Chlordécone : mobilisation pour la justice et la réparation

Le scandale de la chlordécone continue de hanter les Antilles françaises, où ce pesticide a été largement utilisé dans les bananeraies jusqu’à il y a trois décennies. Malgré la fin de son utilisation, le chlordécone persiste à polluer les sols et les eaux, provoquant une crise environnementale et sanitaire majeure. Cette situation a poussé des milliers de personnes à descendre dans les rues, exigeant justice et réparation.

Le 28 octobre dernier, plus de 1000 manifestants, sous une pluie battante, se sont réunis dans les rues de Fort-de-France, la capitale de la Martinique, pour manifester leur indignation face au non-lieu prononcé dans l’enquête sur l’empoisonnement au chlordécone. Des partis politiques, des associations et des syndicats se sont unis pour former une coalition de protestation, dont Culture Égalité, l’Union des femmes de Martinique, Bâtir le pays Martinique, le CDMT, l’Union Populaire, Martinique écologie, Combat Ouvrier, Mouvman Mawonaj, et bien d’autres.

Parmi les manifestants figuraient également des personnalités politiques engagées dans la lutte pour la reconnaissance de l’impact dévastateur du chlordécone. Marcelin Nadeau, Jean-Philippe Nilor et Béatrice Bellay étaient présents pour montrer leur solidarité envers la cause. De plus, Olivier Besancenot, membre du Nouveau Parti Anticapitaliste en France métropolitaine, a fait le déplacement pour montrer son soutien. Il a expliqué que c’était essentiel pour les Martiniquais de savoir que des associations et des individus en France métropolitaine se battent aux côtés des Antillais pour que cette tragédie ne soit pas étouffée dans le silence.

Besancenot a qualifié le scandale de la chlordécone de « scandale sanitaire, politique et écologique ». Il a pointé du doigt l’État français, affirmant que le gouvernement était au courant de la dangerosité de la chlordécone dans les années 70, mais avait tout fait pour étouffer l’affaire. Il a souligné que des responsables devaient être tenus pour responsables de cette catastrophe environnementale.

La mobilisation pour la justice et la réparation du chlordécone ne faiblit pas. Les manifestants et les personnalités politiques insistent sur la nécessité pour l’État français de prendre des mesures concrètes, notamment la dépollution des sols et des eaux contaminés, ainsi que l’indemnisation des victimes. Cette lutte continue d’attirer l’attention sur le scandale du chlordécone et sur la nécessité d’obtenir justice pour les générations futures qui continuent de subir les conséquences de cette catastrophe sanitaire et environnementale.

M’A