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Guadeloupe et Martinique : les députés votent le dépistage gratuit du taux de chlordécone

Cet insecticide, utilisé aux Antilles jusqu’en 1993 et toujours présent dans les sols, est un perturbateur endocrinien, classé par l’OMS comme cancérogène possible.

Les populations de Guadeloupe et de Martinique pourront bénéficier d’un dépistage gratuit de leur taux de chlordécone dans le sang, selon un amendement adopté dans la soirée du mardi 17 décembre par les députés, lors de la nouvelle lecture du projet de loi de finances 2020.

Le chlordécone, un insecticide utilisé aux Antilles jusqu’en 1993 et toujours présent dans les sols, est un perturbateur endocrinien, classé par l’OMS comme cancérogène possible. Il a été utilisé aux Antilles dans les bananeraies de 1972 à 1993 et a durablement pollué les sols de Martinique et de Guadeloupe.

Près de quarante ans après l’utilisation de cet insecticide, 95 % des Guadeloupéens et 92 % des Martiniquais sont aujourd’hui, selon Santé publique France, contaminés par le produit, qui a aussi des incidences sur le développement des enfants exposés pendant la grossesse, avec une hausse des risques de prématurité notamment.

L’amendement, porté par les députés de Guadeloupe Olivier Serva (LRM) et Justine Bénin (MoDem), prévoit de mettre en place une prise en charge gratuite du dépistage de la population du taux de chlordécone dans le sang.

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Chlordécone : ne plus faire du dilatoire !

— Par Pierre Alex Marie-Anne —
C’est l’impression , particulièrement désagréable ,ressentie à entendre les interventions officielles (celle du représentant de l’Etat en Martinique sur ATV le 9 Décembre dernier n’a pas dérogé à la règle) ayant suivi la présentation des conclusions du rapport, par ailleurs remarquable ,de la commission d’enquête parlementaire sur le chlordécone .
L’urgence absolue est ,ne nous y trompons pas , de rétablir au plus vite un minimum de confiance de nos compatriotes à l’égard de leurs dirigeants tant nationaux que locaux.
Les soubresauts auxquels notre société est désormais confrontée ,et qui risque si on n’y prend garde de faire voler en éclats toute notion de cohésion sociale et de solidarité ethnique, imposent d’agir sans tarder en posant des actes concrets et significatifs; l’Etat doit impérativement envoyer un signal fort montrant qu’il a compris la gravité et l’urgence de la situation.
A l’évidence cela ne pourra se faire en renvoyant les solutions ,comme il résulte des déclarations précédentes , à de lointains horizons : nouvelle études sur le lien cancer-chlordécone dont les résultats ne seront pas disponibles au mieux avant cinq ans, examen de plaintes éventuelles par la justice dont le rythme est tout sauf rapide ,ou encore ,c’est le bouquet ,la co-construction entre l’Etat et les responsables locaux ,(quand on connait la propension à la division de nos élus,cela promet !),d’un

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Scandale sanitaire du chlordécone : 500 Antillais demandent à l’État la reconnaissance du préjudice d’anxiété

L’avocat des 500 personnes estime sur franceinfo qu’il s’agit d’une première étape avant une possible poursuite de l’État devant la justice.

Plusieurs associations ont envoyé mardi 3 décembre un courrier au Premier ministre Edouard Philippe pour demander à l’Etat de reconnaître un préjudice moral d’anxiété pour 500 habitants des Antilles exposés au chlordécone, a appris franceinfo auprès de leur avocat Christophe Lèguevaques. Il s’agit d’une première étape avant une éventuelle poursuite de l’État devant le tribunal administratif de Paris.
Un pesticide utilisé pendant près de 20 ans

Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), l’association guadeloupéenne « Vivre » et le collectif « Lyannaj pou depolye matinik » ont initié en septembre dernier une action collective, afin de faire reconnaître la responsabilité de l’État dans le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles. Ce pesticide toxique pour l’homme a été utilisé entre 1972 et 1993 pour combattre un insecte dévastant les bananeraies antillaises. Or, sa dangerosité avait été dénoncée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dès la fin des années 70.

