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Treize ans après la loi Taubira, les Outre-mer face au défi de l’acceptation

mariage_pour_tous— Par Sabrina Solar —

La légalisation du mariage pour tous en France, promulguée le 17 mai 2013 sous l’impulsion de la garde des Sceaux Christiane Taubira, a profondément transformé le paysage juridique et social français. Treize ans après cette réforme historique, près de 84 000 mariages entre personnes de même sexe ont été célébrés dans le pays. Cette évolution marque une avancée majeure vers l’égalité des droits, même si les réalités sociales demeurent contrastées selon les territoires.

D’après les données publiées par Institut national de la statistique et des études économiques, environ 6 750 mariages homosexuels ont été enregistrés en 2024, soit près de 3 % de l’ensemble des unions célébrées en France. Depuis plusieurs années, ce chiffre reste relativement stable. Après un pic observé en 2014, lié à l’effet de rattrapage des couples qui attendaient cette reconnaissance légale depuis longtemps, le mariage entre personnes de même sexe s’est progressivement inscrit dans la normalité institutionnelle française.

Les études statistiques révèlent également plusieurs spécificités. Les couples homosexuels se marient en moyenne plus tard que les couples hétérosexuels. Les hommes épousant un homme ont presque 45 ans en moyenne, tandis que les femmes épousant une femme ont environ 39 ans.

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 » La collection sort de sa réserve »

Fondation Clément jusqu’au 28 juin 2026

Collectionner est une mission. Acheter, conserver, montrer, publier. La Fondation Clément a choisi de promouvoir la diversité de la création de Martinique, de la Caraïbe et de sa diaspora.

Une collection, c’est un ensemble indéfini d’œuvres, une somme de singularités à décrypter, ordonner, articuler. Cette exposition vous invite à un voyage au cœur des multiples facettes de l’art contemporain de la Caraïbe en explorant la question de la figure humaine, de la matière à l’œuvre et du cadre.

D’abord la figure humaine, un des sujets de prédilection de l’art occidental depuis la préhistoire. C’est le lieu privilégié de toutes les expériences plastiques. Affranchie des canons classiques, libérée des codes de représentation traditionnelle, le visage ou la silhouette se déclinent à l’infini : de la photographie traditionnelle à la photographie expérimentale, de la peinture figurative au portrait expressionniste, de la silhouette stylisée à la figure fantaisiste, du totem au masque jusqu’à l’évocation abstraite épurée sur film radiographique.

Puis, viennent, dans le second espace d’exposition, le support et les matériaux qui définissent le geste de l’artiste et la matérialité de l’œuvre.

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Politique : nouveautés de mai 2026

🌍 Diplomatie et stratégie

🛰️ L’État et le mensonge au Sahel

Théorie de l’Inversion Morale d’État et gouvernance du faux dans les régimes militaires africains
— Etienne Fakaba Sissoko
Préface d’Emmanuel Caulier

Depuis 2020, les régimes militaires sahéliens ont profondément transformé leur mode de légitimation. Ce livre propose une thèse forte : le mensonge d’État n’y est plus un simple instrument politique, mais une norme morale de gouvernement.

À partir d’une analyse rigoureuse du Mali, du Burkina Faso et du Niger, Étienne Fakaba Sissoko élabore la Théorie de l’Inversion Morale d’État (TIME), montrant comment la manipulation du réel devient un outil central de domination politique et sociale. […]

  • 📖 EAN : 9782336613161
  • 📅 Parution : 23/04/2026
  • 📐 Format : 135 × 215 mm
  • 🌍 Collection : Diplomatie et stratégie
  • 📄 206 pages
  • 💶 22,00 €

⚠️ Le financement du terrorisme au Sahel

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Théâtre & Beaux-Arts : nouveautés mai 2026

🎭 Théâtre

🎬 En scène

📘 I Plateforme — Juliette Bessou

Alors que des criquets se mettent à chanter dans une petite ville des États-Unis, l’entreprise Tradeworld annonce le lancement d’un algorithme ultrarapide baptisé NABI qui va révolutionner la finance. Quelques semaines plus tard, une employée de cette même entreprise se suicide en direct sur les réseaux sociaux. Au même moment, une jeune femme, agente d’entretien, se retrouve victime d’une erreur […]

