M' A

Peut-on nourrir un pays avec moins de pesticides ? Ce test grandeur nature répond oui

Produire de grandes cultures en agroécologie de manière rentable, c’est possible

— Collectif —

Depuis vingt-cinq ans, l’Inrae teste en conditions réelles des alternatives à l’agriculture conventionnelle sur huit hectares à Versailles, dans les Yvelines. Une expérience riche en enseignements.


Peut-on nourrir la France en réduisant notre utilisation de pesticides et d’engrais azotés ? Pour répondre à cette question, les chercheurs peuvent utiliser plusieurs méthodes. L’une d’entre elles consiste à tester différentes techniques agricoles en conditions réelles sur de grandes cultures et à étudier leurs évolutions sur le temps long.

C’est ce qu’il se passe dans l’une des stations expérimentales de l’Inrae depuis vingt-cinq ans, et les résultats agronomiques et économiques de cette expérimentation donnent de nombreuses raisons de se réjouir.

Un essai système d’une durée de vingt-cinq ans

Le dispositif expérimental La Cage, mis en place en 1998 à Versailles (Yvelines) sur une parcelle de huit hectares, compare ainsi sur le long terme quatre systèmes de culture cohérents et représentatifs des grandes cultures sans élevage :

  • un système productif conduit en agriculture conventionnelle ;
  • un système à bas niveau d’intrants (faible utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais azotés) ;
  • un système en agriculture biologique ;
  • un système sous couvert végétal.

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Informations-Actualité: Modalités de regard.

Par Camille Loty Malebranche

Analyse factuelle, analyse idéelle – herméneutique

Il est deux analyses pour un observateur qui objective les faits d’actualité :

1) Le questionnement stricto sensu des faits en soi, pris dans leur factualité événementielle immédiate.

2) La considération desdits faits au regard du contexte géopolitique – contexte très turbulent en notre temps d’hyperactivité géostratégique par la mouvance des pôles d’influence se constituant dans un monde multipolaire – à travers une lecture sémiologique, anthropologique, historique, socioéconomique afin de juger, tout en projetant la finalité probable que comporte l’englobant général où ces faits se situent. Cela, c’est de l’herméneutique, et dans une occurrence d’interrogation du sens de l’actualité, cette Histoire en train de se faire, car l’actualité, c’est de l’Histoire en route, on ne peut ne pas envisager cette sorte de prospective théorique qu’est l’herméneutique, c’est-à-dire l’interprétation rapprochée et idéelle des choses et des faits.

Les faits en soi que présentent les médias fussent-ils très idéologisés, sont souvent vrais, (même si des fois on invente pour des besoins d’establishments impliqués, de terribles mensonges comme ce fut le cas du faux charnier de Timisoara avant la chute de Ceausescu).

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Au-delà de la production locale

Le grand malentendu sur le développement de la production locale grâce à l’autonomie !
— Par Jean Marie Nol —
Le débat sur l’autonomie comme facteur incontournable du développement de la production locale en Guadeloupe et  Martinique s’appuie sur un raisonnement qui est d’ores et déjà biaisé du fait d’un postulat de départ totalement erroné sur le plan de la nouvelle doctrine économique.
Cette approche des élus locaux partisans de l’autonomie semble vouloir nous enfoncer dans une impasse, dans la mesure où il s’accompagne de plus en plus d’un discours récurrent selon lequel la clé du développement économique résiderait avant tout dans une augmentation progressive de la production agricole locale afin de réduire la dépendance aux importations. Cette idée propagée par les élus, et largement partagée dans le débat public, apparaît séduisante puisqu’elle répond à une aspiration légitime à davantage de souveraineté économique. Pourtant, elle repose sur un profond malentendu quant aux véritables mécanismes du développement économique dans les petites économies insulaires ouvertes. Confondre autonomie politique, autonomie économique voire productive et développement économique risque d’orienter les futurs choix institutionnels vers une stratégie qui, malgré de bonnes intentions, conduirait à une impasse totale en matière de développement .