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Chlordécone : «L’État savait dès 1969 que ce pesticide est ultra toxique»

— Par Coralie Schaub —

Le député de Martinique Serge Letchimy a présidé la commission d’enquête parlementaire sur l’impact économique, sanitaire et environnemental de l’utilisation des pesticides chlordécone et paraquat en Guadeloupe et Martinique, dont le rapport a été présenté ce mardi. Il insiste sur la responsabilité de l’Etat dans ce qu’il qualifie de «drame» et de «scandale», le chlordécone ayant été autorisé entre 1972 et 1993 aux Antilles françaises pour lutter contre le charançon du bananier, alors même que les autorités avaient été informées dès la fin des années 60 de la dangerosité de cet insecticide ultra toxique et de sa persistance dans l’environnement. Il presse aussi l’Etat de mettre enfin en place des mesures ambitieuses de réparation et d’indemnisation des victimes et territoires touchés. Sans quoi il y aura, dit-il, «une crise sociale majeure».

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Chlordécone aux Antilles: «L’État est le premier responsable»

Le chlordécone, un pesticide très polluant utilisé aux Antilles de 1972 à 1999 dans les plantations de bananes, a fait l’objet d’une commission d’enquête parlementaire qui doit rendre public son rapport le mardi 26 novembre 2019. Les réponses aux questions posées sont d’ores et déjà connues, et elles sont sans ambiguïté.

« Indéniablement, l’État est le premier responsable ». C’est la conclusion de cette commission d’enquête parlementaire qui s’est penchée sur les responsabilités et a clairement relevé des négligences de l’État.

► À écouter aussi : Le chlordécone, le pesticide qui empoisonne les Antilles

En 1972, le ministère de l’Agriculture avait accordé une autorisation de vente d’un produit à base de chlordécone alors que des rapports scientifiques montraient déjà la toxicité ce produit. Autre signal qui aurait dû alerter les autorités, l’accident survenu aux États-Unis dans une usine de fabrication de ce pesticide, et qui a eu des conséquences sanitaires sur les ouvriers exposés au chlordécone.

Réparations pour les victimes

Mais la commission précise que l’État n’est pas le seul responsable.

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Chlordécone : quatre ministres auditionnés sur la pollution aux Antilles

Les ministres de la santé, des outre-mer, de la recherche et de l’agriculture, vont être entendus à partir de lundi sur ce pesticide ultratoxique employé en Guadeloupe et en Martinique jusqu’en 1993.

Bien avant les polémiques en France autour du glyphosate, l’usage du chlordécone en Guadeloupe et en Martinique de 1972 à 1993 est le « fruit d’un aveuglement collectif », dans lequel l’État doit « prendre sa part de responsabilité », avait dit Emmanuel Macron lors d’un déplacement en septembre 2018 aux Antilles.

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Chlordécone: enquête préliminaire en Guadeloupe sur de présumés stocks enfouis

Une enquête préliminaire a été ouverte après des révélations sur de présumés stocks enfouis de chlordécone, un pesticide dangereux, a indiqué mercredi à l’AFP le procureur de la République de Pointe-à-Pitre, confirmant une information de Guadeloupe la Première.

Cette décision a été prise à la suite du témoignage sous serment fait le 19 septembre de Joël Beaugendre, ancien député de Guadeloupe, aujourd’hui président de la communauté d’agglomération Grand Sud Caraïbe, devant la commission d’enquête parlementaire sur le sujet.

Lire sur Madinin’Art une série d’articles consacrés à la chlordécone

Il a affirmé que des stocks de chlordécone, dont la quantité demeure inconnue, avait été enfouis au Jardin d’Essai, abritant aujourd’hui un lycée, aux Abymes.

Ce pesticide, utilisé pour lutter contre un charançon de la banane a été interdit aux États-Unis, dès les années 1960, car classé comme «cancérigène possible». Aux Antilles, il a été épandu jusqu’en 1993 en vertu d’une dérogation gouvernementale.

» LIRE AUSSI – Aux Antilles, la population est toujours exposée au chlordécone

L’enquête a été confiée à la gendarmerie et une nouvelle audition de Joël Beaugendre devrait avoir lieu «dans quelques semaines», selon le procureur Xavier Bonhomme.

