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Pourquoi lire Du Bois aujourd’hui en France ?

Marxisme, postcolonialisme et postcolonialité

— Par Magali Bessone

— William Edward Burghardt Du Bois a écrit la majeure partie des essais qui composent cet ouvrage entre 1897 et 1903 : aux États-Unis, la ségrégation vient d’être légalement reconnue1, trente ans seulement après la fin de la guerre de Sécession qui a émancipé les esclaves noirs sur l’ensemble du territoire de l’Union. L’Europe, dans le même temps, se dispute l’Afrique. Malgré une tentative de partage plus ou moins consensuel de l’Afrique entre les grandes puissances lors de la conférence de Berlin, les crises coloniales se multiplient, depuis celle de Fachoda, qui met aux prises la France et la Grande-Bretagne en 1898, jusqu’au coup de Tanger de 1905 qui oppose la France et l’Allemagne et contribue largement au déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui la France hérite des interrogations et des méthodes des post-colonial studies anglo-saxonnes et relit l’histoire de ses relations avec l’Afrique, notamment à la lumière de la réinscription de la colonisation dans la longue durée, en(1) refusant d’accorder un privilège explicatif à l’événement « décolonisation2 ». La France, largement en retard sur les États-Unis, (re)découvre ainsi sa situation postcoloniale.

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Du Bois, l’œuvre au noir

— Par Sonya Faure 

Près de 120 ans après sa parution aux États-Unis, le classique de l’enquête sociologique «les Noirs de Philadelphie» est enfin traduit par Nicolas Martin-Breteau. Fondateur oublié de la sociologie aux côtés de Durkheim et Weber, Du Bois est un précurseur des «black studies» ou de l’intersectionnalité.

C’est un peu comme si, pendant près d’un siècle, on était passé à côté de Max Weber ou de Durkheim. Penseur de la question raciale dans les États-Unis de la ségrégation, arpenteur de ce qu’on n’appelait pas encore les «ghettos urbains», l’intellectuel noir américain William Edward Burghardt Du Bois (1868-1963) a de son vivant été négligé par l’université, rarement cité par ses confrères, puis oublié des grands manuels de sciences sociales. Ses travaux scientifiques ont longtemps été éclipsés par son engagement militant pour les droits civiques. Pourtant ses idées avant-gardistes n’ont cessé d’infuser la sphère intellectuelle. Dès 1900, il prophétisait, lors de la première conférence panafricaine, à Londres : «Le problème du XXe siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs.»

«Il ne fait aucun doute que s’il avait été blanc, Du Bois aurait été considéré d’emblée comme un fondateur de la sociologie», estime l’historien spécialiste des États-Unis Nicolas Martin-Breteau. 

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La course à la Maison Blanche : Obama sort du bois

Ce n’est bien sûr pas une surprise, mais c’est un moment important dans la campagne présidentielle américaine, reléguée au second plan par la pandémie de coronavirus. Barack Obama, dans un message vidéo, a apporté officiellement ce mardi son soutien à son ancien vice-président, Joe Biden. Un appui de poids pour celui qui devra rassembler le parti démocrate après l’abandon de son rival Bernie Sanders, et fera face à Donald Trump lors de la présidentielle de novembre. L’ancien président, toujours très populaire auprès de l’électorat démocrate, s’était tenu à un quasi-silence public depuis son départ de la Maison Blanche.

Un choix justifié

« Choisir Joe Biden comme vice-président a été l’une des meilleures décisions que j’ai prise. Il a toutes les qualités que nous voulons voir maintenant chez un président », déclare Barack Obama face à la caméra. Dans une vidéo de plus de dix minutes, il égrène toutes les qualités du candidat démocrate : « l’expérience, l’honnêteté et l’humilité, l’empathie, la grâce ». Un portrait qui contraste avec celui de l’actuel occupant de la Maison Blanche.

« Joe a la personnalité et l’expérience pour nous guider dans ces temps très sombres». 

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Joël Gordon , le « Seigneur du bois » fête son Jubilé

Du 8 novembre au 6 décembre 2019 à la C.T.M.

— Par Chantal Nabec —

Novembre 1969-Novembre 2019

Joël Gordon , le « Seigneur du bois » fête son Jubilé « Je me souviens ».