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« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre II

Par Robert Lodimus

Chapitre II

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Ils ont assassiné notre rêve

« Il vient une heure où philosopher ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. »

(Victor Hugo)

Rien ne présageait de la tempête politique qui allait se lever à l’horizon. Cette journée-là, comme à l’accoutumée, les nuages de frayeur se bousculaient dans le ciel de la saison automnale. Cet automne maudit a repeint les villes, les bourgs et les villages en jaune de la trahison, en rouge de la cruauté et en blanc de la capitulation. Les riverains craquaient, se cassaient en deux et gémissaient sous les fouets des persécutions politiques. De leur bouche souffreteuse et peureuse coulait la bave d’une colère rageuse qui bouillonnait à l’intérieur, et qu’ils cherchaient en vain à transformer en une boule de révolte enflammée. Gardaient-ils encore l’espoir de parvenir à incendier et à faire exploser le « bunker » où se retranchaient les visages du « Mal » absolu de ce siècle bouleversé ?

Les âmes éprouvées se repliaient dans la léthargie et la démobilisation que leur imposaient l’incertitude et la résignation.

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Culture : quand les coupes budgétaires menacent tout un écosystème

—Par Jean Samblé —

Le monde culturel français traverse une période d’incertitude majeure. Derrière les chiffres et les arbitrages budgétaires se dessinent des conséquences qui pourraient transformer durablement le paysage culturel du pays. Théâtres, opéras, centres dramatiques, orchestres, festivals ou encore structures locales : toute une chaîne de création et de diffusion redoute aujourd’hui un effet domino dont les répercussions dépasseraient largement le seul secteur artistique.

Le budget du ministère de la Culture pour 2026 a été réduit de 173,4 millions d’euros sur une enveloppe globale de 3,7 milliards d’euros. Une diminution qui s’ajoute aux réductions décidées dans plusieurs collectivités territoriales. Si les pouvoirs publics évoquent une participation à l’effort budgétaire national, les acteurs culturels, eux, parlent d’une situation critique.

Les inquiétudes se concentrent particulièrement sur 28 grandes structures culturelles qui seraient directement touchées par des annulations de crédits jugées particulièrement sévères. Certaines alertent déjà sur un scénario inquiétant : une impossibilité d’assurer normalement leur prochaine saison culturelle. Au lieu d’une reprise traditionnelle à l’automne, des établissements pourraient être contraints de repousser leur programmation jusqu’en janvier 2027.

Mais au-delà des salles de spectacle, c’est toute une économie qui risque d’être fragilisée.

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An zafè dlo

An zafè dlo

— Par Daniel M. Berté —
Gro lapli ka tonbé
Laviè ka débòdé
Lè gro kanrèm rivé
Poutan nou mantjé dlo
Man vréyé dlo, man pa mouyé pèsonn

Lasopama sloganné
Tè sé bwa, bwa sé dlo, dlo sé lavi
Epi dot i goumen
Pou sa protéjé dlo
Dlo pa ka monté mòn

Lasétéèm mandé
lotorité inik
Lé konséyé jiré
Pou tout moun menm pri dlo
Ou pa ka sali dlo’w

Lakasem ek Kapnò
Di wop tjenbon-tiré
Lespassid déklaré
Sé an fo bon lidé
Pa pran dlo mousach pou let

Laduem li afiwmé
Fok fè diféraman
Puma di réparé
Tout tiyo ki krévé
Chayé dlo an pannyé

Odisi Esème
Di sé nou lé fewmyé
Sé nou ki pou fiksé
Pri pou moun péyé dlo
Kout kouto an dlo pa ka lésé mak

Lamses ka djoubaké
Pou pé sa dépolyé
Fo déklòwdékoné
Pou sové la santé
Pwason an dlo toulong men i ka santi fré

Komité sitwayen lisid
Dénonsé la jésyon
Mandé fè an réfowm
Dlo potab pou tout moun
Dlo pyé’w an difé, ou pa menm sav

Pandan yo ka babyé
Dlo ka ped anba tè
Pandan yo ka palé
Lé pépa ka pijé
Dlo dépasé farin Daniel M.

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Quand toutes les roches toucheront l’eau

— Par Gary Klang —

Mes Chers Compatriotes,

J’en appelle à toutes les classes sociales, aux dirigeants, aux possédants, aux démunis, aux Noirs et aux Mulâtres. Nos dirigeants ont pour devoir d’apaiser les souffrances d’Haïti et pourraient pour cela s’inspirer de Fidel qui, malgré le blocus, a donné à son peuple l’éducation et les soins de santé gratuits. Mais rien de tel chez nous.