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Utilisation du Paraquat et du Chlordécone en Martinique

— Par Florent Grabin, président de l’Association écologique PUMA   —

Une énième étape dans l’utilisation du Paraquat et du Chlordécone en Martinique et en Guadeloupe a été franchie le mercredi 18 septembre 2019 à la préfecture de la Martinique. Préalablement, nous avons reçu une invitation à participer à l’audition en présence de quatre autres organisations, après avoir identifié ces dernières, nous avons considéré que, vue l’importance de cette audition, il était hors de question d’être en compagnie de ces interlocuteurs ; à ce moment nous avons motivé notre démarche et obtenu que PUMA soit entendu seul, afin de répondre favorablement à cet incontournable impératif.
En ouverture de séance, le Président Serge LETCHIMY nous a présenté la Commission et ses attentes, puis nous avons été invités à jurer de dire toute la vérité rien que la vérité sur ce que nous savons de l’usage du Paraquat et de la Chlordécone dans notre production agricole.
D’entrée de jeu, nous avons recentré le débat, en précisant
• Qu’il est impératif de traiter l’ensemble des pesticides
• Que les molécules actives n’ont jamais été vendues aux agriculteurs,
• Que le Kepone et le Curlone, sont à base de Chlordécone et le Gramoxon à base de la molécule Paraquat,
Puis nous avons demandé la mise à disposition de la fiche technique de ces produits.

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Commission d’enquête sur le chlordécone

— Par Roland M’Sabi —

Même si la situation est extrêmement grave, on se permet d’ajouter un peu d’humour : le chlore ne déconne pas… Plus sérieusement : pourquoi maintenant ? Après plus de 40 ans ? Même s’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il est beaucoup trop tard pour agir puisque la grande majorité des Guadeloupéens et des Martiniquais est déjà chlordéconée. Il était beaucoup plus simple d’accorder des dérogations pour continuer à utiliser ces pesticides qui ont contaminé une grande partie des terres de ces départements. A ce jour, il n’existe qu’une solution pour dépolluer ces terres contaminées durant des dizaines d’années ou plus, d’après une association guadeloupéenne. D’autant que le chlordécone n’est pas seul en cause, car il ne faut pas oublier le paraquat, le témic et beaucoup d’autres poisons utilisés quotidiennement. Même si les ouvriers agricoles sont les premiers touchés, il ne faut pas oublier les riverains qui fuyaient les épandages aériens qui les empêchaient de respirer. On ne peut plus parler « d’eau potable » pour cause de canalisations défectueuses, et mal entretenues.

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Chlordécone : le gouvernement débloque une aide de 5,4 millions d’euros

La quasi-totalité des 800 000 habitants actuels de la Guadeloupe et de la Martinique est ainsi contaminée par ce pesticide soupçonné d’être responsable d’une explosion des cancers de la prostate aux Antilles.
La ministre des outre-mer, Annick Girardin, a annoncé vendredi 14 juin une aide de 5,4 millions d’euros pour favoriser la lutte contre le chlordécone aux Antilles, devant les parlementaires ultramarins et exécutifs locaux, et représentants des ministères en charge des solidarités et de l’agriculture.

Le pesticide, soupçonné d’être responsable d’une explosion des cancers de la prostate aux Antilles, a été interdit en 1993 sur l’archipel, et en 1990 en métropole, mais il pollue encore l’environnement : la molécule, très persistante, peut rester active pendant sept cents ans.

Lire aussi Qu’est-ce que le scandale du chlordécone, ce pesticide ultratoxique ?

Accompagner les populations

L’objectif du plan est de tendre vers le « zéro chlordécone dans l’alimentation » en renforçant, entre autres, les contrôles et en assurant un accompagnement des filières agricoles, a précisé le communiqué du ministère des outre-mer.

Car il existe encore des produits très contaminés, particulièrement consommés par les plus pauvres, qui s’approvisionnent notamment sur les circuits informels (autoproduction, dons, ventes en bord de route).

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La chlordécone et le cancer de la prostate : pour plus de transparence!!

Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Parlementaires de Guadeloupe et de Martinique.

Depuis quelques temps il y a un emballement médiatique sur la question de l’absence de lien entre la Chlordécone et le cancer de la prostate, propos tenu par Monsieur le Président de la République ; ce dernier, s’il en parle ne devrait pas ignorer les différentes études scientifiques indépendantes qui confirment ce lien.