 Artiste sculpteur sur bois, Joël Gordon, a enseigné son art depuis l’année 1983 au Sermac à la demande de M. Aimé Césaire. Il a transmis sa passion à pas moins de 1000 stagiaires et s’est fait connaître lors de nombreuses expositions en France, dans les pays voisins et en Martinique.

Son art s’exprime dans la beauté de l’amour : amour divin, amour familial, amour de la femme, amour de la Nature.

Pour son Jubilé, Joël Gordon, exposera 50 œuvres issues de sa nombreuse production durant 50 ans de carrière.

L’année 2019 est une année particulière car c’est celle de son Jubilé.

50 années de travail de novembre 1969 à novembre 2019

50 œuvres

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Le clitoris sort du bois, porté par la vague féministe

Paris – Ce n’est ni un bretzel, ni un emoji, ni un alien… Longtemps caché, mal représenté et mutilé, le clitoris s’affiche grâce aux féministes de la nouvelle génération, qui cherchent à libérer la parole autour d’un sujet encore tabou, le plaisir féminin.

Statue géante posée devant une gare en Suisse ou un campus à Poitiers, pochoirs sur les trottoirs parisiens, affiches au design pop placardés pour la journée de la femme (8 mars)… Les exemples sont nombreux de cette apparition dans la sphère publique, mais c’est sur les réseaux sociaux que ce mouvement est le plus visible. 

« Tout le monde sait dessiner un pénis, mais un clito…« . « Soit on ne sait pas où il est, soit on ne sait pas à quoi il ressemble, soit on ne sait pas à quoi il sert« , affirme Camille Aumont-Carnel, à l’origine du compte Instagram « jemenbatsleclito« . 

Une méconnaissance, qui va souvent de pair avec des conceptions erronées sur la sexualité féminine, comme elle l’a constaté lors d’une conversation entre amis qui fit office de déclic.

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Le prix Goncourt 2019 décerné à Jean-Paul Dubois

Le prix Goncourt a été décerné ce lundi à Jean-Paul Dubois pour « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon ». Une consécration synonyme de gloire, mais aussi de nouveaux revenus puisqu’elle entraîne des ventes importantes pour le lauréat, suivie ensuite d’une tournée internationale de dédicaces. Quatre écrivains étaient en course pour le prix Goncourt 2019 le plus prestigieux du milieu littéraire français : Amélie Nothomb, Jean-Luc Coatalem, et Olivier Rolin étaient aussi dans la course.
Le jury de l’académie Goncourt est présidé par Bernard Pivot et se compose d’Eric-Emmanuel Schmitt, Didier Decoin, Paule Constant, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Virginie Despentes, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel et Pierre Assouline.
Le prix Renaudot a été remis à Sylvain Tesson pour « La Panthère des neiges ».
Le Renaudot de l’essai a été remis à Eric Neuhoff, pour « (Très) très cher cinéma français »

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Entre les yeux cernés et le rire aux abois…

— Par Roland Tell —

Voici ce qu’à la Collectivité Territoriale, on appelle la « plénière ». Maintenant s’entendent tous discours de ceux qui aiment discourir. Et d’un président d’exécutif, devenu point de mire des médias, qui se laisse à croire qu’il n’existe personne au-dessus de lui dans l’échelle politicienne. Rien ne s’oppose à ces diatribes, de type cyclone, jaillissant de sa gorge ! C’est le surréalisme en ses œuvres démagogiques ! Surréalisme, où notre président prétend jouir d’une supériorité absolue sur tous les autres élus.., autrement dit que la politique, le social, l’économie, le culturel, trouvent en lui seul, leur achêvement. Même le soit-disant président de la dite assemblée se fait poussière en son fauteuil présidentiel, pour servir le peu, attendu de lui.
Le surréalisme de Plateau Roy ne partage pas, puisque, en son bunker interdit d’accès, le Chef du national-droitisme fait en sorte que toutes paroles et toutes rumeurs se taisent pour l’écouter, lui seul, jusqu’à ce que, sur des licenciements professionnels, devenus soudain silencieux, pèsent la crainte et les tremblements. De telles pratiques, cultivées de longue date, sont au point de paraître, aujourd’hui, comme étant la marque de fabrique d’une politique paranoïa-critique, dont l’irritabilité nie les antinomies, les oppositions, les syndicats, et toutes réalités sociales extérieures.

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Loulou Boislaville : il y a 16 ans déjà!

