mais pour rappeler la nécessité de les reconnecter, au moment où les orientations politiques adoptées ces dernières années s’éloignent dangereusement de ce que recommande la science.

Destruction de la biodiversité

Le diagnostic est clair.

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Les Français se détournent-ils vraiment de la démocratie ? Ce que disent les données

— Par Frédéric Gonthier (*) —

Abstention, défiance, vote populiste… le récit d’une France lassée de la démocratie s’est imposé. Mais derrière cette lecture anxiogène, les enquêtes dessinent une réalité plus complexe : un attachement profond au régime démocratique, doublé d’une insatisfaction croissante sur la manière dont il fonctionne.

Les Françaises et les Français seraient-ils en train de se lasser de la démocratie ? À écouter certains commentateurs, la réponse semble évidente. Montée de la défiance, abstention élevée, succès des partis de droite radicale populiste… Tout indiquerait un pays gagné par la tentation illibérale et autoritaire. Pourtant, les données disponibles livrent une image plus nuancée et, d’une certaine manière, plus rassurante.

Selon l’Enquête sociale européenne (ESS) de 2020, les citoyens restent en effet massivement attachés au régime démocratique. Une écrasante majorité juge important voire très important le fait de vivre en démocratie. Là où le bât blesse, c’est sur la pratique : près de la moitié des enquêtés appartiennent à la catégorie des démocrates insatisfaits, celles et ceux qui soutiennent la démocratie mais se disent mécontents de la façon dont elle fonctionne en France (figure 1).

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Pedro Sánchez Premier ministre Espagnol régularise 500.000 immigrants (un demi million).

— Par Pedro Sánchez —

« Imaginez que vous soyez le dirigeant d’un pays et que vous soyez confronté à un dilemme. Environ un demi-million de personnes, essentielles à la vie quotidienne de tous, vivent dans votre pays. Elles s’occupent de parents âgés, travaillent dans de petites et de grandes entreprises, récoltent la nourriture qui arrive sur nos tables. Elles font aussi partie de votre communauté. Le week-end, elles se promènent dans les parcs, vont au restaurant et jouent dans des équipes locales de football amateur.
Mais une chose essentielle distingue ces quelque cinq cent mille personnes des autres habitants de votre pays : elles ne disposent pas des documents légaux leur permettant d’y vivre. En conséquence, elles n’ont pas les mêmes droits que les citoyens de votre pays et ne peuvent pas remplir les mêmes obligations. Elles ne peuvent pas accéder à l’enseignement supérieur, payer des impôts ni cotiser à la Sécurité sociale.
Que devons-nous faire de ces personnes ? Certains dirigeants ont choisi de les traquer et de les expulser à travers des opérations à la fois illégales et cruelles.

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Mike Fédée : De l’écriture à la scène, une même respiration

Mike Fédée ou l’art d’être multiple

— Par Rodolf Etienne —

Comédien, acteur, auteur et comédien de doublage, Mike Fédée incarne une génération d’artistes martiniquais dont le parcours se déploie entre la Martinique et l’Hexagone, entre écriture intime et scène collective, entre visibilité et travail de l’ombre.

Nourrie par un métissage culturel assumé, Mike Fédée dessine une trajectoire où la voix, le corps et le texte deviennent des espaces de transmission, d’humanité et de lien.

Rodolf Etienne : Tu as commencé très jeune par l’écriture avant de t’orienter vers le théâtre et la voix. Comment ces différentes formes, écrire, jouer, dire, dialoguent-elles aujourd’hui dans ton travail d’artiste ?

Mike Fédée : Quand on regarde bien, c’est fou les directions que la vie nous fait prendre… L’écriture a été pour moi un bond dans la vie d’adulte, dans l’exercice de l’expression de l’écrit à l’oral. Écrire, c’était déjà dire tant de choses. Il n’y a que mes parents, je crois, qui ont cerné l’essence de ce que je tentais d’exprimer à travers les aventures de mes personnages : l’Amour triomphe toujours. Un message dont on a énormément besoin dans le monde actuel.

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« How to have sex », un film de Molly Manning Walker

Mardi 10 février  18h45📍 T.O.M. – Croix Mission, Fort-de-France
👥 Par Molly Manning Walker 🎭 Avec Mia McKenna-Bruce, Lara Peake, Enva Lewis 📅 Sortie : 15 novembre 2023 ⏱️ Durée : 1h31 🎬 Genre : Drame

🏆 Prix Un Certain Regard – Festival de Cannes 2023

📝 Synopsis
Afin de célébrer la fin du lycée, Tara, Skye et Em s’offrent leurs premières vacances entre copines dans une station méditerranéenne ultra fréquentée. Le trio compte bien enchaîner fêtes, cuites et nuits blanches avec des colocs anglais rencontrés sur place. Pour Tara, ce voyage a la saveur électrisante des premières fois… jusqu’au vertige. Face au tourbillon de l’euphorie collective, est-elle vraiment libre d’accepter ou de refuser chaque expérience qui se présente à elle ?

La presse en parle :
Ouest France par Thierry Cheze
L’héroïne au visage poupin (Mia McKenna-Bruce, une révélation !) entraîne la comédie teen vers une mélancolie saisissante.

Positif par Ariane Allard
Ce récit d’apprentissage, à la fois simple et subtil, se vit comme une expérience immersive assez radicale, l’adolescence et ses excès ayant rarement été saisis de façon aussi énergique et… titubante.

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« Bellevue d’hier et d’aujourd’hui »

Exposition au Centre Commercial du Rond-Point 

— Par Christian Jean-Étienne (*) —

Cette exposition s’est tenue au premier étage du Centre commercial Le Rond-Point, à l’espace « Rond-Point des Arts » du 2 au 30 janvier 2026.

Tout est partie de la collection de cartes postales anciennes de Martinique réalisée par Mme Claire ROSEAU, la gérante du Centre Commercial Le Rond-Point. Notamment, celle qui représentait la rhumerie CHAUVET à la Pointe des Nègres l’a intriguée et elle a voulu en savoir plus sur l’histoire de ce quartier où est implanté le centre commercial depuis une trentaine d’années.

L’idée de l’expo était née : « Bellevue d’hier et d’aujourd’hui ».

. L’intérêt de cette exposition était d’aider les visiteurs et les habitants du quartier à redécouvrir le territoire et à s’approprier l’évolution de Bellevue et de Pointe-des-Nègres au plan historique, géographique et culturel

Ont participé, avec les précieuses notes de Marie CHOMEREAU-LAMOTH, 95ans, véritable mémoire vivante du quartier :

  • La photographe Adeline RAPON,

  • les cartes postales anciennes de Claire ROSEAU,

  • La Scénographie avec Corinne DAUNAR, Frédéric et Mathieu de TMDF,

  • L’accompagnement du Géographe Christian JEAN-ETIENNE.

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