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Les conseillers de Monsieur le Président de la République devraient l’informer qu’aucune molécule chimique n’agit seule et agit différemment selon le terrain (tous les fumeurs ne font pas un cancer du poumon), ce sujet a déjà fait l’objet de nombreuses études, cette affirmation lui permet de semer le doute, afin d’éviter d’assumer les responsabilités de l’État.

Les assertions péremptoires de certains conseillers éloignent le Président de la République de la vérité, de la réalité et compte tenu d’une probable aggravation des indicateurs (du fait de la bio-accumulation), de la synergie d’action du cocktail de pesticides ingéré.

Rappelons que la Chlordécone est classée 2B, soit cancérogène possible, par la communauté scientifique internationale.

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Une nouvelle étude confirme le potentiel cancérigène du chlordécone

Une publication de deux scientifiques français montre que ce pesticide qui contamine les Antilles augmente le risque de récidive de cancer de la prostate.

— Par Stéphane Mandard —

« Il ne faut pas dire que c’est cancérigène. Il est établi que ce produit n’est pas bon, il y a des prévalences qui ont été reconnues scientifiquement, mais il ne faut pas aller jusqu’à dire que c’est cancérigène parce qu’on dit quelque chose qui n’est pas vrai et qu’on alimente les peurs. » Cette intervention d’Emmanuel Macron à propos du chlordécone avait fait bondir des élus d’outre-mer réunis le 1er février à l’Élysée dans le cadre du grand débat national.
Lire aussi Chlordécone : l’Élysée plaide le « malentendu » après la déclaration polémique de Macron

Une nouvelle étude publiée jeudi 21 mars dans la revue médicale International Journal of cancer confirme pourtant bien le potentiel cancérogène du chlordécone. Son originalité réside dans le fait qu’elle démontre pour la première fois que l’exposition à l’insecticide augmente, de façon considérable (jusqu’à trois fois), le risque de récidive de cancer de la prostate.

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Non à la polarisation sur le chlordécone.

— Par Florent Grabin pour l’Asso P.U.M.A.— 

Plus de 4 millions de tonnes de pesticides sont utilisées chaque année dans le monde, mais certains pays ont la main particulièrement lourde. De trois millions de tonnes de pesticides utilisées dans le monde en 2001, nous sommes passés à quatre millions en 2016, soit une augmentation de 50 % en 15 ans. Avec 22,9 kg de pesticides utilisés par hectare de terre agricole, le Costa Rica est le champion du monde. Il en déverse pratiquement 10 fois plus sur ses cultures que la France, qui n’en utilise ‘’que’’ 3,7 kg par hectare. Le pays est un gros exportateur de fruits exotiques (banane, ananas, melon…) et de café, des cultures qui exigent une grosse quantité de fongicides et d’insecticides, utilisant ainsi 49 kg de pesticides par an et par hectare de bananes et 30 kg pour l’ananas.

Cette utilisation massive est à l’origine de nombreux problèmes environnementaux et de santé dans le pays : des centaines de cas d’intoxication au ‘’Paraquat’’, chaque année, sont ainsi recensés.

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Les « valeurs limites acceptables » de chlordécone dans les viandes et poissons vont être diminuées

Utilisé jusqu’en 1993 aux Antilles par les producteurs de bananes, l’insecticide est présent dans les sols.

Protéger les consommateurs. C’est l’objectif d’un arrêté, qui sera signé la semaine prochaine pour abaisser les « valeurs limites acceptables » de chlordécone – un insecticide cancérogène et perturbateur endocrinien – « dans les aliments à base de viandes et de poissons », a fait savoir, jeudi 24 janvier, le ministre de la transition écologique, François de Rugy.

Utilisé jusqu’en 1993 aux Antilles – Guadeloupe et Martinique – par les producteurs de bananes, le chlordécone est toujours présent dans les sols où il peut persister environ 600 ans durant. Il peut ainsi se retrouver notamment dans certaines denrées d’origine végétale ou animale, mais également dans certains captages d’eau.

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Légumes contaminés au chlordécone : un cas d’école ?

— Par A3C —

Le colloque de jeudi dernier par le préfet sur le chlordécone a donné lieu à de nombreux commentaires critiques. Il avait au moins le mérite de laisser entendre que l’Etat ne pouvait paraître indifférent à l’empoisonnement de notre population. Mais que fait-il réellement ? Et que faisons-nous, nous-mêmes, face à cet empoisonnement ?

