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Une campagne pour lutter contre l’homophobie et la transphobie à l’école

Quid en Martinique?

— Par AFP agence —

Le ministère de l’Éducation nationale lance ce lundi une nouvelle campagne de sensibilisation contre l’homophobie et la transphobie dans les collèges et lycées, sur fond de recrudescence d’actes homophobes en milieu scolaire.

«Ça suffit!», peut-on lire sur les posters et «flyers» qui seront distribués dans tous les établissements du second degré. Les lettres noires et couleur arc-en-ciel barrent différentes formes de discriminations inscrites en arrière-plan. Avec un slogan: «tous égaux, tous alliés». Ce lundi, Jean-Michel Blanquer présente la campagne de sensibilisation à l’homophobie et la transphobie dans un lycée professionnel du 19ème arrondissement de Paris.

Appréhension face à l’école

Des prospectus proposant des pistes pour s’engager au quotidien et devenir un «allié» des jeunes LGBT seront également distribués; un guide d’accompagnement pour les équipes pédagogiques sera accessible en ligne dès le début de la semaine prochaine, et un service d’écoute et d’aide à distance – ecoute.contrelhomophobie.org – accessible par téléphone (08.10.20.30.40 ou 01.41.83.42.81, tous les jours de 8h à 23h), par courrier électronique et par chat.

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«De l’amour»: une chanson et un clip contre l’homophobie

« De l’amour à chaque instant chaque jour/celui qu’on peut vivre au grand jour/ne plus avoir peur de qui je suis »: 70 artistes et personnalités dont Christiane Taubira, Muriel Robin, Julie Gayet et Marc-Olivier Fogiel se sont réunis pour un clip et une chanson contre l’homophobie.

À l’initiative de l’association Urgence Homophobie, avec le partenariat de France Télévisions, la chanson « De l’amour » a été écrite par Patxi Garat. « Parce que dans certains pays du monde être homosexuel ou transgenre est toujours considéré comme un crime passible d’emprisonnement ou de peine de mort, parce qu’avec plus de 15% d’agressions physiques supplémentaires enregistrées en France en 2018 (par rapport à l’année précédente), ils ne sont toujours pas libres de s’aimer ou d’assumer leur identité, même dans notre pays », justifie Urgence Homophobie qui lance cette campagne de sensibilisation à la radio et à la télévision. La chanson « De l’Amour » raconte l’histoire d’Azamat, le premier réfugié accueilli par Urgence Homophobie en France.

Le clip choral réalisé par Benoît Pétré entremêle des scènes de violences et des scènes d’amour, « représentatives du quotidien de la population LGBTQI+ » (lesbiennes, gays, bisexuels, trans, queer et intersexes), souligne l’association dans un communiqué.

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Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie le 17 mai

La Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie est célébrée le 17 mai. Cette initiative vient du Québec où la Fondation Émergence1 lance en 2003 la première journée nationale contre l’homophobie2. Par la suite elle a été reprise par le Français Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO (du nom de la journée en anglais, International Day Against Homophobia and Transphobia).

Elle est parfois désignée de façon abrégée comme la Journée mondiale contre l’homophobie ou Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.

Le 17 mai a été choisi comme date symbolique pour la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie pour commémorer la décision de l’OMS le 17 mai 1990 de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie mentale (à l’initIative de Louis-Georges Tin)3.

Histoire
Cette journée a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre l’homophobie, la lesbophobie la biphobie et la transphobie.

La première journée a eu lieu le 17 mai 2005, soit 15 ans jour pour jour après la suppression de l’homosexualité de la liste des maladies mentales de la classification internationale des maladies publiée par l’Organisation mondiale de la santé, à savoir le 17 mai 1990.

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Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Le 17 mai

La lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie constituent une priorité. A l’instar d’autres formes de discrimination et d’intolérance telles que le racisme, le sexisme ou l’antisémitisme, l’homophobie engendre en effet des conséquences importantes, parfois dévastatrices, dans la vie des individus qui en sont victimes. L’homosexualité est encore punissable dans près de 80 pays dans le monde ; les droits des personnes LGBT (Lesbian, Gay,Bisexual, Transgender) sont bafoués dans davantage de pays encore.
Le 17 mai est une date symbolique pour la lutte contre l’homophobie. C’est en effet le 17 mai 1990 que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales, mettant fin à plus d’un siècle d’homophobie médicale.