  • 📖 EAN : 9782336583617
  • 📅 Parution : 16/04/2026
  • 📐 Format : 135 × 215 mm
  • 🎭 Collection : En scène
  • 📄 80 pages
  • 💶 12,00 €

❤️ Coup de grâce — Laura Desprein

Ils se rencontrent, ils s’aiment au premier regard.
En tout cas, elle, oui.
Lui, ce n’est pas qu’il ne l’aime pas. Il l’aime, mais il ne le sait pas, car on lui a dit qu’il ne pouvait pas… aimer.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Annette Messager : « une hirondelle ne fait pas le printemps »

Du 14 avril 2026 au 20 septembre 2026 
Musée de la chasse et de la Nature
60, rue des Archives
75003 Paris 3

— Par Dominique Daeschler —

Au musée, tellement baroque, de la chasse et de la nature à Paris, Annette Messager, une fois de plus, se joue des assignations et des classifications. Avec « une hirondelle ne fait pas le printemps », exposition composée de 4 épisodes : « bricoler des chimères, capturer le trouble, conter nos vulnérabilités, truquer le réel », l’artiste puise dans son univers fait d’extravagances où se mêlent poésie, effroi, cruauté, esprit de domination. En traquant l’animal, le maltraitant apparemment parfois, c’est de nous, à nous qu’elle parle, de notre place dans le monde d’aujourd’hui. Usant de toutes les matières (documents, photos, tissus, plumes, perles, broderies, dessins, taxidermies …), elle dézingue, associe ses fantasmes dans une forme (la peluche éventrée aux drôles d’organes), se joue d’une pièce du musée associant perles et tchador à de bien conventionnels chiens de porcelaine. Il lui importe de créer un choc pour réinterroger le réel, provoquer notre imaginaire : dans une bibliothèque des peluches qui font la culbute sont d’incroyables lecteurs, plus loin un mobile romantique fait de lapins (encore des peluches) aux couleurs tendres tourne dans un ronronnement de ventilateur.

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L’éphéméride du 19 mai

Inauguration de la prison Mazas le 19 mai 1850

La maison d’arrêt cellulaire, appelée couramment prison Mazas, est une ancienne prison de Paris, construite par l’architecte Émile Gilbert entre 1845 et 1850 pour remplacer le dépôt des condamnés de la Force.
Historique
Située en face de la gare de Lyon, elle est utilisée de 1850 à 1898 essentiellement à l’internement des prisonniers de droit commun. La prison occupe l’emplacement du pentagone limité par les voies aujourd’hui dénommées boulevard Diderot, rue de Lyon, rue Traversière, avenue Daumesnil et rue Legraverend.

Cette « maison d’arrêt cellulaire » s’inspire des modèles du régime carcéral américain en vogue dans le milieu du siècle, le système cellulaire, dans l’esprit de la prison de la Petite Roquette construite en 1836.

L’entrée de cette prison était située initialement 23-25 boulevard Mazas, qui donne donc son nom à la prison (avant d’être rebaptisé boulevard Diderot en 1879).

Mais ce boulevard (partant des abords du pont d’Austerlitz) portait le nom du colonel Jacques François Marc Mazas, mort à la bataille d’Austerlitz : sur réclamation de la famille, l’administration dû renoncer en 1858 à l’appellation primitive au profit de Maison d’arrêt cellulaire.

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80 ans de Départementalisation : tous Français ?

— Par Guy Flandrina —

La question des « réparations du crime contre l’humanité » que fut l’esclavage se pose avec de plus en plus de force et d’acuité dans tous les pays où cette abjection fut de mise.

Il ne semble pas inintéressant, en parallèle à ce 22 mai 2026, de placer cette interrogation en miroir de la départementalisation qui était supposée faire des ressortissants des quatre « vieilles colonies » des « français à part entière »…

Le 25 mars 2026, l’ONU a franchi un cap : elle a qualifié la traite des esclaves africains et l’esclavage racialisé de « plus grave crime contre l’humanité » et appelé à des mesures de justice réparatrice. Un tournant, vingt-cinq ans après la loi Taubira.

La résolution 80/250, portée par le Ghana au nom du Groupe des États africains, a été adoptée par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions, parmi lesquelles celle de la France. De là naît le cœur du débat : comment le « pays des droits humains » peut-il s’abstenir sur un texte d’une telle portée ?