L’Association des Consommateurs et des Citoyens de la Caraïbe (A3C) a été saisie dernièrement d’une plainte à l’encontre d’un squatteur de terrain au Morne Rouge qui non seulement bafoue la loi puisque malgré une condamnation et un exploit d’huissier, il continue depuis 12 ans à occuper indûment une partie du terrain pour l’exploiter ; mais qui plante en terre fortement contaminée par le chlordécone.

Le produit de ses récoltes se volatilise, et l’on ne peut s’empêcher de faire des rapprochements de dates entre les marchés du Nord, les opérations dachines ou patates douces sur le bord des routes, en pleine expansion.

La loi est pourtant formelle : les article L.217-11 du code de la consommation (produits végétaux ) et L.237-2

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Chlordécone : des mesures pour la santé et l’agriculture…

Santé, agriculture, cartographie des sols contaminés, les pouvoirs publics ont annoncé jeudi à l’issue d’un colloque scientifique de deux jours en Martinique, à Schoelcher, des mesures pour lutter contre la pollution au chlordécone, pesticide cancérogène et perturbateur endocrinien longtemps utilisé aux Antilles.

Le préfet de Martinique Franck Robine a notamment annoncé lors d’une conférence de presse, qu' »un programme spécifique de suivi des femmes enceintes (…) sera lancé en Martinique d’ici la fin de l’année ». Le chlordécone est soupçonné d’avoir des conséquences graves sur la grossesse et le développement des enfants.

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Chlordécone… un mensonge d’État!

— Par l’association écologique PUMA —

Ce qu’il est bon à savoir : La prostate est une glande de l’appareil reproducteur masculin, elle est située tout juste sous la vessie et, comme un anneau, elle entoure l’urètre, ce canal par lequel l’urine et le sperme sortent à l’extérieur du corps. Le rôle de la prostate est de produire le liquide prostatique, un des composants du sperme avec le liquide séminal et les spermatozoïdes, de stocker temporairement le sperme avant l’éjaculation, puis de se contracter au moment de l’éjaculation, participant ainsi à l’expulsion du sperme.

Les expositions professionnelles aux pesticides suggèrent leur implication en tant que perturbateurs endocriniens dans certains cancers, dont celui de la prostate. Parmi ces pesticides il y a la chlordécone, (classé ‘’cancérogène possible’’ par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) qui est associée à un risque augmenté de cancer de la prostate.

Voilà un pesticide qui est un organochloré comme bien d’autres, que nous avons utilisés tant dans la production agricole locale que nationale et qui fait l’objet d’un délire sans précédent, le tout teinté de mensonges les plus éhontés.

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Vidéo : le scandale du chlordécone expliqué en six minutes

Vous aussi, vous avez dégusté les délicieuses écrevisses de S……., au Lorrain, Martinique?

C’est vrai que  200 fois le taux de chlordecone toléré, ça doit donner du goût…

L’affaire est grave, et loin d’être terminée. La rémanence, c’est à dire la durée d’activité de ce pesticide, varie de soixante ans à sept siècles selon les sols!

Qui, et pourquoi?

.D’abord, cette molécule de chlordécone est brevetée aux USA  et commercialisée sous le nom de Kepone en 1952.  En 1976, les Etats-Unis interdisent ce produit. Ce pays, qui ne connaît pas une patate sur le principe de précaution, et à peine celui de réparation , qui fourgue ses OGM en phase bêta-tests à la moitié de la planète, qui n’a instauré aucune traçabilité obligatoire des produits alimentaires, en arrive à considérer ce pesticide comme trop dangereux.

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Environnement: le chlordécone, un scandale sanitaire sous-estimé

— par RFI —

Comme un serpent de mer, le scandale du chlordécone réapparaît, cette fois, à l’occasion de l’arrivée à Paris de la « marche des cobayes » (ou « marche Vérité et justice pour la santé environnementale ») partie le 1er juin de Fos-sur-Mer (sud de la France). Le chlordécone est un insecticide toxique inscrit dans la convention de Stockholm comme « polluant organique persistant ». Il est interdit aux Etats-Unis depuis 1978, mais les autorités françaises en ont autorisé l’utilisation dans les Antilles françaises jusqu’en 1993, pour lutter contre le charançon du bananier. Aujourd’hui, la Guadeloupe détient le record mondial de cancers de la prostate ; le chlordécone est mis en cause.