Le Président Aristide l’a constaté de manière imagée : woch nan dlo pa konnen doulè woch nan soley. La classe aisée, qui loge dans les belles villas, et le peuple, qui croupit dans la boue, s’ignorent et vivent dans deux mondes séparés.

Mais contrairement aux autres dirigeants, tu as voulu changer les choses, mon cher Titide. Hélas, au lieu de t’aider, toi qui risquas ta vie pour chasser Duvalier, les bien-pensants se sont ligués contre toi et t’ont destitué. Tu as eu droit à deux coups d’État et le peuple souffre toujours autant. Qui pis est, ce sont tous les Haïtiens, sans exception, qui aujourd’hui pâtissent des gangs.

Cependant, lorsque je pense à la grandeur de l’épopée dessalinienne, je garde encore espoir : le pays renaîtra !

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La Littérature, cette euphonie coiffant la sensibilité discursive

— Par Camille Loty Malebranche —

Les faits et situations réels ou imaginaires qui nourrissent les récits existent dans la factualité du monde ou la fiction humaine, c’est, toutefois, leur narration ou leur description qui les métamorphose en littérature. Narration ou description qui ne sont littéraires que par l’euphonie qui, pour nous, constitue la formalisation esthétique des énoncés par l’harmonie phonique des mots dans l’expression. C’est là, de cette harmonie que sourd ce qui fait l’art littéraire. Euphonie soutenue, articulée et élaborée de tous les instants dans le verbe de l’artiste littéraire conteur ou écrivain. C’est la structuration esthétique par le choix ludique des mots pour leur harmonie sonore-musicale, que la littérature advient. Les mots en leur jeu sonore sont le fondement même du bâtiment que l’on nomme « style littéraire », ils sont l’aura qui fait la littérature par-delà l’énonciation et la discursivité… C’est, à tout le moins, le sens de la littérature prise au sens très strict, en son acception très strictement esthétique d’art. Même si l’on ne définit pas un art!

La littérature peut être envisagée, car on ne définit pas un art, comme l’élaboration euphonique du langage, le travail de la sonorité musicale, l’eurythmie du discours sur fond de sensibilité patente, éloquente qui, précisément, distingue le littéraire du non littéraire, manifestant le surgissement de l’art au bout de l’expression de la conscience esthétique de l’artiste: le littérateur…

L’euphonie est la fusion de l’esthétique et de la sémantique dans le discours qui détermine l’art et différencie le langage artistique du non artistique.

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« Crétin » &  » Les jeux sont faits »

Crétin

Ta demeure la planète terre tu l’as terrassée
Tes frères et sœurs tu les as déshumanisés
Tes ressources naturelles tu les as troquées
Ton beau climat tu l’as déréglé et contaminé
_____
Tes institutions sont infectées de corruptions
Tes dirigeants sont sans talent et compassion
Tes religieux sont des hypocrites de dévotion
Tes élites sont des avides de sale exploitation
_____
Ta mentalité est tant humiliante et destructrice
Tes actions sont défiantes et démoralisatrices
Ta cupidité est bien intolérante et dévastatrice
Ta malveillance est arrogante et conspiratrice
_____
Tu accuses les autres pour tous tes malheurs
Ta haine a remplacé ce qui faisait ton bonheur
Ton ignorance ne t’a jamais fait grand honneur
Tu sembles t’enfoncer dans l’énigme sans peur
Jean-Bernard Bayard

Les Jeux Sont Faits
La faim la misère et l’injustice sont systémiques
L’ignorance la malfaisance deviennent symétriques
La corruption l’avidité et l’immoralité sont juridiques
Ainsi est formulée la base des pays démocratiques

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Autonomie : le choc des modèles

Pourquoi le nœud gordien de la problématique de l’autonomie est en l’espèce le modèle économique ?

— Par Jean-Marie Nol —

Le débat sur l’évolution institutionnelle de la Martinique et de la Guadeloupe est souvent présenté sous un angle juridique ou identitaire. Pourtant, la véritable question est beaucoup plus simple : un changement de statut permettrait-il de résoudre plus efficacement les difficultés économiques, sociales et administratives qui handicapent ces territoires depuis des décennies ? Les opposants soulignent immédiatement un paradoxe. Si une autonomie accrue s’accompagne d’une réduction des transferts financiers de l’État, comment les collectivités pourraient-elles améliorer leur situation avec moins de moyens ? À première vue, l’équation paraît insoluble. Elle ressemble à une promesse de transformer le plomb en or.L’autonomie ne constitue pas une formule magique. Elle déplace simplement la responsabilité politique. Les succès éventuels dépendraient alors directement de la qualité des décisions prises localement. Si les nouvelles compétences étaient utilisées sans vision stratégique, sans rigueur budgétaire, sans réforme administrative et sans politique économique ambitieuse, les difficultés actuelles pourraient même s’aggraver. Une autonomie mal préparée pourrait conduire à une diminution des ressources publiques sans augmentation suffisante de la richesse produite.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