Malgré le renforcement des politiques publiques et la multiplication des actions menées, les actes et propos LGBTphobes restent nombreux. Leur augmentation a été constatée par les associations LGBT et confirmée par les statistiques officielles, mais non rendues publiques, de la police et de la gendarmerie nationale. A l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, célébrée chaque année le 17 mai, le Défenseur des droits rappelle que les droits de chaque personne, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre, doivent être également respectés et que la mobilisation pour prévenir et sanctionner les atteintes aux droits des personnes LGBT doit se poursuivre.

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21ème rapport annuel de SOS homophobie: face aux LGBTphobies, le temps des responsabilités

SOS homophobie publie son 21ème rapport sur l’homophobie. Il constitue le seul état des lieux chiffré de la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie en France aujourd’hui.

Après deux années consécutives de baisse des témoignages, SOS homophobie fait le triste constat d’une nouvelle progression des LGBTphobies avec une augmentation de 19,5 % des témoignages reçus par l’association en 2016. Les personnes trans sont parmi les premières victimes de cette hausse (+ 76 % de témoignages). La haine envers les personnes lesbiennes, gays, bies et trans (LGBT) persiste, s’amplifie et s’ancre toujours aussi profondément dans notre société.

Si Internet reste le lieu le plus propice au développement de la parole homophobe et transphobe (22,5 % des témoignages), le climat d’homophobie et de transphobie est palpable dans toute la société française. L’homophobie quotidienne, subie dans le contexte familial et dans l’entourage proche, dans les lieux publics, à l’école ou au travail, demeure très importante (42 % des témoignages).

Alors qu’au cours des dernières années, des progrès importants ont été accomplis en faveur des droits et libertés des personnes lesbiennes, gays, bies et trans et que ces progrès sont très largement approuvés par l’opinion publique, la banalisation des discours de rejet et de haine remettant en cause ces avancées donne toute sa force aux LGBTphobies.

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Etude AJL: Hanouna sur C8, un mois d’homophobie ordinaire

 Cyril Hanouna est obsédé par l’homosexualité. Durant le mois de novembre 2016, lui et les chroniqueurs de Touche pas à mon poste (C8) ont abordé 42 fois le sujet à l’antenne, souvent pour en rire de manière rabaissante. C’est ce qu’a pu constater l’Association des Journalistes LGBT (AJL), qui œuvre pour un meilleur traitement des questions LGBT (Lesbiennes, Gay, Bi, Trans) dans les médias.

Lire aussi : Les homophobes sont-ils des homosexuels refoulés ?

Du 2 au 30 novembre 2016 (20 émissions), les journalistes de l’AJL ont regardé le show de Cyril Hanouna pour savoir quelles valeurs portait Touche pas à mon poste au quotidien, au delà des « dérapages » régulièrement pointés du doigt par la presse. Le relevé (en intégralité ci-dessous), et ses effets de répétition, sont inquiétants. Sur les 42 mentions faites à l’homosexualité, la grande majorité (28) l’est sous couvert de la « blague » de mauvais goût, à caractère sexuel. Le 7 novembre, par exemple, le chroniqueur Camille Combal et Cyril Hanouna imitent, comme ils le font souvent, un couple gay semblant tout droit sorti de La cage aux folles.

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Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie

Le 17 mai au TOM de FdF & le 21 mai au Garage Beach du Carbet

jour_mondial_vs_homophobieRapport annuel 2016 sur l’homophobie.

Le Rapport annuel 2016 est disponible en téléchargement gratuit. Vous pouvez également le commander au format papier sur le site SOS-Homophobie

Il est frappant de constater que les violences verbales et les agressions se produisent essentiellement dans des contextes liés à la vie quotidienne, en famille, dans les lieux publics, le voisinage, au travail et dans le milieu scolaire, où les victimes sont de plus en plus jeunes. La situation est préoccupante : en 20 ans, l’homophobie ordinaire faite essentiellement d’ignorance et de rejet, s’est transformée en refus de l’égalité des droits et en violences verbales ou physiques assumées à l’égard des personnes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans’.