La responsabilité du chlordécone dans les maladies neurologiques, les cancers de la prostate et les troubles du développement infantile, est reconnue depuis des années, mais les citoyens antillais ont du mal à faire entendre leur voix. Harry Durimel, avocat des associations, s’en plaint : « Voilà douze années que nous avons déposé une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, administration de substances nuisibles et quand on dit X, on visait les préposés de l’Etat, les ministres et autres qui sont passés outre les avis négatifs donnés contre l’utilisation de ce pesticide chlordécone.

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Antilles. Chlordécone, les victimes refusent d’oublier

— Par Alexandra Chaignon —
L’affaire du chlordécone, ce pesticide ultra-toxique à l’origine de lourdes pathologies, revient sur le devant de la scène, avec en toile de fond le passé colonial de la France…

Partie de Fos-sur-Mer le 1er mai, la Marche des cobayes s’achèvera ce samedi 30 juin à Paris, avant une ultime étape à Bruxelles, la semaine prochaine. Pendant deux mois, ses militants ont sillonné la France pour dénoncer les méfaits de la malbouffe, de la pollution ou des produits toxiques sur l’environnement et la santé. Le tour d’horizon serait resté incomplet sans le débat organisé, ce vendredi, sur le chlordécone. « Un scandale sanitaire qui ne peut rester impuni », estime Michèle Rivasi, députée européenne (EELV), une des organisatrices de la marche. « On a sacrifié la santé de plus de 800 000 personnes depuis quarante ans pour les intérêts économiques de quelques planteurs ! » résume Jean-François Deleume, médecin et représentant d’Eau & Rivières de Bretagne, à l’initiative de cette étape à laquelle participera également le député européen de la France insoumise Younous Omarjee.

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Déliquescence des soins, empoisonnement par le chlordécone et les sargasses…

Rassemblement massif le 12 juin 2018 à 8h à la maison des syndicats

L’UFM, membre de « LYANNAJ POU DEPOLIE MATINIK » et de l’association «SAUVONS LA SANTE EN MARTINIQUE »

Rassemblement massif le 12 juin 2018 à 8h à la maison des syndicats
Continuons et amplifions la mobilisation !

L’Union des Femmes de Martinique se joint aux très nombreuses voix qui se sont levées pour exiger que notre santé fasse l’objet d’une véritable politique avec les moyens adéquats, et intègre toutes les conséquences de l’empoisonnement dont nous avons été victimes.

Nous dénonçons :
✓ La dégradation de la situation des hôpitaux :

Mauvaises conditions de travail pour les agent-e-s qui manquent de matériels, de moyens, de personnel, situation de plus en plus intenable qui interdit d’assurer des soins de qualité à notre population. Parmi ce personnel, une majorité d’agentes, constamment sous tension à cause de la pénibilité de ce cadre de travail et est angoissée de ne pouvoir soigner correctement les patient-es.

✓ L’empoisonnement par les pesticides, et massivement par le chlordécone :

Ce pesticide est aujourd’hui qualifié de « bombe à retardement ».

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Affaire du chlordécone : « une honte d’État »

Plus de 90 % des Antillais présentent des traces de ce perturbateur endocrinien. Cet empoisonnement, qui touche aussi les écosystèmes, a été décidé en connaissance de cause au plus haut niveau, souligne Stéphane Foucart dans sa chronique.

— Par Stéphane Foucart —

Chronique. S’agit-il d’un scandale d’Etat ? Ces mots sont si galvaudés qu’il faudrait sans doute plutôt parler de crime, ou de honte d’Etat. L’affaire du chlordécone revient à intervalles réguliers dans l’actualité nationale, suscitant de brèves bouffées d’indignation, avant de retourner invariablement à l’oubli. Cette semaine, l’enquête publiée par Le Monde, sous la signature de notre collègue Faustine Vincent, a remis l’affaire en lumière, mais, dans quelques jours, le flot des événements l’ensevelira de nouveau.