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Terre de Blues et d’Art au collège de Grand-Bourg, Marie-Galante

Exposition du Mercredi 20 au Samedi 23 Mai 2026 de 9h à 14 h

Aprés le Service culturel de Grand-Bourg en 2025, l’exposition TERRE DE BLUES ET D’ART revient pour sa deuxiéme èdition. Cette annèe, elle s’installe du 20 au 23 Mai au Collége Gaston Calmet. Un choix fort : amener l’art où grandissent les imaginaires. Le blues, c’est bien súr la musique, celle qui dit la mèlancolie, le rèsistance, la terre, la mer. C’est une mèmoire qui passe par le son, le rythme, la voix. En mettant l’art visuel au collége, on prolonge cette idèe : faire dialoguer la terre, la musique et l’image. C’est montrer que l’art et le blues partagent la même fonction : dire ce qui ne se dit pas, relier ce qui est sèparè, garder vivante la mèmoire.

Nous sommes cinq artistes à croiser nos regards et nos pratiques : Nikki Elisè, Ardèbén, Maria Diaz, Pock et moi-même, Patricia LOLLIA.

Avec cette exposition, les couloirs du collége deviennent galerie. L’intention est claire : mettre les enfants en relation directe avec la crèation pour les sortir, un instant, du monde virtuel du portable, TikTok, jeux, notifications….Le

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Hector Charpentier : « Intemporelle, un temps pour elle »

Fondation Clément jusqu’au 5 juillet 2026

Au cœur de l’œuvre d’Hector Charpentier se déploie le concept de « figurabstraction », qu’il a créé au début des années 1990 comme une réponse critique à l’opposition historique entre figuration et abstraction.

Les œuvres présentées donnent à voir une construction de l’image en strates successives. La figure humaine, souvent féminine, y occupe une place centrale : elle constitue le point d’ancrage sensible du tableau, autour duquel se déploient des champs chromatiques et des structures abstraites. Ces plans dialoguent sans hiérarchie, ouvrant l’image à une lecture à la fois plastique, symbolique et mentale. Le regard du visiteur est ainsi invité à circuler entre le visible et l’invisible, entre la présence incarnée du motif et sa transposition dans un espace spirituel.

Par la figurabstraction, Hector Charpentier propose ainsi une réflexion sur les conditions mêmes de la représentation. Son œuvre interroge la capacité de l’image à rendre visibles des réalités intérieures, et affirme la peinture comme un lieu de synthèse entre matière, esprit et mémoire.

Hector Charpentier, fondateur de la Figurabstraction académicien et commandeur académique des arts, des sciences et lettres en Italie, diplômé de l’école nationale des Beaux-Arts de Toulouse et premier Grand prix de sculpture de Toulouse, sa carrière d’enseignant, fut couronné par les palmes académiques.

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« Que dire « , « Makandal & Frankétienne », de Jean-Bernard Bayard

Que Dire

Que dire du Bleu et Rouge de 1803
Que dire de Vivre Libre ou Mourir
Que dire du Noir et Rouge de 1805
Que dire de L’Union Fait La Force
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Que dire du pouvoir executif à vie
Que dire de tous ces coups d’état
Que dire de 24 constitutions 1805-1987
Que dire de tant de crimes avec impunité
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Que dire de toutes ces élites parasites et prédatrices
Que dire de tous ces politiciens criminels et voleurs
Que dire de toutes ces institutions bancales et bordèles
Que dire de la Justice faussaire et absente depuis 1804
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Que dire de la tutelle et curatelle étrangères depuis 1825
Que dire de notre paysannerie abandonnée et méprisée
Que dire de la tromperie et de l’hypocrisie des religions
Que dire des hommes d’affaire avides, cupides, et magouilleurs
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Que dire des quatre langues créoles qui nous colonisent
Que dire de la langue haïtienne infériorisée et dévalorisée
Que dire de l’identité nationale qui n’a jamais été définie
Que dire d’une reconstitution possible pour Haïti ou Ayiti
Jean-Bernard Bayard

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« Parlons bonheur « , de Gary Klang