— Par Philippe Pilotin —

Déjà 16 ans qu’il nous a quittés !

Louis-lucien Boislaville dit Loulou Boislaville
(1919 – 2001)
(Auteur – chanteur – compositeur – interprète – danseur)

Mercredi 15 mars 2017, cela fait 16 ans que le musicien martiniquais Louis-lucien Boislaville dit Loulou Boislaville nous a quittés.

Acteur incontournable du patrimoine musical antillais, Loulou Boislaville a marqué de son empreinte bon nombre de chants populaires et a su émerveiller les publics à travers la Caraïbe, l’Europe, l’Amérique avec les Grands Ballets Martiniquais, puis le Nouveau Ballet Martiniquais. Avec son équipe du groupe Folklorique Martiniquais, ils feront plusieurs fois le tour du monde et de la Caraïbe à l’Europe, le succès sera le même.

Né en 1919 à Fort-de-France, Loulou Boislaville se passionne très jeune pour la musique. Il avait un fort penchant pour les tables de multiplications qu’il récitait en chantant, en rythmant les mots. Il était encore jeune quand il a rejoint les Éclaireurs de France dont il devient même chef de groupe. En 1935, les festivités pour le tricentenaire du rattachement des Antilles à la France subjuguent le jeune Louis.

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« Les Noirs dans le cinéma français », une étude pointue de Régis Dubois

noirs_ds_cinema_franceCet ouvrage poursuit deux objectifs. D’une part analyser l’image du « Noir » et son évolution dans l’imaginaire cinématographique français depuis un siècle. D’autre part, mettre en lumière la présence des Noirs et Métisses dans le cinéma hexagonal depuis les premières vues des frères Lumière jusqu’au triomphe d’Intouchables, en évoquant notamment les rôles interprétés par Josephine Baker, Habib Benglia, Darling Légitimus, Robert Liensol, Isaac de Bankolé, Firmine Richard, Jacques Martial, Alex Descas, Mouss Diouf, Aïssa Maïga, Edouard Montoute, Stomy Bugsy, Eriq Ebouaney, Joeystarr ou Omar Sy.

Ce livre consacre par ailleurs un chapitre au « cinéma noir français » pour essayer de comprendre pourquoi et comment s’est constitué un cinéma identitaire, pour ne pas dire communautaire, réalisé par des cinéastes afro-ascendants depuis une trentaine d’années.

Un dictionnaire regroupant les principaux acteurs et réalisateurs concernés parachève ce projet.

Régis Dubois est enseignant en histoire du cinéma et a déjà publié de nombreux ouvrages sur le 7e art, dont Images du Noir dans le cinéma américain blanc (L’Harmattan, 1997), Le Cinéma des Noirs américains, entre intégration et contestation (Le Cerf/Corlet 2005), Une histoire politique du cinéma (Sulliver, 2007) ou Hollywood, cinéma et idéologie (Sulliver, 2008).

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L’enfant et le quimboiseur, roman de Véronique Lordinot

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Dans le huis clos d’une maison de campagne, un petit collégien est maltraité par sa mère. À quelques mètres de chez eux, vit un vieil homme taciturne et énigmatique, Monsieur Zouti. Son refuge : une case minuscule délabrée et à moitié engloutie par la forêt.
Un soir après la classe, l’enfant découvre dans les bois un étrange spectacle. Le vieux Zouti seraitil l’artisan de cette mise en scène insolite au parfum de rituel occulte ? Pour élucider le mystère, le petit collégien bouscule les conventions, dans un monde rural qui s’efforce de passer sous silence son héritage magico-religieux.

Entre peur et fascination, le narrateur livre au lecteur un récit à la fois empreint de tendresse, de souffrances et d’éveil à la vie sur fond de vérités révélées et révélatrices…

Véronique Lordinot, originaire de Sainte-Marie en Martinique, signe ici son tout premier roman. Cette passionnée de l’écriture et de l’image a exercé, pendant une vingtaine d’années, le métier de journaliste sous le pseudonyme de Véronique Malidor.

Très tôt, elle séduit un lectorat choisi, à qui elle dévoile sa plume en rédigeant des portraits et des nouvelles centrés sur la vie de ses lecteurs.