Aux Antilles, au contraire, elle ne disparaît jamais des esprits. L’inquiétude et la colère sont là pour durer. A juste raison. Le chlordécone est ce pesticide très persistant, utilisé massivement dans les bananeraies ultramarines entre 1972 et 1993 – il était alors interdit à peu près partout ailleurs. Il imprègne aujourd’hui, sur de vastes territoires de Guadeloupe et de Martinique, les sols, les eaux de surface et souterraines, la faune domestique et sauvage, les écosystèmes marins côtiers.

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Chlordécone : les Antilles empoisonnées pour des générations

La quasi-totalité des Guadeloupéens et des Martiniquais sont contaminés par ce pesticide ultra-toxique, utilisé massivement de 1972 à 1993 dans les bananeraies.

— Par Faustine Vincent (Guadeloupe, envoyée spéciale du journal Le Monde)
Il a vu ses collègues tomber malades et mourir tour à tour sans comprendre. « Cancer, cancer, cancer… C’est devenu notre quotidien. A l’époque, on ne savait pas d’où ça venait », se souvient Firmin (les prénoms ont été modifiés) en remontant l’allée d’une bananeraie de Basse-Terre, dans le sud de la Guadeloupe. L’ouvrier agricole s’immobilise sur un flanc de la colline. Voilà trente ans qu’il travaille ici, dans ces plantations verdoyantes qui s’étendent jusqu’à la mer. La menace est invisible, mais omniprésente : les sols sont contaminés pour des siècles par un pesticide ultra-toxique, le chlordécone, un perturbateur endocrinien reconnu comme neurotoxique, reprotoxique (pouvant altérer la fertilité) et classé cancérogène possible dès 1979 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce produit, Firmin l’a toujours manipulé à mains nues, et sans protection. « Quand on ouvrait le sac, ça dégageait de la chaleur et de la poussière, se rappelle-t-il.

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Scandale du chlordécone aux Antilles : Qui, et pourquoi?

— Par Patrick Jean-Élie —

Vous aussi, vous avez dégusté les délicieuses écrevisses de S……., au Lorrain, Martinique?

C’est vrai que  200 fois le taux de chlordecone toléré, ça doit donner du goût…

L’affaire est grave, et loin d’être terminée. La rémanence, c’est à dire la durée d’activité de ce pesticide, varie de soixante ans à sept siècles selon les sols!

Qui, et pourquoi?

D’abord, cette molécule de chlordécone est brevetée aux USA  et commercialisée sous le nom de Kepone en 1952.  En 1976, les Etats-Unis interdisent ce produit. Ce pays, qui ne connaît pas une patate sur le principe de précaution, et à peine celui de réparation , qui fourgue ses OGM en phase bêta-tests à la moitié de la planète, qui n’a instauré aucune traçabilité obligatoire des produits alimentaires, en arrive à considérer ce pesticide comme trop dangereux.

Mais ici, non. 

Ils ont sacrifié la population pour quelques bananes, et des  subventions

Laurent de Laguarigue, béké martiniquais,  rachète en 1981 à vil prix, puisqu’interdit depuis 5 ans, les stocks et le brevet du chlordécone aux Ricains, à Allied Chemical.

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Chlordécone : Irresponsables et coupables !

— Par le Dr Serge Châlons —

La tragédie en marche du chlordécone en Guadeloupe et Martinique.

Les nouvelles recommandations (revisités à la hausse) de l’ANSES, (l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire), concernant les taux acceptables, de Chlordécone dans différents produits de consommation courante, ont soulevé émoi et indignation partout aux Antilles.

Lire aussi : Exposition des consommateurs des Antilles au chlordécone, résultats de l’étude Kannari

Lire aussi : Chlordécone dans les Antilles : certains modes d’approvisionnement alimentaire favorisent une surexposition

Le récent documentaire de Martinique Première sur le sujet, réalisé par Cécile Marre, est venu porter un éclairage fort intéressant sur la réalité de la situation en Martinique, identique à celle de la Guadeloupe, en pointant un fait certain et fondamental :

Le pire est à venir… !

Sans tomber dans le catastrophisme ou le sensationnel, il convient de porter quelques précisions à ces éléments de façon à éclairer nos concitoyens, face à la complexité du problème, sur :

Les interrogations qui persistent quant à la compréhension de la situation sanitaire réelle de nos deux iles.

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