— Par Gary Klang —
Au cours de ma longue vie, j’ai vécu trois expériences de vrai bonheur qui m’ont permis de comprendre qu’il n’y a rien là d’utopique.
La première eut lieu en mai 68, à Paris. Surgi de nulle part, ce soulèvement de jeunes grimpant aux barricades, comme leurs ancêtres de la Commune, fut tellement inattendu qu’un journaliste se plaignait peu de temps avant de ce qu’il n’y avait rien d’intéressant en France, et qu’on s’y ennuyait. Mais voilà que sans crier gare les Parisiens semblaient heureux de vivre. Eux qui hier encore étaient mornes et renfrognés, d’un coup et comme par miracle ils se tutoyaient dans les rues pleines de passants souriants. J’ai vu de vieux messieurs, cravate bien mise et chapeau vissé sur la tête, nous adresser la parole spontanément et nous offrir un morceau du pain qu’ils venaient d’acheter. Bref, tout ruisselait de bonheur dans la Ville Lumière.
Ma deuxième expérience, je l’ai vécue à Montréal en compagnie de mon ami, le poète Davertige. Féru de mysticisme et toujours en quête d’inconnu, Dave m’invita un jour à aller rencontrer un sage hindou dont il avait entendu parler.

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1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

17/05/26

Le 21 mai, au Lieu unique, à Nantes.

Comment raconter les identités multiples?

Entretien avec Patrick Boucheron et Patrick Chamoiseau

Face aux replis identitaires et nationalistes, comment comprendre et raconter l’expérience des identités multiples ou hybrides, qui se construisent à partir de plusieurs cultures, de plusieurs langues, d’appartenances plurielles ? Un échange entre Patrick Chamoiseau, qui a placé le concept de créolité au cœur de son œuvre, et Patrick Boucheron, dont le travail d’historien a exploré la complexité et l’hétérogénéité de toute culture.

11/05/26

Martinique.
Lycée Frantz Fanon.
Dialogue avec les classes de Première, Terminale, Technos, Prépas.

PUISSANCE DE LA CRÉATIVITÉ

1 – Le Frantz Fanon le plus essentiel pour moi est celui qui habitait ses questions.

2 – Il a compris que les « réalités », que nous vivons ou que nous subissons, sont des productions de nos sens et de nos imaginaires.

3 – Il a su tirer les leçons de la « réalité » coloniale pour interroger le « réel » du monde ‒ lequel est bien plus vaste, bien plus riche que toutes les réalités réunies.

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Éphéméride du 18 mai

Création du drapeau d’Haïti le 18 mai 1803

Le drapeau d’Haïti fut créé en 1803, adopté dès 1820 et officialisé en 1843. La Constitution d’Haïti de 1987 confirme dans le texte l’identité historique du drapeau haïtien, qui est reconnu comme l’emblème de la République (article 3).
Historique
Le drapeau d’Haïti est rouge et bleu, organisé en deux bandes horizontales de longueur égale.

Ce drapeau est inspiré du drapeau français tricolore, adopté par la Révolution française, dont la partie blanche, considérée comme le symbole de la race blanche et non pas de la royauté, a été déchirée. Le 18 mai 1803, lors du congrès de l’Arcahaie, regroupant l’ensemble des chefs de la Révolution haïtienne, Jean-Jacques Dessalines arracha du drapeau tricolore français la partie centrale de couleur blanche. Catherine Flon prit les deux morceaux restants, le bleu et le rouge, et les cousit ensemble pour symboliser l’union des noirs et des mulâtres et créer le drapeau d’Haïti de la République d’Haïti.

Sous la dictature des Duvalier, de 1964 à 1986, il a été remplacé par un drapeau rouge et noir.

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Restes humains kali’nas : l’État français amorce une réparation

Exhibés dans des «zoos humains» parisiens puis «stockés» 130 ans, les restes de 14 Amérindiens de Guyane font l’objet lundi au Sénat d’un vote de restitution.

— Par Jean Samblé —

Pendant plus de 130 ans, les dépouilles de plusieurs Amérindiens kali’nas ont reposé dans les réserves de musées français, loin de leur terre natale. Aujourd’hui, une nouvelle étape décisive vient d’être franchie : le gouvernement français a annoncé son soutien à une proposition de loi visant à permettre leur restitution à la Guyane. Pour les descendants de ces hommes, femmes et enfants arrachés à leur territoire à la fin du XIXe siècle, cette décision marque enfin la reconnaissance d’une blessure historique longtemps ignorée.