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Avignon 2015 (6) : Du Québec – Carole Frechette, Michel Tremblay et Nathalie Boisvert

La Peau d’Elisa

La peau d'Elisa— Par Selim Lander —

Après une première série d’articles consacrée au festival IN, il est temps de présenter quelques pièces du OFF et, pour commencer, celles de trois Québécois. Carole Frechette est une auteure reconnue qui écrit des textes souvent émouvants joués sur des scènes du monde entier. La Peau d’Elisa, déjà interprétée l’année dernière en Avignon par une autre comédienne, est jouée cette année et mise en scène par Mama Prassinos (accompagnée à deux moments du spectacle par Brice Carayol). Une femme se raconte, ou plutôt, comme on le découvrira, elle raconte des histoires qui peuvent ou non être les siennes. Quoi qu’il en soit, elle n’est pas comme toutes les femmes. Elle est perpétuellement anxieuse ; son corps, sa peau l’inquiètent. Est-ce qu’il n’y en a pas trop, de peau, sur ses joues, son cou, ses coudes, ses genoux ? Elle s’inquiète et interroge les spectateurs : qu’en pensent-ils ? Un tel texte, qui dégage une poésie douce-amère, réclame une interprétation à l’unisson. 

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« No bois man non fraid », de Christopher Laird

Festival du film documentaire

no_bois_man_no_fraidMardi 25 novembre à 19 h à l’Atrium

Consulter le planing du festival.

Le Kalinda, danse ou combat de bâtons, fait partie du patrimoine culturel apporté par les nègres Congo dans les cales des bateaux esclavagistes. Le bâton d’une longueur d’un mètre vingt, environ est un objet sacré, longuement ouvragé. Il se pratique essentiellement à Trinité et Tobago.
La bataille a lieu en plein air dans une arène circulaire, la gayelle, avec, à l’origine, en son centre un trou pour verser son sang en cas de blessures. Ce n’est plus le cas aujourd’hui !
Sous l’esclavage cette pratique était l’objet de méfiance de la part des maîtres qui interdire le port de ces bâtons au début du 19ème siècle. Après l’abolition le Kalinda se voit ramené à des pratiques de carnaval. Il faut attendre 2006 pour que Keegan Taylor, assiste à un combat au cours duquel il est sidéré par la puissance d’un combattant. Il décide d’en faire son modèle et se rend dans le village de Moruga pour y rencontrer un maître de Kalinda et d’apprendre cet art de combat.

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Saint-Pierre : réaménagement de place Felix Boisson

place_felix_boissonDEBUT D’UNE METAMORPHOSE

Mardi 22 juillet – Près d’une centaine d’habitants, d’acteurs économiques, culturels et sociaux de la ville de Saint-Pierre, a répondu à l’appel de la municipalité et de la Région pour une présentation du projet d’aménagement de la place Félix Boisson, située sur le front de mer, près du marché couvert. L’Agence CANOPEE a effectué cette présentation en présence du Maire, des élus de la ville, de l’Antenne du Grand Saint-Pierre (M. Patrick CHAMOISEAU accompagné du Chef de projet – Mme Céline PADERNA).
Ces travaux devant débuter en Décembre 2014 devraient s’étaler sur environ 6 à 7 mois.
Cette rencontre a été l’occasion d’un échange riche, entre la population, la Mairie et la Mission Grand Saint-Pierre. De très nombreuses questions ont été posées sur la transformation de cette place éminemment stratégique (problématique du stationnement, gestion de l’espace qui doit rester public, gestion des déchets, accès des personnes à mobilité réduite, préservation du mobilier urbain, élaboration de la signalétique mémorielle, éclairage, sauvegarde des équipements en cas de forte houle….).
Cette séance de démocratie participative se situe dans le prolongement des « Ateliers d’imaginaire » et « Forums citoyens » initiés par la Mission GSP-E3I.

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Le Théâtre du Soleil, utopie durable et flamboyante

Utopie. Le mot a disparu, sinon des dictionnaires, du moins des esprits contemporains, inquiets ou désenchantés. Depuis un demi-siècle et la création du Théâtre du Soleil par Ariane Mnouchkine, c’est bien, pourtant, ce qui résiste dans cette Cartoucherie magique, nichée au milieu du bois de Vincennes : une utopie concrète, durable, flamboyante.