La bossalisation, un concept pour penser la condition haïtienne

Le concept permet de penser la condition haïtienne entre violence symbolique, résistance et émancipation

 —- Par Dr Edelyn Dorismond (*)—

Dans cet article, j’entends élaborer, en prétendant lui apporter une intelligibilité originale, la bossalisation comme concept philosophique pour désigner le processus par lequel une société -et singulièrement la société haïtienne- se voit réduire à une condition de dépossession symbolique, de désordre ontologique et de violence structurelle héritée de la plantation. Distinct tant de l’usage que fait Jean Casimir du potentiel subversif du bossale que de la sociologie historique de la contre-plantation élaborée par Gérard Barthélémy, ce concept vise à opérer une percée théorique dans la compréhension de la phénoménologie haïtienne : il s’agit de penser ensemble la destruction des cadres symboliques, la dissolution des repères identitaires, la fracturation du lien social et la persistance d’un régime anthropophage qui dévore ses propres membres. L’article propose une exposition systématique du concept, de ses sources, de son statut de structure des sociétés postcoloniales fondée sur une triple logique d’infériorisation, de mise à mort et d’exclusion, du concept corrélatif de zoopolitique -donner la mort à petit feu comme modalité propre de la politique haïtienne-, de son articulation avec les grands fils de ce que j’ai tenté de mettre en œuvre depuis quelques temps, notamment mon analyse du rapport infériorisant que l’Haïtien exerce sur l’autre Haïtien-, et de ses implications pour une philosophie de l’émancipation articulée autour de l’imagination comme faculté des possibles, de la dignité humaine et de l’égalité comme principes fondateurs d’un monde politique haïtien nouveau.

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Probable isolement de la Martinique

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

En 1950, la Martinique inaugurait sa piste d’atterrissage sous le nom d’Aéroport du Lamentin. Disposant d’une seule piste de 3 000 mètres, assez longue pour accueillir des avions long-courriers, l’ouvrage s’est modernisé au fil des années pour répondre aux besoins croissants. Il est devenu l’aéroport international de la Martinique. Sa zone d’implantation vaste d’environ 2400 hectares permet l’expansion des infrastructures et l’ajout de nouveaux services pour les compagnies aériennes et les usagers.

Situé en zone de mangrove, l’aéroport bénéficie d’un programme d’entretien structurel d’enrobé sur la piste. C’est une opération particulièrement délicate qui requiert la condamnation d’une partie de la chaussée. Aussi, pour éviter de perturber le trafic aérien, les travaux sont effectués la nuit.

Par rapport au niveau de la mer son altitude était de + 4,80 m en 1950 pour seulement + 0,50 m aujourd’hui. Le changement est significatif… Selon le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) les fortes pluies, comme celles tombées sur la Martinique dans la nuit du 4 au 5 mai 2009 provoquent des inondations spectaculaires dans les plaines du centre et de la Martinique et exposent l’aéroport à devoir fermer.

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Autonomie : qui tient les horloges ?

Autonomie des Antilles-Guyane : l’État français seul maître du jeu , mais avec quelle vision prospective pour l’avenir ?

— Par Jean-Marie Nol —

Désormais, force est de constater que l’autonomie est en marche en dépit des réticences des uns et des autres , pour autant il semble nécessaire de noter que nous sommes en présence d’un théâtre d’ombres chinoises où l’État français au delà des apparences demeure le seul maître de l’échiquier et surtout des horloges.

L’annonce de la signature de l’accord-cadre entre l’État et la Collectivité territoriale de Martinique, ouvrant officiellement le processus de discussions sur l’évolution institutionnelle du territoire, marque une étape symbolique dans une transformation qui semble inéluctable et qui ne date pas d’hier. Derrière l’apparente initiative des élus locaux et le débat public sur l’avenir statutaire des territoires ultramarins, une réalité plus profonde semble se dessiner : l’État français demeure l’acteur central, celui qui fixe le rythme, organise le calendrier et accompagne progressivement une mutation institutionnelle déjà préalablement pensée sur le temps long.