Ce terrible constat nous motive encore plus pour continuer à agir, à porter haut la voix des victimes pour que personne n’oublie que chaque année, les violences et les discriminations touchent encore trop de personnes.
Bien-sûr, à force de militantisme, de combats et de fierté, nous avons obtenu des avancées.

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Dix artistes soutiennent la lutte contre l’homophobie et la transphobie en Martinique

kap_caraibe-2Samedi 16 mai, l’association KAP Caraïbe engagée dans la lutte contre les discriminations envers les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) a pu mettre aux enchères 10 œuvres d’artistes martiniquais.
C’est au Garage Popular à Fort-de-France que Kap Caraïbe avait convié tous ses sympathisants pour son troisième KAP’éro, soirée festive de sensibilisation comprenant flashmob dans la rue (bientôt visible sur le net), quizz « question pour un friendly » (occasion de faire des rappels sur l’homophobie dans l’histoire et dans le monde aujourd’hui), ventes aux enchères, photomaton et karaoké.
Deux ans après la loi du mariage pour tous, KAP Caraïbe continue sa lutte contre l’homophobie dans une petite île où la rumeur court vite (makrélage) et où la religion devient encore trop souvent un prétexte contre la tolérance. Les lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels sont quatre fois plus nombreux à se suicider que le reste de la population. Les violences et les harcèlements homophobes sont même la première cause de suicide chez les adolescents (INPES). Signe positif, ce dimanche 17 mai, la principale Eglise protestante a annoncé que les couples gays pourront être bénis par leurs pasteurs.

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17 mai 2015 : Journée internationale de lutte contre l’homophobie : témoignages

Insultes, agressions, harcèlement, discriminations… Ils/Elles racontent l’homophobie au quotidien

stop_homophobie— Propos recueillis par Alexandre Fache —

Alors que le rapport annuel de SOS Homophobie est rendu public ce mardi, montrant une intolérance toujours bien « installée » dans la société, l’Humanité a recueilli des témoignages de victimes. Extraits.
Hélène, 24 ans, assistante administrative aux Pages jaunes

« Au lycée, je n’ai pas eu de soucis avec les autres élèves à part un manque d’information qui conduisait à des situations désagréables. Les autres filles ne voulaient pas être dans le même vestiaire que moi, elle avaient ‘peur’ que je les drague.Après leur avoir expliqué que l’homosexualité ne revenait pas à essayer d’avoir des relations sexuelles avec chaque fille que je croisais, tout s’est beaucoup mieux passé. J’ai répondu aux questions qui m’ont été posées, les jeunes ignorant souvent comment les relations lesbiennes se passent dans la pratique et notamment sur le plan sexuel.

J’ai vécu une agression dans le quartier de Beaubourg en 2008: de nuit,quatre jeunes hommes ont voulu ‘m’apprendre ce qu’est un mec’, mais heureusement je n’étais pas seule et mes amies les ont fait fuir en menaçant d’appeler la police.J’ai ensuite commencé à travailler en cuisine et ai dû m’accommoder de certaines réflexions récurrentes sur les gays:’enculés, pédés… » et bien sûr toujours réexpliquer que ma vie était tout à fait normale.

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17 mai 2015 : Journée internationale de lutte contre l’homophobie

journee_inter_contre_homophLe 17 mai aura lieu la journée internationale de lutte contre l’homophobie2. A cette occasion, KAP Caraïbe souhaite sensibiliser les martiniquais-es aux discriminations en lien avec l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
En 2015, malgré l’évolution des mentalités et les progrès obtenus dans la reconnaissance des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT), les discriminations subsistent et il demeure toujours difficile d’annoncer ou de vivre librement son homosexualité notamment en Martinique.
Il est toujours nécessaire de lutter contre l’homophobie.
C’est dans cet esprit que KAP Caraïbe organisera 3 évènements autour de cette date:

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Out d’or 2019 : Bilal Hassani élu personnalité LGBTI de l’année

La cérémonie organisée par l’association des journalistes lesbiennes, gays, bi et trans récompense les personnalités ayant oeuvré à la visibilité des personnes LGBTI.