L’actualité de l’Outremer du 15 avril 2021

L’éphéméride du 27 mars

27 mars 1513 (Amérique du Nord) : le jour des Rameaux, Pascuas floridas, l’Espagnol Juan Ponce de León aborde une nouvelle terre à laquelle il donne le nom de Floride. Au retour, il organise la déportation et la réduction en esclavage des Amérindiens Taïnos de l’archipel des Lucayes (Bahamas).

Taïnos

Les Taïnos, ou Tainos, sont une ethnie amérindienne considérée comme distincte du groupe des Arawaks, qui occupait les grandes Antilles lors de l’arrivée des Européens au xve siècle. Malgré leur quasi-disparition au xvie siècle, beaucoup d’Antillais, plus particulièrement des Cubains, Haïtiens, Portoricains et Dominicains, continuent de se considérer comme Taïnos.

Origine
L’origine des indiens taïnos est controversée. Leur langue est d’origine arawak mais en analysant leur symbolique et leur mythologie, elle semble liée aux Mayas du Yucatán, du Guatemala et d’autres régions adjacentes. Rudolf Schuller dans L’Ouragan, dieux de la tourmente, et le Popol-Vuh (voir Popol Vuh), signale de nombreux parallèles avec les traditions mayas. La parenté de traits de la mythologie taïno avec celle des Mayas inclut l’idée fondamentale de la dualité des démiurges : Yocahú, le père et Guabancex, la mère serpent, dont l’accouplement préside le cycle solaire.

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L’éphéméride du 26 mars

Création du Parc Naturel Régional de Guyane le 26 mars 2001

Le Parc naturel régional de la Guyane réunit sur son sol une incroyable biodiversité et représente à lui seul une mosaïque humaine et culturelle d’une richesse incontestable. Le territoire du Parc est constitué de paysages aussi inattendus qu’insolites : marais de toutes sortes, lagunes et mangroves, forêts tropicales et savanes donnent la réplique aux îlots exondés et aux affleurements rocheux de la montagne Bruyère ou des monts des Trois Pitons.
C’est pour valoriser ce patrimoine exceptionnel, développer durablement ce territoire et donner une image nouvelle de la Guyane, que les acteurs locaux se sont rassemblés afin de créer un Parc naturel régional.

Créé par décret du Premier ministre le 26 mars 2001 à l’initiative de la Région, le Parc naturel régional de la Guyane vient reconnaître l’intérêt et la diversité du patrimoine naturel, culturel et paysager de ses 6 communes. Grâce au Parc, et avec ses partenaires, la région Guyane s’est dotée d’une dynamique et d’un support pour préserver, valoriser ce patrimoine et en faire un vecteur de développement économique.

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« Mémoires de la plantation. Épisodes de racisme ordinaire. » un essai de Grada Kilomba

Ce livre a été publié il y a 13 ans à Berlin, ville où j’habite encore aujourd’hui. À cette époque, j’ai eu la chance – ou le destin – de bénéficier d’une des bourses de doctorat les plus prestigieuses du gouvernement allemand. Je venais de terminer mes études à Lisbonne où, pendant plusieurs années, dans un grand isolement, j’avais été la seule étudiante noire du département de psychologie clinique et de psychanalyse. Dans les hôpitaux où j’ai travaillé, pendant et après mes études, j’étais fréquemment prise pour la femme de ménage, parfois les patient·es ne voulaient pas que je les examine, ou refusaient même d’entrer dans la même salle et de rester seul·es avec moi. J’ai quitté Lisbonne, ville où je suis née et où j’ai grandi, avec un grand soulagement.

Je ressentais une immense urgence à partir, pour pouvoir apprendre une nouvelle langue. Un nouveau vocabulaire, dans lequel je pourrais finalement me trouver. Dans lequel je pourrais être moi.

Je suis arrivée à Berlin, où l’histoire coloniale allemande et la dictature impériale fasciste ont également laissé des marques inimaginables. Et, pourtant, il me semblait y avoir une petite différence : alors que je venais d’un lieu de négation, voire de glorification de l’histoire coloniale, j’habitais désormais un autre lieu où l’histoire provoquait la culpabilité, voire la honte.

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Conte Dogon : Une mère qui a promis sa fille à quatre hommes à la fois

CONTE 14

Il était une fois une mère qui avait promis sa fille en mariage à quatre hommes différents.

A l’approche du mariage, elle ne sut plus que faire. Son cœur se déchira, elle se mit à pleurer et à se lamenter quand un vieux marabout vint lui rendre visite.