À l’époque coloniale, plusieurs Kali’nas avaient été emmenés en France pour être exhibés dans ce que l’on appelait alors des « zoos humains », ces expositions où des peuples autochtones étaient présentés au public comme des curiosités exotiques. Après leur mort, leurs corps furent conservés et intégrés à des collections anthropologiques françaises, notamment celles du Musée de l’Homme. Une pratique aujourd’hui largement dénoncée comme l’un des symboles les plus violents de la déshumanisation coloniale.

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« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie VII

Septième partie
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Une croissance économique également au service des pauvres
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« Mange ton pain pendant qu’il est encore pain.
Et profite du feu pour faire cuire ta soupe
pendant qu’elle est encore soupe.
Par les temps qui courent,
il ne faut pas remettre à demain
ce que tu peux manger ce soir,
car le grand chambardement est peut-être pour cette nuit.
À l’aube, qui sait si le pain ne sera pas fusil,
la soupe poison et le feu sang… »

(Richard Brisson, Collection du Verbe Présent)

 

Au moment d’entamer ce nouveau chapitre de l’ouvrage, nous avons appris avec peine que le grand Africain, Emmanuel N’Djoké Dibango dit Manu Dibango, le célèbre musicien-compositeur, est décédé de la terrible maladie du XXIe siècle le 24 mars 2020 à Melun, en France, à l’âge de 86 ans. L’ange de la mort, qui se déplace avec la Covid-19, a frappé à la porte de Papagroove ou Papa Manu, et il a décidé de l’emmener avec lui, de le conduire là d’où les voyageurs de l’aventure terrestre ne reviennent jamais.

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Du visible à l’essentiel : Fred Eucharis

Fondation Clément jusqu’au 5 juillet 2026

Je produis des œuvres simplifiées et tactiles, sur des fonds indéfinis et abstraits. Mes créations actuelles sont l’aboutissement de plusieurs années de peinture.

Expérimenter la figuration et l’abstraction, la richesse des couleurs et des formes, observer l’expression de tout ce qui m’entoure, en découvrir les mécanismes secrets, c’est ma recherche depuis l’âge de quinze ans.
Le peintre caribéen que je suis, est toujours fasciné par l’équilibre des formes et des couleurs. Mes recherches artistiques reflètent cette fascination. J’essaie de montrer comment je perçois l’harmonie, la beauté des scènes caribéennes.

Mon chevalet bénéficie de la lumière de mon île. Mon inspiration picturale est stimulée par l’écoute permanente d’opéras, de jazz, de théâtre nô et de musiques caribéennes.
Mes mentors m’inspirent énormément, Vassily Kandinsky, Roland Chanco, Maurice Estève, Diego Riviera, Pablo Picasso et d’autres ; indépendamment des modes, j’essaie de parvenir à une synthèse des tendances multiples de l’art contemporain. Je tente une mutation du sujet tout en adoucissant la rigueur architecturale de l’esquisse. Je travaille avec amour une pâte savoureuse que je pose avec douceur ou en touches vivaces.

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Une nouvelle dépendance

Pourquoi la Guadeloupe et la Martinique n’ont aucune marge de manœuvre financière , économique , fiscale et budgétaire pour résister à la crise qui vient ?
— Par Jean Marie Nol —
La Guadeloupe et la Martinique vivent probablement l’un des moments les plus décisifs de leur histoire contemporaine, alors même qu’une grande partie du débat public continue de fonctionner avec des schémas intellectuels hérités d’un autre siècle. Le monde bascule sous l’effet des tensions géopolitiques, de la fragmentation des échanges internationaux, de la révolution de l’intelligence artificielle, des mutations énergétiques , du changement climatique, et du ralentissement des grandes économies occidentales. Dans ce contexte de recomposition brutale, les sociétés insulaires ultradépendantes comme celles des Antilles françaises se retrouvent exposées de manière extrême. Pourtant, au lieu de regarder lucidement les bouleversements qui approchent, une partie des responsables politiques et de l’opinion publique continue de croire qu’un simple changement statutaire pourrait, à lui seul, résoudre des problèmes qui sont désormais avant tout économiques, financiers, productifs et sociétaux .
Le conflit au Moyen-Orient agit comme un révélateur implacable de cette fragilité structurelle. La fermeture durable du détroit d’Ormuz, la flambée des prix énergétiques, les tensions sur le transport maritime et la montée des risques financiers internationaux produisent déjà des effets visibles sur l’économie française.