La scène actuelle ressemble ainsi à un véritable théâtre d’ombres chinoises où les acteurs visibles — élus, partis politiques, représentants de la société civile — occupent le devant de la scène, tandis que l’État conserve en coulisse une capacité d’influence majeure sur l’orientation générale du processus d’autonomie.

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Suppression des APL pour les étudiants extra-européens non boursiers à compter du 1er juillet 2026

À compter du 1er juillet 2026, les étudiants ressortissants de pays hors Union européenne (UE), hors Espace économique européen (EEE) et hors Suisse, ne peuvent plus bénéficier des APL s’ils ne sont pas titulaires d’une bourse sur critères sociaux.

Les étudiants exerçant une activité professionnelle ou engagés dans un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation peuvent être éligibles à cette aide.

À noter

Les étudiants réfugiés, apatrides et les conjoints d’étudiants extracommunautaires continuent de bénéficier des APL.

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Publié le 01 juillet 2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

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Allocations d’assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet

Comme le précise le décret du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage, le conseil d’administration de l’Unédic peut augmenter une partie ou la totalité des allocations chômage.

Le 30 juin 2026, le conseil d’administration de l’Unédic, réunissant les organisations représentatives des salariés et des employeurs, n’a pas recueilli de majorité en faveur d’une revalorisation des allocations chômage, comme cela avait été le cas en 2016. Les montants du 1er juillet 2025 restent donc en vigueur :

  • Allocation minimale de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) : 32,13 € par jour, et 16,05 € par jour pour Mayotte.
  • Partie fixe de l’ARE : 13,18 € par jour indemnisé.
  • Aide de fin de droit : 355,86 € (27 fois la partie fixe).
  • Allocation plancher d’aide au retour à l’emploi formation (AREF) : 22,99 € par jour (11,51 € par jour pour Mayotte).
  • Plancher relatif à l’application du coefficient de dégressivité : allocation journalière de 92,57 €.

Voir aussi

 

Publié le 01 juillet 2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

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La taxe française sur les petits colis remplacée par un droit de douane européen

Le Conseil de l’Union européenne avait annoncé, le 12 décembre 2025, la mise en place de mesures pour faire face à l’afflux de « petits colis » dans l’Union européenne. Dans un communiqué, le Conseil soulignait que ces colis de faible valeur ne sont pas soumis à des droits de douane, « un problème qui entraîne une concurrence déloyale pour les vendeurs de l’UE et qui suscite des préoccupations environnementales ».

Ainsi, à compter du 1er juillet, un droit de douane forfaitaire de 3 € s’applique sur tous les colis importés d’une valeur inférieure ou égale à 150 € ; cette taxation coOKncerne toutes les marchandises entrant dans l’Union européenne et vendues par des commerçants extra-européens.

Ce droit de douane de 3 € est appliqué sur chaque catégorie d’articles présente dans un colis. Par exemple, si un colis contient 2 jouets, 1 manteau et 2 bouteilles de parfum, le montant total des droits de douane pour ce colis s’élève à 9 € (3 catégories d’articles différentes dans le colis). Et si un colis contient 3 t-shirts et 1 paire de chaussures, le montant total des droits de douane s’élève à 6 € (2 catégories d’articles différentes dans le colis).

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L’éphéméride du 4 juillet

Création de la Communauté Caribéenne le 4 juillet 1973

La Communauté caribéenne, ou Communauté des Caraïbes en abrégé CARICOM (en anglais : Caribbean Community, en néerlandais : Caribische Gemeenschap et en espagnol : Comunidad del Caribe), est une organisation supranationale qui regroupe plusieurs États anglophones des Caraïbes, le Suriname néerlandophone et Haïti à la fois francophone et créolophone. L’organisation a quatre langues officielles, mais sa seule langue de travail est l’anglais. Cependant, le président haïtien Michel Martelly a demandé en 2011 que le français devienne également langue officielle en insistant sur le fait que son pays représente à lui seul la moitié de la population de l’organisation.