Ce dernier lui demanda la cause de son chagrin et elle lui expliqua la situation.

Le marabout lui demanda si elle a un chat, si elle a un chien, si elle a un âne et à chaque fois elle répondit « Oui ». Puis il lui demanda de conduire chacun de ces animaux dans une pièce différente et il transforma chacun d’eux en une copie de la fille, mais dans une quatrième pièce, il installa la fille elle-même.

Dans la première nuit l’un des prétendants entre dans la première pièce, dans la seconde nuit, le second prétendant entre dans la seconde chambre.

Dans la troisième nuit, le troisième entre dans la troisième chambre. Dans la dernière nuit le quatrième entre dans la dernière chambre.

Durant les quatre nuits, la mère ne sait même plus , parmi les quatre, qui est sa vraie fille tellement le marabout les a faites semblables.

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Conte Dogon : La mère qui voulait un garçon

CONTE 10
Il était une fois une femme qui n’avait pas eu de garçon. Dieu ne lui a pas donné de garçon et elle est en quête d’un garçon.
Un jour, quand elle partit chercher du bois en brousse, elle vit un petit garçon, elle a alors décidé de prendre l’enfant et de l’adopter .

Chaque fois qu’elle partait en brousse pour chercher du bois, elle laissait sa petite fille et le petit garçon à la maison.
Le petit garçon qu’elle avait amené à sa maison n’était pas un humain comme nous, mais l’enfant des djinns .
Quand la femme partait au champ, le petit garçon se levait et disait à la fille de vite préparer à manger et la fille obéissait.

Un jour une vieille femme observe la scène, puis elle fait une proposition à la mère : quand cette dernière ira aux champs, la vieille femme se cachera pour observer ce que font les enfants..
Alors un jour la mère a dit aux enfants qu’elle allait en brousse mais la vieille dame se cache à proximité et elle voit et entend ce que fait le petit garçon .

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L’éphéméride du 8 janvier

Par la bulle Romanus pontifex, le Portugal obtient l’exclusivité du commerce, de la colonisation et de l’esclavage au sud du Cap Boujdour le 8 janvier 1445.

Romanus Pontifex sont les deux premiers mots, signifiant « le Pontife Romain », et constituent le titre d’une bulle (un édit) promulguée le 8 janvier 1455 par le Pape Nicolas V. A la suite de la bulle précédente Dum Diversas, le Pape confirme au Roi Alphonse V du Portugal son droit à dominer toutes les terres au sud du cap Boujdour en Afrique et, en lui concédant l’exclusivité du commerce, de la colonisation et de l’esclavage en Afrique, il donne une base légale à ces pratiques.L’objectif premier de la bulle est d’interdire aux autres nations chrétiennes d’empiéter sur les droits du Roi du Portugal relatifs au commerce et à la colonisation de ces régions.

La bulle est écrite dans le contexte de la chute de Constantinople en 1453 et de l’essor de l’Empire ottoman, qui ferme aux chrétiens l’accès terrestre à l’Extrême-Orient et aux Indes.

La bulle ne doit pas être confondue avec une autre bulle portant le même titre, émise le 21 septembre 1451, par laquelle Nicolas V exempte les Ducs d’Autriche de toute sanction ecclésiastique pour avoir permis aux Juifs de s’établir en Autriche5.

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La Galette des Rois

La galette des Rois est un gâteau célébrant l’Épiphanie et traditionnellement vendu et consommé quelques jours avant et après cette date, voire jusqu’à la fin de carnaval dans les départements français d’outre-mer.

Coutume

La tradition veut qu’elle soit l’occasion de « tirer les rois » à lÉpiphanie : une fève est cachée dans la galette et la personne qui obtient cette fève devient le roi (ou la reine) de la journée et a le droit de porter une couronne de fantaisie. Dans le circuit commercial, dans la seconde moitié du XXe siècle, les boulangers fournissent avec la galette une couronne en papier doré à usage unique. Plus traditionnellement chaque famille réalise et conserve une ou plusieurs couronnes artisanales. Il est dit que le bénéficiaire de la fève doit offrir la prochaine galette, cependant, aucune source fiable ne permet d’affirmer ou d’infirmer formellement cette tradition. C’est le plus jeune des convives, caché sous la table, qui décide de la distribution des parts.

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