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Pierre Montagard : « Les métamorphoses de l’impermanence »

Jusqu’au au 25 juillet 2026, du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 9h à 12h, chez Charles’Opticien à Etang Z’Abricot, immeuble Aqualina

— Par Marie Gauthier—

Très sensible à la beauté de la nature tropicale, Pierre Montagard arpente depuis presque 50 années, les sentiers forestiers de Martinique d’où il rapporte à l’atelier des végétaux qui l’inspirent. Les grands feuillages en décomposition sont pour lui un matériau de prédilection. Dans son laboratoire-atelier, il les traite pour stopper leur pourrissement et les conserver. De cette alchimie, apparaît alors leurs squelettes, des rides structurelles, d’étranges dentelles : écriture mémorielle d’une vie disparue.

Vient ensuite le travail du papier, artisanal ou industriel. L’artiste le baigne dans des jus de couleur, d’où résultent des bleus profonds de la nuit, des ocres dorés de soleil ou des rouges incandescents. Les feuilles de papier, telles des peaux, sont ensuite déchirées, offrant des contours aléatoires où s’entrevoient dans les brèches, les entrelacs des nervures nues préalablement collées sur le support. Ces découpes tremblées laissent imaginer, sous l’apparence des choses, un monde organisé dont on ne connaît pas nécessairement les lois.

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L’éphéméride du 17 mai

Le Conseil Constitutionnel valide la loi sur le mariage pour tous le 17 mai 2013.

Alfred Marie-Jeanne, Nestor Azérot, Jean-Philippe Nilor avaient voté contre.

Le mariage de couples de même sexe, également appelé mariage homosexuel ou mariage pour tous, est la possibilité pour un couple de deux femmes ou de deux hommes de contracter un mariage civil, initialement réservé à un homme et une femme, instituée en France le 17 mai 2013.

Depuis 1999, les couples homosexuels ou hétérosexuels avaient la possibilité de signer un partenariat civil, appelé pacte civil de solidarité (PACS) ou de s’établir en concubinage. Cependant, l’un et l’autre n’offrent pas les mêmes garanties juridiques que le mariage civil.

Le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, déposé au Parlement le 7 novembre 2012, a fait l’objet de débats importants et a connu en France une opposition plus forte que dans d’autres pays européens1. La loi no 2013-404 a été définitivement adoptée le 23 avril 2013 puis validée par le Conseil constitutionnel et promulguée le 17 mai 2013. Le premier mariage homosexuel français a été célébré le 29 mai 2013 à Montpellier.

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Mickaël Bé Caruge : « Rêve diurne »

Fondation Clément jusqu’au 5 juilet 2026

Rêver, selon une définition admise, c’est « laisser aller sa pensée », son imagination. L’action de rêver s’enrichit de sens, par son origine latine le mot « vagus », qui signifie « qui erre ».

Cependant, en peinture nos projections potentiellement irréalisables sont paradoxalement ce « sel de la terre », cette utopie libérale de l’artiste. Pour le champ de la peinture, le thème est prospère. À travers des réalisations visuelles poétiques, ce thème riche, largement exploré, permet de construire des espaces et des représentations qui donnent à voir les entrelacs, les lignes, tous les contours de l’imagination. C’est ce qui déclenche notre sensibilité, y compris à une échelle collective, mais qui pour la peinture devient une manière de débrider les possibles. La peinture, qui existera toujours par son apport sensible, sensualiste, est un bâton psychologique pour le peintre et peut devenir un bain de jouvence pour le regardeur. Il n’y a nul besoin d’autorité, d’enjeu de pouvoir et d’argent dans la peinture quand elle se fait magie, intuition, floraison. Elle peut calmer les esprits, elle peut panser les âmes.

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« Anatomie d’une chute » de Justine Triet

Dimanche 17 mai 21h10 sur France 2 | ★★★★ |

Par Justine Triet, Arthur Harari
Avec Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner
Palme d’Or du Festival de Cannes 2023
2h 30min / Policier, Drame, Thriller, Judiciaire

Synopsis :
Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute : suicide ou homicide ? Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple.

La presse en parle :

20 Minutes par Caroline Vié
Mais Anatomie d’une chute vaut mieux que la polémique et toutes les réactions qui ont suivi. Car c’est tout simplement un grand film.

BIBA par Samuel Loutaty
Une Palme d’or magistralement filmée et interprétée.