Elle est née le 4 juillet 1973 du traité de Chaguaramas entre quatre pays (la Barbade, le Guyana, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago) avec pour objectifs de renforcer les liens interétatiques dans la Caraïbe, et de construire un espace de libre-échange autour d’un marché unique : le CSME (économie et marché unique caribéen, en anglais : Carribean Single Market and Economie) dont la mise en pratique est prévue par la révision de 2001 du Traité de Chaguaramas.

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Fête patronale du Marigot 2026

🎉 Sous le signe du partage et des retrouvailles

La commune s’apprête à vivre plusieurs jours d’animations, de musique, de traditions et de rencontres à l’occasion de sa fête patronale, organisée cette année autour du thème : « À la rencontre de nous-mêmes ».

Pour sa première grande manifestation depuis son élection en mars dernier, l’équipe municipale conduite par Cynthia Yerro propose un programme varié mêlant patrimoine, culture, sport et convivialité.

📅 Dimanche 5 juillet : ouverture officielle

Les festivités débuteront dès le matin avec les temps forts traditionnels :

9h : Messe solennelle
📍 Église Saints Pierre et Paul

🌺 À l’issue de la cérémonie :

  • Dépôt de gerbe au monument aux morts
  • Grand défilé avec majorettes, groupes à pied, élus, associations, invités et habitants

📍 Espace Michel-Renard

  • Cérémonie protocolaire
  • Allocutions officielles
  • Vin d’honneur

🕺 Nouveauté cette année : un bal populaire
Après le vin d’honneur, place à la danse avec le groupe Fresh, porté par Jennifer Vermignon et Enrick Tuernal-Vatran, avec la participation de Max Télèphe.

🌙 À partir de 18h – Place de la mairie

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Madin’Japan Festival 2026

La culture japonaise toujours à l’honneur en Martinique

Le Madin’Japan Festival revient pour sa 5e édition au lycée Victor-Schœlcher à Fort-de-France, confirmant son statut de rendez-vous incontournable de la pop culture japonaise en Martinique.

Organisé par l’association Otaku’s Family, le festival s’impose désormais comme un événement culturel majeur, attirant chaque année un public toujours plus large et diversifié, au-delà même des frontières de l’île.


🌏 Un festival en pleine expansion

Porté par un engouement croissant, l’événement bénéficie aujourd’hui d’une visibilité internationale (France, Canada, Belgique, Suisse, Luxembourg).

Selon l’organisation, cette dynamique confirme la montée en puissance d’un festival devenu un véritable espace de découverte, de transmission et de création culturelle.

Pour cette édition, le nombre d’exposants a été doublé, offrant une diversité renforcée :

  • artisanat
  • univers manga
  • créations originales
  • produits culturels

🎤 Invités & animations

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« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre I

— Par Robert Lodimus —
Tous les quatre ou cinq ans, les masses populaires participent à des mascarades électorales organisées sur la planète par les États mafieux. Elles votent des incompétents, des voleurs, des corrupteurs, des assassins, des usurpateurs, des traîtres, des « malfrats »… Elles octroient la « légitimité gouvernementale » à des fauves qui protègent les intérêts des oligarques et qui les dévorent. Le système électoral, tel qu’il se définit aujourd’hui dans les pays dominants et dominés, et par le but qu’il poursuit, demeure une « invention diabolique », en vue d’exploiter la naïveté des électeurs qui n’ont  pas une « faculté cognitive adéquate » pour rationnaliser leur bulletin de vote.

(Robert Lodimus, Voter : c’est choisir son maître)

« Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme de classe à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles. »

(Karl Marx)

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Avant-propos

De temps en temps, des milliers d’Haïtiens envahissaient les rues de la capitale et des principales villes du pays.

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Martinique et guerre d’indépendance américaine

📅 Samedi 4 juillet ⏰ 10h 📍 Tropiques Atrium – salle Frantz-Fanon

🇲🇶⚔️ Un rôle stratégique longtemps méconnu
À l’occasion des 250 ans de l’indépendance des États-Unis, l’historien Gilbert Pago propose de revenir sur un épisode peu connu de l’histoire : le rôle central de la Martinique dans la guerre d’indépendance américaine.
🧭 Une conférence pour éclairer l’histoire
Lors de cette conférence intitulée « Les Martiniquais aux côtés des insurgents créant les États-Unis », l’historien met en lumière les liens entre la Caraïbe et la naissance des États-Unis.
La Martinique, un carrefour stratégique
Durant la guerre d’indépendance, la Martinique joue un rôle clé :
Point central des échanges dans la Caraïbe
Zone stratégique pour l’approvisionnement en armes
Développement de réseaux de commerce clandestin avec les colonies anglaises
Ces échanges, malgré les règles coloniales, ont contribué à soutenir les insurgents américains.
👥 Des engagements multiples
De nombreux libres de couleur et personnes réduites en esclavage participent au conflit, espérant en retour obtenir leur liberté.
Aprè l’entrée en guerre de la France, la Martinique devient également un centre militaire majeur dans les affrontements caribéens, touchant plusieurs îles de la région.