Le chanteur Bilal Hassani, représentant de la France lors de l’Eurovision 2019, a remporté mardi le prix de la personnalité LGBTI de l’année remis lors de la troisième cérémonie des Out d’or, qui récompense chaque année les personnalités ayant oeuvré à la visibilité des personnes LGBTI dans la sphère publique.

« Gagner un prix comme ça si tôt dans ma carrière c’est extrêmement impressionnant et très gratifiant », a déclaré Bilal Hassani, ouvertement gay, révélé il y a quelques mois sur les réseaux sociaux et régulièrement victime d’homophobie et de racisme.

« On m’utilise dans plein de médias pour dire ‘Regardez c’est bon, il y a un homo avec une perruque tout est réglé, tout va mieux’. C’est faux ! », a déclaré le chanteur. « Des gens meurent, c’est grave, il faut que ça change », a-t-il ajouté devant plus de 600 personnes, dont la secrétaire d’État Marlène Schiappa, rassemblées au Cabaret Sauvage par l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bis, trans et intersexes (AJL).

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De Fausses Vérités et de Vrais Mensonges

Chapitre 1

Interview avec Eduardo MARINHO , philosophe, écrivain, artiste, et, par-dessus tout, humaniste.

Le scrutin pour l’élection du Président de la République du Brésil s’est déroulé les 7 et 28 octobre 2018.

Jaïr BOLSONARO a été élu avec 55,13% des votes exprimés. Il a pris ses fonctions le 1er Janvier 2019.

Qui est Bolsonaro ?

Eduardo Marinho –

Pendant son mandat de député, et avant qu’il ne soit choisi par son parti comme candidat à la présidentielle, j’étais sûr qu’il ne ferait pas long feu. Pour le faire tomber, il suffisait de le laisser parler devant un micro : que des paroles atroces et choquantes. Pour tout le monde, moi y compris, il n’avait aucune chance. Alors ses « metteurs en scène » ont anticipé son échec annoncé, et ils lui ont imposé une parole surveillée et contrôlée. Bolsonaro est complice du système criminel qui l’a porté à la Présidence. Et en tant que tel il est protégé pas ce système. Peu importe si son comportement atypique choque. L’intérêt de sa candidature était de faire barrage à l’opposition, la gauche.

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« Zanmi », un court métrage de Nadia Charléry à diffuser largement

Belle et sympathique soirée LGBT, après la première du film, le 17 mai

— Par Roland Sabra —

« Zanmi » le court métrage de Nadia Charléry est une réussite. Projeté à Tropiques-Atrium le 17 mai dans le cadre de la journée de lutte internationale contre l’homophobie, il a fait salle comble et n’a pu accueillir tout le monde. D’autres projections sont heureusement prévues. Tourné avec peu de moyens, mais avec une détermination sans faille, le film mobilise des comédiens antillais pour défendre le droit à la différence. Autour de la table du repas qui réunit une douzaine d’amis s’organise un jeu de la vérité. Un convive énonce une affirmation, par exemple je n’ai jamais bu de pastis, et celles et ceux qui sont dans le même cas s’abstiennent de boire tandis que les autres sont tenus de vider leur verre. Ou l’inverse peu importe. Très vite le jeu s’engage sur des thématiques amoureuses et sexuelles, d’autant plus que l’ordonnateur du repas titille un couple de garçons en voulant savoir lequel des deux « fait la femme ».

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« Défendre la non-discrimination des personnes LGBT, c’est défendre des valeurs universelles d’égalité et de dignité pour toutes et tous. »

— Par Jacques Toubon, Défenseur des Droits —

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Agir contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre

Malgré le renforcement des droits, des politiques publiques et la multiplication des actions menées en faveur des personnes LGBT ces dernières années, les actes et propos LGBTphobes persistent dans la société française. Ils se traduisent par des réactions, avouées ou non, de rejet, d’injures, de discriminations, de harcèlement voire de violences physiques.
Lorsqu’une personne LGBT fait l’objet de rejet, c’est la société dans son ensemble qui souffre d’une régression des valeurs fondamentales autour desquelles elle s’est construite. Dès lors, défendre la non-discrimination des personnes LGBT, c’est défendre des valeurs universelles d’égalité et de dignité pour toutes et tous.
Si le lieu de travail se doit de respecter le droit de la nondiscrimination, il est aussi le centre d’un tissu d’interactions humaines et sociales et joue un rôle important dans la socialisation des individus. La prise en compte des droits des personnes LGBT y est donc essentielle. Se préoccuper des personnes LGBT, c’est se préoccuper du bien-être au travail.