Bande à part par Olivier Bombarda
Un film parfaitement réussi et maîtrisé.

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L’œuvre métaphore du désir amoureux

Exposition visible du 16 mai au 25 juillet 2026 du lundi au vendredi de 8h à 18h  | Cabinet médical Étang Z’Abricot, immeuble La Perle au 1er étage

— Par Marie Gauthier —

« La rose n’a pas de pourquoi »
Angelus Silésius (1624-1677),
poète et mystique allemand

D’emblée nous sommes sous le charme de l’œuvre de Moey et il en donne la raison : « parce que l’amour… ». Son thème de prédilection, arboré dans un souci esthétique et joyeux, présente des dessins délicats et multicolores, plus imaginaires que réalistes. Il y déploie, jusqu’à envahir toute la surface, un univers édénique luxuriant, floral décor de contes et merveilles.

L’artiste s’exprime par le dessin automatique qui confère à ses œuvres une liberté enchanteresse. Les motifs végétaux naissent et épanouissent pleinement leur nature, fusionnent parfois en ondulant dans un frémissement continu où l’on devine, dans les entrelacs, une présence animale : oiseaux, félins, flamants roses, poissons tropicaux, etc. Tout ce raffinement nous embarque, ravis malgré nous, dans une jouissance du voir, dans l’apparat d’une parade nuptiale.

À l’image des tapisseries mille-fleurs, ou plus proches de nous celles de Jean Lurçat dans Le Chant du Monde, des fonds sombres portent des graphismes de filaments fluorescents qui percent l’obscur et rappellent la broderie.

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Outre-mer : l’urgence d’une réforme fiscale de bon sens

— Par Jean-Claude Florentiny —

Dans un monde instable, les Outre-mer sont en première ligne. Nous ne pouvons plus nous permettre de conserver un système fiscal qui amplifie les crises au lieu de les amortir. Réformer l’assiette des droits et taxes, c’est agir concrètement contre la vie chère, protéger le pouvoir d’achat, renforcer la résilience économique de nos territoires et accélérer leur intégration régionale. Cette réforme est techniquement faisable. Elle est économiquement nécessaire. Elle est politiquement légitime.

Dans un monde traversé par des tensions géopolitiques durables, la logistique mondiale est devenue un facteur déterminant de l’inflation. Conflits au Moyen-Orient, perturbations des routes maritimes, hausse des coûts énergétiques, tensions sur les assurances : autant de facteurs qui renchérissent le transport des marchandises à l’échelle globale. Ces phénomènes impactent l’ensemble des économies. Mais dans les Outre-mer, leurs effets sont démultipliés. Pourquoi ? Parce que nos territoires dépendent massivement des importations, et parce que chaque produit consommé doit traverser des milliers de kilomètres avant d’arriver sur nos étals. Dans ce paysage tendu, certaines initiatives méritent d’être saluées. Ainsi, la compagnie CMA CGM a récemment annoncé qu’aucune surcharge ne serait appliquée sur les tarifs de fret à destination des Outre-mer.

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“Possibles !” : un appel à projets pour expérimenter la ville de demain

Va jouer dehors ! est une association d’intérêt général fondée en 2019 par Matthieu Poitevin à la suite du drame de la rue d’Aubagne à Marseille. Face aux urgences climatiques, sociales et urbaines, l’association est née d’une volonté forte : repenser collectivement la manière de fabriquer la ville et ouvrir des perspectives plus durables, plus solidaires et plus désirables.

À la fois structure porteuse d’événements, média d’idées et espace de réflexion collective, Va jouer dehors ! réunit architectes, urbanistes, artistes, chercheurs, entreprises, élus, collectifs et habitants autour d’un même objectif : expérimenter une nouvelle urbanité, plus participative, plus joyeuse et plus attentive aux usages réels des territoires.

Dans cette dynamique, l’association lance l’appel à projets du Festival de la Ville 2050 pour les éditions 2026-2027-2028, sous le thème « Possibles ! ».

Du manifeste à l’expérimentation

Le Festival de la Ville affirme une conviction simple : la ville ne se raconte pas, elle se pratique. Ces trois prochaines éditions souhaitent devenir l’écho de celles et ceux qui veulent agir concrètement sur le terrain et inventer de nouvelles manières d’habiter, de construire et de partager la ville.

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