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Alé Viré relance l’appel du retour au pays : cap sur la 9e édition du Salon du Retour

Partir pour étudier, travailler, découvrir d’autres horizons… De nombreux Martiniquais font ce choix chaque année. Mais une autre question se pose : celle du retour. Comment recréer des liens avec son territoire ? Comment imaginer un avenir professionnel et personnel en Martinique après une expérience ailleurs ?

Depuis plusieurs années, l’association Alé Viré s’est donné une mission : transformer cette question en véritable projet de société. À travers son Salon du Retour, devenu au fil du temps un rendez-vous incontournable, elle souhaite encourager les Martiniquais vivant ailleurs à envisager un retour durable sur leur territoire.

Du 3 au 10 juillet, l’association organise la 9e édition du Salon du Retour, une manifestation entièrement consacrée à l’accompagnement de celles et ceux qui souhaitent revenir vivre, entreprendre ou travailler en Martinique.

Chaque année, l’île continue en effet de perdre plusieurs milliers d’habitants, avec une forte proportion de jeunes qui quittent le territoire pour leurs études ou leur carrière professionnelle sans forcément revenir. Face à cette réalité démographique, Alé Viré défend une autre vision : celle d’une Martinique capable d’attirer à nouveau ses talents, ses compétences et ses forces vives.

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1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

01/07/26

Méta Politique :Quitter l’insignifiance.

Le système « outremer » supprime la reconnaissance due à des peuples-nations nouveaux, surgis inattentivement du phénomène colonial.

Victimes de l’aliénation qui accompagne une telle emprise, nous avons intériorisé cette négation.

La dépasser, est l’urgence sans laquelle il n’existe aucune dimension véritablement politique à nos pensées et à nos actes.

Sans cette urgence, tout sombre dans l’insignifiance.

L’action économique, sociale, technologique et culturelle la plus vertueuse se retrouve abîmée à la base, et n’ouvre qu’à plus de dépendance, plus d’assistanat, plus de déresponsabilisation, plus de refus dérisoire d’un futur.

Dépasser cette négation est une méta-politique qui donne tout son sens (son étoile du Nord) aux politiques ordinaires et au traitement utile des urgences et misères.

Sans métapolitique, ce qui semble « politique » n’est, chez nous, qu’une agitation.

Nous reconnaître et nous faire reconnaître dans ce que nous sommes,

nous accepter et exister pleinement dans ce que nous sommes,

est le signe inaugural d’un bel assainissement de l’imaginaire politique.

P.C.
1 07 2026

(C’était en Martinique, à Fort–de-France, dans la Maison d’Aimé Césaire .

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Penser l’avenir dans une France en crise.

— Par Jean-Marie Nol —

Penser l’avenir de la Guadeloupe et de la Martinique dans une France hexagonale en crise n’est plus un exercice intellectuel lointain : c’est devenu une nécessité stratégique pour les acteurs politiques et économiques . Une société qui ne pense pas son avenir accepte, souvent sans le vouloir, que celui-ci soit écrit par d’autres. Or l’avenir n’est pas seulement ce qui arrive ; il est aussi ce que les choix du présent rendent possible. Prévoir, ce n’est donc pas seulement anticiper les événements, c’est préparer les conditions d’un futur maîtrisé.

Cette réflexion prend une dimension particulière pour la Guadeloupe, territoire insulaire confronté à ses propres défis alors que la France hexagonale traverse une période de profondes incertitudes économiques, sociales et politiques. Endettement public, ralentissement économique, crise de confiance, difficultés des services publics, transition écologique imposée par le changement climatique : le modèle national qui a longtemps constitué un cadre protecteur apparaît aujourd’hui fragilisé. Dans ce contexte, attendre passivement les réponses venues de l’extérieur reviendrait à prendre le risque de subir les transformations plutôt que de les accompagner.

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