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Couleur arc-en-ciel

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Après la pluie vient le beau temps
pour les enfants de l’arc-en-ciel…
Aujourd’hui doit finir le temps
des discriminations sexuelles !

Chacun peut aimer à sa guise
car c’est une chose permise
pourvu qu’à personne on ne nuise…
Pour vivre en bonne intelligence

le mot d’ordre est la tolérance,
le respect de la différence.
Qu’il s’agisse de religion,
couleur de peau, sexualité,

soyons fiers de ce que nous sommes
et cela vaut pour tous les hommes
car des Droits la Déclaration
a depuis longtemps proclamé

qu’ils doivent être libres et égaux !
Il faut chasser de nos cerveaux
le racisme et l’homophobie.
D’un même combat il s’agit :

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« Zanmi », court métrage de Nadia Charlery

Vendredi 17 mai 2019 à 18 h Salle Case à Vent Tropiques-Atrium

Dans le cadre de la journée mondiale des luttes contre les LGBTPHOBIES, projection en avant-première du court métrage ZANMI réalisé par la talentueuse Nadia Charlery.

Cette projection vient couronner des mois de travail, depuis les ateliers « d’écriture de scénario » en octobre dernier, jusqu’au tournage en février pour arriver devant vous ce vendredi 17 mai 2019

ATTENTION : les places étant limitées à 60 personnes, les inscriptions sont obligatoires à kap.caraibe@live.fr
Les entrées se feront sur liste.

La soirée se poursuivra au Garage Popular pour une soirée festive avec diverses animations. Ce sera l’occasion de rencontrer l’équipe de KAP

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Ariane Mnouchkine : “Les happenings identitaires passeront, pas le théâtre”

— Propos recueillis par Nedjma Van Egmond —

La fondatrice du Théâtre du Soleil défend bec et ongles la liberté artistique et appelle à la résistance.

Marianne : Comment avez-vous réagi à l’appel au boycott de la pièce les Suppliantes à la Sorbonne, quelques mois après la polémique autour de Kanata, de Robert Lepage, au Théâtre du Soleil, qui retrace l’histoire du Canada ?
Ariane Mnouchkine : Il faut distinguer ce qui s’est passé autour de ces deux pièces. Kanata a suscité des débats très virulents, et de la part de quelques-uns des violences verbales, mais ni menaces ni violences physiques. Ce sont les réseaux sociaux qui se sont enflammés. Les autochtones, eux, n’ont jamais vraiment demandé l’interdiction de la pièce. Ils réclamaient juste quelque chose d’impossible : que de vrais autochtones jouent le rôle des autochtones au Théâtre du Soleil. Ce fut un débat pénible, éprouvant, mais absolument pas la violence inacceptable que la Sorbonne a pu connaître.

Les mêmes mécanismes de pensée ont conduit à ces deux événements…

Évidemment, c’est la même idéologie.

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Quelle pertinence accorder au langage artistique quand triomphe le politiquement correct ?

“Nous sommes face à une ubérisation de l’art”

— Propos d’Isabelle Barbéris : recueillis par Lucas Bretonnier —

Dans l’Art du politiquement correct (PUF), Isabelle Barbéris analyse les dérives communautaires, différentialistes et démagogiques de certains metteurs en scène et artistes dans le théâtre public ou l’art contemporain. Mais sa réflexion, précise, subtile et érudite, ne s’arrête pas aux portes de la création artistique. En convoquant Jean Baudrillard, Guy Debord ou Milan Kundera et des philosophes contemporains comme Myriam Revault d’Allonnes, elle met au jour les mécanismes intellectuels qui compromettent le débat.

Marianne : Vous décryptez le règne du « politiquement correct » dans l’art mais votre analyse s’applique à d’autres domaines. L’art serait-il devenu un baromètre de la société ?

Isabelle Barbéris : Jusqu’ici, l’art était dans une espèce d’extraterritorialité par rapport à la cité. Aujourd’hui, nous sommes dans un capitalisme de la connaissance et des savoirs, et l’art est passé de son statut d’exception à celui de modèle. Il a parfaitement intégré la cité et l’économie – ce qui n’empêche pas, au contraire, sa paupérisation.

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« Trois ruptures » : trois fois non !

— Par Roland Sabra —

C’est Remi de Vos l’auteur de la pièce « Trois ruptures » qui le dit : « La part de l’humour dans mes pièces est parfois mal comprise.» Assertion vérifiée au T.A.C. ce 13 octobre 2018 lors de la dernière représentation à Fort-de-France de la mise en scène réalisée par Othello Vilgard, Peut-être l’auteur devrait-il avoir toujours en tête l’aphorisme que Guy Desproges qui face à l’inévitable question Peut-on rire de tout ? répondait : « Oui, mais pas avec n’importe qui. Mieux vaut rire d’Auschwitz avec un Juif que jouer au Scrabble avec Klaus Barbie. ». La pièce évoque, comme souvent chez l’auteur la violence conjugale qu’il conçoit comme un reflet de la violence sociale. On peut soutenir la thèse inverse. La violence sociale s’enracine dans une violence conjugale, hétérosexuelle dans son immense majorité. Les rapports de domination hommes/femmes sont prototypiques des rapports de pouvoirs qui structurent l’édifice social.

Trois types de ruptures donc dans la pièce. Tout d’abord une femme prépare un « délicieux repas d’adieux » au mari qu’elle quitte.

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Le critique, l’artiste et son public…

Un atelier de critique dramatique, sous la direction de Jean-Pierre Han, est organisé ces jours-ci par Tropiques -Atrium. En juin 2006 R. Sabra publiait un article autour de ce thème dans « Le Naïf. En voici le début.

— Par Roland Sabra —
Le plus simple serait de compter le nombre d’entrées, le chiffre d’affaires généré par un spectacle. On saurait ainsi facilement quels sont les bons, les moins bons et les mauvais. C’est ce que font les marchands de culture dans un rabattement du qualitatif sur le quantitatif. Triomphe de la bipolarité. Axes orthonormés, le temps en abscisse et le chiffre bien ordonné pour un profit maximisé. Mais on peut croire que la culture n’est pas une marchandise… comme une autre et que le succès en la matière résulte d’une alchimie entre l’artiste, son public et un prescripteur, le critique. Le critique peut être académique, il est alors dans une position d’expert, mais dans ce cas son impact auprès du public est limité. Il peut être journaliste, le plus souvent, donc inséré dans une logique économique, celle du groupe de presse auquel il appartient.

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Avignon 2018 : « Portrait Foucault- Letzlove », m.e.s. de Pierre Maillet

— Par Michèle Bigot —

Les portraits, créés par Elise Vigier et Marcial Di Fonzo BO à la Comédie de Caen sont des créations itinérantes, portées par un ou deux acteurs, parfois accompagnés d’un musicien.
Le portrait dont il s’agit ici est double : c’est à la fois celui de Michel Foucault et celui de Thierry Voeltzel, tels qu’ils se manifestent dans l’action, au cours de la conversation qui se noue entre eux. Thierry Voeltzel, c’est un inconnu rencontré sur la route par M. Foucault. Thierry faisait du stop pour rentrer chez lui en Normandie, M. Foucault le prend à son bord, et la conversation commence. Découverte réciproque, Foucault se montre le plus curieux et le plus attentif des partenaires de l’échange. Une relation amoureuse forte va se nouer rapidement. Thierry c’est pour Michel « Le garçon de vingt ans ». On est en 1975 et ce dernier représente la jeune génération d’après 68. Il parle comme il fait l’amour, sincèrement, librement, finement, avec audace et malice. Bientôt la conversation va prendre une forme plus officielle : celle d’une suite d’entretiens au cours desquels Michel se fait enquêteur et activateur de maïeutique.

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